Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 14, 2018

Oradour-sur-Glane: les Malgré-Eux

Oradour-sur-Glane : les Malgré-Eux

Grüß Gott !

Des soldats alsaciens, contraints et forcés, massacrent les habitants, d’un village français. A contre-coeur.

Le procès de Bordeaux / Oradour-sur-Glane / Jean-Laurent Vonau / Editions du Rhin / 2003:

„ Un crime de guerre fut commis à Oradour-sur-Glane au moyen d’un autre crime de guerre – l’incorporation de force – qui fut cause directe de la présence d’Alsaciens, le 10 juin 1944, sur les lieux de ce crime.“

„ L’unité qui avait accompli cette opération comprenait une quarantaine d’incorporés de force et un Alsacien engagé volontaire qui avait le grade de sergent. Quelques-uns des incorporés de force étaient simplement de faction à l’extérieur du bourg et avertirent ainsi du danger des hommes, des femmes et des enfants qui voulurent y pénétrer. Certains les écoutèrent, d’autres pas. Ils purent néanmoins sauver quelques personnes malgré le danger qui planait sur eux. L’arrivée vers 14h30 d’un tramway d’essai venant de Limoges coûta pourtant la vie à un employé. Celui du soir, vers 19h 30, bondé de passagers, risquait de déclencher une nouvelle tuerie. L’engagé volontaire expliqua ultérieurement qu’il servit d’interprète dans cette affaire et qu’il parvint à leur laisser la vie sauve… Cependant, il avait préalablement achevé des mourants, abattu sans doute deux femmes, et jeté des grenades dans l’église. D’autres, incorporés de force ceux-là, avaient été contraints de tirer, même si certains prétendirent avoir visé au-dessus des têtes. Parmi eux quelques-uns furent obligés de porter du foin, de la paille, des fagots ou du bois sur les lieux d’exécution. Mais rares furent ceux qui purent prouver n’avoir pendant tout ce temps que gardé les véhicules ou surveillé les abords, juchés dans un arbre. Les dépositions qu’ils firent lors de l’enquête prouvaient néanmoins qu’ils agirent à contrecoeur.“

„ Presque tous invoquèrent les menaces que les gradés firent peser sur eux. On les avaient prévenus que pour chaque commando d’exécution, un sous-officier examinerait les armes pour vérifier si tout le monde avait tiré et ainsi exécuté les ordres reçus. De même, le portage des matières inflammables et l’allumage des incendies ne se firent pour certains que sous la menace d’une arme. Il y eut même une remarque d’un Alsacien incorporé de force formulée à l’encontre de l’engagé volontaire, critiquant son comportement criminel. Connaissant le fanatisme et la détermination des gradés, il prit un grand risque. Suite à une rafale lâchée par son supérieur, un autre fut blessé par deux balles qui ricochèrent et l’atteignirent, l’une au mollet droit, l’autre au genou gauche. Saignant des jambes, il se présenta au médecin militaire qui les accompagnait. Celui-ci trouva les blessures superficielles et le traita de tire-au-flanc, lui intimant l’ordre de rejoindre son groupe. L’incorporé de force comprit que malgré tout il pouvait tirer partie de cette situation pour se soustraire aux ordres reçus. Il fit donc une quarantaine de pas et se laissa tomber. Il fut ramassé et conduit à l’hôpital de Limoges. Et pourtant il était inculpé à Bordeaux.“ (…)

„ Les renseignements recueillis dans la capitale permirent de découvrir plusieurs militaires FFI d’origines alsaciennes, ayant fait partie du 1er bataillon du régiment Der Führer de la division SS Das Reich. On acquit ainsi la certitude que deux d’entre eux avaient pris part au massacre d’Oradour-sur-Glane, mais que leur rôle s’était borné à des missions de sécurité (encerclement du bourg). Aux endroits „où ils prétendent avoir assuré leur service“ lors de la tragédie, aucune victime n’a été constatée parmi la population. De surcroît, ces deux individus avaient déserté séparément l’armée allemande sur le front de Normandie, ils s’étaient rendus individuellement aux Anglais et avaient volontairement et spontanément relaté aux autorités militaires anglaises les événements d’Oradour “ (…)

„ Enfin, une nouvelle audition à Colmar, le 22 novembre 1945, permit de connaître les noms de quinze officiers et sous-officiers présents à Oradour-sur-Glane ainsi que les noms et prénoms de dix-neuf Alsaciens ayant participé à l’opération.“ (…)

„ Néanmoins, on finit par obtenir les aveux d’un Alsacien incorporé de force qui n’avait pas tout à fait dix-huit ans au moment des faits (…) :

„ Nous avons longé le cimetière du côté du village et nous avons poursuivi dans la même direction jusqu’à proximité d’un chemin. Puis nous sommes revenus sur nos pas […] Là, le Russe a aperçu un homme couché à plat ventre. Il a tiré sur cet homme qui n’a pas bougé. Le Russe s’est avancé et nous a fait signe de le rejoindre. Le Russe et l’Allemand ont immédiatement fait feu sur elles. L’une d’elles s’est levée et s’est mise à crier en se tenant la poitrine. En voyant ce spectacle, j’ai été tellement affolé que j’ai à mon tour tiré un coup de fusil dans sa direction. Je me trouvais à ce moment à trois ou quatre mètres d’elle. Je ne sais pas si je l’ai atteinte. Je n’ai tiré qu’une seule fois.“ (…)

„ L’excuse de la contrainte, selon laquelle les Alsaciens n’auraient agi que sur ordre de leurs chefs et sous la menace de sanctions, n’avait qu’une valeur relative pour lui car „ elle pouvait être également invoquée par certains militaires allemands poursuivis.““ (…)

„ Le sénateur Victor Sablé souligna que „ la preuve de l’incorporation de force deviendrait la grande tentation ou le leitmotiv de tous ceux qui, après avoir commis des actes innommables, chercheraient à faire croire qu’ils n’ont adhéré à ces organisations que contraints et forcés “.“ (…)

„ Le sénateur Charlet (…) : „Est-ce à dire qu’ils s’étaient comportés de façon moins cruelle que les Allemands d’origine qui complétaient la formation ? Pas le moins du monde.““

„ Après une courte suspension de séance, deux autres Alsaciens furent entendus. Le premier, âgé de vingt-six ans, comptable, fut enrôlé de force en février 1944. Posté comme sentinelle à l’extérieur d’Oradour, il a sauvé du massacre un professeur de musique de Limoges en le dissuadant de pénétrer dans le village et en l’invitant à déguerpir au plus vite. Curieusement, lors de l’instruction, ce professeur ne fut pas recherché, pas plus d’ailleurs que tous ceux qui avaient été découragés de rentrer au village. “

„ Le premier accusé Alsacien déclara ensuite qu’après avoir pénétré dans la localité, il vit des civils morts dans une grange, mais se défendit d’avoir tiré.“ (…)

„ Le second fut incorporé de force dans la Waffen SS le 8 février 1944. Selon les renseignements recueillis auprès de la préfecture du Bas-Rhin, il faisait partie d’un réseau comme agent de liaison. Il a même cassé une vitrine de magasin à Strasbourg où était exposé un portait d’Hitler.“ (…)

„ Les Alsaciens incorporés de force étaient tous de la classe 1926, à trois exceptions près ; deux relevaient de la classe 1913 et un de la classe 1912 (…) Les renseignements concernant leur moralité étaient bons, excellents même pour certains, notamment les deux engagés en Indochine, l’un ayant eu une citation à l’ordre de son régiment et la Croix de guerre avec étoile de bronze, l’autre étant loué par ses supérieurs pour son esprit de camaraderie.“ (…)

„ Parmi les incorporés de force, quelques-uns s’étaient engagés dans la France Libre, soit comme FFI, soit comme militaire. Bien sûr, à Oradour, ils avaient accompli ce qu’on leur avait ordonné de faire. Certains avaient fait usage de leurs armes. D’autres n’avaient pas tiré un seul coup de fusil.“ (…)

„ Restait le cas de l’Alsacien engagé volontaire. Il fut interrogé le 21 janvier 1953. Il commença sa déposition, comme les autres, en regrettant „sincèrement d’avoir été mélé à cette affaire“ ; puis, comme les autres, il minimisa son rôle. Il alla jusqu’à nier sa présence à l’église d’Oradour et réfuta l’accusation de trois des Alsaciens. Le président eut du mal à lui arracher des aveux. Progressivement, il finit par lui extorquer les détails de ses faits et gestes. Ainsi, il avait bien participé au mitraillage du garage Desourteaux, Kahn lui ordonnant de surcroît de porter le coup de grâce au malheureux survivants. (…)

„ Je les ai vus tous pareils ce jour-là, monsieur le président. Tous hargneux, tous déchaînés, tous autant qu’ils étaient. Je n’ai vu, ce jour-là, aucune différence entre les Alsaciens et les Allemands. Ils ont tous fait le travail.“ (…)

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„ L’excuse de la contrainte… “

Claire GRUBE

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Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 6, 2018

Mont Gargan: pertes allemandes

Mont Gargan : pertes allemandes

Grüß Gott !

Les résistants français, au mont Gargan, tuèrent beaucoup de soldats allemands.

Wikipedia.org / Bataille du mont Gargan / Internet:

« Cette bataille du mont Gargan est la plus sévère livrée par les hommes de Guingouin qui, au prix de 38 tués, 54 blessés et 5 disparus, ont réussi à freiner l’avance ennemie afin de sauver, en le distribuant aux maquisards, le matériel parachuté, mais n’ont pu, malgré leur courage et leur combativité, interdire la conquête du terrain à une armée régulière. (…) Selon un document allemand trouvé lors de la Libération les pertes de la colonne Jesser ont été lors de cette bataille de 342 soldats tués ou blessés. »

Wikimedia.org / Mont Gargan / Stèle / Inscription / Internet:

„ Dans ce secteur du 17 au 24 juillet 1944 après le parachutage de conteneurs par des forteresses volantes alliées le 14 les Francs Tireurs et Partisans du Colonel Guingouin se sont opposés aux unités allemandes du Général Ottenbacher 4 à 5.000 hommes s’affrontèrent les pertes allemandes furent de 342 tués et blessés et celles de la 1ere brigade FTP de 38 tués et blessés et 5 disparus. “

Colonel Guingouin / Inauguration / Mairie de Magnac-Laval / Discours Mr Jarry / Internet:

„ Votre plus grand fait d’armes restera les combats du Mont Gargan en juillet 1944. Là, avec 2000 hommes et rompant avec vos traditions de Guérilla, vous affrontez à la tête de vos troupes la division blindée Waffen SS Das Reich commandée par les Généraux Ottenbacher et Gleiniger, lourdement armée. Vous serez blessé à la jambe, 97 maquisards périrent, mais les Allemands eurent 3 fois plus de perte. “

Les-amis-du-musée-de-la-résistance-de-Limoges.com / Discours Guingouin / 17.07.2016 / Internet:

„ Georges Guingouin donne alors l’ordre de reprendre la tactique de guérilla. Jusqu’au 24 juillet, les Résistants très mobiles par les raids des « volantes », attaquèrent à plusieurs reprises la colonne allemande qui occupa Sussac, vide elle aussi, puis se dirigea sur Eymoutiers. Elle quitta alors définitivement le secteur… Malgré la disproportion des forces en présence, les hommes de Georges Guingouin, hommes des bois, tenurent bon contre une véritable armée comparativement suréquipée ! Les pertes allemandes furent de 342 tués et blessés ; celles de la 1ère brigade de 97 tués et blessés. “

France3-regions.francetvinfo.fr / 72eme anniversaire de la bataille du mont Gargan / Video / Internet:

„ Ces combats meurtriers durèrent quatre jours et firent 38 morts dans les rangs des maquisards. Mais les pertes côté allemand furent près de dix fois supérieures. “

Combats oubliés / Résistants et soldats français dans les combats de la Libération / 1944-45 / Dominique Lormier / L’artilleur / 2014:

« D’après un document allemand trouvé à la libération, le bilan des combats de Mont Gargan (17 au 24 juillet 1944) a été très lourd pour l’occupant : 342 tués ou blessés, dont 7 officiers morts. Du côté des FTP : 38 tués, 5 disparus et 54 blessés. La milice, aux ordres du colonel Jean de Vaugelas, n’a eu que des pertes insignifiantes avec 1 tué et 3 blessés. »

CC.briance.combade.com / Le Mont Gargan / La bataille du Mont Gargan / Internet:

« Le 17 juillet, les soldats nazis attaquent de front à la Croisille-sur-Briance, mais échouent. Alors, ils contournent le Mont Gargan par Surdoux et parviennent au sommet. Les Résistants sont pris sous le feu de la mitraille, certains se réfugient dans la chapelle, les deux camps s’affrontent. Les combats continuent jusqu’au 23 juillet, date du repli général de l’armée allemande. Les FTPF déplorent 38 tués ; l’armée allemande 352 tués et blessés confondus. »

Ecoledumontgargan.com / Le mont Gargan / 1944 / La bataille du mont Gargan / Internet:

« L’assaut allemand, lancé le 16 juillet, dure une semaine. Le 23 juillet, les troupes allemandes capitulent et se retirent. Les combats ont fait 342 morts nazis ; et 43 morts et 54 blessés graves chez les maquisards. »

Wikiwand.com / Bataille du mont Gargan / Bilan / Internet:

« Cette bataille du mont Gargan est la plus sévère livrée par les hommes de Guingouin qui, au prix de 38 tués, 54 blessés et 5 disparus, ont réussi à freiner l’avance ennemie afin de sauver, en le distribuant aux maquisards, le matériel parachuté, mais n’ont pu, malgré leur courage et leur combativité, interdire la conquête du terrain à une armée régulière. (…)  Selon un document allemand trouvé lors de la Libération les pertes de la colonne Jesser ont été lors de cette bataille de 342 soldats tués ou blessés. »

Quatre ans de lutte sur le sol limousin / Georges Guingoin / Editions Lucien Souny / 1991:

« D’après un document allemand trouvé à la Libération, ces pertes furent de 342 tués ou blessés, dont 7 officiers tués. Du côté de la 1re brigade, 38 tués, 5 disparus et 54 blessés. »

Georges Guingoin / Premier maquisard de France / Georges Guingouin / Gérard Monédiaire / Ed. Lucien Souny / 1983:

« Tactique qui, dans les combats des 17 au 24 juillet les opposant dans l’Est de la Haute-Vienne aux unités allemandes des généraux Gleiniger, Ottenberger et Von Jesser et aux 1re et 3e centaines de la Milice de De Vaugelas, coûta à la Wehrmacht 342 tués dont 7 officiers ; alors que la 1re Brigade des F.T.P.F. du colonel Guingouin ne perdait que 38 tués, 5 disparus et 54 blessés. »

Rester debout / La Résistance vue par ses acteurs / Yves Blondeau / Editions Tiresias / 2013:

« Guingoin a voulu tenir la position pour permettre l’évacuation du matériel massivement parachuté le 14 juillet précédent. La bataille s’est traduite par 38 tués et 5 disparus chez les maquisards et, peut-être plus de 350 tués et blessés chez les assaillants. Les armes parachutés ont pu être évacuées et le maquis n’a pas été détruit. »

Une légende du maquis / Georges Guingouin / Du mythe à l’histoire / Fabrice Grenard / Vendemiaire / 2014:

« Il est très difficile de connaître avec exactitude les pertes infligées aux Allemands. Guingoin les a exagérées, évoquant le chiffre de 350 hommes tués ou blessés dans Quatre ans de lutte sur le sol limousin, en affirmant se baser sur un document allemand dont il ne donne pas la teneur exacte. » (…)

« L’ordre de grandeur des 350 hommes touchés ne correspond donc pas aux pertes infligées à l’ennemi lors de la seule bataille du mont Gargan mais sur l’ensemble des années d’occupation et sur un territoire beaucoup plus vaste, celui de tout le département. Le major Staunton de son côté avance, dans son rapport de septembre 1944, 250 pertes dans les rangs ennemis, ce qui semble inclure les tués et les blessés, tout en ajoutant « qu’en réalité il est impossible de connaître le total exact des pertes infligées ». » Il apparaît impossible en effet de connaître les pertes subies par les Allemands, qui semblent n’avoir tenu aucune comptabilité spécifique pour les combats du mont Gargan. »

Ete 1944 / La bataille du mont Gargan / Maquis au combat en Limousin / Pascal Plas / Michel C. Kiener / Ed. Lucien Souny / 2008:

« Au soir du 24, l’opération allemande avait donc pris fin. Venait le temps des bilans humains et matériels. En ce qui concerne les pertes des belligérants, du 17 au 24 juillet, côté allemand, selon Georges Guingoin qui s’appuie sur un document trouvé dans des papiers allemands à la Libération, il y aurait eu 342 tués dont sept officiers. Tout dépend en fait de la nature du document allemand que Georges Guingoin a eu sous les yeux à la fin de la guerre » (…)

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« Tout dépend en fait … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 31, 2017

Libération: peinture au minium

Libération : peinture au minium

Grüß Gott !

Les résistants français, barbouillent et dérouillent, les collaboratrices horizontales.

Wikipedia.org / Peinture / Minium / Internet:

« Le minium est un pigment toxique de formule Pb3O4 (tétroxyde de plomb), utilisé autrefois dans la peinture artistique et comme apprêt antirouille. » (…)

« Il sert de maquillage sous l’ancien régime et est alors connu sous le nom de céruse. Il était alors poudré sur le visage, le cou, parfois les bras et la naissance de la gorge. (voir les coutumes de la cour de Versailles. » (…)

« Vers 1930, le minium disparaît comme pigment rouge orangé, mais, en dépit de sa grande toxicité, il sera utilisé comme peinture antirouille et parfois comme sous-couche protectrice du bois (jouant le double rôle de fongicide et d’insecticide). Le ponçage ou brûlage de ces bois et les incendies de bâtiments en contenant est source de saturnisme et de pollution par le plomb. Le minium n’est pas biodégradable. »

Les Français au quotidien / Eric Alary / Perrin / 2006:

« Les scènes de tonte ; organisées en véritables spectacles ; se répètent un peu partout en France, avec quelques variantes : cheveux coupés en public, exposition sur une chaise, parfois pose sur une estrade avec un miroir pour que les suppliciées puissent voir leur crâne rasé, dénudation, cortège qui traverse les rues du village ou de la ville, croix gammées peintes sur le front ou sur la poitrine, barbouillage au minium, corps parfois enchaînés comme des animaux, écritaux accrochés au cou avec des mentions du genre « à couché avec les boches », scènes d’insultes, agenouillement de force devant l’objectif du photographe, etc. »

Les Tondues / Un carnaval moche / Alain Brossat / Pluriel / 1992:

« Des types la retenaient par ses deux bras qu’ils tordaient en arrière, l’offrant à la foule comme un gibier crevé, une dérisoire statue de victoire dont le mouvement, l’élan animal faisaient saillir deux seins très blancs sous les dégoulinades de minium. »

L’épuration sauvage / 1944-1945 / Philippe Bourdrel / Perrin / 2002:

« Elle était inconsciente, dans un état physique effarant. Elle avait les cheveux rasés, des touffes lui avaient été arrachées par poignée, elle saignait… à moins que ce ne fussent des traces de minium dont on l’avait badigeonnée ? Sa figure était noirâtre, mâchurée par les coups de poings et de griffes qu’elle avaient reçus. »

Humanite.fr / Julien Lauprêtre / Titi parisien / Miraculé de la place du Combat / Internet:

« Nous changions l’orientation de tous les panneaux de signalisation en allemand, et passions consigne aux enfants du quartier d’envoyer en sens inverse les soldats qui demandent leur chemin. » Julien entre ensuite en contact avec la Jeunesse communiste clandestine. Leurs actions prennent alors une tout autre dimension. Les « Mort aux boches » écrits à la craie deviennent des énormes graffitis à la peinture Minium. »

Ajpn.org / Juste-Leon-Perret / Juste parmi les nations / Frère Firemin / Père Perret / Internet:

« On vit aussi, un jour, une malheureuse femme peinte au minium, écartelée sur un capot de voiture et promenée ainsi sans que personne ne sut jamais ce qu’elle avait dit ou fait… Et promenade… et outrages ne cessèrent dans la rue que par l’intervention du père Léon Perret et de quelques autres qui allèrent protester fortement devant le conseil de libération. » (…)

Jnmasselot.free.fr / Histoire / 1944 / La libération du Nord / Internet:

„ Dans toutes les communes libérées, la fête s’improvise en l’honneur de la liberté retrouvée. Un accueil enthousiaste est réservé aux Alliés, surtout aux Britanniques, en souvenir de la précédente libération. Mais la foule chaleureuse peut faire preuve de violence envers les commerçants enrichis grâce au marché noir, envers les prisonniers allemands, et surtout à l’égard des femmes que l’on a vues avec des Allemands. Celles-ci sont promenées dans les rues, tondues et parfois barbouillées de minium. »

La petite femelle / Philippe Jaenada / Julliard / Paris / 2015:

« Tout ce qui les différencie des hommes est bon à prendre : leurs cheveux longs qu’on supprime, leurs robes qu’on déchire, leurs corps qu’on expose en public, leurs seins qu’on couvre de croix gammées – c’est ce que préfèrent, de loin, les artistes du minium et de la peinture noire… » (…)

Un petit bourgeois / François Nourissier / Les cahiers rouges / Grasset / 1983:

„ Vers le 20 août 1944 “

„ Enfin, m’ennuyant trop, je me glissai dans la rue et pris de jolies photos. Les femmes rasées en particulier, des croix gammées peintes au minium sur le crâne, constituèrent de bons sujets pour les amateurs de pittoresques. Devant ces filles tirées de leurs bordels, hagardes, une envie me prit de cracher, – mais au visage des patriotes qui les humiliaient. Oh! toute cette boue sur notre liberté… Puis la foule m’emporta, lâche, brûlant. “

Docteur Herman et Mister Vautrin / Jean Vautrin / Entretiens avec Noël Simsolo / 2010 / Internet:

« Vos souvenirs de la Libération ? »

« (…) Par ailleurs, je me souviens de tout ce qui s’est passé dans la ville. Les femmes peintent au minium, la tête rasée. Et moi qui cours au milieu de tout ça, heureux, un drapeau à la main. » (…)

Contre Courant / Paule Buteau / Gilles Warembourg / Atria Témoignages / 2014:

« Au mépris des consignes, de jeunes FFI insultent et tabassent des prisonniers allemands. Mais la manifestation de violence la plus répandue concerne ces femmes coupables de relations avec l’occupant. On les promène dans les rues, on leur tond les cheveux, on les barbouille de minium. »

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« minium » ?

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 24, 2017

1914-1918: fibre patriotique

1914-1918 : fibre patriotique

Grüß Gott !

La haute couture française, résistante et combattante, habillent les femmes du monde.

Les femmes dans la Grande Guerre / Chantal Antier / Soteca / 2011:

« Une manière de résister à la morosité, la Mode. »

« Les femmes françaises deviennent les ambassadrices de la mode à l’étranger, alors que les pays en guerre n’osent pas encore reprendre des créations. A Paris, Poiret triomphe toujours mais son prestige de la Belle Epoque diminue, de nouvelles créatrices se manifestent : Madeleine Vionnet, Coco Chanel… »

« Après 1915, des fantaisies renaissent même si elles ne sont pas toujours portées ou si elles font rêver. Des femmes, dont la fortune est encore peu écornée, font appel à ces créations, les revues en donnent des exemples. La jupe cloche succéde à la jupe entravée et, moqueur, Gabriel Perreux signale : « Après avoir ressemblé à des fourreaux de parapluies les femmes s’apparentent à des abat- jour, à des sonnettes, à des cantinières ou à des danseuses espagnoles. »

« La longueur des robes raccourcit. Comme le nombre de veuves augmente, le noir devient à la mode. Un journal féminin annonce même : « Le Modèle jeune veuve éplorée » se porte en charmeuse et en crèpe georgette pour la robe, en velours de laine pour le manteau. Ainsi habillée, madame, vous donnez exactement l’impression de la douleur contenue et dignement supportée qui convient à votre état d’âme. »

« Les robes noires sont si belles que de fausses veuves les portent ! Les chapeaux à la bersaglieri, les bérets de chasseurs alpins, ou les chapeaux plats ressemblant aux casques américains font fureur. Les boutons achetés en mercerie ont des noms de guerre : dragées de Verdun, pastilles incendiaires et même des boutons culasses de canon. »

« Avec sa notoriété grandissante en France, Coco Chanel veut séduire l’Europe tout entière. En 1916, elle se rend alors à Deauville, le lieu de vacances à la mode en dépit de la guerre et propose des vêtements confortables pour femmes actives. »

« Les fêtes continuent à Paris, fêtes de bienfaisance, concerts, théâtres pour subvenir aux dépenses des différentes associations de guerre. Les femmes de l’aristocratie s’habillent le soir. L’abbé Mugnier reçu dans toutes les grandes familles parisiennes raconte une soiré où ces dames rivalisent d’élégance : « La princesse Soutzo porte un manteau rose de Tiepolo, madame de Brimont, une robe couverte de broderies, madame de Noailles, une toilette de satin avec une ceinture cerise. »

1914-1918 / Combats de femmes / Les femmes, piliers de l’effort de guerre / Evelyne Morin-Rotureau / Autrement / 2004:

« De l’odalisque de Poiret à la femme nouvelle de Chanel : une victoire de la femme ? »

« Alors que les représentations patriotiques enferment la femmes dans des stéréotypes : l’infirmière, la femme de poilu dévouée, la munitionette, la femme aux champs, l’actrice de théâtre aux armées, la prostituée, – la mode, elle, la libère. »

« La grande couture : patriotique ? »

« A bien des égards, le maintien des activités à la mode pendant le conflit a pu trouver des justifications patriotiques. A l’instar des théâtres, music-halls et autres salles de spectacle qui reprennent progressivement leur programmation pour la réjouissance des permissionnaires, la Parisienne se doit d’être élégante pour que le soldat, de retour au front, emporte avec lui cette vision d’espoir. »

« Printemps 1916. Renoncer aux jolies hardiesses des décolletages, des transparences, des demi-nudités, c’eut été renoncer à la clientèle américaine qui s’accommoderait mal des sévérités (…) la vie mondaine reprend (…) Devant le scandale des toilettes affichées par les dames, le sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts se voit même obligé d’interdire la tenue de soirée aux représentations des théâtres subventionnés. » (…)

« A partir de 1917, les nouvelles tendances se prêtent à toutes les ruses que peuvent utiliser les femmes pour rester élegantes dans un contexte de restrictions et surtout d’augmentation du prix des tissus. » (…)

« Le mot d’ordre est la simplicité. Pourtant, et notamment avec les premières permissions du printenps 1915, le moindre laisser-aller de l’apparence s’apparenterait à du défaitisme. La photographie jaunie que les soldats font circuler dans les tranchées, l’image qu’ils emportent avec eux à la fin de ces permissions est ce qui les fait tenir, plus parfois que la patrie en danger ! Les femmes sont aussi invitées à reprendre le chemin des grands magasins pour soutenir l’activité économique. » (…)

« Ainsi, le 15 mars 1916, en pleine tragédie de la bataille de Verdun, peut-on voir dans Les Modes de France : « Ce n’est pas le beau temps, mais il y a dans l’air comme un parfum de fête, le ciel est moins triste et notre coeur aussi. »

« Si la censure qui s’installe ne laisse sans doute pas filtrer toute l’horreur des combats, il faut bien reconnaître aussi que la vie reprend ses droits. Certains permissionnaires sont choqués par cette nouvelle mode décolletée et « démolletée » qui rend la femme suspecte, suspecte d’adultère ce crime moral qui déborde de la sphère privée pour devenir une trahison contre la patrie. »

Youtube.com / Mode & Femmes / 1914-1918 / Bass-Krueger / Kurkdjian / Video / Internet:

« Poiret va aussi mené une activité plus politique, plus patriotique, de défense de la couture parisienne, à travers le monde. »

« Pendant que les hommes sont au front, donc que ses couturiers sont mobilisés au front, c’est vraiment le moment pour les femmes couturières de prendre le pouvoir. C’est-à-dire, Jeanne Lanvin, qui est déjà une des maisons les plus importantes de l’époque, elle continue à travailler, elle continue à produire, et devient une des stars de la couture parisienne. (…) Et on assiste aussi, au début d’une jeune modiste, qui s’appelle Gabrielle Coco Chanel, (…) et ses vêtements seront achetés, par une certaine élite, à Deauville et à Biarritz, au bord de mer… (…) donc, c’est le moment aussi, pour les femmes, de prendre le relais des hommes. »

Youtube.com / Mode & Femme / 1914-1918 / Béatrice Cornet / Video / 2 / Internet:

« Exposition de San Francisco qui était un exposition qui avait été créée, instituée en pleine guerre, pour faire connaître la couture française, pour bien montrer au monde entier que la couture française était loin d’avoir renoncer à se battre, et était toujours aussi vivace. »

Youtube.com / Mode & Femme / 1914-1918 / Kurkdjian / Video / 3 / Internet:

« En 1915, à l’occasion de l’exposition internationale de San Francisco, pendant laquelle les couturiers parisiens présentent leurs modèles, pour crier haut et fort leur survivance : on est toujours là, on crée toujours, et donc on vous montre, à vous Américains, qu’on existe toujours.“ (…)

« Et ces planches, on voit, cette injonction patriotique, qui est très importante pendant la guerre. Elle se retrouve dans ces planches, qui sont à la fois des planches de mode, ou on représente la nouvelle mode, la nouvelle silhouette, la robe « crinoline »,

« et aussi, on voit que des symboles, des couleurs patriotiques, le bleu, blanc, rouge, euh, le bouquet tricolore, le communiqué de presse. On voit comment les éléments patriotiques de la guerre s’introduisent dans les gravures de mode. (…) les femmes sont incitées à acheter, sont incitées à consommer, parce que la mode fait partie de l’effort de guerre. C’était la troisième industrie avant guerre, et donc il faut consommer, il faut protéger cette mode, protéger les intérêts des couturiers. Et ce patriotisme se retrouve aussi dans les gravures de mode, mais aussi dans les broderies, notamment cette broderie Lanvin, réalisée par Jeanne Lanvin, qui représente un coq tricolore. Ce patriotisme se retrouve aussi dans des textiles, et notammant la robe patriotique « Madame », réalisée par Jeanne Lanvin, en 1917 » (…)

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« La grande couture : patriotique ? »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 19, 2017

Algérie: supplices français

Algérie : supplices français

Grüß Gott !

Les militaires français, pendant la Guerre de Libération, supplicient les résistants algériens.

On a torturé en Algérie / Témoignage recueilli par Jean-Pierre Vittori / Ramsay / Paris / 2000:

„ Pour la première fois, j’assiste à une séance de torture. Les volontaires ne manquent pas. Coups de pieds, coups de poing pleuvent sur le prisonnier. “ (…)

———-

„ Couche-toi sur le lit… Tu as tort de te taire. Maintenant tu vas souffrir. Tu ne veux vraiment rien dire ? “

„ Je tente vainement d’obtenir l’aveu avant l’utilisation de l’électricité.“

„ Je ne sais rien, chef. “

„ L’homme attaché, nous fixons un fil électrique au lobe de l’oreille gauche, le deuxième étant placé sur le gland de la verge.“ (…)

———-

„ J’apprends que des interrogateurs utilisent des moyens écoeurants : lampe à souder allumée sous les pieds du suspect, cigarettes sur le bout des seins. J’apprends aussi qu’un officier préconise l’utilisation de Dolpic dans l’anus. Certains se déclarent adeptes des méthodes classiques (comme moi), d’autres suggèrent un retour aux méthodes du Moyen Âge avec le supplice de la goutte d’eau, l’arrachage d’ongles, etc.“ (…)

———-

„ Ecoute, mon vieux, on ne te liquidera pas ; promis. Mais je te propose pire que la mort, je vais t’écraser les couilles et jamais plus tu ne pourras baiser.“ (…)

„ Il brandit son revolver, le met sous le nez du „bon bougnoule“.“ (…)

„ Ecarte un peu ses couilles, ordonne-t-il à un soldat.“

„ L’appelé tire sur le fil électrique encore branché sur le sexe.“ (…)

„ Parfait, dit l’adjudant. Je veux les écraser d’une seule balle.“ (…)

„ La première balle frôle la cible et se fige dans la terre battue avec un bruit mat.“ (…)

———-

„ A poil et vite. “

„ Il s’exécute et tombe à terre en retirant son pantalon derrière, j’entends les rires de tous les imbéciles massés en demi-cercle.“

„ Attaché-le à l’arbre.“ (…)

„ Les badauds resserrent encore le cercle, commantant chaque phase de l’opération.“

„ Tu vois bien que c’est sur la queue qu’il met le fil, dit l’un.“ (…)

„ Le commandant veut-il seulement assouvir son goût de la violence ? Il frappe, il frappe encore, écumant de rage. Autour, les curieux jubilent, prêts à se mêler à la fête.“ (…)

„ Le visage et le corps du prisonnier portent de larges traces de coups. Déjà, les yeux gonflent, le sang coule d’une arcade ouverte.“ (…)

———-

„ Allez les gars, on continue à pied, commande le capitaine en sautant du véhicule arrêté entre deux rangés d’arbres. Prenez les pelles… Toi, le héros, marche devant, ajoute-t-il en direction du prisonnier silencieux.“

„ Nous avançons encore pendant cinq bonnes minutes.“

„ Stop ! ordonne le capitaine lorsque la petite troupe parvient dans une clairière au sol sablonneux.“

„ Tu auras un cimetière pour toi tout seul, dit-il encore.“

„ Creusez un trou.“

„ Les hommes posent leurs armes et se mettent au travail. J’observe un peu à l’écart, prêt à me mêler à la mise en scène habituelle.“

„ Une rafale de pistolet-mitrailleur. Un cri de bête mise à mort. Le capitaine tient encore son arme à la main.“

„ Dans le trou et refermez, dit-il en guise d’oraison funèbre.“ (…)

———-

„ Je la revois. Une petite femme agent de liaison du FLN. Minuscule, elle flotte dans sa vieille robe sans doute donnée par quelque Européenne généreuse. Prise avec un message, sa culpabilité semble indiscutable. Dans le bureau du capitaine, immobile, elle nie tout, assure qu’un inconnu l’a accostée dans la rue et qu’elle n’a pas osé refuser le service demandé.“ (…)

„ Nous l’escortons jusqu’à la cave.“

„ Tu es vierge ? demande en ricanant un sergent nouveau venu, véritable obsédé sexuel. Tout à l’heure tu ne le sera plus.“

„ Elle pleure silencieusement, renifle à petits coups comme un enfant. Saloperie de métier.“

„ A poil, ordonne le sergent.“

„ Dis-nous ce que tu sais et nous te ramènerons en cellule.“

„ Cette proposition, je la formule à tout hasard, sachant très bien qu’elle refusera. Son petit visage buté malgré les pleurs traduit une certaine résolution.“

„ Elle se déshabille lentement, apparaissant bientôt en slip et en soutien-gorge. “

„ On t’a dit à poil, grogne le sergent. “

„ D’un geste brutal, il arrache le soutien-gorge. “

„ Réflexe immédiat, la jeune femme pose ses deux mains sur sa poitrine ; ses yeux implorent. Toute son attitude traduit la profondeur de l’humiliation. Elle n’oubliera jamais. Je le sais. Souriant, le sergent fait glisser la culotte, et la femme prend soudain la position du foetus pour cacher en même temps ses seins et son sexe. “

„ Attachée sur le lit, jambes écartées, elle pleure sans retenue. Les larmes se perdant dans sa longue chevelure noire. On introduit un fil dans le vagin, l’autre entoure l’oreille. La séance commence.“ (…)

———-

„ Depuis presque deux ans, je n’ai participé à aucun interrogatoire. Un soldat apporte le téléphone de campagne et là, en plein désert, entouré de cinquante soldats, je commence à opérer.”

„ Immédiatement je retrouve intacte la technique acquise. Mes gestes précis savent toujours déclencher la douleur et l’arrêter aussi vite pour la susciter encore plus fort, jusqu’à ce que je sente l’homme faiblir. Ses hurlements s’étranglent dans sa gorge… “ (…)

———-

„ Au mess, nous déjeunons avec les sous-officiers d’un bataillon disciplinaire. Les soldats de ce bataillon ont commis des fautes graves : insubordination, insultes à un officer. On dit que beaucoup sont des homosexuels.““ (…)

„ Nous ne les aimons guère, mais comment refuser de s’asseoir à leur table. Ce jour-là, l’adjudant Mideau et moi-même mangeons seuls, lorsqu’un adjudant-chef demande l’autorisation de se joindre à nous. A peine le repas commencé, cet individu nous demande :

„ Savez-vous pourquoi je suis là ? “

„ Non, mais vous n’êtes pas obligé de nous le dire. “

„ L’autre rigole, se tape les cuisses comme s’il allait nous conter une bien bonne. “

„ Je me suis payé une bougnoule de huit ans. C’est tendre à cet âge, vous pouvez pas savoir… “ (…)

„ Comment peut-on garder de tels spécimens dans l’armée ? “ (…)

———-

„ Je mets le nerf de boeuf sous son nez et je menace.“

„ Tu parles, ou je frappe.“

„ Je dis la vérité, chef.“

„ Je lève le bras et frappe. Une fois, deux fois, puis des coups de plus en plus rapprochés. Le prisonnier se tord de douleur, supplie, mais clame son innocence. Je tape encore. Les hurlements nous percent les tympans. “ (…)

———-

„ Allez-y les gars, pas de cadeau. “

„ D’un geste précis, le sergent introduit un entonnoir dans la bouche du prisonnier qui hurle de terreur. Du sang coule de ses lèvres meurtries. Un deuxième classe appelé en renfort maintient l’entonnoir bien en place tandis que mon collègue verse doucement le contenu d’un broc d’eau. Le suspect se débat, tente d’échapper au supplice, mais nous maintenons fermement sa tête bien droite. Il crache le liquide. Un mince filet coule autour de son visage. Il rote, vomit, couvre le lit d’excréments. “ (…)

„ Las, près de la crise de nerfs, je ne peux pourtant par interrompre la séance. Cet homme doit parler. Immédiatement, je place les fils électriques sur l’oreille et le sexe. Mon collègue actionne la manivelle. Le prisonnier vomit l’eau ingurgitée. Ses hurlements s’étouffent dans cet afflux soudain de liquide auqquel se mêle un peu de sang. Il hoquette, souffle, pleure de douleur. Entre deux sanglots, il répète:

„ Je ne sais rien, chef, je le jure. Je ne sais rien. “ (…)

„ Quand j’entre dans la salle d’interrogatoire, le sergent roue de coups le suspect. La chemise éclaboussée de sang, il hurle sans parvenir à se contrôler. ”

„ Tu parles, charogne, tu parles ou je t’écrase à coups de poing.““ (…)

„ Il me regarde intensément. Ses lèvres éclatées, son visage marbré de coups ne m’inspire aucune pitié ; axé sur le resultat à atteindre, crispé, j’attends la réponse.”

„ Je ne sais rien, chef. Je le jure. “ (…)

„ Quelques minutes plus tard, je suis enfin fixé : le prisonnier a dit la vérité. (…) et nous avons démoli un homme. Pour rien. “

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„ Comment peut-on garder de tels spécimens dans l’armée ? “

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 11, 2017

Philosophie: citation & indigestion

Philosophie : citation & indigestion

Grüß Gott !

Les intellectuels français, erronément ou ironiquement, appelés philosophes, usent et abusent de citations.

Youtube.com / Les grandes questions / L’indignation peut-elle être un programme / Video / Internet:

« c’est parce que Platon s’est indigné face au procès injuste et à la condamnation à mort faite à son maître Socrate… » (…)

« ce qui faisait sans doute dire à Descartes… » (…)

« la meilleure définition de l’indignation a été donnée par Bernanos, dans « L’enfant humilié », où il dit que… (…) l’indignation est un sentiment qu’on trouve déjà chez Platon, qu’on trouve déjà chez Descartes, qu’on trouve chez beaucoup d’autres philosophes…  » (…)

« Moi, souvent, je m’en réfère à Rousseau, dans le Contrat social, il dit… » (…)

« l’indignité humaine, vous l’avez à partir de Pic de la Mirandole et de quelques auteurs de ce type… » (…)

« dans votre livre, vous citez une phrase de Friedrich Nietzsche… » (…)

« Michel Onfray est un philosophe camuso-nietzschéen » (…)

« Nul ne ment autant qu’un homme indigné. » C’est Nietzche qui a dit ça… » (…)

« Il y a une façon nietzschéenne d’être camuséen. Camus dit… (…) L’indignation chez Camus, c’est la révolte. (…) Donc, on peut être nietzschéen, c’est-à-dire pas Nietzsche, hein, pour le coup. (…)

« les stoïciens, les spinozistes, les nietzschéens… » (…)

« c’est très exactement la leçon de Camus. Dès le sortir de la guerre, il le dit… » (…)

Youtube.com / Les grandes questions / L’indignation peut-elle être un programme / Video / Internet:

« c’est Spinoza, mon philosophe favori, qui a dit clairement… » (…)

« vis-à-vis de ceux qui entrent dans le monde », comme dit Hannah Arendt… » (…)

« sur la question israélienne, pourquoi est-ce qu’on ne parle pas de Camus… » (…)

« ni victimes, ni bourreaux », disait Camus… » (…)

« Hannah Arendt, dont vous parliez tout-à-l’heure… l’a bien montré… » (…)

« vous avez justement rappelé que Cassin… c’est Cassin qui a dit …. » (…)

« attention aux grands mots ! Et là, Camus… (…) avec René Char… (…) ça ne pouvait, selon Camus… (…)

« vous qui êtes des philosophes, c’est merveilleux d’être des philosophes… vous avez un petit livre écrit par Edgar Morin, qui s’appelle… (…)

« il parle d’Héraclite, le premier philosophe qui … (…) et il termine par Beethoven (…) c’est pas un philosophe, mais il dit… » (…)

« dans sa critique de la philosophie du droit, de Hegel, puisqu’on est entre philosophes, on va quand même parler de philosophes. Karl Marx…(…) lorsque Karl Marx parle de… (…) c’est la réthorique, dit-il… (…)

« Victor Hugo est connu pour être l’homme des grandes antithèses… (…) et là, justement, il nous prend complètement à revers…. (…) et c’est précisément ce que dit Victor Hugo… (…) dans « L’Homme qui rit », il dit ceci… » (…) et il conclut… » (…)

« et d’ailleurs Camus l’avait présenti, parce qu’il dit… » (…)

« puisqu’on citait Hugo tout-à-l’heure, on peut citer Hugo… Hugo dit… » (…)

Youtube.com / Les grandes questions / La dimension scientifique de l’indignation / Video / Internet:

« c’est là où se capte l’instint sexuel, comme dirait Schopenhauer… » (…)

« l’autre, c’est la condition de mon existence, a dit Sartre… »

« la compassion de l’homme, qu’on appelle «Einfühlung» en allemand… » (…)

« je prendrais, excusez-moi de citer un philosophe (…) c’est Epicure… » (…)

Youtube.com / Amour / Michel Onfray / Video / Internet:

« et que plus personne ne fait d’enfant, pfuit… C’est ce que dit Schopenhauer… » (…)

« Je songe à quelqu’un qui, comme Charles Fourier, dit dans un livre… (…), nous dit… » (…) parce qu’il dit… (…) et Fourier dit… (…)

« Freud nous dit… » (…)

« et Fourier disait… (…) donc Fourier est quelqu’un qui nous dit… (…) Après ça, il dit … (…) l’autre conception d’un Fourier qui dit … (…)

« et vous avez bien raison de parler de Schopenhauer (…) et Schopenhauer nous dit… » (…)

« une lecture platonicienne, de Platon, mais surtout d’un néo-platonicien qui s’appelle Marsile Ficin et qui écrit… (…) et où il nous dit, et surtout appuyé sur un discours d’Aristophane… » (…)

« depuis Plaute et Terence, jusqu’au théâtre de boulevard aujourd’hui, en passant par Molière… »

« et donc, le philosophe que je suis, va finir par vous répondre à votre question … » (…)

« et parce que, peut-être, Schopenhauer n’a pas complètement tort de nous dire … » (…)

« il faut du surmesure, et en ce sens, Fourier n’a pas tort… » (…)

« cette phrase de Socrate… (…) qui nous permet de dire …(…)

« et, il y a un moment dans Lucrèce … où Lucrèce nous dit… » (…)

« quand Spinoza dit de l’âme que… » (…)

« ce que René Girard appelait … (…)

« quand Nietzsche dit que… » (…)

« il y a une très belle page chez Aristote, sur l’amitié, et plus belle encore chez les stoïciens, et chez Sénèque en l’occurence… » (…)

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« Moi, souvent, je m’en réfère à… »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 2, 2017

Féminisme: virilisation

Féminisme : virilisation

Grüß Gott !

Madeleine, féministe intégrale, chapeau melon et bottes de queer, de l’homme se veut l’égale.

Françoise Gaspard / Claude Servan-Schreiber / Au pouvoir, citoyennes ! / Seuil / 1992:

« Seule Madeleine Pelletier, cette féministe intégrale dont le nom et l’action sortent aujourd’hui de l’oubli, a été l’une des rares à avoir exigé l’émancipation complète du sexe féminin, sans paliers intermédiaires, et sans concession aucune ».

Les filles de Marianne / Histoire des féminismes / 1914-1940 / Christine Bard / Fayard / 1995:

„ Que l’on songe ici à Madeleine Pelletier, l’audacieuse théoricienne de l’égalité des sexes, qui ouvre ses Mémoires sur cette anecdote:

„ Je puis dire que j’ai toujours été féministe, du moins depuis que j’ai l’âge de comprendre. Tout enfant, les dictons sur la moindre valeur des femmes qui revenaient chaque jour dans les conversations me choquaient profondément. Lorsque, dans mon ambition puérile, la tête farcie de récits d’Histoire de France, je disais que je voulais être un grand général, ma mère me rabrouait d’un ton sec : „ Les femmes ne sont pas militaires, elles ne sont rien du tout, elles se marient, font la cuisine et élèvent leurs enfants. “ (…)

„ Si Madeleine Pelletier défend le programme minimum – droit de vote, droit au travail – elle se distingue par le recours des méthodes „violentes“ et spectaculaires et par une implacable logique égalitaire. Indifférente à tous les tabous, elle aime, vêtue de son costume masculin et de son chapeau melon, sortir la nuit, fréquenter les cafés, voyager seule. “ (…)

„ Madeleine Pelletier a toujours défendu le droit des femmes à l’autodéfense et a conseillé le port du revolver pour leurs sorties noctures.“ (…)

« Avant-guerre, l’ouverture de l’armée aux femmes est loin de faire l’unanimité par les féministes. Madeleine Pelletier est accusée par ses camarades d’extrême gauche d’avoir une fascination suspecte pour l’armée. (…) Elle irrite les féministes modérées, respectueuses de la distribution des rôles sexuelles. » (…)

« Maîtresses dans l’art de la provocation, Madeleine Pelletier, Arria Ly et Hélène Brion n’essaient nullement de promouvoir une réforme du service militaire ; elles cherchent avant tout à exalter les vertus de la lutte, du courage et de l’énergie. Les féministes apprécient les métaphores militaires qui viennent muscler leurs discours et citent des actes d’héroïsme féminin pour démontrer l’égalité des sexes. » (…)

« Madeleine Pelletier explique que l’émancipation du travail féminin passe par la destruction de la famille. » (…)

« La doctoresse Madeleine Pelletier estime que le port des vêtements masculins dissuade les « suiveurs » et, éventuellement, les violeurs et que cette tenue permet de se défendre en cas d’agression. (…) Elle défend son droit de ne pas ressembler aux « poupées sexuelles ». (…)

« Madeleine Pelletier s’impose en France comme la théoricienne de la virilisation des femmes. Le masculin doit devenir la norme commune. »

« Madeleine Pelletier (…) envisage la virilité sous ses formes les plus contreversées en revendiquant, pour les femmes, le droit au duel, le droit au service militaire, le droit au port de vêtements masculins. » (…)

« Dans son roman autobiographique, la Femme vierge, Madeleine Pelletier laisse deviner son adhésion à la théorie de la garçonne-née. » (…)

« Le féminisme de Madeleine Pelletier et son costume d’homme attisent les rumeurs. »

Podcloud.fr / Radio France / Madeleine Pelletier / Une femme d’avant-garde / Une vie, une oeuvre / Audio / 2017 / Internet:

« Madeleine Pelletier ne veut pas utiliser ce type d’arme qu’elle estime réservé aux femmes asservies, voilà, qui s’abaissent à utiliser les armes de la séduction féminine. Donc, on ne sourit pas ! »

« Elle porte une cravate plus ou moins masculine, elle porte le pantalon (…) c’était une chose vraiment choquante. » (…)

« On l’a voit habillée en homme, totalement, euh, le costume, veste, pantalon, la canne, le chapeau melon. Elle est habillée comme un homme ordinaire dans les années 1910. »

« Ce qu’elle dit d’ailleurs, c’est que en se promenant dans la rue, comme ça, elle n’est pas, on ne l’a dérange pas, n’est-ce pas. » (…)

« Madeleine Pelletier était la figure la plus radicale, atypique, anti-conformiste, (…) une précurseuse de l’analyse en terme de genre, euh, avant Beauvoir… (…)

« Elle détonait complètement. » (…) Elle portait une tenue qui était considérée par ses contemporains soit excentrique, soit provocatrice, soit témoignant d’une névrose ou d’une attitude excessivement radicale… » (…)

« Une fois médecin, elle s’est orientée vers le combat politique en privilégiant la cause féministe. Elle va développer, comme féministe, une théorie très originale de la virilisation des femmes, en plaidant pour la disparition, le dépérissement en quelque sorte du genre féminin, et elle l’applique aux vêtements. » (…)

« Je ne m’abaisse pas jusqu’à la sottise humaine. Tant pis pour elles si elles refusent de me comprendre, je ne m’habillerai pas en asservie. Le costume provoquant que porte les femmes est le symbole de l’offre permanente qu’elles font de leur personne à l’autre sexe. Comme la déformation du pied des Chinoises, il est la marque d’un esclavage ignomineux. Si je m’habille comme je le fais, c’est parce que c’est commode, mais surtout parce que je suis féministe. Mon costume dit à l’homme : je suis ton égal. » (…)

« Parce que, aujourd’hui encore, quand on montre cette photo au public, enfin, à différents publics, il y a un choc ! » (…)

« Elle imagine une société nouvelle, post-communiste, on pourrait dire, dans laquelle une nouvelle morale sexuelle existe : le couple n’existe plus, la parentalité non plus, hein, les enfants sont confiés à des institutions d’Etat, à leur naissance, et ça ne prive aucunement les parents. Et elle estime que c’est mieux pour l’éducation des enfants aussi. Evidemment, la liberté de procréer ou pas est garantie, il y a des moyens de contraception et d’avortement pour celles qui en auraient besoin. Donc, c’est une société de liberté sur le plan sexuel. Elle parle aussi de l’homosexualité (…) parce qu’elle a développé un féminisme extrêmement critique à l’égard du système qu’on pourrait dire, aujourd’hui, hétéro-patriarcal, vraiment. La contrainte à l’hétérosexualité, elle en parle beaucoup. C’est aussi ça qui fait écho aujourdhui, hein, dans le féminisme de la deuxième et de la troisième vague, c’est qu’elle soit aussi lucide et critique sur le caractère sexuel de l’oppression des femmes. » (…)

« Elle-même choisit de renoncer à éduquer sa sexualité. Elle ne cultive pas ce sens-là, cette dimension-là de son être. Sans aucun regret, elle n’éprouve aucune frustration, aucun désir particulier. (…) Elle dit : « Je n’ai pas fait l’éducation de mon sens génital. » Donc, la voie d’émancipation à elle, c’est le célibat et la chasteté. (…)

« Ses idées sont tellement radicales, (…) et sa théorie de la virilisation des femmes est très impopulaire parmi les féministes. (…) son radicalisme, à la fois théorique et pratique, parce qu’elle est radicale aussi sur les moyens d’action à envisager pour le féminisme… (…)

« Elle fait partie, d’une certaine manière, des vaincus de l’histoire, temporairement, puisque la deuxième vague du féminisme, après mai 68, va remettre au goût du jour, en partie, hein, ce radicalisme féministe. » (…)

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« Parce que, aujourd’hui encore … »

 

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 30, 2017

Palatinat: exactions françaises (2)

Palatinat : exactions françaises (2) 

Grüß Gott !

Les troupes françaises, en l’an 1689, sous Louvois, saccagent et ravagent une province allemande.

Histoire de France / Claude Augé / Maxime Petit / Larousse / Paris / 1894:

« Guerre de la ligue d’Augsburg »

« Louvois fut pour l’armée de terre ce que Colbert fut pour les finances et pour la marine; il peut être considéré comme le véritable créateur de l’armée française. » (…)

« Toutes ces mesures assurèrent la supériorité des armes françaises dans les guerres qui eurent lieu jusqu’à la mort de Louvois. Mais on peut reprocher à ce grand ministre les actes de barbarie inutiles qu’il fit commettre, par exemple, l’incendie du Palatinat. L’administrateur est au-dessus de tout reproche : l’homme et le politique ne le sont pas. »

« La guerre dura neuf ans, de 1688 à 1697, Louvois fit incendier le Palatinat. »

Histoire des Français depuis le temps des Gaulois / Théophile Lavallée / Paris / 1839:

« Incendie du Palatinat – Campagne de 1689 – »

« Les premiers secours envoyés en Irlande avaient forcé le roi de rappeler une partie de ses troupes du Rhin, et l’on ne pouvait conserver les conquêtes très-étendues qu’on avait faites de ce côté ; alors l’on résolut de transformer tout ce pays en un désert, pour empêcher l’ennemi d’y vivre, punir les princes qui s’étaient déclarés contre la France et terrifier l’Allemagne. Louvois, qui inspirait à Louis XIV ces moyens terribles de destruction, le bombardement et l’incendie, comme dignes de sa grandeur, ordonna « de tout brûler et rebrûler. » On avertit les habitants qu’ils eussent à abandonner le pays et à se retirer en Alsace et en Lorraine, où on leur donnerait des terres, et l’on mis le feu à Spire, Worms, Heildelberg, Manheim, et à une multitude de bourgs et de villages dans le Palatinat, l’électorat de Trèves et le margraviat de Bade ; on démolit les murailles, et les ruines en furent jetées dans le Necker et dans le Rhin ; on pilla les églises, on dévasta les campagnes, on détruisit les monuments, les archives, les actes, etc. ; il semblait qu’on voulut anéantir l’histoire et l’indépendance de ce pays. Ces atrocités si froides, si inutiles, qui semblaient imiter des despotes de l’Orient, et dont les exécuteurs eux-mêmes étaient honteux, inspirèrent de l’horreur à toute l’Europe et justifièrent les accusations portées contre Louis XIV. »

Dictionnaire historique ou histoire abrégée / François Xavier Feller / Tome seizième / Paris / 1828:

« On lui a reproché surtout les cruautés, les ravages horribles exercés dans le Palatinat. On ne peut douter qui n’eût conçu le barbare projet de faire un désert de toute la frontière de l’Allemagne, puisque ces horreurs s’exercèrent précisément dans cette contrée, et qu’en Italie, dans les Pays-Bas, en Espagne, les Français s’acquirent au contraire la réputation de guerriers très humains. (Voy. Turenne.) » (…)

« On sait qu’une discussion s’étant élevée entre le roi et son ministre au sujet d’une fenêtre du Trianon, discussion dans laquelle l’architecte se prononça pour Louis XIV, ce monarque traita Louvois avec dureté devant les ouvriers.  Le ministre se crut perdu, et pour se rendre nécessaire, il souffla le feu en Allemagne, rompit la ligue d’Ausgburg ; la guerre recommença, et l’on dit avec raison que l’Europe fut embrasée parce qu’une fenêtre de Trianon était trop large ou trop étroite. »

Jean Bart et Louis XIV / Drames maritimes du XVIIe siècle / Eugène Sue / Paris / 1837:

« Louvois fit à son tour ce raisonnement d’une conclusion non moins rigoureuse : « Le Palatinat favorisant les opérations de l’ennemi en l’avitaillant, il faut détruire le Palatinat. » (…)

« Puis, avec son effrayant laconisme, il chiffra immédiatement, en dix lignes, l’ordre de ravager le Palatinat, mais de le ravager radicalement, et non pas ça et là, imparfaitement, comme lors de la campagne de Turenne, qui prenait sur lui d’adoucir de beaucoup les ordres exprès et réitérés de Louvois, s’étant borné à détruire huit ou dix villes, une cinquantaine de bourgs et quelques cents villages (quant aux hameaux, on n’en parle que pour mémoire) ; non, Louvois écrivit cette fois l’ordre de ravager bel et bien, absolument et entièrement, ce pays fâcheux ; depuis Manheim à Heidelberg, ses capitales, sompteux séjours des princes électeurs, jusqu’aux moindres chaumières, recommandant expressément de ne pas laisser pierre sur pierre, et de détruire par la mine ce que la torche aurait épargné. » (…)

« Or, l’arrêt fut scrupuleusement exécuté dans le mois de février 1689, à l’épouvante du monde entier… Le Palatinat fut complètement et absolument incendié et dévasté par les armées du roi de France ; et, vingt ans après, on frémissait encore d’effroi à l’aspect des ruines innombrables qui couvraient ce malheureux pays, autrefois si fertile et si riche. » (…)

Nouveau dictionnaire de la conversation / Répertoire universel / Tome seizième / Auguste Wahlen / Bruxelles / 1843:

« La ligue d’Augsbourg fut formée, en 1686. L’Europe allait se mouvoir contre la France : Louvois la prévint, et les alliés n’étaient pas encore en mesure d’agir quand l’importante place de Philippsbourg fut emportée, en 1688. D’autres villes fortifiées se rendirent, et le Palatinat fut encore dévasté : Louvois voulait en faire un désert. Les flammes qu’il y avait fait allumer quinze ans auparavant n’étaient, comme on l’a remarqué, que des étincelles, si l’on compare les deux incendies de 1674 et 1689. » (…)

****************************************

« ravager bel et bien, absolument et entièrement »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 20, 2017

Féminisme: envie & jalousie

Féminisme : envie & jalousie

Un clitoris, qui n’était pas gros en tout comme un petit pois, vit un pénis qui lui sembla de belle taille.

Sante-medecine.journaldesfemmes / Clitoris / Internet:

„ Le clitoris est un petit organe érectile de l’appareil génital de la femme, situé au niveau de la partie antérieure de la vulve. Il constitue la partie visible d’un appareil plus important, et joue un grand rôle dans l’excitation et le plaisir féminins. Les organes génitaux féminins sont principalement internes, à l’inverse des organes génitaux masculins. Ce qui explique sans doute en grande partie pourquoi le sexe féminin, et notamment le clitoris, est resté méconnu tant des hommes que des femmes depuis que le monde est monde… Heureusement, les choses commencent à changer. “

Clique.tv / C’est dur d’être féministe en 2015 / Anne-Cécile Mailfer / Video / Internet:

« Très très simplement, par exemple, ça ne fait que dix ans qu’on sait à quoi ressemble un clitoris. »

« – Y’a peut-être des gens qui le savaient avant, quand même !? »

« Et ben, non ! Les IRM de clitoris, ça fait dix ans, euh, qu’on sait à quoi ça ressemble, et qu’on a diffusé ces idées là, euh, le fait que le clitoris fait par exemple douze centimètres, et cetera et cetera. » (…)

lalibre.be / Actu / Science / Santé / Osez le clito / Campagne décomplexée / 2011 / Internet:

„ Et pour se faire entendre, Osez le Féminisme ouvre le débat chez nous avec une campagne décomplexée : Osez le Clito ! Parce qu’il est méconnu, peu discuté, pas enseigné (saviez-vous qu’il mesure 11 cm et possède 8 000 terminaisons nerveuses ?); que sa seule fonction est de nous mener à la jouissance; qu’il fait encore l’objet de violences et de mutilations…“

« Il est le symbole ludique de la lutte féministe ! »

Medisite.fr / Pratiques sexuelles / Les secrets du clitoris / Quelle taille fait le clitoris / Internet:

„ Si vous croyez qu’il ressemble à un petit pois, vous vous trompez du tout au tout.“

„ En moyenne, le clitoris mesure 11 cm à l’état de repos! Hé oui, sa partie visible, c’est le gland du clitoris. Pourtant, il ressemble à un petit pénis qui serait enfoui avec le seul gland qui ressort. C’est un peu un iceberg, vous n’en voyez que la partie émergée. Mais lui, il est beaucoup plus chaud! Et en plus, sous l’effet de l’excitation, il grossit. Ne croyez surtout pas que le clitoris soit un petit détail minuscule…“

« Une précision ? Son gland, la partie visible, est la zone la plus riche du corps féminin en corpuscules de voluptés, c’est-à-dire en capteurs de plaisir. Plus riche que le gland du pénis… »

Medisite.fr / Orgasme / Zones érogènes / Le clitoris contient des corps caverneux / Internet:

„ Mais “le gland du clitoris, la partie que nous voyons, n’en représente qu’une petite partie émergée”, déclare le sexologue David Simard. “Les neuf dixièmes du clitoris sont internes et invisibles”, complète le Dr Gérard Leleu.“

„ La tige, prolongeant le gland vers le haut de la vulve, ne peut qu’être devinée à l’œil nu. En revanche, les doigts n’ont aucune difficulté à palper ce petit cylindre long de 2 à 3 cm et épais de quelques millimètres seulement. “Le clitoris est formé en interne de deux corps caverneux et de deux bulbes qui enserrent en partie le vagin” ajoute David Simard. Pouvant mesurer jusqu’à une dizaine de centimètres, voire plus, ils sont stimulés intérieurement lors de la pénétration vaginale.“

20minutes.fr / Santé / Omerta / Clitoris / Internet:

„ Le clitoris peut faire jusqu’à 14 centimètres ! Voilà une information qui risque d’intéresser les élèves de 4e qui vont découvrir pour la première fois un schéma correct de cet organe féminin méconnu. En effet, un seul manuel scolaire, celui des éditions Magnard, va offrir aux collégiens (et aux autres !) une représentation adéquate du seul organe dédié uniquement au plaisir. Une petite révolution dans le monde de l’enseignement… mais aussi pour toute la société.“

Cosmopolitan. Fr / Love and sex / Tout sur le clitoris / Mode d’emploi / Internet:

„ Seulement ce gland, qu’on l’appelle « bouton », « perle », « praline » ou « petit pois », n’est que la partie émergée d’un organe dont une partie descend loin dans le bassin.“

« Deux corps caverneux de douze à quinze centimètres longent les branches ischio-pubiennes pour se joindre au sommet de la vulve, former un angle en avant et donner le gland clitoridien. Il existe également deux bulbes, deux corps spongieux, qui enserrent partiellement le vagin. Corps caverneux et bulbes contiennent énormément de terminaisons neuro-sensorielles. Gorgés de sang lors d’une excitation sexuelle, ils augmentent de volume, parfois de façon très importante. Donc on a dans l’entrée de notre vagin quatre branches qui servent… uniquement au plaisir. »

Psychologie.com / Couple / Sexualité / Désir / Osez le clito ! / Odile Buisson / Internet:

« Avant de s’intéresser à la dysfonction que peut connaître un organe, il faut d’abord étudier sa fonction, sa physiologie. Avec le Dr Pierre Foldès, qui a mis au point une technique de réparation chirurgicale du clitoris pour les femmes ayant subi des mutilations, nous avons donc réalisé la première échographie complète du clitoris. En réalité, il ne s’agit pas d’un petit bouton rose. Sa plus grande partie – une double arche dont les corps caverneux peuvent atteindre 12 à 15 cm – est immergée, cachée. »

Tempsreel.nouvelobs.com / 5 infos que vous ignorez sur le clitoris / Eloïse Bouton / Video / Internet:

« Le clitoris est découvert officiellement en 1559 par un médecin italien,

« Mateo Realdo Colombo,

«Associé au plaisir féminin le clitoris représente alors le tabou suprême,

« On surnomme le clitoris le mépris de l’homme,

«  Il faut attendre 1997 pour qu’une première description exacte du clitoris soit publiée,

« Et 2005 pour la première IRM du clitoris,

« Réalisée par une équipe australienne, le clitoris ressemble à un petit pois,

« Et mesure en moyenne 11 centimètres au repos,

« Le clitoris grossit et durcit exactement comme le pénis. » (…)

********************************

« Regardez bien, ma soeur… »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 13, 2017

Camus & Malraux: résistants

Camus & Malraux : résistants

Grüß Gott !

Albert et André, de par leurs activités de résistance, sont très occupés. Et préoccupés.

Youtube.com / Lgl / Camus / Malraux / Correspondance / Busnel / Doudet / Video / Internet:

« Après, il y a la politique qui s’en mêle. On est au sortir de la guerre… »

« Alors voilà ! On a quand même deux grands résistants ! Pas évidemment dans les mêmes réseaux : Combat, hein, pour Camus. Euh, très proche de De Gaulle, ces fameuses brigades de l’Alsace-Lorraine, le colonel Berger, pour Malraux. » (…)

Albert Camus / André Malraux / Correspondance / 1941-1959 / Doudet / NRF / Gallimard / 2016:

30 octobre 1941

« Mon cher Camus,

« Pia, qui m’avait passé Sisyphe, après les deux autres manuscrits, m’envoie votre adresse. Le rapprochement de Sisyphe et de l’Etranger a beaucoup plus de conséquences que je ne le supposais. » (…)

« Je compte voir Gaston Gallimard dans une huitaine, et ferai tout ce que je pourrai pour qu’il publie les deux livres l’un sur l’autre. (…) Reste le problème du papier.* Nous allons voir. »

«*En zone occupée, les Allemands avaient réduit la diffusion du papier de deux tiers environ de façon à mieux contrôler la production intellectuelle. » (…)

15 novembre 1941

« Mon cher Malraux,

« Pia m’avait transmis vos remarques sur l’Etranger et j’avais réécrit deux chapitres qui s’en sont bien trouvés. Oui, certaines oeuvres peuvent s’éclairer les unes les autres. C’est sur cette idée que je travaille (…) Maintenant, ces choses se sont détachées de moi et elles seront à qui elles voudront : je travaille à un autre livre. » (…)

« J’ai pensé quelquefois à Lawrence* en effet. »

« *Camus s’est intéressé de son côté à Lawrence d’Arabie. Il a même établi un lien entre le colonel et Malraux dans ses carnets 1935-1948 en novembre 1939.  »

27 novembre 1941

« Mon cher Camus,

« Ci-joint la réponse définitive de Gallimard. Donc la question est résolue. (…) J’espère réussir à obtenir au moins la publication de l’essai en même temps que celle de l’Etranger. »

15 décembre 1941

« Mon cher Camus,

« Je passe à mes « affaires » dont Pia vous a parlé. Merci de vous en occuper. La façon dont vous posez la question me semble excellente. Je voudrais:

« avoir le prix (par tonnes) »

« l’alfa* est-il livré en bottes, ou en machins plus ou moins comprimés ? Quel est le cubage de 500 tonnes ? »

« L’ordre de transfert par chemin de fer supposé acquis, le transfert par mer peut-il être assuré (…) ou les difficultés renaissent-elles au port ? En ce moment, il arrive à Marseille de l’alfa du Maroc. Difficile à trouver, mais enfin, existant. » (…)

« * L’alfa est un terme venant de l’arabe (halfa), qui désigne une graminée qui pousse en Afrique du Nord avec laquelle on fabrique le papier de qualité qui sert notamment aux tirages limités. Trouver du papier était devenu très difficile à cette époque et il fallait négocier aves les autorités de Vichy. » (…)

« Serait-il impossible, ou seulement difficile, de trouver de l’alfa dans un des ports d’Algérie ? »

Lundi 6 janvier 1942

« Mon cher Malraux,

« En ce qui concerne l’alfa, voici des précisions:

« La tonne coûte de 370 à 400 francs. (En note, prix au chantier de départ.) On est livré en balles compressées et liées dont le cubage est normal : un wagon renferme de 6 à 10 tonnes. »

« On trouve facilement du fret a partir d’Oran ou d’Alger sauf complications ultérieures, le transport par mer ne pose donc pas de difficultés. Il faut seulement ne pas être pressé. »

« Il n’y a plus d’alfa dans aucun port d’Algérie. »

« La question du transport par train est compliquée par les difficultés existant actuellement pour faire parvenir la marchandise des chantiers d’alfa… » (…)

« Je termine sur Gallimard. Il m’a écrit de zone occupée pour me demander un accord de principe sur des conditions normales de publication (10 et 12 %), afin de pouvoir mettre l’Etranger en fabrication. » (…)

10 mars 1942

« Mon cher Camus,

« Merci pour tous les renseignements relatifs à l’alfa, et pour vos efforts ou dérangements. J’ai transmis. » (…)

« On me dit que G.G. veut publier votre petit bouquin de chez Charlot (que je ne connais pas). » (…)

« Ma préface à Lawrence est en train de devenir un livre qui n’est pas une biographie mais la lutte de la volonté et de la fatalité… (…) Ça m’excite de plus en plus… » (…)

13 mars 1942

« Mon cher Malraux,

« J’ai hâte de lire votre livre sur Lawrence et La Lutte avec l’ange dont on m’annonce l’édition. » (…)

« En ce moment, je suis malade et j’ai été obligé de suspendre mon travail « financé »  pour de longs mois peut-être. (…). Dès que j’irai mieux je continuerai mon travail : un roman sur la peste.  (…) Si j’en trouve l’occasion, j’irai peut-être y travailler en France… » (…)

9 avril 1942

« Mon cher Camus,

« Je viens de voir Gaston Gallimard. N’ayant pas encore votre réponse, je n’ai pu que le pressentir ; mais j’ai l’impression que vous ne rencontreriez guère d’obstacles. » (…)

« Si vous n’avez pas trouvé ce qui est probable – le Lawrence dont je vous parlais, rayez-le de vos recherches : le hasard et les dieux m’en ont fait trouver un. »

Samedi 1942

« Mon cher Malraux,

« J’ai fait le tour des librairies d’Oran (il faut peu de temps) et je n’ai pas trouvé le livre qui vous manque. J’ai demandé à mes amis d’Alger de le chercher là-bas. Ils seront peut-être plus heureux. Sur les tapis de Tlemcen, je n’ai pas de meilleures nouvelles à vous transmettre. On n’en trouve plus dans le commerce. » (…)

« A l’heure actuelle, ces tapis coûtent sur place plus de 500 à 1.000 francs le mètre carré. » (…)

25 avril 1942

« Mon cher Camus,

« Mille merci pour les tuyaux. A ce prix, nous renoncerons allègrement aux tapis. » (…)

4  mai 1942

« Mon cher Malraux ,

« Je regrette pour les tapis : mais ici les prix montent à la verticale et sans arrêt. »

11 mai 1942

« Mon cher Camus,

« J’ai donc écrit à Gallimard, qui n’est pas venu ce mois-ci. Mais ma carte s’est croisée avec une des siennes, où il dit «  j’ai envoyé un contrat à Camus il y a longtemps ». (…)

« Je connais l’existence du livre de Brémond. Il est épuisé, et je ne l’ai pas lu. Si vous pouvez me l’envoyer bravo ! S’il appartient à quelque ami, je vous le retournerai. »

25 mai 1942

« Mon cher Malraux,

« Je me suis trop avancé pour le Brémond. Je l’avais vu en vitrine, il y a quelques temps et au reçu de votre lettre j’y suis allé : il avait disparu. Mes recherches ailleurs et jusque dans les bibliothèques publiques n’ont rien donné. » (…)

« Quelques jours après j’ai reçu de Vichy pour l’Etranger et pour Sisyphe des contrats dont le premier avait été effectivement signé par Gallimard il y a deux mois. » (…)

« Dites-moi si les chapitres du meurtre et celui du prêtre, complètement réécrits, vous paraissent meilleurs. »

26 août 1942

« Mon cher Camus,

« Si votre séjour en France est surtout fonction de l’argent, je puis lui demander une nouvelle avance sur votre roman (le second) si vous le souhaitez. » (…)

« Enfin, l’intervention de Drieu a sans nul doute son importance auprès de Gaston Gallimard. Donc, si vous souhaitez une avance, écrivez-lui,… » (…)

2 septembre 1942

« Mon cher Malraux,

« Je partirai d’ici sans doute au début novembre et je m’arrangerai pour passer le plus gros de l’hiver à Alger – pour revenir sans doute au printemps. »

« Je vous remercie aussi de votre proposition, mais je crois que je préfère ne pas demander d’avance en ce moment. Je compte un peu sur une édition de luxe que propose Charlot à Alger (un essai sur Oran avec des illustrations de Jean Launois) et qui doit m’être payée assez cher. » (…)

« D’autre part et c’est la vraie raison, je n’ai pas envie de m’engager avec mon roman en cours.*»

«*Camus travaille à La Peste mais également à la pièce Le Malentendu.»

20 novembre 1943

« Mon cher Camus,

« Je reste rêveur en pensant qu’il vous reste cent cinquante manuscrits à lire*… Voulez-vous dire à Pascal (Pia) ceci : après réflexion, je ne suis pas sûr qu’il puisse sortir grand-chose de concret, comme « ils » disaient, de l’ensemble de nos conversations.** » (…)

«*Camus est devenu lecteur chez Gallimard le 1er novembre et entrera peu après au comité de lecture. »

«** Le caractère énigmatique de cette lettre est sans doute lié aux activités de résistance de Malraux, de Camus et de Pia. Malraux a pris contact par le biais de ses frères Roland et Claude avec des réseaux résistants dès le printemps 1943 et sa première rencontre à Brive avec le chef du réseau SOE, Special Operations Executive, date d’octobre. Camus, lui, a pris contact en octobre avec le mouvement clandestin Combat, où il retrouve Pia. »

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« deux grands résistants »

Claire GRUBE

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