Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 16, 2018

Excision: ambiguité matriarcale

Excision : ambiguité matriarcale

Grüß Gott !

Khady, militante et mutilée, lutte contre les mutilations génitales féminines.

Youtube.com / Contre les violences faites aux femmes / Excision / Khady Koïta / Audio / 2012 / Internet:

„ – Khady Koïta (…) lutte contre les mutilations sexuelles (…) ”

„ Il y a la violence de vous enlever le clitoris, de couper, comme je dis toujours, ce bourgeon de fleur qui n’a pas pu fleurir, de vous arracher quelque chose. C’est humiliant, c’est dégradant… (…)

„ Des fois, j’ai l’impression que nous, les femmes, nous sommes notre propre bourreau. C’est inconscient, je crois qu’on le fait, transmet toute notre souffrance à notre progéniture, autour de nous. Et aujourd’hui, ça me fait très mal de voir beaucoup, beaucoup de jeunes filles, qui, par la religion, continuent à être beaucoup plus soumises qu’avant. Elles sont là sous l’emprise de je ne sais quoi. C’est bien triste.“

Youtube.com / Euronews right on / Nos filles ne seront pas excisées / Khady mutilée / Video / Internet:

„ Nous rencontrons une auteure qui en a fait son combat depuis longtemps. (…) Cette mère de quatre enfants nous raconte ce qu’elle a enduré, à l’âge de sept ans, au Senégal.“ (…)

„ Deux femmes m’ont attrapée et traînée dans la pièce. L’une, derrière moi, me tient la tête et ses genoux écrasent mes épaules de tout leur poids pour que je ne bouge pas.“

„ Pourquoi nos mentalités ne changent pas ? Ça, ça me met en colère.“

Rfi.fr / Excision / Quand des femmes brisent le tabou / Khady Koïta / Internet:

„ Mariée de force à 13 ans à un homme plus âgé qui lui fera trois enfants, elle met au monde son premier bébé à 16 ans. A 18, son mari lui impose une coépouse.“

« En grandissant, j’ai commencé à comprendre que mon destin de femme soninkée partait de là, de cette coupure intime qui me retranchait pour toujours d’une sexualité normale. »

„ En effet, à cause de son excision, les relations sexuelles avec son mari sont « un supplice », chaque accouchement une épreuve. « C’est un livre de cri, de colère, de douleur, de rage », indique-t-elle. Mais « c’est aussi un livre d’espoir ».“

„ Khady symbolise toute l’ambiguïté du rôle des femmes dans la transmission de ces pratiques. Blessées dans leurs chairs, elles n’en perpétuent pas moins la tradition. Khady elle-même, avant de militer contre l’excision, a fait « salinder » (comme on dit en soninké) ses petites filles. Aujourd’hui divorcée, elle est interprète à Interservice Migrants et au Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (GAMS). Elle est aussi présidente du réseau européen pour la prévention des mutilations génitales féminines (EuroNet-FGM) depuis 2002.“

Die Tränen der Töchter / Khady Koïta / Knaur Taschenbuch Verlag / 2007:

„ Wenn ich im Krankenhaus bin, schickt mir die Sozialarbeiterin normalerweise eine Haushaltshilfe. Doch dieses Mal bietet mir die Cousine aus der Kaste der Schmiede, die vor kurzem aus ihrem Heimatdorf gekommen ist, an, die beiden Kleinen zu sich zu nehmen. Mouna ist jetzt knapp zweieinhalb Jahre und Kiné achtzehn Monate alt. “

„ Mach dir keine Sorgen, ich kümmere mich um die Kinder.“

„ Sie hütet sie zwei Wochen und besucht mich zweimal mit meinem Mann und den Töchtern im Krankenhaus. Ich ahne nichts, die Kleinen sind normal, fröhlich. Am Tag meiner Entlassung holt sie mich mit den Kindern und ihrem Mann, ab, um mich nach Hause zu bringen. Wir essen zusammen, und am Ende des Nachmittags teilte sie mir mit:

„“ Ich habe die Kinder gereinigt, weil sie jung sind. Wenn man wartet, bis sie nach Afrika gehen, sind sie schon zu groß, es war besser, es jetzt zu machen.“

„ Der einzige Satz, den ich dieser Frau sagen konnte, war:

„ Das hast du getan ? “

„ Ich habe mich nicht geärgert. Ich habe sie nicht beschimpft.“

„ Ich übernahm die Verantwortung für ihr Handeln, weil diese Frau, als Angehörige der Schmiedekaste und Mitglied meiner Familie, das getan hatte, was sie für ihre Pflicht hielt. Für sie war es kein Problem. Die Beschneidung meiner beiden Töchter, die sie vorgenommen hatte, passte in den Rahmen unserer Familienbeziehungen. Wenn ich von mir aus beschlossen hätte, dass die Beschneidung in Frankreich zu geschehen habe, hätte ich mich auf jeden Fall an sie wenden müssen, und in diesem Augenblick dachte ich überhaupt nicht daran. Ich hatte meine eigene Beschneidung vergessen. Damals habe ich mir nicht klar gemacht, dass ich mich ebenso „barbarisch“ zeigte, wie es bei uns die Wolof nannten, wenn ich die Tradition befolgte.“

„ In der Nacht habe ich wieder daran gedacht, das war aber auch alles. Und am nächsten Morgen habe ich nachgesehen, als ich die Kinder wusch. Die Wunden waren schon vernarbt. Als Afrikanerin, die die gleiche „Reinigung“ durchgemacht hatte, sagte ich mir einfach nur, dass man da hindurchmüsse. Wenn diese Frau es nicht gemacht hätte, hätte ich es später in Afrika machen müssen, und später – da hatte sie recht – wären der Schmerz und die Traumatisierung noch viel schlimmer gewesen.“

„ Es hat nichts in mir wachgerufen. Und als im Dezember 1978 meine dritte Tochter, Abi, geboren wurde, habe ich wissentlich akzeptiert, dass auch sie beschnitten wurde, obwohl das Baby gerade erst einen Monat war.“ (…)

Youtube.com / Archive INA / Excision / Khady Koïta / Video / 2005/2014 / Internet:

„ – Khady, vous avez été mutilée, au nom de la tradition, et vous témoignez dans un livre publié chez Oh édition, qui s’intitule tout simplement „ Mutilée “ ! (…) On est en 1966, vous avez sept ans, un jour les grand-mères viennent vous dire : „ Nous allons te purifier ! “ (…) Et là, votre grand-mère vous annonce que vous allez être excisée pour pouvoir accéder à la prière. (…) Alors, c’est terrible, la scène, il y a deux femmes qui vous tiennent. (…)

„ Le seul visage qui est resté, c’est cette femme (…) et parce que c’est elle qui coupe, aussi. Ça, ça reste toute la vie, ça, ça ne s’en va pas. (…)

„ C’est les images qui me sont restées, c’est les images, je pense, qui me resteront toute ma vie. Et parce que j’ai peut-être vu d’autres petites filles souffrir, par ces pratiques, avant de prendre conscience, alors cette image, elle reste là. (…)

„ – Pourquoi acceptez-vous que vos filles soient excisées à leur tour ? “

„ Je ne sais pas. Je ne sais pas. Parce que, tout simplement, je pense que, à l’époque, j’étais moi-même dans le cocon, j’étais dans le cercle familial, sous la pression sociale et familiale, et je pensais tout simplement que, ben, pour qu’elles puissent être acceptées dans la société, il faut qu’elles le soient.“ (…)

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„ Des fois, j’ai l’impression que nous, les femmes … “

Claire GRUBE

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Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 10, 2018

Fétichisme: pieds bandés & pieds cambrés

Fétichisme : pieds bandés & pieds cambrés

Grüß Gott !

Les pieds bandés et talons hauts, esthétiques et érotiques, font trottiner les dames.

Wikipedia.org / Pieds bandés / Symbolique / Internet:

« Certains, comme Sigmund Freud, considèrent cette pratique comme du fétichisme, car elle était pratiquée pour des raisons esthétiques, comme en peuvent témoigner les manuels érotiques chinois qui cataloguaient toutes les manières possibles d’utiliser les pieds bandés, considérés comme des zones érogènes. »

« Dans son ouvrage Les Cygnes sauvages, l’écrivaine chinoise Jung Chang, évoquant sa grand-mère qui subit cette pratique, indique que la vue d’« une femme trottinant sur ses pieds atrophiés était censée avoir un effet érotique sur les hommes, cette vulnérabilité manifeste provoquant, disait-on, chez la gent masculine des sentiments protecteurs ». »

« Ce fantasme peut s’apparenter au port des talons hauts en occident. »

France culture.fr / Violences faites aux femmes / Benoîte Groult / Internet:

« Depuis toujours, que ce soient les mutilations physiques, les pieds bandés en Chine, les femmes girafes en Birmanie, les négresses à plateau… (…) on a essayé de maintenir les femmes dans un état d’infériorité, de demi-humanité. »

Cheekmagazine. Fr / Société / Les chaussures à talons, symbole féministe ou sexiste ? / Internet:

„ Un modèle de féminité traditionnel. “

„ Qui n’a jamais retiré ses chaussures à la fin d’une fête ou d’une journée ? Pour une véritable inconditionnelle des talons – on connaît toutes une personne qui assure être incapable de marcher autrement que le pied cambré-, combien de femmes chaussent leurs stilettos pour jouer le jeu de la féminité quitte à y sacrifier leur confort ? “À travers les époques, on a souvent observé la volonté de contrôler le pied des femmes et leur mobilité, en témoignent les pieds bandés des Chinoises, rappelle Christine Bard. Ce qui est intéressant, c’est de comprendre pourquoi, dans nos sociétés, on érotise la domination masculine et pourquoi les femmes sont amenées à désirer cette féminité-là. Derrière l’envie de plaire aux hommes, elles trouvent des satisfactions, qui les encouragent à accepter ce carcan, quitte à souffrir et à dépenser beaucoup d’argent. Mais le rapport demeure inégalitaire.” “

Wikipedia.org / Talons aiguilles / Internet:

« Le talon aiguille est une forme de talon mince et haut, généralement attribué aux chaussures et aux bottes, habituellement portées par les femmes. Ils varient originellement entre 2,5 centimètres et 25 cm voire plus lorsqu’une semelle compensée est incluse dans la fabrication. À la fin des années 1950 et au plus tôt des années 1960, la forme de leur pointe, conçue par des cordonniers italiens, ne dépassait pas 5 mm et cet accessoire de mode symbolisait l’élégance féminine. Les talons aiguilles modernes sont fabriqués à base d’un plastique moulé et possèdent généralement une tige ou un alliage en métal pour le renfort. »

« Le talon aiguille possède sa propre histoire, démontrée par des dessins fétichistes datant des années 1800 comme un fantasme sexuel. » (…)

Ohmymag.com / Voici pourquoi les talons hauts sont dangereux pour la santé / Video / Internet:

« Les talons hauts sont souvent prisés par les femmes lors de soirées ou pour une journée au travail. Mais si cet accessoire de mode donne un air élancé et sensuel, il faut savoir qu’il peut devenir dangereux pour la santé de celles qui en portent. “Il faut souffrir pour être belle” : ce vieil adage n’est pas toujours bon à prendre ! Porter des talons hauts pour les femmes est par exemple très mauvais pour la santé. Certes, ça grandit les plus petites, affine les plus rondes, et donne un côté sensuel à une tenue classique. Mais à quel prix ? »

Antennereunion.fr / e-m6 / Chaussures à talons hauts / Video / Internet:

« Pour beaucoup, séduction féminine et talons hauts sont indissociables : silhouette élancée, galbe des jambes et démarche sexy sont les raisons que les femmes invoquent au port de ces chaussures. » (…) Mais faut souffrir pour être belle, apparemment. »

Youtube.com / Le féminisme, ennemi des femmes ? / Eugénie Bastié / Vidéo / 2016 / Internet:

„ Les féministes indigènes qui pensent que finalement le voile est un vêtement comme un autre, et que, finalement, ça n’a aucune dimension symbolique, et qu’on peut porter le voile comme on peut porter des talons, et que… (…)

« j’entends dire… Finkelkraut, l’autre jour, qui disait : « Ben, j’vois pas pourquoi on critiquerait le voile et on critiquerait pas les talons-aiguille, parce que c’est autant une vision négative de la femme, une domination de la femme, une femme qui se fait souffrir… » (…)

Cairn.info / Revue ethnologique française / Des chaussures, des talons et des femmes / Catherine Tourre-Malen / Internet: 

„ Au début des années 1930, Marcel Mauss avouait ne pas comprendre « comment les dames peuvent marcher avec leurs talons hauts ». Malgré les améliorations qu’ont connues depuis les chaussures (matériaux, techniques de fabrication…), la même question se pose de nos jours : comment les femmes font-elles pour marcher avec ces « outils » somme toute incommodes ? “

„ Outre ces aspects biomécaniques, on peut s’interroger sur ce qui porte les femmes à faire le choix d’une technique peu efficace, la marche en talons hauts, alors que leur quotidien actuel exige au contraire qu’elles se montrent de plus en plus actives dans une société qui tend à l’interchangeabilité des rôles féminin et masculin. Comment, tandis que le corps n’a jamais suscité autant d’attention, de soins, de médecine préventive… visant à assurer sa santé, sa sécurité et son bien-être qu’en ce début de XXIe siècle, peut-on encore se chausser d’artefacts qui l’empêchent de remplir au mieux ses fonctions essentielles ? On peut, certes, trouver une explication dans la soumission des femmes en fashion victims, au paraître régulé par une mode où la « glamourisation » triomphe. En effet, depuis ces trois dernières années, les chaussures aux talons toujours plus hauts, … semblent de plus en plus présentes dans les vitrines et dans la rue. Cette expansion s’inscrit toutefois dans une forme de continuité. Depuis le XVIIe siècle, en effet, les chaussures à talons hauts font partie de la garde-robe féminine.  Époque où apparurent les premiers vrais souliers à… . Elles y tinrent, au fil du temps, une place fluctuante en fonction de modes en apparence passagères. Mais cette place s’avère néanmoins constante, faisant par là « figure d’acquisition “définitive” » dans le vestiaire féminin. Comment ces dispositifs handicapants s’imposent-ils aux femmes ? Se les appliquent-elles à dessein ? Comment s’exercent les mécanismes de la contrainte ? Je tenterai de répondre à ces questions par une ethnographie des chaussures de femme J’utilise l’expression « chaussures de femme » afin… en portant une attention toute particulière aux aspects ethno-technologiques.“ (…)

„ L’incompréhension qu’exprimait Marcel Mauss au sujet de la marche des dames avec leurs talons hauts rejoint celle de beaucoup de femmes. Comment faire pour se déplacer avec ? Et surtout comment les supporter ? “ (…)

„ Même une fois cette technique de la marche acquise, il faut savoir « endurer une certaine dose d’inconfort ». Cet inconfort, très souvent évoqué par les femmes, est plus ou moins ressenti selon la qualité des chaussures, mais il n’est jamais absent du fait même de l’orientation du pied entraînée par la hauteur : 7 cm de talon raccourcissent le pied de 5 cm et augmentent fortement la pression sur la pointe du pied. (…) La plupart des utilisatrices, plus que d’un simple inconfort, parlent de vraie douleur. “ (…)

„ Toute porteuse de talons hauts cherche, au contraire, à résoudre, sur l’échelle de sa propre sensibilité, l’équation de l’idéal de féminité qu’elle souhaite atteindre au regard de la dose d’inconfort qu’elle arrive à supporter. “ (…)

„ L’inconfort, l’insécurité, les douleurs, voire le handicap qu’entraîne le port de talons hauts représentent autant de révélateurs de leur inefficacité technique. En fait, l’efficacité de la marche en talons hauts est bien davantage d’ordre symbolique et social que pratique. Emblématiques du féminin, les talons hauts remplissent une fonction « démarcative » entre les sexes. Ils manifestent et contribuent à la « production sociale du genre » et au « travail du genre ». Ils participent non seulement au maintien de la distinction entre les sexes, mais encore à la hiérarchisation des sexes puisqu’ils pénalisent l’un d’eux d’une emprise moins grande sur la nature, par le fait même d’une marche entravée. L’attachement des femmes à une technique dont elles sont les premières victimes offre une illustration de ce que Maurice Godelier a appelé le « consentement des dominés à leur domination » “ (…)

„ Ils furent absents d’ailleurs des combats féministes : tandis que les manifestantes des années 1970 brûlaient leur soutien-gorge, escarpins et chaussures à talons compensés garnissaient les vitrines sans être jetés au bûcher. “ (…)

Lemonde.fr / Les talons hauts séduisent les hommes et divisent les femmes / Internet:

„ La charge sensuelle participerait aussi d’un autre phénomène. « Tout le monde sait que le talon est inconfortable et douloureux, et, en le choisissant, la femme montre aux autres qu’elle privilégie les atouts de ces chaussures à leur confort. »“

Ozap.com / Roselyne Bachelot / Perchée sur des talons de 15 cm / Video / Internet:

„ J’ai le sentiment d’abord que j’ai très très mal dans les chevilles, et que, que, qu’on est complètement projeté d’une manière, heu, comment dirais-je, anti-naturel. J’ai un peu l’air d’une pute ! “

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« Combien de femmes chaussent leurs stilettos … »

 

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 2, 2018

La Gaule: colonie germaine

La Gaule : colonie germaine

Gruß Gott !

Les Gaulois, longtemps soumis aux Romains, se donnent ensuite aux Germains.

La Gaule / Le petit Robert / Dictionnaire illustré des noms propres / 1996:

« Au début des grandes invasions, les Germains étaient déjà au coeur de l’Empire. »

« A partir de 406, les Germains commencèrent à pénétrer en Gaule par des infiltrations successives. Ils s’installèrent dans le pays au titre de fédérés, en alliés des Romains, seule force militaire au service de l’Empire. Après la chute de l’Empire d’occident (476), de véritables royaumes barbares se constituèrent en Gaule, celui des Wisigoths au S. et celui des Burgondes le long de la Saône et du Rhône. Mais les Francs installés au N. devaient conquérir toute la Gaule sous la direction de Clovis et les Gaulois adopter le nom de Francs. » (…)

« On peut faire coincider le début de l’histoire en France avec l’arrivée des Francs, qui sont à l’origine de son nom, et qui, prenant part au mouvement des grandes invasions germaniques, exercèrent bientôt leur suprématie en Gaule, en dépit de leur nombre relativement restreint et du retard de leur civilisation. » (…)

Histoire de France / Les origines avant l’an mil / Karl-Ferdinant Werner / Fayard / 1984 :

« En 258, une bande franque traverse la Gaule vers l’Espagne. » (…) Francs et Alamands se rencontrent en parcourant le pays. » (…)

« Quand, après la disparition de l’empire gaulois, l’empereur Probus amorce à partir de 277 la pacification et le redressement de la Gaule, il ne voit pas la moindre possibilité de nettoyer d’un coup le pays où il y a des Barbares partout : « Les Gaules étaient comme tombées au pouvoir des Germains », dit son biographe. » (…)

« La toponymie française s’enrichit ainsi du nom de petites régions ou de villages qui rappellent des peuples barbares : presque tous datent, non de ce qu’on appelle « les grandes invasions » du Ve siècle, mais de la colonisation systématique des IIIe et IVe siècles organisée par l’autorité romaine : Sarmaise rappelle les Sarmates, comme tant d’ «Allemagne» rappellent des colonies d’Alamans. » (…)

« Nous allons vivre l’évolution de la Gaule de la paix constantinienne jusqu’à la prise du pouvoir dans la plus grande partie de la Gaule par le franc Clovis. »

Histoire de France / Jean Carpentier / François Lebrun / Point / Seuil / 1987:

« Le 31 décembre 406, Vandales, Suèves, Alains, Burgondes franchissent le Rhin et se lancent à la conquête des terres gauloises. Les provinces gallo-romaines s’effondrent pour donner naissance aux royaumes barbares. » (…) L’effondrement de l’empire romain, avec les invasions barbares, fait émerger des pouvoirs nouveaux, d’où se dégagent la puissance franque et, avec elle, la dynastie mérovingienne. » (…)

« Or, l’un de ces royaumes barbares, celui des Francs en Gaule, va donner son nom à notre pays. » (…) L’auteur de ce retournement est le premier roi de notre histoire nationale : Clovis (481-511). »

« Clovis réalise l’unité de tous les Francs en succédant au dernier roi des Francs-Rhénans, à leur tour convertis, et fixe à Paris sa résidence principale. La conquête devait être achevée par ses fils qui triomphent du royaume burgoinde en 523-534 et s’emparent de la Provence en 536. L’unité de la Gaule était reconstituée autour des Francs. »

Histoire du patriotisme françois / T. 1 / M. Rossel / Lacombe / Paris / 1769:

« Clodion, Mérovée, Childéric font successivement diverses irruptions dans les Gaules pendant un demi siècle, sans pouvoir en chasser les Romains ; cependant les fréquents combats qu’ils leur livroient ne faisoient qu’augmenter dans l’esprit des Gaulois l’idée de leur courage, & l’envie de s’unir avec eux ; cette envie étoit fortifiée par les Evêques, qui avoient alors plus de crédit qu’ils n’en eurent jamais, sur les peuples de la Gaule. Le pur dépôt de la foi sembloit s’être réfugié auprès d’eux. » (…)

« Clovis paroît donc sous les murs de Soissons (486). Siagrius, général romain, est entièrement défait ; tous les Gaulois sont François. Les aigles Romaines disparoissent. Il fallut dix ans à César pour conquérir la Gaule ; une bataille la soumet au Fils de Childéric ; rien ne prouve mieux la disposition où étoient les Gaulois à son égard. Ils lui ouvrent leurs villes, non comme à un conquérant odieux, mais comme à un libérateur qui vient les affranchir de la domination Romaine. »

« Le champ de bataille de Soissons est, pour ainsi dire, le théâtre où Clovis est reconnu Roi des Gaules, où les deux nations signent de leur sang une alliance éternelle, où le fer des vainqueurs & des vaincus, creuse de concert les fondemens de notre Monarchie. Le même amour qui attache les Francs à leur chef, passe dans le coeur des Gaulois. »

« Clovis reconnoît, après sa victoire, que ce n’est point des esclaves qu’il a vaincus, mais un peuple brave qui s’est laissé vaincre pour avoir droit de se donner ; un peuple qui ne demande qu’à partager avec lui les terres qu’il posséde, & qui veut bien recevoir des lois, mais non des fers. Aussi le Roi Franc traite-t-il les Gaulois moins en vaincus qu’en amis. »

Histoire des institutions politiques de l’Ancienne France / L’invasion germanique et la fin de l’Empire / F. de Coulanges / Paris / Hachette / 1904:

« La domination romaine eut pour résultat de faire disparaître à la fois ces deux sortes de noblesse. Tant que l’Empire fut debout, la Gaule ne revit ni une aristocratie sacerdotale, ni une aristocratie militaire. » (…)

« Une chose frappe d’abord les yeux : c’est que, durant cette période de leur histoire, les Gaulois ont beaucoup travaillé. Leur pays est encore couvert, après quinze siècles, des preuves visibles de ce travail ; on rencontre partout des restes de routes presque indestructibles ; cette oeuvre immense, fut exécutée, sous l’Empire romain, par des Gaulois, aux frais de la Gaule. (…) des temples, des palais, des basiliques, des théâtres, des thermes, des aqueducs. (…)

« Rome aimait bien mieux, quand elle était maîtresse d’un pays et que sa domination n’y était plus contestée, y développer l’agricuture, le commerce et l’industrie. (…) Rome fut partout la grande inspiratrice du travail ; elle en donna au monde le goût et presque la passion. » (…)

« La population gauloise persista à croire à l’existence de l’Empire et à considérer l’empereur des Romains comme son chef suprême. (…) Que la population gauloise ait conservé les lois romaines qu’elle avait eues avant Clovis, il n’y a rien là qui puisse surprendre. (…)

« Dans les deux derniers siècles de la domination des empereurs, la Gaule fut le théâtre de cette rencontre entre le monde romain et le monde barbare qu’on est convenu d’appeler l’invasion germanique. A la suite de cet événement, le gouvernement de la Gaule est passé à de nouveaux maîtres : les rois francs ont remplacé les empereurs. » (…)

« La Gaule n’a pas été conquise par les Barbares, ils ont été conquis à l’Empire. Puis ces nouveaux sujets sont aisément devenus des maîtres. (…) Les populations ont obéi aux chefs barbares (…) Il y eu ainsi en Gaule un dernier affaissement de l’esprit politique. L’Etat romain, après avoir donné les armes aux barbares, leur a laissé prendre le pouvoir. »

« Les Gaulois conservent leur terres et leur liberté. Il n’y a pas de vaincus, parce qu’il n’y a pas eu de conquête. Il y a seulement un changement dans la personne des maîtres. »

« Cette invasion n’est donc pas une conquête : tout au plus est-ce la substitution d’une autorité à une autre. Le même régime continue sous de nouveaux maîtres. »

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« Il y a seulement un changement dans la personne des maîtres. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | May 29, 2018

Camus & Sartre: au vert

Camus & Sartre : au vert

Gruß Gott !

Albert et Jean-Paul, résistants prudents, partent à la campagne, jusqu’à la Libération.

Next.liberation.fr / Livres / Le don de l’amour / Verdelot / Albert Camus / 2017 / Internet:

„ Le 5 juin 1944, trois semaines avant la générale, le bel écrivain aux yeux clairs emmène Maria à une soirée organisée par Sartre et Beauvoir chez le metteur en scène Charles Dullin rue de la Tour-d’Auvergne. Maria «portait une robe de Rochas à rayures violettes et mauves, elle avait tiré en arrière ses cheveux noirs ; un rire un peu strident découvrait par saccades ses jeunes dents blanches, elle était très belle» (Simone de Beauvoir, la Force de l’âge). Le jour même du D-Day, le 6 juin 1944, Albert et Maria deviennent amants. “

« Les quelques lettres de cette année 1944 sonnent comme un monologue : il n’y a plus que celles écrites par Albert Camus, qui signe du nom de Michel. Il supplie Maria de le rejoindre à Verdelot, où il s’est réfugié chez Brice Parain après la dénonciation du réseau Combat. Il dit se sentir «seul et désert». «Tu ne t’es pas rendu compte que tout d’un coup j’ai concentré sur un seul être une force de passion qu’auparavant je déversais un peu partout, au hasard, et à toutes les occasions. » (17 juillet 1944). »

La force de l’âge / Simone de Beauvoir / Nrf / Gallimard / 1960:

« Sartre appartenait au C.N.E., au C.N.Th. et il avait, par Camus, des liaisons avec le mouvement « Combat ». Vers le milieu de juillet, un des membres du réseau fut arrêté et fit savoir qu’il avait donné des noms. Camus nous conseilla de changer de domicile et les Leiris nous offrirent l’hospitalité ; c’était charmant de loger à Paris chez des amis, comme si nous avions été des étrangers. Nous passâmes quelques jours dans une grande chambre lumineuse et Leiris me fit lire les oeuvres de Raymond Roussel. Puis, nous nous rendîmes, en train et à bicyclette, à Neuilly-sous-Clermont et nous prîmes pension dans l’auberge-épicerie du village : il serait facile d’en revenir lorsque les évènements se précipiteraient. Nous y restâmes environ trois semaines. Nous travaillions, nous déjeunions, nous dînions dans la salle publique où les gens du pays jouaient aux cartes, au billard et se querellaient. L’après-midi, nous suivions les ruelles bordées de pieds- d’alouette, nous montions sur le plateau où ondulaient les blés mûrs ; souvent, j’écrivais dehors, assise au pied d’un arbre. » (…)

« Le 11 août, les journaux et la radio annoncèrent que les Américains approchaient de Chartres. Nous avons fait en hâte nos bagages et enfourchés nos bicyclettes. (…) Nous ne voulions pas manquer les journées de la Libération. » (…)

« Par prudence, au lieu de retourner au Louisiane, nous descendions à l’hôtel Welcome qui se trouve à dix mètres de là, au coin de la rue de Seine et du boulevard Saint-Germain. Le temps était orageux. Nous bûmes des « turin-gin » avec Camus à la terrasse du Flore. Tous les chefs de la Résistance étaient d’accord, dit-il : Paris devait se libérer lui-même. Quelle serait la figure de cette insurrection ? Combien de temps durerait-elle ? De toute façon cela coûterait du sang. » (…)

« Le lendemain, Sartre avait rendez-vous avec Camus qui s’était installé rue Réaumur, dans les locaux de Paris-Soir : il dirigeait le journal Combat. Nous descendimes à pied vers la Seine, au début de l’après-midi. Dans les petites rues, les enfants jouaient à la marelle, les gens flânaient d’un air insouciant ; nous débouchâmes sur le quai et nous nous immobilisâmes. » (…)

« Nous contournâmes le 100 rue Réaumur, nous sonnâmes à la porte de service que gardaient de jeunes garçons armés de mitraillettes. Du haut en bas de l’immeuble c’était un énorme désordre et une énorme gaieté. Camus exultait. Il demanda à Sartre un reportage sur ces journées. » (…)

Une si douce occupation / Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre / 1940-1944 / Gilbert Joseph / Albin Michel / 1991:

« Comme Sartre et Beauvoir savaient que l’appartenance à la Résistance valait prime à la Libération, ils resserrèrent encore leurs liens avec Albert Camus, revenu de la campagne où il s’était caché pendant plus d’un mois, et qui avait repris ses activités au journal Combat. Camus, lui aussi, cédait à la passion d’être parmi les gagneurs de l’après-guerre et de ceux qui régenteraient la vie intellectuelle. A les entendre tous trois, on avait l’impression qu’il leur suffirait de paraître pour remporter la victoire. Quelque chose de glacial perçait sous leurs propos sans qu’ils en fussent conscients, une volonté de domination les animait comme si, pour affirmer leur primauté, il leur suffisait de se hisser sur les effroyables souffrances endurées par l’humanité durant cette guerre et de déclarer simplement : « Nous voilà ! » Frappés par cette détermination, des témoins s’en souviennent encore aujourd’hui. Une alliance de fait existait entre Sartre et Camus bien que tous deux se fussent déjà jugés sans aménité. (…)

« Le 11 juillet, Jacqueline Bernard avait rendez-vous avec Camus. Elle sera arrêtée dans un café à double issue du boulevard Saint-Germain, par une équipe de la Gestapo composée de truands marseillais et corses sous les ordres d’un Allemand. A partir de là, le témoignage de Jacqueline Bernard devient un peu confus. Elle aurait réussi à entrer dans un magasin de la rue de Buci où elle aurait fait téléphoner sous un nom de code aux éditions Gallimard afin que Camus soit informé de son arrestation. Jacqueline Bernard étant la seule à avoir des contact avec l’imprimeur clandestin de Combat, la parution du numéro en cours n’eut pas lieu. »

« Il ressort que Camus fut prévenu. A son tour, il alerta plusieurs personnes, dont Sartre. »

« La crainte que Jacqueline Bernard fut torturée, qu’elle parlât et citât des noms alarma Sartre et Beauvoir qui en informèrent les Leiris. Ceux-ci les invitèrent spontanément à se réfugier chez eux, dans leur appartement. Sartre et Beauvoir y restèrent quelques jours. Ayant tenu conseil, ils décidèrent de s’abriter à Neuilly-sous-Clermont, une petite commune de l’Oise, à 70 kilomètres de Paris, où Simone de Beauvoir et Bost étaient allés se ravitailler. » (…)

Les chemins de la liberté de Sartre / Genèse et écriture / 1938-1952 / Isabelle Grell / Peter Lang / 2005:

« Mi-juillet, un membre du mouvement Combat, Jacqueline Bernard, est arrêté et torturé. Elle ne résiste pas aux douleurs et parle. Camus a juste le temps d’avertir les autres collaborateurs avant de se cacher lui-même : Sartre et Beauvoir se réfugient dans un premier temps chez les Leiris, puis ils prennent pour trois semaines pension dans une petite auberge-épicerie à Neuilly-sous-Clermont. Le 11 août 1944, la radio annonce que les Alliés sont à Chartres et remontent vers Chantilly. Le couple empoigne les vélos et se précipitent à Paris afin d’assister à la Libération. Ils arrivent juste à temps pour participer au soulèvement mené par les FFI. Sartre et quarante autres membres du CNTh reçoivent l’ordre de s’emparer du Théâtre français, munis en tout et pour tout de… deux pistolets !  » (…)

En quête de l’Etranger / Alice Kaplan / Gallimard / 2016:

« En juillet, Jacqueline Bernard, qui travaille en étroite collaboration avec Camus pour le journal clandestin du mouvement, est arrêtée et déportée à Ravensbrück. L’imprimeur du journal à Lyon, qui porte le nom de code « Velin », est pourchassé par la Gestapo et mis à mort. Flairant le danger, Camus quitte Paris début juillet. Il se réfugie à Verdelot dans une maison qui appartient à Brice Parain, son collègue chez Gallimard. Les Alliés qui ont débarqué le 6 juin en Normandie marche sur Paris : Camus et l’équipe de Combat savent que la libération est proche – il faudra tenir encore quelques semaines. »

« Au cours de ce juillet tragique, Camus passe un après-midi insolite à Neuilly avec Josette Clotis, la compagne de Malraux. Apprenant que son roman gagne en valeur chez les bibliophiles, il décide d’en profiter. » (…)

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« Il faudra tenir encore quelques semaines. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | May 20, 2018

Maquis de Souches: pertes allemandes

Maquis de Souches : pertes allemandes

Grüß Gott !

Les maquisards français, au château des Souches, font bon nombre de victimes.

Warrior women / 3000 years of courage and heroism / Rosalind Miles / Robin Cross / 2011:

On 11 june 1944 German troops fought a pitched battle, lasting some 14 hours, with an element of Witherington’s army. In the firefight, fought under a blazing sun, the Germans lost 86 men while the maquis’s losses were 24 dead, including civilians and badly wounded fighters who were finished off on the spot to prevent them falling into German hand. During the battle Witherington was separeted from Cornioley and hid in a cornfield : ”moving only when the wind blew the corn, hiding behing my very large hand bag.” When night fell, she was able to sleep away.”

Nigelperrin.com / Soe-pearl-witherington / SOE Agent Profiles / Internet.uk:

„ On D-Day Pearl’s poorly-equipped maquis did what they could, cutting phone lines and felling trees to block roads and rail lines, but their minor sabotage brought unexpectedly fierce retaliation. “

„ Early on the morning of 11 June an estimated 2000 German troops rolled up to Wrestler’s headquarters at the gatehouse of the château des Souches, a few miles east of the town of Valençay. Believing the whole area to be a maquis stronghold, they had arrived in force to flush them out for good. “

„ Hearing the approaching trucks Pearl had just enough time to flee into the wheatfield behind the château, where she spent the rest of the day in the blazing heat, dodging potshots from her pursuers. The invaders burned down farms and houses in their path but fortunately they were unprepared for guerrilla tactics, and a combined local maquis force of just 120 men were able to fend them off for fourteen hours, killing 86 and wounding many more. “

„ The Germans retreated, but the next day the Gestapo returned to burn down the château and blow up Wrestler’s arms dumps. Starting from scratch with little money and no arms, Pearl and her followers regrouped at a farm a few miles away. Feeling out of her depth she requested a military commander to be sent from London, but it quickly became obvious that no-one was coming. She would have to do the job herself.

Das Reich / 2nd SS Panzer Division / Philip Vickers / Leo Cooper / Combined publishing / Pennsylvania / 2000:

« When the German and Vichy French troops encircled Montluçon she [Pearl Witherington] decided to break through the cordon which she succeeded in doing in compagny with Henri Charles Cornioley (her futur husband). She then organised the Circuit in four sections and coordinated groups of Maquis de Souches. In a ten hour battle the Germans lost eighty-six killed and 200 wounded, the Maquis twenty-four but the attack had disorganised the Maquis and a new start had to be made. » (…)

« In August her 800 strong subsector under Compte was surrounded by some 4,000 to 6,000 Germans. The battle was extremely violent, the Germans losing 180 killed and 300 wounded against Compte’s total loss of twenty-two. »

Pearl Witherington / The story of a secret agent / Carole Seymour-Jones / Hodder& Stoughton / 2013:

„ The battle of les Souches “

„ I was doing all this on my own, as fast as I could – I’d got no time to clean the guns.“ It was too bad. Pearl was still loading bullets into the magazines and putting detonators into the grenades when Billard (Gaspar) her lieutenant, burst in.“

„ Looking beyond him, she estimated that over fifty lorries were parked on the road, as hundreds of soldiers jumped down from them and advanced across the field. “

„ Dropping the box of grenades, Pearl took her pistol from its holster and ran towards the white gate in the wall in front of her. (…) She ran like the wind into a field of wheat to the left of the château and threw herself to the ground. (…) but as she wriggled towards a small copse, which she hoped would provide better cover, shots rang out : the Germans had seen her (…) “

„ Pearl lay still : more shots. But they had missed, for the moment. She glanced down at her revolver. It was her favorite 32 Colt, but she knew that alone she was no match for the 2,000 Germans hunting her. She also knew that if she were arrested with the gun, it would incriminate her: without it, she might talk her way out of a situation. Pearl scratched a hole in the earth with her nails, and pushed her pistol into the soil.“

„ Her embryonic maquis numbered less than fifty, Alex’s FTP barely double that. There was every chance that they would be annihilated.“

„ Pearl’s official report:

„ We were attacked by two thousand Germans on the 11th June at 8 o’clock in the morning and the small maquis comprising approximatively forty men, badly armed and untrained, put up a terrific fight, with the the neighbouring communist maquis belonging to Alex, which numbered approximatively one hundred men. The German attack was fairly violent, they gad guns and artillery, but considering the large number and the length of the battle (it lasted until 10 o’clock at night), the maquis’ losses were far less than those of the Germans, the latter having lost 86 and the maquis 24, including civilians who were shot and the injured, wo were finished off (by the Germans).“

„ Pearl took stock. Her men had fought like „lions“ according to her report, but now they were scattered and demoralised.“

Marayresistance.e-monsite.com / L’attaque du maquis des Souches / Internet:

” Le 11 juin 1944, une importante formation allemande d’environ 800 à 1000 soldats arrivant de plusieurs points ” Villefranche, Maray, et Saint Loup ” selon un plan d’encerclement, veut frapper un grand coup. “

„ Aux Souches, les maquisards présents sont à peine une trentaine. Le maquis de Dum lui, compte une centaine d’hommes. Il est huit heures du matin quand une importante colonne allemande arrive au lieu-dit “Galop” en provenance de Villefrance. L’alerte est donnée, des coups de feu éclatent et déclanchent des tirs des fantassins allemands. “

„ Devant l’ampleur de l’attaque, les résistants décrochent par petits groupes en couvrants leurs retraite par des tirs de retardements. “

„ Au château des Souches se trouve le poste de commandement du maquis A-S “armée secrète ” de la Chapelle ainsi que Madame Pearl Witherrington, officier britanique, dite ” pauline ” pour la résistance. C’est surtout cette dame que les allemands et la milice recherchent car elle est la liason entre le maquis et Londre pour le ravitallement en armes et munitions de la résistance. “

„ Au cours de cette attaque Plusieurs menbres du maquis de l’A.S qui se trouve à la chapelle se portent vers le château des Souches pour prêter main forte aux combattants sur place. Ils avancent par groupes ne pressentant pas que les allemands ont investi le secteur et les bois. Un groupe est piége sans pouvoir se défendre, et fait prisonnier. “ (…)

En l’occurrence, les combattants Français ont eu la certitude d’avoir fait bon nombre de victimes dans les rangs de leur adversaires mais sans pourvoir en évalluer le chiffre.

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« sans pourvoir en évalluer le chiffre »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | May 12, 2018

Monarchie: de droit divin

Monarchie : de droit divin

Grüß Gott !

La monarchie britannique, antique et archaïque, se revendique d’origine cosmique.

Vikidia.org / Monarchie de droit divin / Internet:

« La monarchie de droit divin est un régime politique de type monarchique, comprenant un roi dont les pouvoirs lui viennent prétendument de Dieu. »

« En France, ce régime est révolu depuis longtemps, mais dans de nombreux pays, il est encore en place. »

Wikipedia.org / Monarchie / Monarchie de droit divin / Internet:

« Dans la monarchie de droit divin, le pouvoir est légitimé par un lien spirituel qu’entretiendrait le tenant du pouvoir avec la ou les divinités. »

« Chez les anciens Germains, le pouvoir royal était d’essence divine à travers le rattachement de la dynastie régnante à Woden ou Wotan (Odin). Le royaume de France était également une monarchie de droit divin. »

« Actuellement, il existe encore de nombreuses monarchies de droit divin dont le Royaume-Uni, où la reine est également chef de l’Église anglicane. »

Youtube.org / Elisabeth II / Un destin royal / Video / Internet:

« Le sacre est une somptueuse mise en scène de la royauté. (…) Avec sa couronne de plus de trois kilos sur la tête, Elisabeth devient reine de droit divin, et chef de l’Eglise anglicane. »

« Ce n’est pas seulement un couronnement, c’est aussi une onction. La reine reçoit l’onction sous le regard de Dieu. C’est le symbole de cette monarchie, en relation avec Dieu et les hommes. La couronne symbolise la monarchie et le chef de l’Etat. Le spectre symbolise le pouvoir, bien que la reine n’ait plus de pouvoir. Le globe représente le pays. Tout est symbole. Et si ce n’était pas le cas, alors la cérémonie du sacre n’aurait plus de signification. »

Wikipedia.org / Droit divin / Internet:

„ Notons qu’en Angleterre, l’emploi du Droit divin comme source du pouvoir relève du domaine de la généalogie.“

« La devise de la Maison d’Angleterre est, en français : Dieu et mon Droit (c’est-à-dire “Je règne avec la bénédiction divine”).

« Pour se justifier du droit divin par la généalogie, les héritiers de la Couronne tracèrent une lignée remontant au Roi David de l’Ancien testament:

« Généalogie de la Maison d’Angleterre »

„ Ces conceptions furent reprises de l’historiographie anglo-saxonne tirée de Bède le Vénérable pendant le Moyen Âge anglais. Elles se fondent sur l’Historia regum Britanniae des Bretons de l’île, qui fait descendre ses rois légendaires (tels Vortigern) de Britannicus jusqu’à la haute Antiquité classique via un ancêtre troyen.“

Youtube.com / Reine d’Angleterre / Documentaire / 2015 / Video / Internet:

« Le 2 juin 1953, à Londres, Elisabeth est sacrée reine du Royaume-Uni, au cours d’une cérémonie dont le faste n’a d’égal que la ferveur du peuple britannique. (…)

« Les couronnements britanniques sont étonnants, ils commencent toujours par ce qu’on appelle la Reconnaissance, c’est-à-dire que l’Eglise doit s’assurer de l’identité de la personne avant de la couronner. Celle-ci doit ensuite prêter serment. C’est la seule fois où le monarque s’engage par écrit à servir son pays et ses sujets. Le moment le plus important de la cérémonie est celui de l’onction. C’est à cet instant précis qu’elle devient reine, comme le baptême, dans une communauté religieuse. (…) Ensuite, l’archevêque de Canterbury se dirige vers la reine et l’oint avec de l’huile sanctifiée. Elisabeth est animée d’une foi chrétienne profonde. A ce moment, L’Eglise lui impose l’obligation de tenir sa promesse envers Dieu. Le couronnement se déroule ainsi depuis 973, et il a relativement peu changé au cours de l’histoire. Après l’onction, Elisabeth rejoint la dynastie millénaire de tous les monarques britanniques qui l’ont précédée. (…) L’archevêque oint le monarque et lui ordonne de servir le peuple. (…) La bénédiction, par huile sanctifiée, est suivie de la remise des regalia, les insignes de la royauté. (…) L’archevêque de Canterbury coiffe Elisabeth de la couronne impériale sertie de diamants, de perles précieuses, de saphirs et de rubis. »

« Elle a décrit cette cérémonie comme un rituel archaïque… » (…)

Les vrais principes touchant la royauté / De l’origine de la Royauté ou de la Monarchie / S.I. / 1791:

« La Royauté ou la Monarchie prend sa source dans l’institution de Dieu même, oui, c’est Dieu qui a fait les Rois, les Monarques ; lui-même nous l’atteste en cent endroits de ses divines écritures ; & l’impie tout seul qui les rejette ces divines écritures, peut s’inscrire en faux contre cette vérité. »

« Ecoutez-vous, ô Rois, dit le Sage… parce que c’est le Seigneur qui vous a donné le pouvoir dont vous jouissez ; que c’est le Très-Haut qui vous a communiqué la force & la vertu, c’est lui aussi qui vous fera rendre compte de vos actions & et qui sondera jusqu’à vos pensées, parce qu’étant les Ministres de son Royaume, vous n’avez ni jugé selon la droiture, ni observé la Loi de la justice, ni marché selon la volonté de Dieu. »

« Les Rois regnent par moi, dit Dieu lui-même… » (…)

« Ces passages des saintes Ecritures, sans parler de plusieurs autres, établissent de la manière la plus claire & la plus précise, l’origine toute céleste & toute divine de la Royauté et de la Monarchie. Ils prouvent nettement que la Royauté émane de Dieu ; qu’il en est le principe et la source ; que c’est lui qui établit les Rois comme les Ministres, ses Lieutenants, ses Images visibles, ses Représentans pour tenir sa place sur la terre, & gouverner les hommes en son nom & par son autorité dans l’ordre de la Société politique & civile. Et de-là, leur indépendance de tout autre que de Dieu même. »

Le catholique / Ouvrage périodique / Tome deuxième / Baron d’Eckstein / Paris / 1826:

« Il ne faut pas se le dissimuler : cette grande querelle qui agita l’Angleterre sur la question du pouvoir absolu de droit divin, fut bien moins une discussion réelle qu’une dispute de mots. Il est impossible de ne pas reconnaître le droit divin dans la constitution de la monarchie anglaise ; son trône est assis sur la reconnaissance implicite de ce droit ; et l’assentiment formel de ce principe se trouve évidemment dans le sacre des rois de la nouvelle dynastie, qui ne déroge en rien, sur ce point, aux plus antiques usages. On peut dire même que l’idée de la royauté en Angleterre, a encore conservé son caractère féodal, et c’est par une suite des principes de la féodalité que chaque Anglais, suivant le rang qu’il occupe, s’engage librement à soutenir la couronne et se dévoue tout entier à la défense de ses droits. Si les Anglais ont protesté contre ce droit divin, ce n’est sûrement point pour attaquer l’autorité supérieure dont émane le pouvoir souverain et sur laquelle il repose ; ils n’ont protesté que contre cette puissance qui commande une obéissance aveugle, abjecte et passive, telle que l’invoquaient les princes de la maison des Stuarts, en cachant ce qu’elle avait d’odieux sous la pompeuse dénomination de droit divin. » (…)

« L’Eglise et la couronne, en Angleterre, se soutiennent politiquement et se prêtent un mutuel appui. » (…)

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« prétendument de Dieu »

 

Elizabeth / Philip / Cathedrale / Canterbury / Kent / Grande Bretagne / 2015

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | May 7, 2018

La langue gauloise: débris

La langue gauloise : débris

Grüß Gott !

La langue gauloise, orale et rurale, est en petite partie à l’origine du français.

Vikidia.org / Encyclopédie des 8-13 ans / Gaulois / Langue / Internet:

« Le gaulois est une langue qu’on parlait en Gaule (territoire correspondant un peu près à l’actuelle France). Elle était parlée par les Gaulois, qui faisaient partie pour la plupart des peuples Celtes. C’est une langue qui est en petite partie à l’origine du français. » (…)

« Après l’invasion de la Gaule par les Romains, le gaulois disparait peu à peu jusqu’à s’éteindre au Ve siècle. Il donnera certains mots au latin de Gaule puis au français. Plus de 300 mots français viennent du gaulois, par exemple : alouette, bijou, bouleau, bruyère, galant, fol. »

Wikipedia.org / Gaulois / Langue / Internet:

« Le gaulois est considéré comme éteint depuis le Ve siècle, mais de nombreux mots subsistent dans certaines langues d’Europe et surtout dans la toponymie. » (…)

« Alors que le latin est la langue de l’élite romaine ou romanisée, et la langue littéraire, juridique et administrative de la Gaule, le gaulois, de tradition orale puisqu’il ne s’écrivait pas ou peu, continue d’avoir une fonction de langue d’échange jusqu’au IIIe siècle dans les centres urbains qui ont connu un essor rapide sous les Romains et encore postérieurement comme langue quotidienne dans les milieux ruraux, notamment ceux éloignés des grands centres de romanisation que sont les villes et la Méditerranée. On ignore jusqu’à quel point la langue gauloise a pu influencer le français. Son apport lexical se réduirait à une centaine de mots courants, dont une partie proviendrait d’emprunts du latin au gaulois. Il se manifeste surtout par des mots attachés au terroir (tels que char/charrue, arpent, auvent, bâche, béret, borne, alouette, bruyère, bouleau, chêne, if, druide, chemin, suie, caillou, galet, marne, mégot, soc, etc.), aux produits qui intéressent peu le commerce romain (tels que ruche, mouton, crème, raie, tanche, vandoise, tonneau, jarret, etc.) ou aux toponymes. »

La langue gauloise / Grammaire, textes et glossaire / Georges Dottin / Paris / 1918:

« Issue de l’idée que la romanisation de la Gaule avait dû pourtant laissé subsister, à côté de la langue officielle, les parlers populaires, et que ces parlers, lorsque l’enseignement des écoles romaines fut en décadence, étouffèrent de leur floraison vigoureuse le latin classique, idée raisonnable et juste pour une petite part, la théorie des partisans de l’origine gauloise du français ne pouvait s’appuyer sur des faits suffisamment nombreux qu’en attribuant au gaulois tous les mots et toutes les formes françaises que le latin n’explique point. » (…)

« Les écrivains de Gaule, comme Ausone de Bordeaux et Fortunat évêque de Poitiers, qui ont pu connaître directement le gaulois, n’y font guère d’allusions dans leurs ouvrages. Virgile le grammairien, de Toulouse, ne nous a guère laissé plus de deux mots gaulois. Marcellus de Bordeaux, outre une douzaine de noms de plantes… » (…)

« L’origine de ces mots n’est pas également certaine ; indépendamment des erreurs d’attribution et de transcription inexactes, 150 environ sont expressément donnés comme gaulois par les auteurs anciens ; environ 40 sont vraisemblablement donnés comme gaulois ; on a de bonnes raisons pour assigner une origine gauloise à une vingtaine d’autres mots. » (…)

« Les druides gaulois, dans les comptes publics et privés, se servaient de lettres grecques. (…) Mais le druide Diviciacus ne savait pas le grec, puis qu’il ne peut s’entretenir avec César sans l’aider d’un interprète. » (…)

« Il faut donc seulement conclure que le premier alphabet des Gaulois fut l’alphabet grec et que c’est par les Grecs de Marseille que la connaissance de l’alphabet s’était répandue en Gaule. » (…)

« Comme nous l’avons vu, les inscriptions gauloises sur pierre sont écrites soi dans l’alphabet grec, soit dans l’alphabet latin. » (…) Sur les monnaies gauloises, les caractères grecs furent employés jusqu’à la fin de l’indépendance. » (…)

« On a trouvé en Gaule plus de dix mille inscriptions latines, dont plus de six mille en Narbonnaise, sans compter les marques de fabrique qui sont innombrables. Les inscriptions gauloises jusqu’ici découvertes ne sont au nombre que d’une soixantaine. Le latin submergea donc le gaulois, qui déclina de jour en jour et finit par disparaître presque complètement. » (…)

« Dès 21, des jeunes gens appartenant aux plus nobles familles gauloises étaient réunis dans l’école romaine d’Autun pour y faire leurs études. Au temps de Strabon, la plupart des Cavares de Gaule avaient appris le latin. » (…)

« Le système de dénomination des personnes ayant été complètement renouvelé en Gaule après la conquête romaine et l’introduction du christianisme, iI est impossible de trouver dans les noms français de personnes des traces de gaulois. »

« Les misérables restes de conjugaison que l’on trouve dans les textes gaulois ne permettent pas de dresser un tableau comparé du vieux-celtique et de la conjugaison gauloise. » (…)

« Si l’on met à part le Glossaire gaulois de Vienne, le premier recueil des mots gaulois conservé par les Anciens fut composé par l’historien Camdel (1586) ; il contient une cinquantaine de mots. » (…)

« L’ouvrage de Cluvier sur la Germanie ancienne offre un chapitre consacré à l’étude d’une trentaine de mots gaulois. Bochart, dans un chapitre de sa Géographie sacrée, relève environ quatre-vingts mots gaulois. Boxhorn a donné dans son livre sur les origines gauloises une étude sur le gaulois où il donne l’étymologie galloise et hébraïque d’environ 80 mots. » (…)

« Le premier recueil de mots gaulois conservés par les Anciens fut composé par l’historien Camden (1586) ; il contient une cinquantaine de mots. » (…)

« Les débris de la langue gauloise qui sont parvenus jusqu’à nous se répartissent sur plusieurs siècles. » (…)

Franceinter.fr / Culture / Plus d’arabe que de gaulois dans la langue française / Jean Pruvost / Internet:

„ – En fait, les Français parlent arabe ? “

« Oui, ils parlent arabe beaucoup plus que gaulois… Le gaulois, c’est à peine un centaine de mots. Pour l’arabe, on est à 500 mots et même davantage si l’on compte les mots savants du côté de la faune et la flore. Un enfant qui part faire de l’algèbre et de la chimie dans son collège est dans le monde arabe. »

L’école des cadavres / Louis-Ferdinand Céline / Paris / 1938:

« Nous disparaîtrons corps et âme de ce territoire comme les Gaulois, ces fols héros, nos grands dubonnards aïeux en futilité, les pires cocus du christianisme. Ils nous ont pas laissé vingt mots de leur propre langue. De nous, si le mot « merde » subsiste, ça sera bien joli. »

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« en petite partie »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | April 27, 2018

Glières: ravitaillement

Glières : ravitaillement

Grüß Gott !

Les maquisards français, assoiffés et affamés, quittent le plateau, pour se ravitailler.

Monuments aux Glières / Pierre Golliet / La Haute-Savoie / Cahiers des mais / 1994:

« En février, l’évacuation de ce matériel vers les « sédentaires » de la région n’aurait pas été beaucoup plus difficile que l’acheminement du ravitaillement en sens inverse, tel que le lieutenant Bastian avait pu l’assurer avec l’aide de gens du pays, réussissant ainsi à nourrir normalement pendant plus de six semaines un bataillon de jeunes gens dont la vie au grand air aiguisait l’appétit. Mais peu à peu le blocus du Plateau s’était resséré. »

Glières / Mars 1944 / Michel Germain / Siloe / 1994:

« Le ravitaillement nous l’avons vu est un problème préoccupant. » (…)

« Pour Bastian, le problème du ravitaillement se pose avec une acuité grandissante. »

« A partir du 18 mars, le blocus fait par les forces de l’ordre empêche un ravitaillement important, en tout cas à la mesure des nécessités, et les rations alimentaires s’épuisent. »

« Un gars se souvient. « Mais le froid très rude, la faim, l’inquiétude ne sont rien en comparaison de la soif. Cette soif est insatiable. Manger de la neige glace la bouche. Pour se désaltérer, on remplit le quart de neige que l’on chauffe avec une bougie. Bientôt, il n’y a plus de bougie. Il faut chercher l’eau, sans se faire repérer, cent cinquante mètres plus bas. »

Le bataillon des Glières / Claude Antoine / Cabédita / 1998:

« Bayart à Navan – Message du 21 mars » :

«« Ravitaillement. – Un effort sérieux est à faire de bas en haut pour nous faire monter en particulier farine, légumes secs, sucre, riz, – on peut encore faire monter soit par N. D. des Neiges, soit par Uzillon. Il y a bien entendu des précautions à prendre mais je vous demande de pousser au maximum à la roue… »»

« Parachutages. Je compte sur vous pour relancer la chose pour que dès que possible nous recevions vivres, munitions, médicaments -Habillement. Je joins d’ailleurs une note à ce sujet vous précisant mes besoins immédiats. » (…)

« Harassés de fatigue par les veilles et les combats, le froid et la faim, certains s’écroulent dans la neige ; il faut les arracher à la torpeur qui les envahit, en les giflant pour les obliger à reprendre leur marche silencieuse d’automates haletants. » (…)

« (…) tous ont connu une épreuve extraordinaire d’endurance avec la faim, le froid, la menace du feu et, pour la plupart la traversée de rivières glacées ainsi que l’immobilité forcée sous les barres rocheuses à l’abri des épicéas. »

Le maquis des Glières / Claude Barbier / Mythe et réalité / Perrin / 2014:

« La question du ravitaillement fut bien évidemment cruciale. Pourtant la littérature n’est guère loquace à ce sujet. On sait peu de chose également sur les « ravitailleurs » qui opéraient les réquisitions et le convoyage des vivres. »

« Pourtant le ravitaillement représente un élément d’autant plus essentiel que le site n’offrait d’autres ressources que « du bois vert, des pommes de terre gelées et quelques vaches ». Pendant pratiquement six semaines (31 janvier-13 mars), vivres, équipement, médicaments et courrier furent acheminés, avec toutefois des difficultés croissantes. »

« Les hommes qui avaient rejoint le Plateau le 31 janvier et dans les jours suivants avaient amenés avec eux tous les vivres qui étaient dans leurs chalets d’origine. Mais la concentration des effectifs modifiait considérablement la donne. Du fait de l’éloignement entre les lieux de production et le lieu final de consommation, il fallait mettre sur pied une organisation efficace capable de collecter puis de convoyer vers Glières. »

« Trouver l’alimentation nécessaire n’était pas mince affaire, dans la mesure où les hommes devaient à la fois éviter de prélever trop souvent l’alimentation aux mêmes sources sous peine de tarissement et se prémunir des investigations menées par les forces du maintien de l’ordre.  »

« Qui plus est, les besoins en vivres s’accroissaient en raison de l’augmentation des effectifs, passés de 200 maquisards environ au début février à plus de 500 vers la mi-mars, GMR prisonniers compris. Pour nourrir convenablement, à raison de trois repas par jour, des hommes dans la force de l’âge, il fallait compter environ une demi-tonne d’approvisionnement quotidien – une mission quasiment impossible. »

« Tout d’abord, en fin d’hiver, nulle production, sauf laitière, ne pouvait remplacer les vivres prélevés : les paysans autour du Plateau voyaient eux-mêmes fondre leur stock de nourriture. Du fait de l’épuisement des ressources locales, il fallait en prélever de plus en plus loin. Or, les routes, surveillées de manière de plus en plus étroite au fur et à mesure que l’on s’approchait du Plateau, étaient devenues dangereuses pour le maquis. »  (…)

« Le resserrement du dispositif policier compliqua l’affaire. En somme, les ravitailleurs avaient de plus en plus de mal à livrer la nourriture alors que le nombre de bouches à nourrir augmentait.

Après la mort du commandant de GMR Lefèbvre, dans la nuit du 9 mars au 10 mars, et l’intensification des contrôles qui en résulta, le ravitaillement devint pratiquement impossible. »

« Le 13 mars, Pierre Bastian, qui était monté pour la cérémonie de sépulture de Théodose Morel, se fixa définitivement à Glières, preuve que plus rien ne pouvait être fait en matière d’approvisionnement. »

« Les parachutages, prévus pour subvenir aux besoins en armes mais non en vivres, n’avaient fourni des aliments que pour une durée de deux à trois jours. Dès le 15-16 mars, la nourriture vint à manquer, et huit jours avant l’ordre de repli, il n’y avait plus de pain. Dans les derniers jours les hommes n’eurent pour se sustenter que des pommes de terre gelées et de la viande de vache. (…) Les bombardements des chalets et donc des vivres qu’ils contenaient compliquaient une situation déjà précaire. »

« De fait, si Glières n’avait pas été attaqué le 26 mars, les hommes auraient sans doute dû redescendre dans la vallée, faute de ravitaillement. »

« Enfin, Paul Lan rapporta que nombre d’hommes furent atteints de coliques du fait de la consommation de pommes de terre gelées : l’état sanitaire des combattants de Glières ne devait pas être brillant à la fin du mois de mars. »

« L’affaiblissement des organismes facilita la tâche des forces répressives qui purent aisément arrêter des hommes affamés, fatigués et pour beaucoup, sans doute, démotivés. C’est également ainsi que peut s’expliquer le départ du Plateau, sans ordre, de plusieurs partisans. »

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« Pourtant la littérature n’est guère loquace à ce sujet. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | April 20, 2018

Psychologie: fragilité féminine

Psychologie : fragilité féminine

Grüß Gott !

Deux femmes fragiles, contraintes et forcées, se laissent masser, par un odieux fétichiste.

Leparisien.fr / Faits divers / Eva Loubrieux / Video / 2011 / 2014 / Internet:

« Harcèlement sexuel pendant plus de deux ans et demi, harcèlement moral, abus de pouvoir. » (…)

«  J’étais très gênée, et en même temps, euh, tout le discours par rapport à mes compétences, par rapport à ma mise en avant, euh, le côté très séducteur, euh, je ne pouvais que, que,… être très troublée. Et pis les choses ont, ont, ont vite, euh, dégénérées. Des pieds, les choses ont évoluées. Et pis ensuite, c’était en lieu clos, euh, dans son bureau, euh, où il fermait la porte à clé, et la recherche du « qi » entre les seins, euh, ça me semblait étrange. Il a quitté au fur et à mesure mes pieds, euh, pour, euh, ensuite en venir à des choses beaucoup plus intimes, sans jamais, euh, en venir à un acte, euh, on va dire, euh, de pénétration. »

« – A quel moment, justement, vous êtes passée de cet état où la séduction qu’il vous renvoyait vous faisait un peu de bien, à…  mais ! qu’est-ce que cet homme me fait faire ? » (…)

« (…) Je me suis dit que j’allais plus ou moins m’en accommoder, que j’allais essayer d’esquiver, et que j’allais être plus forte que ça, – et que j’allais peut-être en jouer, – ce qui était insensé de ma part. » (…)

Youtube.com / Direct 5 / Eva Loubrieux / Vidéo / Internet:

« – On va entendre l’une d’elles, Eva, qui a reconnu avoir eu des relations consenties avec le maire avant son embauche. Et ensuite, elle dit avoir subi une sorte de rituel. Voici le témoignage qu’elle a livré à France 3 :

« Très rapidement, ce n’était plus des massages de pieds, il s’agissait de mon mollet et de ma cuisse, me détendre au niveau de mon torse, de mes seins. Il me demandait d’écarter les cuisses pour me détendre et laisser passer l’énergie. Je refuse, donc il le fait… Il s’agit d’avoir subi des agressions et des actes sexuels, contrainte et forcée. Ce sont des viols. Je passais même pas le pas de la mairie, que déjà, euh, snif, déjà j’étais… je me sentais mal, euh, je me sentais, slurp, dans l’état de soumission, d’objet sexuel… »

RTL.fr / Actu / Société-faits-divers / Fogiel / J’ai été prisonnière / Eva Loubrieux / Video / 2017 / Internet:

« dans une sorte de fragilité (…) une fragilité psychologique » (…)

« Ça a commencé par des, heu, des massages de pieds… Mais un mode opératoire s’est mis en place, chaque fois il répétait les mêmes gestes, euh, je rentrais dans son bureau, il me faisait souvent appelé par sa secrétaire, donc pour des raisons professionnelles, j’étais convoqué dans le bureau du député-maire. J’arrivais, il fermait la porte du bureau, euh, le bureau était capitonné, il déposait la clé, et ensuite il, euh, approchait, euh, il s’approchait de moi, il s’asseyait, et ensuite les choses débutaient, où là je n’avais pas le droit, ni de parler, ni d’ouvrir les yeux, et je devais m’exécuter. »

« – Et ça allait très loin, pour le coup (…) ça dépassait les pieds, pour être clair. Il y a eu des attouchements, des pénétrations digitales, clairement. C’est ce que vous dites avoir subi ? »

« Tout à fait ! (…) Dans la mesure où vous êtes dans un état de grande fragilité personnelle, j’ai cru un instant que, il était, euh, – tombé sous mon charme -. J’ai eu, euh,… il a fait en sorte que je le crois. Mais, très rapidement, en rencontrant une autre jeune femme, euh, qui m’explique qu’elle avait vécu les mêmes choses, je me suis rendu compte que, à la virgule près, le discours était le même, le geste était identique… »

« – Les caresses sur les jambes, les épaules, la poitrine… ? »

« La préparation, la façon de poser la chaise, la façon de parler, les mots employés, tout était absolument identique, – et là, je, je, j’ai été terrifiée ! » (…)

« Avec le ménage à trois qui s’est installé avec madame Gruel, très rapidement,… (…) piège dans lequel j’ai été, euh, complètement prisonnière. »

« – Sans aucun consentement ? (…) ce n’était pas votre volonté …? (…) vous étiez carrément abusée ? On est d’accord ? »

« Ils me faisaient énormément boire, également, euh, pendant les repas professionnels. Et mon état, avec le temps, empirait, empirait, ma consommation devenait de plus en plus importante, puisqu’il m’était de plus en plus difficile de supporter l’insupportable, de me supporter moi, d’être, d’être, tout simplement d’être » (…)

« Tout a été fait pour que je sois dans la perte de conscience, pour que je sois désincarnée, je n’existe plus comme individu, je n’aie plus ni libre arbitre, ni même une capacité intellectuelle, je n’avais plus l’ombre d’une existence normale. » (…)

Leparisien.fr / Faits divers / Procès / Journée éprouvante / Virginie Faux / Video / 2017 / Internet:

« C’est pas évident de faire comprendre à quelqu’un qui n’a pas vécu, effectivement, cette sidération, le fait de pas pouvoir bouger. Même moi, hein, j’étais la première avec mes croyances, hein, de me dire, bah, un femme, elle est battue, elle s’en va, heu. Mais en fait, on se rend compte que ça n’a rien à voir, en fait, avec ce qui vous arrive. Je culpabilise encore, même si je suis suivie et – qu’on m’explique. – » (…)

« – Pour le viol du 4 janvier 2010, qu’elle affirme avoir subi au domicile de Brigitte Gruel, elle raconte la même scène et une absence implicite de consentement : « Par mon inactivité, j’ai montré que je n’étais pas consentante. » Dans sa déposition, elle ajoutait : « J’étais un morceau de viande, une poupée gonflable ». A la barre, elle confirme ces propos. »

Bfmtv.com / J’étais incapable de réagir / Virginie Faux / Video / 2017 / Internet:

« Le président reprend alors la lecture de la plainte de l’ex-employée. Après le départ des convives, Brigitte Gruel a fermé la porte à clé, puis caressé les épaules de Virginie Faux avant de la déshabiller. Pourquoi ne manifeste-t-elle aucune réaction, s’interroge la cour de manière brutale. »

„ Je n’ai pas compris ce qu’il se passait, j’étais incapable de réagir, j’étais choquée “, s’explique-t-elle. »

« L’adjointe se serait chargée d’enlever le haut de l’employée pendant que Georges Tron lui aurait retirée sa jupe. ” J’étais là, mais je n’étais plus là. J’étais complètement paralysée, je suis devenue toute molle “, répond-elle encore aux interrogations du tribunal sur son absence de réaction. »

« Passés les attouchements sexuels, le président de la cour d’assises demande à la plaignante de préciser le viol dont elle accuse le maire. ” Je suis désolé de vous poser la question : vous aviez des collants, une culotte, un string ? Allons-y (…) parce qu’après, vous dites qu’il y a eu pénétration “, lance-t-il à la quadragénaire. Elle raconte qu’elle portait des bas en raison d’une opération récente. A la question de savoir si George Tron a ” introduit ses doigts ” dans son sexe, Virginie Faux réplique : pas ” plusieurs ” mais ” un doigt “. ” Il m’a caressé le sexe à travers ma culotte, l’a poussée, et a écarté mes lèvres “, poursuit-elle. ” Il a mis son doigt à l’intérieur de votre vagin ? “, presse le président du tribunal. ” Oui “, répond la plaignante avant de s’effondrer en larmes. » (…)

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« Mais ! qu’est-ce que cet homme me fait faire ? »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | April 14, 2018

Féminisme: inégalité culinaire

Féminisme : inégalité culinaire

Grüß Gott !

Les femmes, par tradition, font la cuisine domestique. Les hommes, par création, font la cuisine gastronomique.

Sup.numérique.gouv.fr / Fille et garçon / L’égalité / Video / Internet:

« La cuisine, qui est fortement associée à une activité feminine, devenait une activité des enfants et fortement investit par les garçons dans la perspective d’une insertion professionnelle future avec cette dichotomie qui est assez classique entre la grande cuisine domestique, qui est plutôt une activite féminine, et la grande cuisine, la gastronomie, qui est plutôt investit par les hommes. Et, y a qu’à regarder au guide Michelin le nombre de restaurants trois étoiles qui sont tenus par des femmes, il doit y en avoir à peu près… un ! euh, voilà. » (…)

Restaurant.michelin.fr. / Magazine actualités / Femmes étoilées / 2015 / Internet:

„ On souhaiterait une totale parité femmes/hommes, on se console en dégustant leur belle cuisine… En attendant que la question ne se pose plus, faisons les comptes : sur les 609 tables étoilées du guide Michelin France 2015, 16 sont portées par des femmes. Oui, cheffes ! ”

« Certaines sont très discrètes, d’autres sont de véritables figures dans leur région, et l’une est même une star de la gastronomie française – Anne-Sophie Pic, avec trois étoiles à Valence et une étoile à Paris. Toutes honorent le grand art de la cuisine à égalité avec les hommes… mais est-il nécessaire de le préciser ? »

Gaultmillau.fr / Actu / Chefs / 30 femmes qui comptent dans la gastronomie française / Internet:

„ La restauration, milieu machiste ? La réalité est sans doute plus complexe, mais les statistiques sont formelles. Sur les 370 meilleurs restaurants de France (ceux que nous notons entre 3 et 5 toques), seuls 3% sont dirigés en cuisine par une femme, alors que 25% environ des cuisiniers professionnels sont des cuisinières. Le constat est à peu près équivalent en pâtisserie, et à peine meilleur en sommellerie. Et pourtant, d’Anne-Sophie Pic à Ghislaine Arabian, de Noémie Honiat à Reine Sammut, de Claire Heitzler à Michèle Vétélé, les femmes prouvent qu’elles ont, évidemment, toute leur place dans la restauration haut de gamme. Découvrez avec nous celles qui, aujourd’hui, comptent le plus dans la gastronomie française.“

Lebonbon.fr / La food / Nouvelle arme des féministes / Internet:

„ En France, 94% des chefs sont des hommes. Dans un couple (avec ou sans enfants), les femmes consacrent en moyenne 50 à 59 minutes à la cuisine contre 15 à 18 minutes pour la gent masculine. Le guide Gault et Millau, créé par deux hommes, n’a jamais attribué cinq toques à une femme, ni ne lui a décerné le prix de “cuisinier (sic) de l’année” depuis 1980.“ (…)

„Tout comme l’idée que c’est naturel qu’une femme soit plus petite qu’un homme, la société aurait instauré cette pensée que faire la cuisine est réservée à la gent féminine. Un rôle pris à cœur par la plupart des femmes (encore aujourd’hui), et qu’elles ont même étendu à d’autres activités : en plus d’assumer les repas à la maison, elles ont des blogs culinaires, écrivent des bouquins de recettes, postent sur Insta leurs créations… Pourtant cette “floraison culinaire” ne s’élève pas jusqu’au restaurant où le mâle reste largement dominant. Les cheffes ne sont que 6% en France. “ (…)

„ Les femmes, grandes absentes des fourneaux renommés.“

„ Pourquoi les femmes n’ont-elles pas leur place dans les grandes cuisines ? Il s’agit de faire «la distinction entre le privé et le public, l’amateurisme et la professionnalisation», explique Nora.”

« Tout ce qui est de l’ordre du professionnel est attaché à un prestige masculin. Les hommes sont des critiques culinaires, des critiques gastros, ils font partis des jurys (…) les femmes, elles, ne sont pas dans la lumière, elles tiennent des blogs, certes lus, mais pas reconnus comme étant remarquables ». Un parallélisme que l’on peut appliquer à la haute gastronomie. « Les femmes sont dans la restauration, mais elles ne sont pas dans les établissements prestigieux, d’une part parce qu’il y a une culture machiste qui perdure en cuisine et d’autre part parce que la société ne les aide pas non plus à embrasser une carrière dans ce domaine qui est très pénible. »»

Madame lefigaro.fr / Cuisine / Gastronomie / Les femmes arrivent, lentement mais sûrement /2017/ Internet:

„ Alors qu’en 2015, une étude Crédoc pointait du doigt que 93% des femmes en couple s’occupaient de la cuisine au quotidien, elles sont bien moins nombreuses à la tête de grands restaurants. En effet, seuls 25% des cuisiniers professionnels sont des cuisinières et seulement 10% d’entre elles exercent dans la restauration gastronomique. “

„ De plus, sur les 616 tables primées par le guide Michelin en 2017, seules 16 sont tenues par des femmes, Anne-Sophie Pic étant l’exception trois-étoiles qui confirme la règle ainsi que Fanny Rey, seule femme parmi les nouveaux étoilés du guide rouge 2017. Les cuisinières n’ont-elles finalement pas leur place à la direction de tables d’exception ? ” (…)

Lexpress.fr / Styles / Saveurs / A la recherche des femmes chefs / Documnetaire / Internet:

„ Il n’y a eu qu’une femme nouvellement étoilée au guide Michelin 2017. Sur 70 nouveaux primés. Le monde de la gastronomie semble avoir longtemps refusé de donner leur place aux femmes chefs. Est-ce encore la réalité ? Y a-t-il un manque de représentation dans les médias ? ” (…)

„ La réalisatrice pose sans cesse la même question: pourquoi parle-t-on si peu des femmes en gastronomie ? Des cuisines aux bancs d’école de cuisine, les réponses fusent avec passion. Car c’est surtout ce qui se dégage de ce documentaire: la ferveur des ces femmes pour leur univers, leur métier, leur rôle dans ce milieu et dans la société. “

Academiedugout.fr / Gastronomie / Où sont les femmes / 2018 / Internet:

„ En 2018, sur 621 restaurants étoilés au Guide Michelin, seuls 17 sont tenus par des femmes. Un chiffre symptomatique de la situation des femmes chefs dans la haute gastronomie : rares sont celles qui arrivent au sommet. “

„ Dans les foyers, la cuisine est bien souvent une affaire de femmes. Mais dans les cuisines professionnelles, la tendance s’inverse : seul un cuisinier sur quatre est une femme. Un chiffre qui se réduit à peau de chagrin lorsqu’il s’agit de chefs triplement étoilés au guide Michelin : sur 26 restaurants ayant reçu cette prestigieuse distinction en France en 2014, Anne-Sophie Pic est la seule femme dans le classement. Première et seule femme chef trois étoiles depuis 1933 avec la Mère Brazier ou la Mère Bourgeois, elle ne veut pas être le porte-étendard des femmes chefs. “ (…)

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„ mais les statistiques sont formelles. “

Claire GRUBE

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