Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 8, 2018

Alésia: le marteau et l’enclume

Alésia : le marteau et l’enclume

Grüß Gott !

La grosse armée gauloise, menée par un fin stratège, veut écraser l’armée romaine.

Youtube.com / Storia voce / La bataille d’Alésia / Yann le Bohec / Audio / 2017 / Internet:

« – Alors, Alésia, et cette fortification, c’est une technique de guerre ? »

« Alors, c’est une conception stratégique de Vercingétorix, que l’on connait, que l’on appelle la stratégie du marteau et de l’enclume, que les Français ont voulu appliquer vingt siècles plus tard, à Dien Bien Phu, avec le même succès. C’est-à-dire qu’on fixe une armée, sur un point bien précis, Alésia, c’était sur une hauteur, Dien Bien Phu dans une plaine, on la fait entourer, et on attire par là toute l’armée ennemie, et puis on détruit l’armée ennemie en la prenant en tenaille entre ce point fixe qui est l’enclume et une armée qui arrive de l’extérieur et qui est le marteau. A Dien Bien Phu, le marteau n’est jamais arrivé. Donc, l’enclume, après un certain temps, elle a été endommagée. Je prends ce parallèle, parce que, quand j’étais à Lyon, il y a un certain nombre d’années, j’avais fait une conférence avec un général sur, justement, ce parallèle entre Alésia et Dien Bien Phu, et l’explication de cette tactique du marteau et de l’enclume. »

« – Il y a des permanences dans l’histoire. » (…)

Alésia / 52 avant J.-C. / Fin août-début octobre de 52 avant J.-C. / Yann le Bohec / Tallandier / 2012:

« Vercingétorix changeait une nouvelle fois de tactique, considère-t-on en général. Une telle évolution n’aurait rien d’étonnant. Il est probable que cette première rencontre n’avait d’autre but que de provoquer César pour l’attirer dans ce qui devait être un piège. En effet, le Gaulois se rendit à Alésia, ville des Mandubiens, accompagné par toute son armée, sa cavalerie, son infanterie et ses bagages. Et il semble qu’il avait en tête la tactique dite du « marteau et de l’enclume ». Il rassemblait des forces dans un point (ici la ville d’Alésia) pour y attirer l’ennemi : c’était l’enclume. Une fois les Romains installés, des renforts gaulois, appelés auparavant, arrivaient et prenaient en tenaille les Romains : ils étaient le marteau. Remarquons au passage que l’armée française fit le même choix tactique à Dien Bien Phu bien des siècles plus tard. Il est possible que Vercingétorix ait eu en tête le succès qu’il avait remporté sur César dans un un autre siège, à Gergovie, peu de temps auparavant. Pourquoi ne pas recommencer la même manoeuvre, en mieux, avec le secours de renforts extérieurs. » (…)

«  Pour ce faire, il eut recours, comme on la dit, à la tactique du marteau et de l’enclume : les 80.000 hommes installés sur le mont Auxois fixaient les légionnaires autour d’eux, comme une enclume ; les 246.000 hommes de renfort, agissant comme un marteau, les écraseraient contre ce relief. » (…)

« Les historiens, s’agissant d’Alésia, sont souvent obnubilés par deux questions : la localisation du site et l’archéologie. Ils oublient ce qui fut pourtant l’essentiel pour pour les protagonistes : la bataille, ou plutôt les batailles car on en compte quatre. Elles entraient dans le cadre de la stratégie du marteau et de l’enclume voulue par Vercingétorix. » (…)

« Par bonheur pour les Gaulois assiégés (et surtout pour ce qu’il restait des civils qui leur tenaient compagnie), l’armée de secours arriva, et César ne dit pas qu’elle était moins nombreuses qu’annoncé. » (…)

« Première bataille »

« La première bataille, un combat de cavalerie en plaine, tourna à l’avantage des Romains, grâce surtout aux Germains. (…) Des cavaliers gaulois affrontèrent des cavaliers « romains », sans doute des socii, autrement dit d’autres Gaulois. Ces derniers, peut-être par manque de combativité, faiblirent. Alors, César envoya des cavaliers germains leur porter secours et il rangea les légions en ordre de bataille devant son camp. La victoire changea de côté ; les Gaulois de Vercingétorix furent mis en déroute et comptèrent beaucoup de tués dans leurs rangs. » (…)

« Deuxième bataille »

« La deuxième bataille fut aussi un combat de cavalerie, qui eut lieu le lendemain de l’arrivee des renforts, au même endroit que le précédent, dans la plaine des Laumes, avec le même résultat, un échec sanglant pour les Gaulois. Elle ressembla donc à la précédente par quelques côtés… » Les Gaulois offraient la bataille, comme on dit. Dans le même temps, les assiégés se préparaient pour effectuer une sortie : c’était le jeu du marteau et de l’enclume qui commençait. César ne tomba pas dans le piège. »

« Deuxième bataille, deuxième défaite pour les Gaulois. »

« Troisième bataille »

« La troisième bataille présente une assez grande originalité dans les listes antiques : ce fut un combat de nuit, mené par l’infanterie gauloise contre le rempart des Romains. (…) Les Gaulois, après leur deuxième échec, restèrent un jour sans se manifester. » (…)

« Au milieu de la nuit, les soldats de l’armée de secours passèrent à l’attaque en poussant de grands cris… (…) Les assiégés sortirent de la ville et ils firent eux aussi le plus de bruit possible, mais en utilisant des trompettes. » (…)

« Le recours à de nombreuses armes de jet donna l’avantage aux Gaulois en un premier temps. (…) Le salut vint pourtant aux Romains de deux côtés. D’une part, les pièges que Cesar avait fait préparer fonctionnèrent à merveille, et beaucoup de Gaulois furent ainsi mis hors de combat avant même d’arriver au contact de l’ennemi. » (…)

« Les soldats de l’armée de secours subirent de lourdes pertes et ne réalisèrent aucune percée. Ceux qui formaient l’armée assiégée n’eurent même pas la possibilité d’arriver au rempart. » (…)

« Cette troisième bataille était un troisième succès pour les Romains. »

« La quatrième bataille »

« Les Gaulois ne voulurent pas attaquer de nouveau le rempart surtout pas de jour. Ils savaient qu’ils risquaient une sortie des Romains qui les auraient pris par leur flanc droit, ce qui aurait abouti pour eux à un désastre. Il fallait autre chose. Mais quoi ? La décision découla d’une bataille en rase campagne opposant les deux infanteries ; une « bataille décisive. » » (…)

« Les Romains, attaqués de plusieurs côtés à la fois, étaient en difficulté. Pourtant, ils pressentaient que cette bataille serait la dernière, qu’elle serait décisive et qu’elle mettrait un terme à leurs misères. Ce sentiment était partagé par leurs ennemis. » (…)

« Ainsi protégés les Gaulois purent avancer ; ils lancèrent des javelots, des flèches et des glands de fronde sur les Romains qui apparaissaient au sommet du rempart ou qui voulaient faire une sortie. Puis ils comblèrent une partie des fossés et ils bouchèrent les pièges pour arriver au rempart et le détruire. Comme ils étaient nombreux, les hommes fatigués étaient remplacés sans difficulté. » (…)

« Ce fut l’intervention de César, à l’en croire lui-même, qui fit changer le cours du destin. Pourquoi pas d’ailleurs ? » (…)

« C’est alors que commença la défaite des Gaulois. »

« Les soldats de Vercingétorix ne réussirent pas à entamer le rempart qu’ils avaient pris pour objectif. (…) Sur le plateau du nord-ouest, la bataille changea de visage. Les Gaulois cédèrent et commencèrent à reculer. Puis ils firent retraite dans un désordre croissant. Les légionnaires, l’épée à la main, commencèrent le massacre, qui dura jusqu’au milieu de la nuit. (…) Puis les cavaliers se mirent à la poursuite des fuyards, les tuant, les frappant dans le dos, ce qui était normal car des hommes qui se dérobent ne méritent rien d’autre que le mépris. Presque tous les Gaulois furent tués ou blessés. (…) Le combat ne s’arrêta qu’en raison de l’épuisement des Romains, cavaliers comme fantassins. » ( …)

« A ce moment précis, tout changea : César venait de gagner la guerre des Gaules. Définitivement. » (…)

« Vercingétorix constata l’échec de sa stratégie. L’armée romaine n’avait pas été détruite. C’est au contraire l’armée de secours des Gaulois qui avait été anéantie. Et ceux qui s’étaient enfermés sur le mont Auxois, dans la ville d’Alésia, ne pourraient pas résister bien longtemps, à cause du manque de vivres. De toute façon, ils ne pourraient empêcher un assaut victorieux des légionnaires. » (…)

« Vercingétorix, qui avait voulu appliquer une nouvelle tactique, l’enclume et le marteau, qui avait voulu écraser l’armée romaine entre le môle du mont Auxois et une armée de secours, commit une erreur : il n’avait pas mesuré l’efficacité de la poliorcétique romaine et les qualités des légionnaires pour la bataille en rase campagne. » (…)

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Première bataille :    déroute

Deuxième bataille :   échec

Troisième bataille :   pertes

Quatrième bataille :  défaite

Claire GRUBE

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Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 1, 2018

French resistance: call of nature

French resistance : call of nature

Grüß Gott !

Michel and André, bold and confident, knew how and when to get secret information.

Agent extraordinary / The story of Michel Hollard / George Martelli / Collins / London / 1960:

« Shortly after his return from escorting Bart to safety, Michel received an intriguing message. One of his agents, a railway engineer at Rouen called Daudemard, had overheard a conversation in a café between two building contractors. They were discussing some new and unusual constructions which were being carried out on German orders at various points in the Seine-Inférieure Department. » (…)

« As always when it seemed that the matter was important, Michel decided to investigate himself. » (…)

« An hour later he got off the train at Auffay, a small place about twenty miles north of Rouen. He had changed en route and when he emerged from the station was wearing his working man’s clothes over his city suit, and a black beret on his head. » (…)

« He had gone about three miles and reached a point where the land flattened, when he came on what he was looking for. » (…)

« The site was about for hundred yards square, but looking at it from the road told him nothing. Somehow or other he had to gain admittance and inspect it at closer range. Except on the north-east, where it was bounded by a copse running at right angles to the road, the site was open on each side, an sentries were posted all round at short intervals. Other Germans in uniform could be seen on the ground ; presumably there were engineers supervising the work. »

« Clearly there was no hope of sneaking in unobserved. He had to find a plausible pretext for entering the site. »

« Looking around for some tool to give him countenance, he noticed a wheelbarrow lying in the ditch beside the road. After hiding his haversack under a tree, he pulled the barrow out, wheeled it to the entrance of the site, and marched boldly in under the unsuspecting gaze of the guards. »

« He had already marked down a group of labourers, who were working on one of the buildings in the middle of the ground, and he now directed his wheelbarrow towards them. Arrived in their midst, he dropped the barrow, and busied himself, as they were, shovelling sand and ciment. »

« Nobody questioned his presence and he was soon in conversation with one of his mates. »

« What’s all this for ? » he asked after a while. »

« « We don’t know exactly, » the man replied, « but they say the buildings will be used as garages, for their transport. » »

« This struck Michel as fantastic. » (…)

« Making some excuse to his mate, Michel retrieved his barrow and after half filling it with bricks set out on a tour of exploration. As fare as he could make out without appearing too curious, there were ten separate constructions, none more than one-story high. » (…)

« What particularly intrigued him was a wider strip of concrete, about fifty yards long, which had been laid along the egde of the site nearest the wood and at the corner farthest fom the road. » (…)

« The more Michel looked at the concrete strip, and especially the length of string streching away into the distance, the more convinced he was that it held the key to the mystery. But what was it ? » (…)

« With a sudden intuition he walked back to the concrete strip and placed himself so that he was in line with the direction ot the string. There were some men working nearby, but they weren’t taking any notice of him, and the nearest German was some way distant. »

«  He always carried a pocket compass, and it had often helped him to find his way when crossing the frontier. Bending down and pretending to do up his bootlaces, he placed the compass on the ground and read off the magnetic bearing of the string – which was also that of the axis of the concrete strip. »

« As he stood up he noticed one of the workers looking at him. Michel went up to the man and said : « Tell me, what’s this emplacement in aid of ? » »

« The man gave a shrug. « I have no idea. You’d better ask the foreman. » »

« Which is he ? »

« The man looked round, then pointed at another worker, who was talking to one of the German engineers. »

« That’s one of them, he said. »

« Michel waited till they separated, then followed the foreman, who was heading for a canvas screen at the far end of the site. He disappeared behind it and when Michel arrived was already ensconced on one of a row of rudimendary earth closets. With what must have appeared somewhat unnecessary « mateyness », Michel pulled down his trousers and took his place on the next seat. Then he pulled out a packet of American cigarettes and offered one to his neighbour. After a slight hesitation the foreman accepted. »

« After they had pulled away in silence for a time Michel repeated his question. » (…)

« They don’t tell us anything. We haven’t seen a plan. (…) They’re all over the place. »

« Do you know where exactly ? »

« Well, there’s one at Tôtes and another at Yerville, then at Le Bosc Melet, Brauquetuit, Abbémont, St. Vaast-du-Val… » (…)

« The foreman by now was ready to leave. Michel waited till he had gone before following. His barrow was standing outside. He wheeled it once more past the cordon of sentries, reached the road, recovered his haversack and was soon on his way to Auffay. There, after a short wait, he caught a train for Rouen, and late that evening arrived back in Paris. » (…)

—————

« While they ate their lunch André told his story. To copy the plans he had already seen presented no difficulty. They were those he had made himself, based on the German master plan but adapted to local requirements. Except when required on the site, they were kept in the hut which he used as office and were he was usually alone. He had merely to wait for a quiet moment when he was reasonably secure for interruption and then take a tracing. This he had done within forty-eight hours of returning from Paris. »

« Unfortunately there were not complete. There was one piece of the jig-saw missing and it was the most important of all, for it alone showed what was to be erected on top of the concrete strip. » (…)

« That a separate plan for this existed an had not been shown to him, André was well aware. Except for the excavation of some square holes down either side of it, no work had been begun on the concrete strip ; but he had frequently seen the German engineer examining it with a blue-print in his hand. He had also noticed that, after completing his inspection, the German always returned the blue-print to the inside pocket of his overcoat. »

« As the days passed, André was more and more convinced that here was the missing link. Somehow or other he had to obtain that blue-print. »

« Exactly how, he could not see. As far as he could observe, it never left the possession of the German, who wore his overcoat even in his office, which was next to Andre’s. »

« There was, however, one exception to this rule. Every morning at nine o’clock precisely the German left his office without his overcoat, walked to the edge of the site and disappeared behind the canvas screen shielding the latrines. Some time later he reappeared and returned to his office. »

« André could watch this proceeding from his window and he took to timing its duration. It varied between three and five minutes ; the longer period was when the German took a newspaper with him. » (…)

« As luck would have it, it was one of the days when the German refused to be parted from his newspaper. He even started reading it before he reached the screen. This embolded André as it were, to jump the gun. Without waiting till the German was out of sight, he nipped into the next office, saw the overcoat hanging from a hook, put his hand in the inside pocket, and grabbed the blue-print. »

« Back in his own office, he made a rapid tracing of the plan, jotted down the essential measurements and made some short-hand notes. He had allowed himself three minutes for the operation, and by the time he had finished there were thirty seconds still to run : just long enough to walk to the next room, replace the blue-prit where he had found it, and return to his place. When the German reappeared, after another minute had passed, André was working calmly at his drawing-board. » (…)

« The next day he had reported sick, with vomiting and pains in the abdomen. The German doctor was sceptical ; but, when André started retching in his surgery, agreed to his request to be treated at home and authorised four days’ leave. » (…)

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« fantastic »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 22, 2018

Féminisme: les règles

Féminisme : les règles

Grüß Gott !

Les féministes, handicapées et stigmatisées, se penchent sur un phénomène naturel.

Le roi des cons / Florence Montreynaud / Quand la langue francaise fait mal aux femmes / Le Robert / 2018:

„ Sale con ! “ Pourquoi „ sale “ ?

„ Quant au corps féminin, le tabou du sang coulant par le vagin est universel. Qu’il s’agisse de l’écoulement menstruel, de la puberté à la ménopause, ou des lochies après un accouchement, la femme qui saigne est considérée comme impure. Pourquoi afficher dans des toilettes la mention „ protections hygiéniques souillées “ ? „Utilisées“ suffirait.“ (…)

Même pas mâle / La révolution clandestine / Isabelle Alonso / Laffont / Paris / 2008:

« Quand les anglais débarquent, il faut redoubler de vigilance. Sécurité, protection, fuite, tout un vocabulaire pénitentiaire pour encadrer le phénomène… C’est plus une foune, c’est une prison. Faut du système d’alarme, de la surveillance, du contrôle pour endiguer ce flot impur qui nous abreuve le sillon. Malédiction, saleté, souillure irrémédiable qui fait tourner la mayonnaise, faner les fleurs et interdit d’aller à la piscine. A croire que la nature nous déteste, nous stigmatise, nous en veut. Pour un peu, on crierait à la persécution ! En vrai, y a pas de quoi en faire un pataquès. C’est du bon sang, pas du sang sale et encore moins du sang honteux, c’est le messager de l’oxygène, celui qui bout, celui qui ne fait qu’un tour, celui qui circule. C’est le sang de la vie. C’est le berceau initial du bébé qui ne naîtra pas. C’est du sang joli. Seules celles qui espèrent être enceintes peuvent légitimement y lire du négatif. Pas dans le sang lui-même, mais dans la déception qu’il signifie. Or une femme est plus souvent pas enceinte qu’enceinte, surtout dans nos contrées. C’est le seul sang écoulé qui ne vient pas d’une blessure, même si de très vieilles langues de vipères ont chanté le contraire et, comme Alfred de Vigny, maudit La Femme, enfant malade et douze fois impure. Le sang des règles, c’est juste la secrète correspondance entre la lune et nous, qui signale que tout va bien, qu’un jour, si on veut, quand on veut, une promesse de bébé gardera le sang à l’intérieur pour faire grandir l’enfant bien à l’abri… Ce n’est pas une malédiction, c’est, au contraire, la plus réconfortante des bénédictions… » (…)

Le Deuxième sexe / Tome II / Simone de Beauvoir / Gallimard / Paris / 1947:

„ Les règles inspirent à l’adolescente de l’horreur parce qu’elles la précipitent dans une catégorie inférieure et mutilée. Ce sentiment de déchéance pèsera lourdement sur elle. Elle garderait l’orgueil de son corps saignant si elle ne perdait pas sa fierté d’être humain. Et si elle réussit à préserver celle-ci, elle ressentira bien moins vivement l’humiliation de sa chair : la jeune fille qui dans des activités sportives, sociales, intellectuelles, mystiques, s’ouvre les chemins de la transcendance ne verra pas dans sa spécification une mutilation, et elle la surmontera facilement. Si vers cette époque la jeune fille développe si souvent des psychoses c’est qu’elle se sent sans défense devant une sourde fatalité qui la condamne à d’inimaginables épreuves; sa féminité signifie à ses yeux maladie, souffrance, mort et elle se fascine sur ce destin.“

„ Certes, la puberté transforme le corps de la jeune fille. Il est plus fragile que naguère ; les organes féminins sont vulnérables, leur fonctionnement délicat ; insolites et gênants les seins sont un fardeau ; dans les exercices violents ils rappellent leur présence, ils frémissent, ils font mal. Dorénavant, la force musculaire, l’endurance, l’agilité de la femme sont inférieures à celle de l’homme. Le déséquilibre des sécrétions hormonales crée une instabilité nerveuse et vaso-motrice. La crise menstruelle est douloureuse: maux de tête, courbatures, douleurs de ventre rendent pénibles ou même impossibles les activités normales; à ces malaises s’ajoutent souvent des troubles psychiques; nerveuse, irritable, il est fréquent que la femme traverse chaque mois un état de semi-aliénation; le contrôle du système nerveux et du système sympathique par les centres n’est plus assuré ; les Troubles de la circulation, certaines auto-intoxications font du corps un écran qui s’interpose entre la femme et le monde, un brouillard brûlant qui pèse sur elle, l’étouffe et la sépare : à travers cette chair dolente et passive, l’univers entier est un fardeau trop lourd. Oppressée, submergée, elle devient étrangère à elle-même du fait qu’elle est étrangère au reste du monde. Les synthèses se désagrègent, les instants ne sont plus liés, autrui n’est plus reconnu que par une reconnaissance abstraite ; et si le raisonnement et la logique demeurent intacts comme dans les délires mélancoliques, ils sont mis au service des évidences passionnelles qui éclatent au sein du désarroi organique. Ces faits sont extrêmement importants : mais c’est par sa manière d’en prendre conscience que la femme leur donne leur poids. »

„ A seize ans, une femme a déjà traversé de pénibles épreuves: puberté, règles, éveil de la sexualité, premiers troubles, premières fièvres, peurs, dégoûts, expériences louches, elle a enfermé toutes ces choses dans son coeur. »

L’ennemi principal / Economie politique du patriarcat / Christine Delphy / Nouvelles questions féministes / 1998:

„ La re-valorisation des règles. “

„ Il est certes utile de revaloriser notre corps, notre façon physique être au monde. (…) Dans les règles, dans l’accouchement, il y a un élément physique non social. Mais il y a aussi un élément social ; les deux ne sont pas distinguables dans la réalité, mais le fait demeure cependant que les règles ne sont pas seulement un phénomène physique. C’est bien ce que dit A. Leclerc d’ailleurs, mais implicitement, quand elle plaide pour une attitude différente vis-à-vis des règles. Elle implique bien que la façon dont les règles sont vécues est contingente, peut changer, que le sens des règles peut être autre : c’est bien reconnaître que ce sens n’est pas donné avec et dès l’écoulement du sang, mais par la conscience, comme toute signification, et donc par la société.“ (…)

„ On n’a pas „les“ règles, les mêmes, dans tous les milieux et dans tous les pays, mais „ses“ règles, différentes dans chaque culture et dans chaque sous-culture. En Occident on ne trouve pas les règles désagréables seulement parce que la culture dévalorise l’écoulement du sang.“ (…)

„ On doit se cacher de ses règles : ceci n’est pas une invention de mon esprit, mais une contrainte qui m’est imposée et qui est tout à fait extérieure à (et matériel pour) moi.“ (…)

„ Je n’ai pas le droit d’avoir mes règles, et c’est dit très simplement et très efficacement, en dehors même du tabou de parole, par le fait que je n’ai pas les moyens de les avoir : tout est matériellement conçu et fait pour une population sans règles. Avoir des règles en dehors de chez soi est toujours une situation sinon dramatique, au moins extrêmement embarrassante. Il n’y a ni serviettes ni tampons dans les toilettes publiques. Il n’existe pas d’endroits où se changer, ni d’endroits où jeter les tampons ou serviettes – on le fait au risque de boucher les WC. “ (…)

„ La société fait tout pour nous faire croire que les conditions matérielles des règles ou de la maternité découlent de l’événement physique : que ces conditions socialement construites sont des conditions naturelles. Et nous le croyons pendant longtemps. Beaucoup ne voient la possibilité de supprimer les désagréments des règles qu’en supprimant l’événement physique lui-même. A. Leclerc suit le même raisonnement, quoiqu’elle inverse la conclusion ; pour elle aussi les règles sont entièrement naturelles, mais naturellement „bonnes“. Elle ignore de bonne foi, comme la culture le fait de mauvaise foi, que celle-ci a transformé cet événement, en soi neutre, en handicap réel. “ (…)

„ Il est d’autant plus facile pour la société de dévaloriser l’écoulement du sang – le fait d’être femelle – que toute femme peut constater que c’est réellement un handicap que d’avoir ses règles. Inversement, il est d’autant plus facile pour la société d’imposer ces conditions comme inévitables une fois les femmes convaincues que les règles – le fait d’être femelle – sont une malédiction naturelle. L’intérêt de la société est de cacher que les règles ne sont pas un phénomène naturel mais un phénomène construit. ” (…)

„ Les femmes en dévalorisant leurs règles ne font pas qu’obéir à un lavage de cerveau, qu’ “adopter des valeurs masculines”. Elles réagissent ausi et d’une façon saine (non masochiste) au handicap réel. En revanche, quand elles dévalorisent les règles en soi – en tant que phénomène physique – , en sus de déprécier leur personne, elles acceptent la version idéologique : que le handicap est naturel et non social. La lutte consiste donc à séparer, à distinguer ce qui est distinct et que la société confond. Mais quand on n’analyse pas ce qu’il y a de social, de contrainte, dans le phénomène pour l’instant vécu par toutes les femmes sous le nom de „règles“, on fait le jeu de la société. Car il est impossible, si on ne fait pas la part du social, de se sentir fières de quelque chose qui est effectivement désagréable, de valoriser les règles. (…)

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« Pour un peu, on crierait à la persécution ! »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 16, 2018

Chantilly: crème de la crème

Chantilly : crème de la crème

Grüß Gott !

Dans une maternité française, pendant l’Occupation allemande, naissent des bébés parfaits.

Wikipedia.org / Lebensborn / Internet:

« Le Lebensborn e. V. (Lebensborn eingetragener Verein, en français « Association enregistrée Lebensborn ») était une association de l’Allemagne nationale-socialiste, patronnée par l’État et gérée par la SS, dont le but était d’accélérer la création et le développement d’une race aryenne parfaitement pure et dominante. Le terme « Lebensborn » est un néologisme formé à partir de « Leben » (« vie ») et « Born » (« fontaine », en allemand ancien). Le journaliste, écrivain et cinéaste Marc Hillel l’a traduit en français par « Fontaines de vie ». » (…)

« Ces centres étaient de taille et de nature variable, du simple bureau administratif à l’institution. Au total furent dénombrés : (…)

« un centre en France (de février à août 1944, Bois Larris à Lamorlaye, commune du département de l’Oise). »

1939-1945 / Combats de femmes / Françaises et Allemandes / Les oubliées de la guerre / Evelyne Morin-Rotureau / Collection Mémoires / 2001:

« Les valables, qualifiées par Goering de « porteuses de culture », sont censées renforcer la qualité biologique de la race. Y compris par le « mariage biologique » préconisé en 1935 par la direction des Jeunesses hitlériennes, Himmler créant, en 1936, le Lebensborn*, réseau d’accueil des mères célibataires de « bon sang allemand ». »

« * Lebensborn : « source de vie ». Ces institutions furent créées en 1936 par Himmler pour stimuler la démographie aryenne en accueillant dans des structures prévues à cet effet les mères célibataires et les jeunes filles qui accepteraient de procréer avec des SS. »

L’Express.fr / Actualité / Société / France / 1944 / La fabrique des enfants parfaits / Internet:

„ L’Express est parti à la recherche des enfants français des Lebensborn, des hommes et des femmes aujourd’hui âgés d’au moins 65 ans. Retrouver leur trace n’est pas évident. Leurs noms de famille ont parfois été modifiés pour brouiller les pistes, quand ils furent emmenés à la hâte en Allemagne, à la fin de 1944. Certains, rapatriés après la guerre, ne connaissent même pas leurs véritables origines. Ou ne veulent pas les connaître. Un rapport établi en 1948 par les services français en Allemagne, que nous avons pu consulter, permet toutefois d’affirmer que “23 enfants sont nés” ou ont transité à Lamorlaye. “Le nombre de femmes y ayant séjourné n’a pas dépassé 21”, précise le document. A cette époque, trois bébés étaient morts en bas âge. Parmi les 20 autres enfants, nous avons retrouvé sept noms : Ingrid, Helga, Edith, Gérard, Jean-Pierre… Deux sont décédés : Ingrid et Songard. Quatre autres n’ont pu être localisés. Le septième nous a reçus : Erwin Grinski. “

Courrier-picard.fr / Oise / Quand les Nazis expérimentaient la race supérieure / Internet:

„ Le manoir rebaptisé Westwald “

„ Proche de Paris, à l’abri des regards derrière les frondaisons, arborant un magnifique style anglo-normand et de grandes salles couvertes de boiseries. Le 6 février 1944, l’occupant ouvre l’une de ces maternités dans le manoir réquisitionné de la famille Menier (chocolatiers bien connus) au Bois-Larris de Lamorlaye. Surplombant la forêt de Chantilly, cette « pouponnière nazie » est baptisée Westwald (forêt de l’ouest). Elle restera la seule en France jusqu’à la Libération. Bien que manquant de moyens, la salle d’accouchement et les chambres n’ont pas d’équivalent dans les hôpitaux ravagés par la guerre.“

« Aucune femme violée n’a jamais paru au Bois-Larris. « Mais des femmes sélectionnées selon les critères raciaux du Reich, explique Lucienne Jean, de l’association Lamorlaye mémoire et accueil (ALMA). Certaines ont pu être sincèrement amoureuses des SS qu’elles avaient rencontrées, d’autres avaient trouvé le moyen de subvenir à leurs besoins dans une période difficile. Ce fut une collection de cas particuliers  », poursuit Lucienne Jean. Selon les chiffres les plus fiables (les Allemands brûlèrent leurs archives), 23 enfants sont nés à Lamorlaye durant les 183 jours que dura le lebensborn. Certains ont été retirés à leur mère et remis au Reich, en vue de leur placement dans une pure famille allemande, acquise à la cause d’Hitler, pour leur éducation. Ceux qui ont été évacués dans l’urgence en août 44 ont été trimballés d’une maternité à l’autre en Allemagne. Puis lorsque le Reich est tombé, ils ont été renvoyés vers leur pays supposé d’origine. »

Libération.fr / Grand angle / Bébés nazis à Chantilly / Edouard Launet / 2004 / Internet:

„ Résumons ce qu’ils ont appris : cette maternité SS aurait commencé à fonctionner en 1943, mais ne fut officiellement inaugurée par Himmler que le 6 février 1944. Elle accueillait des femmes françaises ou nordiques enceintes d’officiers SS. A l’âge de six mois, leur enfant était envoyé en Allemagne pour adoption. Lorsque le Lebensborn fut évacué vers Steinhöring (Bavière) durant la première quinzaine du mois d’août 1944, avant l’arrivée des Américains, il ne restait qu’une dizaine de nourrissons. Combien d’enfants sont nés ici ? Certaines sources disent 180, mais sur des bases invérifiables. Seuls trois enfants ont été reconnus par leur mère à la mairie de Lamorlaye après-guerre, au moment d’établir un acte de naissance.“

Lebensborn / La fabrique des enfants parfaits / Thiolay Boris / Flammarion / 2012:

„ Faute de temps, Ebner ne pourra honorer ce premier rendez-vous. Finalement, la maternité est inaugurée le 6 février 1944. Son nom a été modifié en Westwald: „Forêt de l’Ouest“. Vingt-trois enfants y sont nés. D’autres y ont peut-être transité. Je n’ai pu retouver que neuf dates de naissance. La plus ancienne remonte au 11 avril 1944, mais il est évident que quelques autres accouchements ont dû s’y produire auparavant. “

„ Sur les 23 enfants qui ont vu le jour ou qui ont vécu quelque temps à Westwald, j’en ai identifié neuf avec certitude. “

Au nom de la race / Marc Hillel / Clarissa Henry / Livre de poche / 1975:

„ Lettre de Conti à Himmler, 29 mai 1942:

„ Environ cinquante mille enfants sont nés de mères françaises. D’après moi, ces enfants ne sont pas mauvais, pour la plupart pas plus mauvais que ceux faits en Norvège avec des Norvégiennes.“ (…)

„ Quelques mois plus tard, en octobre 1943, un haut-fonctionnaire de la Kommandantur signale que „ d’après une communication privée d’un médecin-chef de l’hôpital de Suresnes, le chiffre des enfants illégitimes en France atteint maintenant quatre-vingt-cinq mille…“

„ Cet intérêt croissant pour la production d’enfants de mères françaises (le chiffre dépassera, semble-t-il, les cent milles à la fin de l’occupation) ne retient notre attention que dans la mesure où il s’insère dans le programme racial général des théoriciens nazis. “ (…)

„ Ces filles qui, encore en mai 1944, se nourissaient de „cacao, de flocons d’avoine et de semoule“, qui étaient-elles en réalité ? Et qui furent les pères des quelques dizaines d’enfants nés à Westwald ? “

Femmes dans la guerre / 1939-1945 / Guylaine Guidez / Lavauzelle / 2006:

„ Lebensborn “

„ Quelle fut exactement l’ampleur du phénomène Lebensborn ? Les chiffres sont imprécis. (…) En France, le château de Chantilly, réquisitionné par l’occupant et transformé en clinique, aurait servi de cadre à la naissance de 100.000 petits aryens franco-allemands.“ Marc Rydell, dans l’enquête qu’il a menée pour son livre Au nom de la race, considère qu’il est difficile de faire le point sur ce sujet, toujours entouré de grands mystères, les derniers témoins vivant retranchés dans un mutisme gêné. “ (…)

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„ difficile de faire le point “

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 9, 2018

Excision: tradition matriarcale

Excision : tradition matriarcale

Grüß Gott

Les femmes, par croyance ou ignorance, défendent une tradition douloureuse.

Allodocterurs.fr / Sexo / Chirurgie du sexe / Hymen / Clitoris / Réparer les dommages de l’excision / Vidéo / internet:

« L’excision est une coutume très ancienne qui date de bien avant l’arrivée de toutes les religions monothéistes. Elle aurait pour raison de garantir la pureté des jeunes filles pour qu’elles fassent un bon mariage, et plus tard pour qu’elles restent fidèles. » (…)

« L’excision est pratiquée à tous les âges, traditionnellement à la puberté, dans une cérémonie rituelle. Ce sont des femmes qui la pratique, on les appelle les exciseuses. Dans les zones rurales, elles utilisent des couteaux, des lames de rasoir, sans aucune anesthésie. En ville, ce sont des sage-femmes qui la réalise, cette fois sous anesthésie. Même s’il y a moins de risques d’hémorragie ou d’infection, le résultat final est exactement le même. Sans parler des douleurs que l’excision provoque sur le moment et par la suite au moment d’un éventuel accouchement. » (…)

« En Afrique, des représentants religieux et différents gouvernements tentent d’interdir cette pratique ancestrale, notamment par des campagnes d’information, sur les méfaits de l’excision. Mais comment expliquer à une vieille exciseuse du Mali, par exemple, dont les compétences ont été transmises par sa mère, qui elle-même les tenait de sa mère, que son activité est aujourd’hui un crime ? Le changement des mentalités est malheureusement un processus très lent » (…)

Geopolis.francetvinfo.fr / L’excision une tradition qui se perpétue / Vidéo / Internet:

« Une femme indonésienne:

« Si on n’excise pas les filles, elles courent après les garçons. En principe, les femmes sont respectables. Ce sont elles qui doivent être demandées par les hommes. Elles n’ont pas à leur courir après. Cela se produit beaucoup de nos jours. Enfin… pour celles qui n’ont pas été excisées. » (…)

« Seules les femmes ont le pouvoir d’arrêter ces mutilations. » (…)

« Quelque part, c’est les hommes qui sont les instigateurs, c’est les hommes qui sont les consommateurs, mais c’est les femmes, faut dire la vérité, qui perpétuent cette tradition. »

Enmarche.be / La solidarité, c’est bon pour la santé / L’honneur en question / Une tradition mutilante / Internet:

« Il s’agit pour les familles de protéger leurs filles contre la honte, l’exclusion sociale et l’isolement, de respecter la tradition. Excisée, la femme a la capacité de se marier, sa virginité est comme garantie physiquement et symboliquement.“ L’honneur et la pureté sont au centre de l’excision : celle-ci apparaît comme une opération de purification visant à établir l’honneur de la femme et in extenso celui de sa famille”, explique Myriam Dieleman. Au Mali, par exemple, la pire injure que l’on puisse lancer à une jeune fille est de la traiter de bilakoro (non excisée en bambara). Et les mères et les grands-mères ne veulent pas que leur fille “devienne la risée de toute la cour, qu’on la traite d’impure et qu’on se bouche le nez sur son passage” ».

Tdg.ch / Société / La tradition de l’excision est plus forte que les lois / Internet:

„ L’excision est interdite au Kenya depuis 2011. Le poids des traditions est pourtant plus fort que la loi. Dans ce pays où, selon l’ONU, un quart des femmes et des filles ont déjà subi des mutilations génitales, cette pratique reste un rite de passage obligatoire.“

„ Dans les zones rurales du Kenya, les jeunes filles doivent franchir cette étape pour devenir des femmes et pouvoir se marier.“

„ Recouvertes d’une peau de bête et de peinture blanche, les adolescentes kényanes se font exciser sur une pierre, avec un rasoir. La souffrance est atroce mais fait partie du rite. « Fière » que sa fille participe à la cérémonie, une femme de la tribu Pokot s’est confiée à Reuters: « La douleur la rendra forte. Elle va montrer au reste de la communauté qu’elle peut endurer cela. »

Youtube.com/ Rtbf / L’excision, une tradition à bannir / Video / Internet:

« Car c’est avant tout par les femmes que se perpétue la tradition. Ce sont les mères et les grands mères et les tantes qui emmènent leurs enfants chez l’exciseuse. »

« Elles ne sont pas toutes convaincues que l’excision est une mauvaise chose. » (…)

Dailymotion.com / TV5 monde / Dossier excision / Une exciseuse repentie / Video / Internet:

« Dans sa communauté, à Bouaké, elle est considérée comme la gardienne des traditions, des traditions au nom desquelles elle a excisé des centaines de filles, mais pas pour gagner sa vie, se défend-t-elle. »

« Nous avons hérité l’excision de nos parents, nous poursuivons cette pratique, parce que c’est une tradition, nous ne pratiquons pas l’excision pour de l’argent, ce sont nos coutumes. » (…)

Fr.euronews.com / Excision / J’ai une rage terrible de voir que la mutilation continue / Khadi Koita / Internet:

Seamus Kearney:

« Vous avez parlé des hommes. Mais qu’est-ce que vous dites aux femmes qui défendent cette pratique ? »

Khady Koïta:

« Quand je vois des femmes qui défendent ces mutilations, pour moi ce sont des femmes qui sont tout simplement ignorantes de toutes les conséquences néfastes de cette pratique, et il faut une discussion. Effectivement, il y a beaucoup de femmes qui défendent la mutilation, mais ça dépend du milieu où nous sommes, ça dépend des endroits. Quand on fait des débats, des groupes de paroles avec ces femmes-là, elles finissent toujours par rejoindre notre point de vue, parce qu’on se pose ensemble plein de questions comme : „ Mais toutes les souffrances qu’on subit, toute la discrimination qu’on subit, pourquoi ? “ Et donc, on finit par mettre les mutilations dans la catégorie des violences faites aux femmes, et on arrive à comprendre et à définir que les mutilations sont une violation flagrante des droits humains et surtout de la femme. Et c’est seulement à la fin de nos discussions qu’elles se rendent compte que ces mutilations représentent un contrôle de la sexualité, une domination de la sexualité de la femme. Et quand on se dit qu’on a tellement de bonnes choses dans nos pratiques culturelles, on se demande pourquoi continuer à pratiquer ces mutilations-là. Mais c’est plus difficile de convaincre les femmes, parce que les femmes se prennent toujours pour les gardiennes des traditions. La pression sociale et la pression familiale sont très fortes sur elles, parce que ce sont elles qui sont là, ce sont elles qui éduquent les enfants, ce sont elles qui font tout. Elles ont un rôle tellement important dans la société qu’il est difficile pour elles parfois de dire « stop » directement. Donc, c’est un travail de longue haleine. Il faut qu’elles fassent tout un travail sur elles-mêmes et sur la communauté pour arriver à dire « stop ». C’est vrai que ça prend du temps avec elles, mais on y arrive. »

Youtube.com / Rencontre contre l ‘excision / Khady Koita / Video / Internet:

« Donc, on s’est levé contre ça, contre nous-mêmes d’abord, parce qu’il fallait nous convaincre nous-mêmes. C’était quand même une partie de nos cultures, de notre éducation et de nos traditions. Et nous nous sommes rendu-compte qu’on avait le pouvoir, en tant que femmes. Parce que c’est en fait, dans pas mal de pays, c’est les femmes elles-mêmes qui transmettent ces souffrances à leurs propres filles, c’est les femmes qui perpétuent ça. Et aujourd’hui, en tout cas pour moi, il est plus facile de discuter avec des hommes, de les convaincre, qu’une partie des femmes. Et je pense que partout dans le monde, les femmes ont été leurs propres bourrreaux, et leurs propres souffre-douleur. » (…)

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« Mais c’est les femmes, faut dire la vérité, … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 2, 2018

Crematory ovens: dead or alive

Crematory ovens : dead or alive

Grüß Gott !

Prisoners of the Nazi camps survived to tell us their stories of unbelievable horror.

Peoplesworld.org / Recalling the Holocaust / John Wojcik / 2010 / Internet:

“At that time when the great number of Jews were exterminated in gas chambers, an order was issued that the children were to be thrown into the crematory ovens or the crematory ditches without previous asphyxiation with gas.“

“ Counsellor Smirnov : How should we understand that ? Were they thrown into the ovens alive or were they killed by other means before they were burned ? “

“ Shmaglevskaya: The children were thrown in alive. Their cries could be heard all over the camp.”

„ The haunting testimony of how the children cried from inside blazing ovens was given by Severina Shmaglevskaya, a Polish woman who had managed to survive the Auschwitz concentration camp from the day she was put there (Oct. 7, 1942) until its liberation in January 1945. “ (…)

Sonderkommando.info / Déposition d’Henryk Tauber / 24 mai 1945 / Cracovie / Internet:

„ Meurtre et tortures des membres des Sonderkommandos :

„ J’ai été moi-même témoin d’une telle scène où un Juif Français avait été brûlé dans le crématoire V. Il se débattait, criait, mais les SS, à plusieurs, l’ont attrapé, immobilisé et mis vivant dans le four. Brûler quelqu’un vivant était une punition utilisée souvent à l’égard des membres du Sonderkommando, mais pas la seule. (…)

„ Je me souviens d’un autre cas qui a eu lieu au crématoire V en août 44. On a trouvé alors une bague et une montre en or sur un des simples ouvriers, un Juif de Wolbrom du nom de Lejb, âgé d’environ 20 ans, de petite taille, aux cheveux bruns, matricule 108 000 et quelques. On a donc fait regrouper toute l’équipe du Sonderkommando employée aux crématoires et, devant tout le monde, on l’a suspendu sur une barre de fer au-dessus des générateurs, les mains ligotées dans le dos. Il y est resté ainsi accroché environ une heure. Ensuite, après avoir défait les liens de ses mains et de ses pieds, on l’a mis dans le four crématoire non chauffé. Par en-dessous le cendrier, on allumait et on éteignait de l’essence pour faire pénétrer les flammes à l’intérieur du foyer où se trouvait ce Lejb. Quelques minutes plus tard, on a ouvert le four d’où le condamné est sorti en courant, complètement brûlé. On l’a fait courir autour de la cour du crématoire et crier qu’il était un voleur. Ensuite, on lui a ordonné de grimper sur les barbelés de la clôture du crématoire qui, du fait que c’était en plein jour, n’étaient pas sous tension électrique. Lorsqu’il était tout en haut des barbelés, le chef du crématoire, Moll, l’a tué. Le prénom de Moll était Otto.“ (…)

Inside the concentration camps / Eyewitness Accounts of Life in Hitler’s Death Camps / Compiled by Eugène Aroneanu / Praeger / Westport, Connecticut London / 1996:

„These accounts chronicle, in grisly detail, unspeakable crimes against helpless, innocent people. What is important to remember is that they are true stories told by peole who were there and saw with their own eyes the atrocities that were committed hourly against anybody the Nazis did not like.“ (…) Ultimately in an act of diabolical irony, they could kill you simply because you had seen too much and could testify to what you saw. After all, the last thing they wanted to leave behind was an eyewitness.“

„ Fortunately, many eyewitnesses did survive.“ (…)

„ Thomas Whissen, 1996 :

„ In translating these accounts, I have taken care to preserve the tone and style of the speakers. These are not literary people making literary statments. They are people from all walks of life who try to express the reality of the nightmare they survived as sincerely and straightforwardly as they can. They seldom exaggerate. “ (…) These statements sound genuine ; they have the ring of truth. ”

———

„ The fact that the Jews who were sent there were not allowed to leave accounted for the frequent turn over of personnel. These prisoners lived at their workplace ; they were completely separated from their comrades. The members of the special squads were well fed.“ (…)

„ They performed their functions for exactly 90 days. On the 91st day there were either cast alive into the ovens or gassed first. The members of these special squads had the privilege of choosing between these two methods of execution.“ (…)

„ The ovens operated around the clock consuming the daily toll of dead bodies or of prisoners still breathing after a botched execution.“ (…)

„ To speed things up, the Germans starting burning children and old people alive. This I can state with absolute certainty because I saw it at the place where I was.“

„ The flames then spread across this mass of living humanity.“ (…)

„ In the camp there were patients who, when their condition worsened, were sent alive to the ovens.“

„ The head of the crematory, a high-ranking officer, bound a Polish woman hand and foot and threw her into the oven alive.“

„ With my own eyes I saw how the SS burned alive 14 Russian and 5 Polish officers, all in uniform.“

„ In May 1944, 100 Jews from Athens, who unanimously refused to work in the „special squads“, were killed on the spot ; some shot, the others burned alive.“

„ In March 1945, 500 people were killed by being thrown alive into the oven.“

„ 800 to 900 yards from the place where the ovens were, the prisoners were squeezed into little cars that ran on rails. In Auschwitz these cars had various dimensions and could hold up to 15 people. As soon as a car was loaded, it would be set in motion on an inclined plane that traveled at full speed down a corridor. At the end of the corridor there was a wall, and in the wall was the door to the oven. As soon as the car hit the wall, the door opened automatically, and the car would dip forward and pitch its cargo of living people into the oven. Right behind it came another car with another load, and so on. “ (…)

„ In one shipment there was a Polish Jewish woman who had a very pretty three-year-old daughter. The woman was aware of the existence of the gas chamber at Auschwitz and knew what fate awaited her. When the squad leader came past her, she begged him, since she knew she had to die, to spare her child. The squad leader flew into a rage and said : „ Damned Jew, I don’t take orders from you.“ He then grabbed the child by the breast and carried her to the oven while the mother ran after him screaming. He ordered the door of the oven opened and threw the child in alive. “

„ They threw living children up to the age of ten into the ovens. Children under 90 pounds were sent automatically to the ovens.“

„ In one shipment there were almost 400 children who were burned alive. “

„ Many many prisoners were burned alive. “

„ In one single camp a million unfortunate Jews died, some of typhoid fever, some of typhus, but most were burned alive in the ovens.“ (…)

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„ They seldom exaggerate. “

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 26, 2018

Noblesse d’oreiller: les courtisanes

Noblesse d’oreiller : les courtisanes

Grüß Gott

Venues du caniveau, montées sur le trottoir, elles tiennent le haut du pavé.

Wikipedia.org / Esther Lachmann / Marquise de Païva / Internet:

« Esther Lachmann, marquise de Païva, dite « la Païva », née le 7 mai 1819 à Moscou et morte le 21 janvier 1884 au château de Neudeck en Silésie, est une célèbre courtisane et demi-mondaine du XIXe siècle. » (…)

« Le 5 juin 1851, elle épouse un noble portugais, Albino Francisco, marquis de Paiva Araújo. Il lui offre un hôtel au 28 place Saint-Georges, construit en 1840 par l’architecte Édouard Renaud, où elle réside jusqu’en 1852. Le lendemain du mariage, elle déclare à son mari que chacun ayant obtenu ce qu’il voulait, il convient d’en rester là. Le couple se sépare et le marquis de Païva retourne au Portugal. Mais elle continue de porter le titre nobiliaire de son époux, « qui sonne bien ». »

Wikipedia.org / Marie Duplessis / Comtesse de Perregaux / Internet:

« Rose Alphonsine Plessis dite Marie Duplessis, comtesse de Perregaux, née le 15 janvier 1824 à Nonant-le-Pin et morte le 3 février 1847 à Paris, est une célèbre courtisane française qui a inspiré à Alexandre Dumas Fils le personnage de Marguerite Gautier dans La Dame aux camélias. » (…)

« Montée à Paris à l’âge de quinze ans, elle travaille d’abord comme blanchisseuse et chapelière jusqu’à ce qu’elle devienne la maîtresse d’un riche commerçant qui la met dans ses meubles. Cette jeune femme extrêmement attirante au sourire enchanteur, dont la beauté inhabituelle, l’élégance et le style feront la célébrité, devient rapidement, à peine âgée de seize ans, la courtisane la plus convoitée et la plus onéreuse de Paris. »

« Devenue la maîtresse du comte Édouard de Perregaux (1815-1898), elle l’épouse en janvier 1846 à Londres. Le comte, sincèrement épris, a 29 ans et elle 22. Le comte était fils d’Alphonse Perregaux et le mariage ne semble pas seoir à cette « courtisane ». Marie, devenue comtesse de Perregaux, retourne en France où elle s’abîme dans une vie de plus en plus agitée et dissipée en dépit de la phtisie qui la consume. »

Wikipedia.org / Céleste Mogador / Comtesse de Chabrillan / Internet:

« Élisabeth-Céleste de Chabrillan, née Venard le 27 décembre 1824 à Paris où elle est morte le 17 février 1909, est une danseuse française sous le nom de scène de « Mogador ». »

« À 16 ans, après avoir fréquenté les lorettes (prostituées du nouveau quartier de Notre-Dame-de-Lorette), elle débute au Cirque-Olympique ou Hippodrome du boulevard du Temple, dans les années 1840. » (…)

« En plein succès théâtral à Paris, elle se fait emmener de force à Londres par son comte, revenu la chercher, pour s’y marier en 1854, au grand dam de la famille du marié : elle devient comtesse de Chabrillan. »

Wikipedia.org / Liane de Pougy / Princesse Ghika / Internet:

« Anne-Marie Chassaigne, dite Liane de Pougy, épouse d’Armand Pourpe puis, par son second mariage, princesse Ghika, est une danseuse et courtisane de la Belle Époque, née à La Flèche (Sarthe, France) le 2 juillet 1869 et morte à Lausanne (canton de Vaud, Suisse) le 26 décembre 1950. » (…)

« En 1908, alors au sommet de sa carrière, Liane de Pougy, qui aura bientôt quarante ans, rencontre le prince roumain Georges Ghika, neveu de la reine Nathalie de Serbie, de quinze ans son cadet, très noble mais fort désargenté, qu’elle épouse le 8 juin 1910, en l’église Saint-Philippe-du-Roule. »

Wikipedia.org / Lola Montez / Comtesse de Landsfeld / Internet:

« Lola Montez, née Marie Dolores Eliza Rosanna Gilbert, à Grange (comté de Sligo en Irlande) le 17 février 1821 et morte à New York (USA) le 17 janvier 1861, est une danseuse exotique, actrice et courtisane d’origine irlandaise, célèbre pour avoir été la maîtresse du roi Louis Ier de Bavière. » (…)

« C’est lors d’un voyage en 1846 à Munich, sur le chemin de Vienne, que Louis Ier de Bavière la remarque et qu’elle devient rapidement sa maîtresse. Elle commence à user de son influence auprès du roi, ce qui la rend impopulaire auprès des Bavarois, en particulier après que des documents rendus publics montrent qu’elle espérait devenir sujette bavaroise et être anoblie. En dépit de l’opposition, le roi la fait comtesse de Landsfeld le 25 août 1847, jour de son anniversaire. Son titre s’accompagnait d’une forte rente. Il est très probable que cela ait largement contribué à l’impopularité du roi. En 1848, sous la pression du mouvement révolutionnaire, Louis abdique et Lola s’enfuit de Bavière pour la Suisse, mettant un point final à sa carrière de courtisane ».

Wikipedia.org / Émilie-Louise Delabigne / Comtesse Valtesse de la Bigne / Internet:

« Émilie-Louise Delabigne, dite Valtesse de La Bigne, est une demi-mondaine née le 13 juillet 1848 à Paris et morte le 29 juillet 1910 à Ville-d’Avray, où son corps repose au cimetière communal. » (…)

« Maîtresse du compositeur, elle accède grâce à lui aux restaurants à la mode. Elle se rend, comme Zola, Flaubert et Maupassant, chez Bignon (l’ancien Café de Foy) ou au Café Tortoni. Mais le siège de Paris, durant la guerre franco-prussienne de 1870-71, affame les Parisiens, on y mange des rats, ce qui n’étouffe en rien les aspirations de Valtesse. Elle est nommée comtesse par Napoléon III. »

Wikipedia.org / Marguerite Steinheil / Lady Abinger / Internet:

« Marguerite Jeanne Japy, épouse Steinheil, dite Meg, née le 16 avril 1869 à Beaucourt (territoire de Belfort) et morte le 18 juillet 1954 à Hove dans le Sussex au Royaume-Uni, est une célèbre salonnière et demi-mondaine française. »

« Épouse du peintre académique Adolphe Steinheil jusqu’en 1908, elle est connue pour avoir entretenu une liaison avec le président Félix Faure – mort dans ses bras au palais de l’Élysée – et pour avoir ensuite été au cœur d’une sombre affaire judiciaire » (…)

« Après le procès, elle part vivre à Londres sous le nom de Mme de Serignac. Elle rédige ses mémoires en 1912. Deux ans plus tard, Hargrave Lee Adam publie à Londres chez T. Werner Laurie une enquête dans laquelle il accuse Marguerite Steinheil d’avoir menti lors de son procès. Le livre est saisi et retiré des rayons de la British Library à la demande de Marguerite. Le 26 juin 1917, elle épouse Lord Robert Brooke Campbell Scarlett (en), 6e baron Abinger et devient Lady Abinger. Son mari meurt en 1927. Vingt-sept ans plus tard, elle meurt dans une maison de repos de Hove, dans le comté du Sussex. »

Wikipedia.org / Marie-Anne Detourbay / Comtesse de Loynes / Internet:

« Marie-Anne Detourbay, dite mademoiselle Jeanne de Tourbey et par son mariage comtesse de Loynes, est une demi-mondaine (Reims, 18 janvier 1837 – Paris 1908) qui tint un salon littéraire et politique influent sous le Second Empire et la Troisième République, maîtresse en titre du critique littéraire Jules Lemaître » (…)

« Vers 1862, elle rencontre Ernest Baroche, fils du ministre de Napoléon III, maître des requêtes au Conseil d’État et directeur du commerce extérieur au ministère de l’agriculture et industriel du sucre, qui en tombe extrêmement amoureux, et se serait fiancé avec elle. Commandant du 12e bataillon des mobiles de la Seine, il fut tué au combat au Bourget le 30 octobre 1870 – le lendemain de la mort de son père, enfui à Jersey – lui laissant l’énorme somme de 800 000 francs-or ce qui lui permit d’épouser en 1872 l’authentique comte Victor Edgar de Loynes, officier carabinier démissionnaire. Ce mariage la fait accéder à la haute société, mais les époux ne tardent pas à se séparer, le Comte partant pour l’Amérique, où il disparut. Bien que le mariage n’ait été que religieux, car la famille de son époux s’était opposée à leur union civile, elle porta et conserva l’usage des nom et titre de Comtesse de Loynes. »

Wikipedia.org / Marie Élisabeth Claire Leduc / Marquise de Tourvoie / Internet:

« Marie Élisabeth Claire Leduc, marquise de Tourvoie, née vers 1720 à Paris, où elle est morte vers 1792 ou 1793, est une danseuse française de l’Académie royale de musique de Paris »

« Fille d’un Suisse du Luxembourg de la porte d’Enfer, Élisabeth Leduc débute dans la galanterie. (…) Elle quitta le président de Rieux pour suivre le comte Louis de Bourbon-Condé en 1741. (…)

« Un peu avant la mort du comte, qui survint en 1771, craignant d’être ennuyée par les héritiers légitimes du comte et les créanciers, elle prit les devants en vendant son domaine de Tourvoie, mais pas le titre, au docteur Dideron, et acheta une maison rue Popincourt, en face de l’ancien monastère des religieuses des Annonciades et où elle mourut en 1792 ou début 1793. »

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« marquises, comtesses, princesses, ladies, … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 18, 2018

Glières: épopée héroïque

Glières : épopée héroïque

Grüß Gott !

Un jeune lieutenant, dans un combat désespéré, meurt au champ d’honneur.

Glières / Vivre libre ou Mourir / mars 1944 / L’épopée héroïque et sublime / Michel Germain / La Fontaine de Siloé / 1994:

„ Discours d’André Malraux :

„ L’avant-poste de la passe d’Entremont, dix-huit hommes, est attaqué par deux bataillons. Deux sections de renfort atteignent la passe. Le premier fusil-mitrailleur s’enraye. Le second est détruit, son servant tué. L’un des deux chefs de section, Baratier, a l’impression d’être seul à tirer : il ignore qu’il survit seul. Il se replie en continuant à combattre, et pris à revers et tué. Il défendait la passe depuis une heure et demie.“ (…)

Les Glières / 26 mars 1944 / François Musard / Laffont / 1965:

„ 14 heures : fin de Baratier. “

„ Les Allemands ont vu, eux aussi, que la défense est réduite à un seul homme. Des deux côtés, ils avancent, afin de serrer Baratier dans leur étau. Celui-ci a prévenu la manoeuvre. Il tente de décrocher, couvrant sa retraite du feu ininterrompu de son fusil qui, maintenant, lui brûle les mains. Il réussit à se glisser entre les deux colonnes et atteint un éboulis de roches sur lequel il va prendre appui et tirer, tirer jusqu’à épuisement de ses munitions. C’est un combat désespéré, il le sent bien, car partout, autour de lui, la neige foulée porte la trace des bottes de l’envahisseur. Il a gagné pourtant, de rocher en rocher, un couloir d’avalanche qui aboutit au sentier d’Entremont. C’est peut-être le salut. Mais voici qu’un groupe compact de soldats allemands débouche en face du jeune officier. Toute retraite est désormais coupée. Baratier épaule encore, mais il n’a plus, cette fois, le temps de presser la détente… Une rafale le couche sur la neige. Il aura tenu seul pendant près de deux heures.“

Glières / Une grande et simple histoire / mars 1944 / Michel Germain / La Fontaine de Siloé / 2008:

„ Pierre Barillot (Baratier) (…) Anjot lui confie le commandement du secteur de Monthiévret, vital pour le bataillon. Après l’attaque du 26 mars, il réussit à s’échapper.“ (…)

„ Le lieutenant Baratier s’est retrouvé seul. Très angoissé, craignant le pire, il a appelé ses gars, par leur nom, un par un, dans l’obscurité. Personne ne lui a répondu. Il a appelé à nouveau et, resté sans réponse, il s’est mis à leur recherche.” (…)

Le maquis des Glières / Alain Dalotel / Plon / 1992:

„ Après ces deux tirs nous fûmes pris pour cible par l’artillerie et les mitrailleuses allemandes. (…) Le lieutenant Baratier nous donne l’ordre d’arrêter les tirs car nous allions nous faire massacrer par l’artillerie.“

„ Selon François Musard… Baratier restant seul survivant avec un fusil à 12 h 35, continuant à combattre des centaines d’Allemands jusqu’à sa mort à 14 heures et ainsi de suite. “

Aubert:

„ Maintenant les Allemands montent vraiment. Cela tire de partout. A un moment, le chef Minouche (Guillemenet) […] vient me chercher et me dit d’aller au chemin du bas qui mène à Entremont pour aller remplir les chargeurs d’un FM (…) Je me dirige vers ce lieu et je rencontre le lieutenant Baratier qui me dit : „ Je pars en reconnaissance.“ Je lui réponds: „ Mon lieutenant vous ne passerez pas, les Allemands sont partout.“ Il est descendu mais il n’est jamais remonté.“

„ Vers 16 heures, Baratier et Chocolat sont venus chercher du renfort. (…) Nous partons en file indienne. Nous étions six : il y avait Lespine, Chocolat, Lebelge, Baratier, un camarade dont je ne me souviens plus du nom, et moi-même. “

„ Vers 17 heures, Baratier nous appela pour connaître notre position. Nous n’avons rien dit afin que les Allemands ne nous repèrent pas. “

„ Qu’est-il exactement arrivé à Baratier ? “

„ Quand Baratier, le chef de section, a vu que tout était attaqué en-dessous, il est parti pour voir et essayer de renforcer ce côté qui donne sur l’entrée du col. “

„ Roy le confirme : Baratier, avec une équipe, réussit à maintenir l’assaut. “

Guillemenet :

„ Deux des tireurs au FM, dont Chocolat, chef de groupe, sont tués. Un chargeur tombe, un autre est grièvement blessé. Plusieurs voltigeurs sont tués. Un quart d’heure après l’attaque le lieutenant Baratier, commandant sur la droite disparait. Je ne sais s’il est tué, blessé ou prisonnier.“ (…)

„ Ainsi André Malraux fait-il mourir Baratier que d’aucuns ont vu, des années plus tard, en Algérie au moment de la guerre, et que le colonel Jourdan a rencontré il y a une dizaine d’années à Paris. Comme d’autres rescapés, Baratier avait perdu le contact avec ses camarades depuis cette époque. Que s’est-il passé pour lui le 26 mars ? “

„ Dans son témoignage Gaillard rappelle :

„ que Baratier „vers 17 heures“ a appelé les hommes pour connaître leurs positions et que lui, ainsi que Gaillard et les autres n’ont pas répondu afin que les Allemands ne les localisent pas. Cela signifie, notons-le au passage, qu’ils ne tiraient plus à ce moment-là. Jourdan observe, à juste titre, que „ce pauvre Baratier s’est trouvé paumé“, personne ne lui répondant et qu’il a sans doute alors décidé de décrocher vers le Petit-Bornand.“

„ Après la guerre, il expliquera que, coupé de Monthievret, il ne put jamais rejoindre et qu’il réussit à passer à travers les lignes. Ainsi se dissipe la légende du lieutenant Baratier tué à la tête de ses troupes en se repliant avec son FM.“

Témoignage de Berry:

„ Selon lui après le déclenchement du feu, „ça pilonnait. Ils étaient là, présents, ça tirait de partout. ”

Ses camarades se sont inquiétés de l’absence de Baratier vu ses „fonctions“ et ses „connaissances“ : „ Baratier n’étant plus là, un copain est parti le chercher […]. Baratier s’est perdu dans la nature : en allant voir pour apporter du renfort aux autres, il s’est trouvé encerclé et il n’a pas pu revenir vers nous.“ (…)

Robert Halgrin:

„ Le lieutenant Baratier est parti immédiatement aux renseignements en nous donnant l’ordre de ne tirer que sur son ordre. (…) Notre lieutenant n’est plus revenu, ce fut la débandade. J’ai abandonné mon arme et en compagnie de Midonet et de Aubert nous avons quitté les lieux furtivement. “

Le maquis des Glières / Mythe et réalité / Claude Barbier / Perrin / 2014:

Robert Halgrin:

„ Le 26 mars nous avons été attaqués par les troupes allemandes. L’attaque s’est déclenchée à la chute du jour. Sur le côté du Plateau situé vers Entremont. Le lieutenant Baratier, est parti immédiatement aux renseignements en nous donnant l’ordre de ne tirer que sur son ordre. Notre lieutenant n’est plus revenu, ce fut alors la débandade. “

Fernand Guillemenet:

„ Le lieutenant Baratier je suppose a été blessé au début de l’engagement, car je ne l’ai plus revu.“ (…)

„ Pierre Barillot n’est habituellement pas mentionné parmi les officiers présents sur le plateau de Glieres (…) Deux raisons expliquent la part d’ombre qui entoure Barillot : d’abord qu’il ne faisait pas partie des officiers du 27e BCA d’armistice mais, plus encore, son attitude supposée lors de la tentative d’incursion allemande le 26 mars au soir, où il aurait quitté le Plateau sans ordre une fois le coup de feu fait. ” (…)

Dimanche fatal aux Glieres / 26 mars 1944 / Robert Amoudrouz / Jean-Claude Carrier / Cabedita / 2011:

„ André Malraux en arrive à ce passage de son discours ou il évoque la journée du 26 mars 1944 à Monthievret:

„ L’avant-poste de la passe d’Entremont – dix-huit hommes – est attaqué par deux bataillons. Deux sections de renfort atteignent la passe. Le premier fusil-mitrailleur s’enraye. Le second est détruit, son servant tué. L’un des deux chefs de section, Baratier, a l’impression d’être seul à tirer : il ignore qu’il survit seul. Il se replie en continuant à combattre, est pris à revers et tué. Il défendait la passe depuis une heure et demie. “

„ A ces mots, André Gaillard explose littéralement et crie en direction du colonel Pierre Barillot, alias Baratier, bien vivant en chair et en os parmi les officiels: „ Oh ! Baratier ! C’est pas toi qui le tirais le FM, c’est moi ! ““ (…)

„ C’est le lieutenant Barillot-Baratier qui soulève cet après-midi le plus de questions. La majorité des présents porte sur lui un jugement impitoyable. Ils le voient comme un incapable doublé d’un traître ! “

„ Etait-ce dans son rôle, disent-ils, de partir ainsi avec cinq ou six hommes ramassés en chemin pour se diriger on ne sait où. Il était le seul officier ici. Il devait rester parmi les hommes pour organiser la défense, maintenir le moral, empêcher la panique. Au lieu de cela, il les a laissés tomber et il s’est tiré. C’est lamentable. Et le soir, pourquoi ne s’est-il pas replié sur le plateau ? “ (…)

„ Quoi qu’il en ait été, une chose est certaine : en proie à toutes sortes de faux bruits et pour la plupart isolés dans leurs sections, les hommes sont massivement saisis par la peur et le désespoir de la défaite.“

„ Sur la barre rocheuse, Baratier ne fait sûrement pas exception mais lui se doute peut-être que l’ordre d’exfiltration va être donné, puisque les conditions exigées par Rosenthal lui paraissent à l’évidence réalisées. Il ne faut donc pas s’étonner s’il tente sa chance vers Entremont avec l’espoir que sa qualité de fonctionnaire des Eaux et Forêts lui permettra de passer.“ (…)

*********************************

„ sublime “

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 13, 2018

Alésia: nombre de Romains

Alésia : nombre de Romains

Grüß Gott !

Les troupes romaines, en Gaule, au moment du siège d’Alésia, étaient légions.

Wikipedia.org / Siège d’Alésia / Forces en présence / Internet:

« Rome : 10 à 12 légions (soit 72.000 fantassins) + la cavalerie romaine/germaine (environ 10.000) »

« Coalition gauloise : 80.000 guerriers + 8.000 cavaliers (armée de secours) + 240.000 hommes (armée de secours) »

„ César et ses dix à douze légions, soit seulement 40 à 72.000 hommes, décident de mettre le siège autour de l’oppidum d’Alésia, qui contrôle la route vers la Province. “

Dailymotion.com / Le débat / Alésia / La bataille continue / Benoît Duquesne / Franck Ferrand / Alain Houpert / Laurent Olivier / Video / 20.11.2010 / Internet:

Benoît Duquesne:

« Parce qu’on dit que les légions romaines étaient quand même une machinerie assez lourde, assez peu mobile, qui prenait beaucoup de temps pour bouger, alors que les Gaulois étaient beaucoup plus rapide. C’est ça ? Et beaucoup plus, heu… » (…)

Laurent Olivier :

« Vous imaginez, en Gaule, une armée, il y a six légions, ça fait à peu près 24.000 hommes. Il faut considérer aussi qu’il y a des esclaves, qu’il y a des marchands, qu’il y a des gens qui sont là pour faire des affaires immobilières, hein, parce que la guerre rapporte, hein… » (…)

Benoît Duquesne:

« C’est quoi, alors, les personnes qui se promènent, enfin, qui se déplacent en même temps, c’est 50.000 hommes ? »

Laurent Olivier:

« On n’en sait rien ! »

Franck Ferrand:

« C’est entre 60.000 et 75.000 hommes. »

Laurent Olivier:

« C’est plusieurs dizaines de milliers d’hommes, bien sûr, évidemment. » (…)

Benoît Duquesne:

« Tout compris, hein, avec ses marchands, aves les esclaves, hein, avec tout ce qui environne. ? »

Franck Ferrand:

« Et avec les machines de guerre. Donc, ça veut dire que ça passe pas par n’importe quel petit sentier. C’est une énorme armée en marche. »

France culture / La dernière bataille d’Alesia / Michel Redde / Internet:

« Quant aux forces romaines, nous sommes obligés de les reconstituer à partir de mouvements de création et de retrait des différentes légions césariennes. On les estime à 10 ou 12. Même pour les spécialistes, il y a un doute. Mais 10 ou 12 légions, ça représente… 4.000 hommes par légion. Donc, vous voyez, nous avons 40.000 hommes au bas mot qui s’opposent au 80.000 de Vercingétorix. Mais c’est là une estimation qui n’est pas forcément la bonne. »

« J’ai dit tout à l’heure que les Romains étaient environ, au moins 40.000 au bas mot, probablement un peu plus, mais au moins 40.000. »

Archeologie-alesia.fr / Taille des camps / Le siège césarien / Internet:

„ Quels étaient les effectifs romains au moment du siège d’Alésia ? “

„ Jules César ne nous a pas laissé d’indications précises sur l’effectif romain, il faut donc s’en remettre aux estimations des nombreux spécialistes qui ont traité cette question :

„ Napoléon 1er : 80.000 hommes “

„ Napoléon III : 75.000 hommes sans compter les valets “

„ Camille Jullian : 40 à 50.000 combattants romains “

„ Joël Le Gall : dix légions avec six mille combattants chacune “

„ Jérôme Carcopino : onze légions “

„ Christian Goudineau : Douze légions (en théorie 48.000 fantassins) plus 4.000 auxiliaires, soit 52.000 combattants, il faut à peu près doubler ce chiffre pour tenir compte des accompagnateurs “

„ Michel Reddé : dix à douze légions, 40 à 45.000 hommes au bas mot, quelques corps auxiliaires, la cavalerie germanique, les valets. “

„ Jean-Louis Voisin : dix légions (4.200 hommes par légion en début de campagne), plus auxiliaires, valets, esclaves, marchands. “

„Yann Le Bohec : 50.000 légionnaires (5.000 hommes par légions).“

« Claude Grapin : dix ou douze légions, pas moins de 45.000 hommes. »

« Le nombre de combattants romains s’établirait donc entre 40.000 et 60.000 hommes (pour ne retenir que les estimations les plus contemporaines), le nombre total des effectifs romains ne pouvant qu’être largement supérieur aux effectifs combattants, sinon de l’ordre du double (cf. Ch. Goudineau). »

Wikimini.org / Bataille d’Alésia / Déroulement de la bataille / Internet:

« Vercingétorix et ses hommes (composés de 80.000 guerriers, 240.000 fantassins et 8.000 cavaliers) étaient encerclés par les Romains (composés de 65.000 à 72.000 légionnaires, bien entraînés et ravitaillés.) Leur camp était à proximité sur les hauteurs. Les Romains avaient réalisé des fortifications en bois et creusé un fossé tout autour d’Alésia. »

Ballade-medievale.fr / Romains / Bataille d’Alésia en 52 av JC / Internet:

„ César décide d’assiéger les Gaulois en profitant de leur retraite improvisée. Afin d’éviter la tenaille dont il fut victime lors du siège de Gergovie, César fait preuve d’une exceptionnelle maîtrise de l’art du siège en entreprenant une double protection de lignes fortifiées : l’une de 15 km orientée vers l’oppidum pour résister aux tentatives de sortie des 80.000 Gaulois retranchés : la contrevallation. L’autre de 20 km orientée vers l’extérieur pour résister à l’armée de secours demandée par Vercingétorix aux autres peuples gaulois pour lui venir en aide : la circonvallation.“

«  L’armée romaine est alors composée de 10 à 12 légions, soit près de 70.000 légionnaires (dont certains étaient d’ailleurs des Gaulois !). »

Youtube.com / Storia voce / La bataille d’Alesia / Yann le Bohec / Audio / Internet:

« César a eu très probablement à sa disposition environ dix légions, c’est-à-dire 50.000 légionniares. A peu près, hein, les chiffres sont très approximatifs. Tel autre vous dira : mais non, il en avait douze légions, l’autre vous dira : mais non, il en avait que neuf. Bon, dix légions, 50.000 hommes. Plus des auxiliaires. Ça, on sait pas du tout combien il y en avait. Des alliés, des Gaulois notamment, la Gaule a été conquise par des Gaulois, en grande partie, d’autant que les légionnaires venaient de la Gaule cisalpine de l’Italie du nord. En gros, on peut lui prêter une armée d’environ 100.000 hommes, dont 50.000 étaient des combattants de première ligne, c’était des légionnaires. »

*****************************

Les troupes romaines étaient donc :

100.000 ?

82.000 ?

80.000 ?

75.000 ?

72.000 ?

70.000 ?

65.000 ?

60.000 ?

50.000 ?

45.000 ?

40.000 ?

24.000 ?

moins ?

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 5, 2018

Mouammar Kadhafi: mort par la France ?

Mouammar Kadhafi : mort par la France ?

Grüß Gott !

Le convoi du colonel Kadhafi, en fuite dans le désert, est frappé par une grosse bombe.

Youtube.com / L’émission politique / Pujadas / Sarkozy / Vidéo / Internet:

« – La Libye ! Regrettez-vous d’être intervenu, non pas pour sauver Benghazi (…) mais d’avoir outre passé en quelque sorte ce mandat, et d’être aller jusqu’à tuer, ou de fait, faire tuer, livrer le colonel Kadhafi à la rebellion ? »

« Vous perdez la raison, monsieur Pujadas ! (…) Monsieur Pujadas, vous m’accusez d’avoir fait tuer monsieur Kadhafi ? Ai-je compris cela ? » (…)

« – Son convoi a été bombardé au moment précis où il a été tué. » (…)

Youtube.com / L’assassinat de Kadhafi / Dominique Ugeux / Vidéo / Internet:

« François Gouyette aura la très délicate mission de fermer les représentations de la France dans ce pays et de rapatrier l’ensemble du personnel après que Sarkozy eut pris secrètement la décision, je dis bien secrètement la décision, dont on mesure aujourd’hui à quel point elle fut catastrophique, de bombarder Tripoli, de renverser le régime de Kadhafi, et de contribuer à l’élimination physique de ce dernier. » (…)

« A partir de cela, Nicholas Sarkozy, le président français, avec bien entendu Cameron, le premier ministre britannique, commence à violer allègrement, à dépasser la ligne rouge en bombardant Tripoli, en s’en prenant avec beaucoup d’acharnement à Kadhafi. » (…)

« – Pourquoi cet acharnement contre Kadhafi ? » (…)

« Bref, Kadhafi est assassiné le 20 octobre. (…) Il se fait que Kadhafi est assassiné le 20 octobre. Bon, on connaît les circonstances, ça a tourné en boucle, il a été torturé, une baïonnette dans l’anus. Et puis alors, abattu par des Forces spéciales étrangères… tout le monde subodore de quelles Forces spéciales étrangères il s’agit. » (…)

Youtube.com / Mediapart / Le débat / Permis de tuer / Vincent Nouzille / Tueurs de la République / Video / Internet:

« – Alors, sur la Libye, vous racontez, vous confirmez même, vous amplifiez ce qui a déjà été dit, notamment, de mémoire, dans le Canard enchaîné, c’est que il y avait des hommes au sol des Services français au moment de la mort du colonel Kadhafi à Syrte en octobre 2011, je parle sous votre contrôle, ce qui paraît être, aujourd’hui, en contravention avec ce qui était le mandat de résolution de l’ONU en terme d’intervention militaire en Libye. » (…)

« Alors, je raconte, parce que c’est assez documenté, dans le fond, cette histoire, que la volonté d’éliminer le clan Kadhafi était très claire. Les frappes multiples et répétées sur les différentes personnes du clan, les fils, les enfants, et lui, Kadhafi lui-même, à plusieurs moments des frappes de l’Otan, puisque c’était un groupe sous mandat onusien, montrent qu’il ne s’agissait pas seulement de venir en aide aux populations de Benghazi assiégées, et cetera. Il y avait une volonté de « Regime change », de changer le régime, de faire tomber ce régime, et même de liquider ce régime, puisque plusieurs des fils ont été liquidés, clairement, par, soit les frappes de l’Otan, soit des rebelles qui les ont fait prisonniers… »

« et dans le cas d’espèce de Mouammar Kadhafi, je raconte dans le détail, la frappe, qui est une frappe française, d’une grosse bombe guidée au laser, les drones américains et français surveillaient la ville de Syrtre où ils savaient que l’ancien dictateur, qui était déchu depuis quelques mois, s’était réfugié avec quelques-uns de ses proches. Et que voient-ils, un beau matin, à huit heures du matin ? : un énorme convoi de 75 véhicules qui part vers le sud de Syrte et qui fonce à toute allure » (…)

« et c’est un avion français qui bombarde – pour tuer – il n’y a aucun doute là-dessus, puisque la bombe est faite pour exploser littéralement ce convoi. Et au sol, le bilan sera fait : 25 véhicules calcinés et 58 cadavres, et cetera. Donc, une énorme frappe – française. Et c’est un miracle, déjà, que Kadhafi réchappe à cette frappe aérienne… (…)

« Les faits montrent qu’il n’y avait pas de doute sur la volonté de la France, mais aussi de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de le liquider. » (…)

« Quand on envoie une bombe de 250 kilos sur le convoi où l’on suppose que Kadhafi est en train de s’enfuir de Syrtre, c’est très clair qu’on n’est pas près de discuter avec lui. » (…)

« La frappe militaire montre qu’il n’y a aucun doute sur la volonté de tuer. »

Youtube.com / 64′ Grand angle / Conflits d’Afrique / Kadhafi, à qui profite le crime / Jean Ping / Video / Internet:

« – Fallait-il tuer Kadhafi ? »

« Il y avait 300 morts, et aujourd’hui on estime à, au moins, 50.000 morts… nous parlons du soulèvement de Benghazi… 300 morts, et on estime à 50.000 les victimes des Bombardements de l’Otan. »

« – Mais comment est-ce que vous expliquer, alors, cette intervention militaire, de la France notamment, de la Grande-Bretagne ?

«  (…) Il était clair, pour nous, dès le départ, dès le samedi 19 mars, au sommet qui s’est réuni à Paris, sans nous, au sommet, que la décision d’éliminer Kadhafi était prise… » (…)

Youtube.com / La France n’a pas dit la vérité sur sa guerre en Libye / Jean-Christophe Notin / Video / Internet:

«-Qui a tué Kadhafi ? Des informations font état d’agents du Service secret français. »

« Non ! Ça, je le démens en bloc, le plus formellement possible. J’ai rencontré tous les acteurs qui étaient sur place, qui étaient à Syrte à ce moment-là. Les Forces Spéciales étaient à Syrte. Je sais exactement où ils étaient de manière géographique. C’est tout-à-fait impossible qu’elles aient participé à ce lynchage et à ce meurtre final… (…) Le président Sarkozy a toujours dit à ses collaborateurs : « Je ne suis pas un assassin ! On ne tue pas Kadhafi ! » »

« – Il a dit ça ? »

**********************************

« – Il a dit ça ? »

Claire GRUBE

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