Israël : colonisation biblique
Grüß Gott !
Le peuple juif, longtemps errant et dispersé, s’implante au milieu des peuples arabes.
Youtube.com / Ina.fr / Sionisme / Conflit Israël Palestine / De Gaulle / Video / 1967 / Internet:
« On pouvait se demander, en effet, et on se demandait, même chez beaucoup de Juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables, et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits. » (…)
« Et certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même, et dominateur, n’en vienne, une fois qu’il serait rassemblé dans le site de son ancienne grandeur, n’en vienne à changer en ambitions ardentes et conquérantes les souhaits très émouvants qu’il formait depuis dix-neuf siècles : « L’an prochain à Jérusalem ! », en dépit du flot tantôt montant, tantôt descendant des malveillances qu’il provoquait, qu’il suscitait plus exactement, dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable d’intérêt et de sympathie s’était formé en leur faveur, et surtout, il faut bien le dire, dans la chrétienté. » (…)
« et grossi, depuis qu’ils avaient retrouvé une patrie, par les travaux, leurs travaux constructifs, et le courage de leurs soldats… » (…)
« voyaient avec satisfaction l’établissement de leur Etat, sur le territoire que leur avaient reconnu les puissances, tout en désirant qu’ils parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec ses voisins un modus vivandi pacifique. » (…)
« Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956. A la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez, on avait vu apparaître, en effet, un Etat d’Israël guerrier, et résolu à s’agrandir. Et ensuite, l’action qu’il menait pour doubler sa population, par l’immigration de nouveaux éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps, et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à utiliser toute occasion qui se présenterait. » (…)
« Le 22 mai, l’affaire d’Akaba, fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en découdre. » (…)
« Israël ayant attaqué, s’est emparé, en six jours de combats, des objectifs qu’il voulait atteindre. Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui la résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme. » (…)
« Mais il est bien évident que le conflit n’est que suspendu, et qu’il ne peut pas avoir de solution, sauf par la voie internationale. Mais un règlement, dans cette voie, à moins que les Nations-Unis ne déchirent elles-mêmes leur propre charte, un réglement doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force… » (…)
Youtube.com / Comprendre la colonisation israélienne en cinq minutes / Video / Internet:
« Pour résoudre le conflit israélo-palestinien, une solution est défendue depuis des décennies : créer deux Etats distincts. D’un côté, il y aurait Israël, reconnu comme Etat juif, de l’autre, un Etat palestinien démilitarisée constitué de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. »
« Le problème, c’est que la Cisjordanie, justement, est aujourd’hui, complètement morcelée. Les zones d’habitations palestiniennes s’entremêlent avec les colonies israéliennes. Et cette situation s’aggrave, rendant de plus en plus difficile l’émergence de deux Etats clairement séparés. » (…)
« Après ses conquêtes militaires, il s’agit pour Israël d’occuper humainement le territoire. Des colonies de peuplement se développent, sous la pression de mouvements nationalistes et religieux. Leur but est double : d’une part, assurer des positions géographiques pour la sécurité du pays, et d’autre part, organiser le retour des Juifs dans un grand Israël, de racine biblique. » (…)
« Le problème, c’est que des colonies de peuplement ont continué à se développer et de s’étendre, et la plupart sont reconnus par le gouvernement israélien.» (…)
« Mais ce n’est pas tout. En plus des colonies, il y a aussi ce qu’on appelle les avant-postes. Ce sont des colonies sauvages, illégales (…) Officiellement, les autorités israéliennes n’ont jamais donné leur accord, mais dans la réalité, l’armée a assuré la sécurité de ses colons qui se considèrent comme des pionniers. » (…)
« Mais, la colonisation ne devrait pas pour autant s’arrêter là. » (…)
« Officiellement donc, Benyamin Netanyahu prétend toujours soutenir la situation à deux Etats. Mais … » (…)
Tous les soirs avec de Gaulle / Jacques Foccart / Journal de l’Elysée / 1 / 1965-1967 / Fayard / 1997:
« A la suite de cette terrible frottée que les Arabes ont ramassée, ils risquent de devenir enragés si l’on ne fait pas quelque chose pour eux. » (…) Il faut que nous maintenions la porte ouverte des deux côtés ; il faut que nous soyons à même d’agir pour un règlement qui sera extrêmement difficile. – Evidemment, les Israéliens ne voudront pas lâcher le Sinaï ni Gaza. – Gaza, ce n’est pas à eux. Il n’y a pas d’Israéliens à Gaza, ce sont des Arabes. – Ils ne voudront pas lâcher le Jourdain et cette région n’est pas peuplée par eux. Ils ne voudront pas lâcher la ville de Jérusalem par sentiment. – C’est vrai, mais ce n’est pas normal, ce n’est pas eux. – Ils ne voudront pas lâcher la ligne de crête de la Syrie qui, au Nord, était très menaçante pour eux. – Je sais bien… »
Les mythes fondateurs de la politique israelienne / Roger Garaudy / Samiszdat / 1996:
« Très significativement, Ben Gourion évoque le « précédent » américain où en effet, pendant un siècle, la frontière demeura mouvante jusqu’au Pacifique, où fut proclamée la « fermeture de la frontière » en fonction des succès de la « chasse aux Indiens » pour les refouler et s’emparer de leurs terres. »
« Ben Gourion dit très clairement : « Il ne s’agit pas de maintenir le statut quo. Nous avons à créer un Etat dynamique, orienté vers l’expansion. »
« La pratique politique correspond à cette singulière théorie : prendre la terre, et en chasser les habitants, comme le fit Josué, le successeur de Moïse. »
« Menahem Begin, le plus profondément imbu de la tradition biblique, proclamait:
« Eretz Israel sera rendue au peuple d’Israel. Toute entière et pour toujours ? ». (…)
« Le Directeur du « Fonds national juif », Yossef Weitz, écrivait dès 1940:
« Il doit être clair pour nous qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent, il nous suffira (…) Il n’existe pas d’autre moyen que de les déplacer tous ; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu… Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan. » « Source : Yossef Weitz, Journal, Tel-Aviv, 1965 »
« Dans le grand journal israélien Yediot Aharonoth, du 14 juillet 1972, Yoram Ben Porath, rappelait avec force l’objectif à atteindre:
« C’est le devoir des dirigeants israéliens d’expliquer clairement et courageusement à l’opinion un certain nombre de faits, que le temps fait oublier. Le premier de ceux-ci et le fait qu’il n’y a pas de sionisme, d’Etat juif, sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres. »
« Chasser les Palestiniens et s’emparer de leurs terres fut une entreprise délibérée et systématique. »
« Au temps de la Déclaration Balfour, en 1917, les sionistes ne possédaient que 2,5 % des terres, et lors de la décision du « partage » de la Palestine, 6,5 %. En 1982, ils en possèdent 93 %. »
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« Il ne s’agit pas de maintenir le statut quo, … »
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Claire GRUBE
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