Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 16, 2017

Violette Szabo: best shot

Violette Szabo : best shot

Grüß Gott !

Violette, avec sa mitraillette, tire sur les soldats allemands, et couvre les résistants.

La Das Reich / 2e SS Panzer Division / Guy Penaud / La Lauze / Perigueux / 2005:

« Une Citroën noire, qui venait à leur rencontre, stoppa brusquement. Un jeune homme en surgit et s’enfuit à toutes jambes dans les champs, aussitôt suivit par un homme et une jeune femme, mitraillette Sten en mains. Les Allemands réagirent immédiatement, une de leurs balles fauchant une fermière, Marie Verdier, 73 ans, qui s’occupait de ses vaches devant une ferme. L’adolescent parvint à s’échapper de même que l’homme. Mais, la jeune femme, vêtue d’un tailleur léger et de souliers plats, appuyée à un pommier, à la lisière d’un champ de blé, fit face aux assaillants en utilisant son arme. Les SS attendirent qu’elle ait épuisé ses munitions, puis ils s’avancèrent fusils braqués sur elle. » (…)

« Violette Szabo, car il s’agit bien de celle qui est considérée comne l’une des plus intrépides agents des services secrets anglais, le célèbre SOE (elle était « la meilleure tireuse de l’armée anglaise » selon André Malraux, qui l’a connue), avait manqué de malchance. »

Das Reich / 2nd SS Panzer division / Drive to Normandy / June 1944 / Philip Vickers / Leo Cooper / Pennsylvania / 2000:

“ Leaping from their car, Anastasie opened fire from the left hand side while Violette leapt to the right and, taking cover from a tree opened fire with her Sten gun. Jean Bariaud had already taken to his heels. The Germans fired back using rapid fire Schmeissers. They were 400 strong… (…)

“ Violette received a flesh wound in her left arm. Zig-zagging their way, to avoid leaving a clearly defined trail, they ran up the steep hill towards the trees. Suddenly, Violette fell, her ankle twisted. Fighting off Anastasie’s attempts to pick her up and carry her, she shouted to him to make his gataway. Dragging herself to the edge of the cornfield, she struggled to an apple tree and clamped in another magazine.” (…)

“ Here, she stood and fought. Some Germans were seen to fall but by now they numbered hundreds. Finally, her ammunition ran out and, kicking and struggling, she was overcome by two men who dragged her to the top of the hill and down the lane towards the railway. Hot and dishevelled, and in a considerable pain, she leant against the parapet of the stone bridge over the railway line. ” (…)

Fondationresistance.org / Documents / Violette Szabo / La voix de la résistance / N° 249 / Juin 2008 / Internet:

„ On a parlé improprement d’une embuscade. Il s’agit plus exactement d’un barrage routier. Depuis la veille, une compagnie de la division Das Reich, qui fait mouvement de Montauban vers la Normandie, s’est installée en flanc-garde dans Salon. Toutes les routes sont sévèrement contrôlées. Dans l’après-midi du vendredi, un motocycliste qui n’a pas obtempéré a été intercepté et fusillé de suite sur la place du village. Dufour a compris. S’il essaie de faire retraite, les Allemands vont ouvrir le feu et ils ne leur laisseront aucune chance. Il stoppe, prend son arme, descend tranquillement  et commence à tirer.“

„Violette est sortie aussi et la Sten entre en action. Bariaud qui n’a pas d’arme a sauté dans le fossé et s’enfuit dans une campagne qu’il connaît bien. Jacques Dufour et Violette lâchent des rafales, les Allemands répliquent. Au bruit de la bataille, des renforts arrivent, y compris deux véhicules blindés. Les deux jeunes gens reculent, cherchent l’abri des haies et des bouquets d’arbres. Soudain Violette trébuche et doit s’arrêter : elle est trahie par la cheville blessée lors du saut d’entraînement à Ringway. La douleur est tellement vive qu’elle ne peut plus avancer. Et c’est à cette seconde qu’elle va mériter l’éloge exprimé après la guerre par Odette Hallowes-Churchill, elle-même du S.O.E. : « She was the bravest of us all ». A Jacques Dufour qui veut la charger sur son dos, elle crie :

” Non, sauve-toi, je te couvre. ”

” Et elle introduit un nouveau chargeur dans la Sten. Abritée derrière un arbre, elle continuera à tirer rageusement jusqu’à épuisement des munitions.“ (…)

„ Combien de victimes avaient fait ce duel à l’arme automatique ? Au moins une, une fermière atteinte dans sa cour par une balle perdue. Mais chez les soldats ? Le biographe Minney écrit qu’on en a vu tomber (Qui les a vus ?) mais qu’on ne sait combien ont été tués, combien blessés. No bodies were found. Ph. Vickers est plus affirmatif : «On sait qu’un caporal fut tué, vraisemblablement d’autres soldats aussi et il y eut quelques blessés.»

„ Dans un journal britannique du 9 août 2000, on écrit: « dans sa mission finale, elle tua huit Allemands avant que ses munitions soient épuisées. »

Das Reich / Max Hastings / London / Michael Joseph / 1981:

“ They saw a large black Citroën approching them, then pull up abruptly. A young boy got out and raced away into the fields. Then a man and a girl, both carrying submachine guns, broke away from the car and began to run. The German opened fire, and a running battle developed. A woman tending her cows by a nearby farmhouse was killed instantly by a German burst. The boy escaped, and the man vanished in the maze of dense hedges and ditches that ran back from the road. They pinpointed the girl, firing a Sten gun from the base of a apple tree at the edge of a cornfeld. They worked in towards her until her gun was empty. Then, limping from a twisted ankle and with a slight flesh wound in her arm, she was led forward and put in a staff car to be taken to Limoges.” (…)

“ Some former résistants and members of SOE were irritated by the romantic popular accounts of Violette Szabo’s career which were published and filmed in the 1950s. They have suggested that she was in fact captured without having the opportunity to use a weapon. Neither German records nor surviving residents of Salon-la-Tour offer decisive evidence one way or another on the matter. I have therefore accepted the story of Mrs Szabo’s use of her Sten given in R.J. Minney’s biography Carve Her Name with Pride. I have been unabled to find any record of German casualties from the incident in the Das Reich files, although I did locate the previously unpublished statement of the divisional interpreter concerning Mrs Szabo’s interrogation.” (…)

Wikipedia.org / Violette Szabo / Capture and interrogation / Internet:

“ According to Minney and Vickers, when they had stopped, Szabo and Dufour leapt from the car, he to the left and she to the right and the cover of a tree, as Dufour opened fire. A gun battle ensued during which a woman emerging from a barn was killed by the Germans. As armoured cars arrived at the scene, Szabo crossed the road to join Dufour, and they leapt a gate, before running across a field towards a small stream. They then ran up a hill towards some trees, when Szabo fell and severely twisted an ankle. She refused Dufour’s offer of help, urging him to flee, and, dragging herself to the edge of the cornfield, she struggled to an apple tree. Standing behind the tree, she then provided Dufour with covering fire, allowing him to make his escape to hide in a friend’s barn. Szabo fought the Germans for thirty minutes, killing a corporal, possibly more, and wounding some others. Eventually, she ran out of ammunition and was captured by two men who dragged her up the hill to a bridge over a railway. ” (…)

In R.J. Minney’s biography, as above, she is described as putting up fierce resistance with her Sten gun, although German documents of the incident record no German injuries or casualties. A recent biography of Vera Atkins, the intelligence officer for the French section of SOE, notes that there was a great deal of confusion about what happened to Szabo – the story was revised four times – and states that the Sten gun incident “was probably a fabrication“. (…)

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“ probably a fabrication ”

Claire GRUBE

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Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 10, 2017

Palatinat: exactions françaises (1)

Palatinat : exactions françaises (1)

Grüß Gott !

Les troupes françaises, en l’an 1674, sous Turenne, saccagent et ravagent, une province allemande.

Relation des violences exercées au Palatinat, à la fin de l’année 1673 & au commencement de 1674 / Cologne / 1675:

« Son A. E [Altesse Electorale] n’a pourtant jamais pû l’obtenir, elle a eu au contraire le déplaisir de voir ruïner entièrement son païs, ses sujets & ses meilleures terres, & les armées de France saccager & piller les bourgs ouverts, les villages, & les métairies où elles avoient pris leurs logemens tant au deça qu’au delà des rivieres du Rhin & du Necre, & plusieurs autres lieux éloignés de quelques lieuës de leurs quartiers, volant impunement, arrestant prisonniers les passans, brûlant leurs maisons, violant leurs femmes & leur filles, pillant par tout, enlevant les cloches, & détruisant les vignes, les vergers, & les autres jardinages, dans un tel excés qu’il estoit impossible que des ennemis déclarés, en pussent faire davantage, sans épargner même les Eglises, les Cimetières, les Châteaux, les Chatelainies ni autres maisons appartenant immediatement à son A. E. non plus que les bourgs & les villes closes ; » (…)

La vie du vicomte de Turenne / Courtilz de Sandras / Turenne Henri de la Tour d’Auvergne / Tome 2 / Clou / 1687:

« Le vicomte de Turenne voyant le Terroir du Palatinat, qui est situé au delà du Rhin, à sa discrétion y étendit ses troupes, & donna tant de frayeur à l’Electeur, qu’il s’enfuit d’Heidelberg capitale de son petit Etat. En quinze jours de tems, ce païs, qui est le plus beau de l’Europe, fut entiérement ruïné : mais ce qui fut encore pis, c’est que les Anglois, dont il y avoit trois ou quatre régimens dans l’armée, y mirent le feu ; de sorte qu’il y eut bien vingt cinq gros vilages, & quatre ou cinq petites viles qui furent toutes réduites en cendres. Il est impossibe de representer la douleur de l’Electeur Palatin, dès qu’il vit l’embrasement de son païs. » (…)

« Le Vicomte de Turenne fut étonné du ressentiment de ce Prince, qui étoit estimé si sage, & qui pourtant s’étoit si fort laissé porter à un défit de vengeance, qu’il avoit présumé qu’il se pourroit battre contre lui. Pour ne le pas laisser davantage dans l’erreur, il lui envoya au même tems, qu’il étoit au désepoir de ce qui étoit arrivé, que bien loin de vouloir excuser ses soldats, il n’y en avoit pas un de tous ceux qui avoient causé cet incendie qui eut échapé à la punition : mais que s’il osoit dire quelque chose pour les éxcuser, la cruauté qu’on avoit exercée envers leurs camarades étoit si étrange, qu’il ne faloit pas s’étonner s’ils s’en étoient pris jusques aux choses inanimées, que dans leurs premiers mouvemens ils ne s’étoient pas donné la peine d’examiner qui avoient été ceux qui avoient usé si cruellement, qu’ayant vû leurs camarades pendus à des arbres, les uns ayant le coeur arraché hors du ventre, les autres les parties honteuses coupées, les autres les piés brûlés, & tous enfin si maltraités, » (…)

Histoire de France depuis l’établissement de la monarchie françoise / Gabriel Daniel / Tome 16 / Paris / 1756:

« Après ce combat, M. de Turenne se trouva maître du Palatinat, où nos troupes commirent de grands excès, qui nous ont été souvent reprochés. Il y eut vingt-deux villages qui furent entièrement brûlés, sans parler des massacres qui furent commis de sang froid. Nous avons répondu que les habitans du Palatinat s’étoient attirés eux-mêmes de si grands malheurs, par les cruautés inouies qu’ils avoient exercées sur quelques-uns de nos soldats qui s’étoient écartés de l’armée, & dont les corps mutilés de la plus horrible manière étoient étendus ça & là dans la campagne. »

Mémoires pour servir à l’histoire universelle de l’Europe / Père d’Avrigny / Tome troisième / Robillard d’Avrigny Hyacinthe / Paris / 1757:

« Le Maréchal qui ne vouloit pas s’engager entre tant de rivières, dans la crainte d’être surpris & accablé par le nombre à l’arrivé de l’électeur de Brandebourg & des princes de Brunswick, revint dans le Palatinat qu’il abandonna à la discrétion du soldat épuisé par tant de fatigues. Le Palatin qui avoit déjà payé bien cher son manque de parole, eut alors plus de sujet que jamais de détester le moment auquel il avoit préféré l’alliance de l’Empereur à celle de France. De Manhein où ils s’étoit retiré, parce qu’il ne se croyoit pas en sureté à Heidelberg, il vit tous les désordres que commit notre armée ; ils ne pouvoient être plus grands. Les habitants du pays qui s’étoient réfugiés pour la plûpart dans les bois, ayant impitoyablement massacré, & ensuite exposé sur les grands chemins quelques-uns de nos soldats qu’ils avoient surpris à l’écart ; les camarades de ceux-ci, sur-tout les Anglois, transportés de fureur, se répandirent dans tous les environs, oú le flambeau dans la main, & de la paille dans l’autre, ils laisserent les plus tristes marques de leur rage & de leur vengeance. Quelques petites villes, & vingt-cinq villages furent consumés par le feu. » (…)

Histoire des quatre dernières campagnes du maréchal de Turenne / Chevalier de Beaurain / Paris / 1782:

« Il me reste maintenant à justifier le général Français d’une inculpation aussi calomnieuse qu’accréditée. On l’accuse d’avoir reçu & exécuté l’ordre de réduire en cendres les états de l’Electeur palatin. Les historiens dont la plupart ont compilé sans examen, confondent les époques, & placent en 1674 la ruine de ce pays en 1688 ; c’est-à-dire treize ans après la mort du Maréchal. La simple exposition des faits suffit pour laver sa mémoire. »

« Le Vicomte jugeant que quand les renforts des confédérés les auraient joints, leur supériorité les obligerait à repasser le Rhin, résolut de leur ôter les moyens de susbsiter a la droite du fleuve : il en fit donc enlever ou consommer les grains & les fourrages ; il n’y a rien dans cette conduite que de conforme aux lois de la guerre. »

« Les paysans Palatins réduits à la plus affreuse disette, déchargèrent leur rage sur quelques soldats qui tombèrent entre leurs mains, & dont on retrouva les corps mutilés. Les troupes mirent alors sans ordre le feu à plusieurs villages. Dès que Turenne en fut informé, il défendit de brûler, sous les peines les plus rigoureuses. J’observerai que l’humanité qui caractérisait le général Français ne s’accorde pas avec la réputation d’un incendiaire, qu’on lui donne, d’après un accident fortuit auquel il n’eut aucune part. » (…)

« Les gazettiers de Hollande qui cherchaient à rendre le nom Français odieux à toute l’Europe, employérent souvent le mensonge pour y réussir : ils ont écrit que Turenne avait brûlé le Palatinat par ordre de Louis XIV ; les historiens les ont copiés, & cette atrocité a éte crue. Je pense qu’il est sage de douter quand des assertions sans preuve ou de méprisables gazettes noircissent la mémoire d’un homme rempli d’humanité. »

Dictionnaire historique ou histoire abrégée / François Xavier Feller / Tome treizième / Lille / 1833:

« D’Avrigny convient qu’on ne poursuivit pas l’ennemi, et qu’on se contenta de ravager le Palatinat. Ce ravage passe tous les tableaux qu’on pourrait en faire ; il n’y a peut-être dans l’histoire des hommes que celui qu’on exécuta dans ce même Palatinat, en 1688, qu’on puisse lui comparer, et qui fut encore plus terrible. Nous n’imiterons pas M. Beaurain, qui, dans son Histoire des quatre campagnes de Turenne, a entrepris de nier la réalité de ces horreurs ; moins encore le Père d’Avrigny, qui a cru pouvoir les justifier ; nous dirons seulement que si, comme on n’en peut pas douter, Turenne avait reçu les ordres de changer en un désert la plus belle province d’Allemagne (projet enfin complètement exécuté en 1688), il eût dû consulter sa générosité naturelle » (…)

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« nous dirons seulement que si… »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 1, 2017

La Gaule: population

La Gaule : population

Grüß Gott !

Le territoire gaulois, à l’époque romaine, comptait un certain nombre d’habitants.

Persee.fr / La densité et la répartition de la population de la Gaule romaine / Internet:

« Le total des habitants de la Gaule atteignait et dépassait sans doute le tiers de la population actuelle, la France n’était pas de beaucoup moins peuplée qu’au temps de Louis XIV ; c’était à l’ouest du Rhin de 20 à 30 millions d’hommes, qu’engendrait, portait et nourissait une nature à peine moins clémente que la nôtre. »

« Pour la Gaule romaine, C. Jullian n’hésite pas à doubler ce chiffre, Si… la population de la Gaule, avant César, a atteint ou dépassé 20 millions, elle s’est peu à peu rapprochée, dans les deux siècles qui ont suivi, du chiffre double, soit 40 à 50 millions, lequel est voisin de celui des temps actuels. Je doute cependant qu’elle l’ait atteint et je ne saurais dire dans quelle mesure elle s’en est rapprochée. »

L’identité de la France / Fernand Braudel / Editions Arthaud / Paris / 1986:

« La Gaule ne compte pas alors, sans doute, les 20 millions d’habitants et davantage que lui octroyaient avec un certain enthousiasme Henri Hubert, Alexandre Moreau de Jonnès, Ferdinand Lot, Albert Grenier, Camille Jullian. Mais l’occupation celte, comme ailleurs en Europe, correspond sans contredit à une agriculture intensive, à un pays prospère et peuplé, même surpeuplé, selon les auteurs latins qui y voient la cause des émigrations gauloises répétées. Peut-être la population atteint-elle les 10 millions d’habitants que lui attribuait Jules César lui-même. Karl Julius Beloch avance le chiffre de 5,7 millions seulement, Gustave Bloch 5 millions 1, Eugène Cavaignac 8 à 9 millions, en reprenant et critiquant les recensements rapportés par César dans le De bello gallico, en particulier les dénombrements des troupes de secours gauloises, lors du siège d’Alésia (- 52). »

Philisto.fr / La Gaule jusqu’à la conquête romaine / Internet:

« Il est difficile d’estimer la population gauloise au moment de la conquête romaine : les estimations vont de 5 à 25 millions d’habitants (probablement 12 à 15 millions). »

Herodote.net / La Gaule / Un pays prospère et fortement peuplé / Internet:

« Dans son ensemble, la Gaule se caractérise par une forte densité de population. On évalue à douze millions le nombre de ses habitants, soit davantage qu’à certaines époques du Moyen Âge. »

Histoire de France / Karl Ferdinand Werner / Les origines / Fayard / 1984:

« La Gaule elle-même avec dix à douze millions d’habitants … »

Sciencesetavenir.fr / Archeo-paleo / Archéologie / Christian Goudineau / Internet:

„ Il est déjà très difficile de savoir combien la Gaule avait d’habitants. Grâce à l’archéologie aérienne, qui a montré un véritable semis d’exploitations agricoles, je pense qu’il faut plutôt imaginer un territoire bien mis en valeur et densément peuplé, peut-être de 8 à 10 millions d’habitants.“

Histoire des origines de la langue française / A. Granier de Cassagnac / Didot / Paris / 1872:

« Comment les soixante-quatre grandes cités de la Gaule, formant sept millions d’habitants, d’après les calculs des géographes anciens, (…) »

Wikipedia.org / Histoire démographique de la France / La démographie gauloise / Internet:

« Evolution de la population de la France métropolitaine:

« An 1: 7.000.000

« An 400: 12.000.000

« Il y a environ 6 millions d’habitants au début de la conquête romaine en -200., entre 4 et 12 millions selon les estimations. »

Histoire de France / Claude Augé / Maxime Petit / Librairie Larousse / Paris / 1894:

« La Gaule était plus étendue, à l’est et au nord, que la France actuelle ; elle n’était pas tout à fait inculte et comptait environ six millions d’habitants : Gaulois ou Celtes, Ibères ou Aquitains, Ligures, Grecs, Belges. »

Guichetdusavoir.fr / Biblioteque municipale de Lyon / Démographie gauloise / Département civilisation / Internet:

« Nous opterons à notre tour pour le chiffre plancher de 4-4.5 millions de Gaulois en 52 av. JC sur 560 000 km², bien qu’il soit nettement inférieur à celui proposé par J.N. Biraben dans le premier chapitre de cet ouvrage. »

Statistique des peuples de l’antiquité / Tome second / Alex. Moreau de Jonnès / Guillaumin / Paris / 1851:

« Lors de la conquête de la Gaule par les Romains, le nombre des habitants de ce pays, renfermé dans les limites actuelles de la France, n’était que de quatre millions ou un neuvième de la population actuelle. »

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Les Gaulois étaient donc:

50 millions ?

40 millions ?

30 millions ?

25 millions ?

20 millions ?

15 millions ?

12 millions ?

10 millions ?

9 millions ?

8 millions ?

7 millions ?

6 millions ?

5,7 millions ?

5,1 millions ?

5 millions ?

4,5 millions ?

4 millions ?

moins ?

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 25, 2017

Féminisme: prostitution de luxe

Féminisme : prostitution de luxe

Grüß Gott !

Des jeunes femmes, libres et ambitieuses, s’offrent aux hommes, riches et puissants.

Radioagora-nanterre.fr / Les femmes et la violence / Florence Montreynaud / Audio / Internet:

« Ça fait des décennies que je travaille contre le système prostitueur, le système de violence qui fait que dans notre monde, les femmes, parce qu’en majorité ce sont des femmes, des filles et des enfants, sont considérés comme des corps avec des trous, qu’on peut payer pour pénétrer. » (…)

« Les hommes, dans notre système, dans notre monde, sont considérés comme pouvant acheter des corps. Et ça m’a scandalisée que les hommes, en général, aient le droit de faire ça. » (…)

« – Et du coup, quel regard vous portez sur le procès qui a lieu, en ce moment, sur le procès Carlton ? »

« Il nous montre, dans toute son horreur, ce que les riches et les puissants se croient permis : des violences, des tortures sur de belles jeunes femmes. Ils croient que l’argent peut tout acheter. Et c’est à nous de dire non ! l’argent ne peut pas tout acheter ! » (…)

« Nous vivons dans un système de violence, de mépris. Et pourquoi la honte retombe-t-elle toujours sur les victimes ? Le procès qui a lieu en ce moment à Lille, qu’est-ce qu’on voit ? : des hommes d’un certain âge, des hommes riches qui plastronnent, qui font les malins. Et puis, de pauvres jeunes femmes, terrorisées, qui se serrent les unes contre les autres, et qui ont honte, alors que ce sont des victimes qu’on devrait protéger, qu’on devrait entourer. Et non, c’est l’inverse qui se passe. Alors vraiment, j’attends de ce procès qu’il fasse la lumière sur les moeurs de barbares, de sauvages, (…)

« Croire qu’un corps peut s’acheter, croire que la sexualité peut être une marchandise… (…)

Youtube.com / Perle rare / Personne ne bouge / Madame Claude / Video / Internet:

« Vous savez, quand une dame couche avec un monsieur qu’elle ne connaît pas, contre des espèces sonnantes et trébuchantes … (…) Et puis, elles avaient des vies quand même très agréables, vous savez. »

« – C’était ça votre idée bien sûr de la prostitution, c’est de la prostitution de haut vol, de luxe (…) Madame Claude, est-ce que vous voulez dire que c’est quand même mieux d’offrir une fille à un homme très riche, à un député, à un premier ministre, à un président ? » (…)

« Oui, parce qu’ils les considèrent d’une autre manière, ils sont habitués à être aimables, polis avec les femmes, et ils continuent ; c’est tout. » (…)

Youtube.com / Mme Claude / Les confessions de Mme Claude / Video / Internet:

« Je n’avais pas de clients qui maltraîtaient les filles, je n’en avais pas qui leur parlaient de manière péjorative. Les jeunes femmes étaient obligées d’apprendre certaines choses, de parler d’une certaine manière, d’éviter certains sujets. Donc, tout ce qui pouvait être laid était enlevé. » (…)

« C’était pour moi l’aventure d’aller rencontrer quelqu’un dans un hôtel, ne connaissant pas du tout la personne, ni son nom, ni lui le mien, et qu’on passe donc une heure ensemble à discuter, mais aussi à faire l’amour, bien sûr. » (…)

« Elles étaient des call-girls, elles étaient des escort-girls, si on peut dire, qu’on invitait à diner, dans les meilleurs restaurants, qu’on écoutait, à qui on offrait des fleurs, à qui on offrait des voitures, – à ce moment-là, les hommes étaient beaucoup plus généreux, – des voitures, des bijoux,… » (…)

Dailymotion.com / Madame Claude / Féminisme proxénète / Vidéo 1 / Internet:

« Chez Madame Claude, c’est pas la rue Saint-Denis, ce sont des filles qui ont une vie extraordinaire. (…) Des voyages en première classe, les palaces. Ça ne pouvait que faire rêver. (…) Elles rencontrent des rois, des princes. »

« En vingt ans, dans sa maison d’illusions, elles sont cinq cents qui vont se succédées, cinq cents filles et une poignée de garçons. Mais alors, comment madame Claude recrute les soldats de son armée rose ? »

« Il y avait quelques personnes, des clients qui étaient photographes, ou qui étaient en contact avec beaucoup de filles, qui envoyaient des filles. »

« Des filles, les rabatteurs en repèrent sur les pistes de danse, les boites de nuit à la mode, chez Castel, rive gauche, ou chez Régine, rive droite. Des filles dénichées aussi aux terrasses des cafés, ou dans les castings. Elles sont apprenties chanteuses, comédiennes ou mannequins, souvent désargentées. Certaines deviennent postulantes au métier de call-girl. »

« Le bouche à oreille faisait, soit que les clients envoyaient les copines, soit les filles emmenaient leurs copines qui avaient l’intention de gagner leur vie de cette façon. »

« Une fois les filles contactées, c’est Madame Claude qui prend très vite les choses en main. (…) Madame reçoit les prétendantes et les sélectionnent, en experte. » (…) Claude sait. Et elle vous changeait en conséquence. Et vous étiez sûre à l’arrivée d’avoir le truc pour plaire. C’était quand même garantie, hein. Donc c’était très rassurant. Ça faisait partie du mythe. Les femmes en rêvaient. » (…)

Dailymotion.com / Madame Claude / Féminisme proxénète / Vidéo 2 / Internet:

« C’était vraiment très agréable, quoi. C’était comme des vacances, en fait. Des voyages en première classe, les palaces, les beaux bateaux, les yachts. Ça ne pouvait que faire rêver. C’était vraiment une façon sympathique et un peu festive, quand même, de se prostituer. (…)

« Le Shah d’Iran, c’était le client le plus exceptionnel, et de loin (…) et c’est grâce à lui qu’elle a pu avoir des filles qui n’étaient pas du tout amener à se prostituer autrement. (…) Il y a la légende du beau mariage (…) La princesse charmante trouve son prince charmant. »

« Je me souviens d’une qui était très très belle, elle était très, très, très pauvre. Elle avait sa beauté, c’est tout. Et elle était prête à faire n’importe quoi pour de l’argent. Et bien, cette fille, elle a eu un succès extraordinaire. Elle s’est mariée, d’ailleurs, avec un richissime Arabe. Elle est devenue multi-milliardaire, hein, et ça n’a pas pris très longtemps. » (…)

« Certaines filles ont donc rencontré leur mari chez madame Claude. L’une d’elles est même devenue marquise ! » (…)

Dailymotion.com / Madame Claude / Féminisme proxénète / Vidéo 3 / Internet:

« Mais les call-girls de madame Claude ne se sont pas cantonnées au monde du show-business ou de l’audio-visuel. En France, tout au long des années 60 et 70, les plus grandes entreprises sollicitent madame Claude (…) des chefs d’Etat, des ministres, » (…)

« C’est pas tant les présidents eux-mêmes qui étaient pris dans le jeu, mais c’est tout leur entourage, les ministres, les hauts-fonctionaires, les futurs responsables de la police ou des armées. (…) L’Etat français était le pourvoyeur de clients. » (…)

Dailymotion.com / Madame Claude / Féminisme proxénète / Vidéo 4 / Internet:

« Elle a remonté un réseau avec une douzaine de filles qu’elle est allée chercher, pour certaines, à la terrasse de la brasserie Lipp ou du Fouquet’s… une animatrice de télé, une jeune comédienne de sitcom, une employée de la mairie de Toulouse. Elles sont en fait une quinzaine à avoir été recrutées. »

Antebiel.com / Madame Claude / Les filles de madame Claude / Internet:

« Quant à ses filles, certaines sont devenues les dames des salons les plus huppés de Paris, de Rome, de Londres, de Berlin ou de New York : toute une école nourrie dans les sérails de Madame Claude et de la Ve République. »

Lepoint.fr / People / La légendaire madame Claude est morte / Internet:

” L’épouse d’un ministre en exercice durant la cohabitation entre François Mitterrand et Édouard Balladur vint un jour à sa table dans un restaurant pour lui révéler son admiration. « Vous m’avez toujours fascinée. Dans mes rêves, lorsque j’étais plus jeune, j’étais l’une de vos filles. » Quelle spontanéité ! Heureusement qu’il n’y avait pas de téléphone portable en 1995. “

„ Les filles de Madame Claude sont aujourd’hui de vieilles dames de la bourgeoisie, insoupçonnées et insoupçonnables d’avoir dans leur jeunesse appartenu au célèbre réseau. Claude ne les a jamais forcées à travailler pour elle, elle leur rendait leur liberté dès qu’elles le souhaitaient. Certaines ont même été très bien mariées par la suite. “

„ Lorsqu’elle vivait encore à Paris après son séjour à Fleury-Mérogis, Claude revoyait quelques-unes de ses pensionnaires. Beaucoup menaient une vie rangée d’épouse de notaire. Certaines, mais celles-ci sont plus discrètes, ont réussi une carrière d’actrice ou de chanteuse. (…)

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« Les femmes en rêvaient. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 17, 2017

Maurice Druon: combattant

Maurice Druon : combattant

Grüß Gott !

Maurice, amoureux fou de la liberté, choisit de s’engager, et de poursuivre le combat jusqu’à la victoire.

Maurice Druon / Le partisan / Hervé du Boisbaudry / Philippe Verdin / Cerf / Paris / 2014:

„ L’amour fou de la liberté “

„ Maurice savait que le combat pour la liberté n’est pas un bouquet de mots brandis par quelques intellectuels à la terrasse du café de Flore. Le combat pour la liberté engage toute une vie. Il réclame des sacrifices inouïs. “ (…)

„ Maurice reçoit l’ordre de rejoindre la bataille sur la Loire alors que la situation est désespérée. Il fait mouvement avec ses hommes, persuadé comme beaucoup que „la Loire serait notre Marne“, le lieu d’une contre-offensive héroïque et victorieuse, digne de figurer dans les pages d’histoire de France, que découvrent avec émerveillement les petits garçons dans les manuels scolaires. Mais le rêve est de courte durée. Maurice, pendant trois jours, circulent le long du fleuve sans combattre, avec comme principal souci de trouver du ravitaillement en vivres et en carburant pour ses hommes et ses engins. Quand les Allemands franchissent la Loire, il décide, dépité et la rage au coeur de foncer vers le Sud pour ne pas être fait prisonnier : Cholet, Parthenay…“ (…)

„ Le 24 juin, Maurice atteint la Dordogne.“ (…)

„ Au moment de l’armistice, dans la débâcle des armées, des civils et des esprits, Maurice lit dans la petite Gironde qu’un général invite de sang-froid les soldats à rallier Londres ou Alger pour poursuivre le combat. En quelques heures, le destin de Maurice bascule. Il préfère écouter l’appel d’un général dissident plutôt que d’obtempérer aux consignes de son officier supérieur. Il choisit Antigone contre Créon. (…) Il demande à voir son colonel. Il lui parle de l’appel du général de Gaulle. Il réclame l’autorisation d’être libéré pour rejoindre l’Angleterre. “

„ On était là au garde-à-vous et le colonel qui était un magnifique officier, un superbe combattant, nous a répondu avec une certaine hauteur : „ Mes petits amis, les hommes que vous avez sous vos ordres on ne les abandonne pas. (…) Vous me permettrez de penser que, pour ce qui est de l’honneur de l’armée française, le maréchal Pétain est meilleur juge que vous.“

„ Maurice conclut: „ Je n’en veux pas à mon colonel mais j’en veux à Pétain : c’est lui qui est l’alibi de toutes les démissions.““

„ La défaite et un Paris taché d’uniformes vert-de-gris sont insupportables à Maurice, rendu malgré lui à la vie civile. Libérer du nazisme le sol de la patrie devient une obsession. Il piaffe de reprendre la lutte, mais cette fois-ci jusqu’à la victoire. La croix gammée qui flotte au fronton des bâtiments public est une provocation de chaque instant. “ (…)

„ Il est pénétré de façon vivace par une certaine idée de la France, et cette image est bafouée par Vichy. Il est habité d’un amour de la patrie qui est aujourd’hui difficile de comprendre pour les jeunes générations.“ (…)

„ Maurice décide donc de quitter le Paris occupé pour vivre au bord de la Méditerranée, en zone libre. Il s’installe à Marseille avec sa femme.“ (…)

„ Car tout en consacrant la majeure partie de leur temps à l’écriture, l’oncle Jef et Maurice se sont engagés dans la Résistance active. Ils effectuent des missions de transports de fonds et d’armes, de fournitures de faux papiers, d’échanges de rapports et d’informations qui les entraînent aux quatre coins de la zone libre. ( …) “

„ Il passe l’été 1941 avec son oncle dans un petit hôtel de Seynes-les-Alpes, le Bellevue, dont son épouse Geneviève lui a vanté le calme propice aux travaux littéraires. Kessel et Maurice travaillent dos-à-dos dans la grande salle à manger. Joseph poursuit son autobiographie : Le Tour du malheur. Maurice, sur les conseils de Jef, peaufine sa pièce de théâtre Mégarée et commence son premier roman, La dernière Brigade. “ (…)

„ L’écriture n’est qu’un répit. Engagée dans la lutte „contre les uniformes gris-acier, contre l’innommable commis sous nos fenêtres, par notre sang“, l’aventure de Germaine, Joseph et Maurice est grisante, nourrie du rêve de la libération, de l’espoir d’être libres, de créer un ordre nouveau sur les ruines du parlementarisme. “ (…)

„ Cependant la récréation est de courte durée. Germaine Sablon apprend qu’elle est menacée. Les Allemands se rapprochent. Le 11 novembre 1942, la zone libre est envahie. (…) Les Allemands entrent à Marseille. Il est temps de plier bagage. Il est urgent de poursuivre le combat sous d’autres cieux. Il faut maintenant rejoindre le général de Gaulle à Londres. La souricière se referme. C’est l’affolement. (…)

„ Le trio doit trouver un autre moyen pour rallier L’Angleterre. Il décide de traverser la France méridionale, de passer les Pyrénées en plein hiver, d’emprunter la voie espagnole, puis portugaise.“ (…)

„ Ayant fait preuve de sa bravoure, de son expérience et de sa loyauté, le lieutenant Druon est présenté au général de Gaulle.“ (…) La rencontre avec le Géneral a marqué Maurice. L’occasion qu’il lui offre de reprendre le combat pour l’honneur sous l’uniforme français scelle une fidélité au gaullisme qui jamais ne se démentira.“ (…)

„Les Français exilés à Londres ne sont pas guettés par la solitude et le désoeuvrement.“ (…) „On dansait beaucoup, à Londres, la nuit, dans ces temps-là (…) On cherchait dans le bercement de la danse à tromper les nostalgies, les éloignements, les angoisses.““ (…)

„ Maurice veut repartir au combat. Il aime l’ambiance de Londres, mais enfin il a quitté la France pour se battre. On lui propose de mettre ses compétences de cuirassier au service de l’armée de Syrie, qui combat en Libye sous les ordres du général de Larminat. A la dernière minute, alors que son paquetage est prêt, il doit céder sa place, dans l’avion en partance pour le Moyen Orient, à un général anglais.“ (…)

„ Cantonné à Londres, impatient de se rendre utile, il remplit quelques mois la fonction d’aide de camp…“ (…) On découvre que ses compétences littéraires et journalistiques seraient mieux utilisées dans d’autres fonctions. (…) Druon rejoint l’équipe des „ Français parlent aux Français. “ (…)

„ Hors studios, il continue d’écrire. En 1943, il rédige la préface du Silence de la mer (…) C’est à Londres également, quelques mois plus tard, que Maurice achève la rédaction de son premier essai politique, les Lettres d’un Européen. (…)

„ Le dimanche 30 mai 1943, dans l’hôtel Ashdown Park, (…) Maurice Druon et son oncle, portés par l’enthousiasme et par la fièvre de l’inspiration, écrivent des paroles françaises sur la musique d’Anna Marly. Ils retrouvent la ferveur de travailler ensemble qui avait fait naître durant l’été 1941 la musique et les paroles du Galérien.“ (…)

„ En 1944, Maurice n’a pas revu sa femme depuis plus de deux ans.(…) Or pour lui, il n’est plus question de vie commune. Il préfère aller au-devant d’elle, la rejoindre et lui expliquer de vive voix que tout est terminé entre eux. Il obtient un ordre de mission par le Commissariat à l’intérieur et à l’information. Il se pose à Alger le 1er avril 1944. Trois jours plus tard, l’interdiction rigoureuse à quiconque d’entrer en Grande-Bretagne ou d’en sortir est promulguée. (…) Maurice se sent „pris comme dans une trappe“ à Alger. Impossible pour lui de retourner auprès de ses camarades à Londres.“ (…)

„ En attendant, à Alger, il tourne en rond. Pour que ce temps suspendu avant la reconquête de la France ne soit pas vain, comme toujours, il lit et écrit : articles, chroniques, brouillons de romans. Il hante la librairie de son éditeur, découvre les textes de Camus, Jules Roy, Jean Grenier, avant de gagner enfin Paris. “

„“ Paris venait d’être libéré. Je participais à la liesse générale.““ (…)

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„ Maurice savait que le combat pour la liberté… ”

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 9, 2017

Religion: flambées de répression

Religion : flambées de répression

Grüß Gott !

Les catholiques et les protestants, pendant la Renaissance, brûlent les sorciers et les sorcières.

Wikipedia.org / Chasse aux sorcières / Internet:

„ Des chasses aux sorciers ont eu lieu en Europe avec des hauts et des bas jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, principalement entre 1580 et 1630, faisant au total à travers les siècles un nombre considérable de victimes, qui reste cependant très difficile à estimer puisqu’on a peu de traces écrites des lynchages spontanés. Certains historiens l’évaluent entre 40.000 et 100.000. Ce qui représente en moyenne quelques individus par an, dans un pays comme la France, avec des flambées temporaires en Lorraine ou dans le Bordelais vers 1600.“ (…)

« On peut observer ce phénomène principalement en Allemagne, en Suisse et en France, mais également en Espagne et en Italie. Cette première vague dure environ jusqu’en 1520. Puis une nouvelle vague apparaît de 1560 à 1650. Les tribunaux des régions catholiques mais surtout des régions protestantes envoient les sorcières au bûcher. On estime le nombre de procès à 100.000 et le nombre d’exécutions à environ 50.000. Brian Levack évalue le nombre des exécutions à 60.000. Anne L. Barstow révise ces nombres et les élève à 200.000 procès et 100.000 exécutions en prenant en compte les dossiers perdus. Mais Ronald Hutton fait valoir que l’estimation de Levack prenait déjà en compte les dossiers manquants, lui-même penche pour 40.000 exécutions. »

Youtube.com / Brûlés vives / Celles qu’on disait sorcières / Internet:

« En Germanie, la répression de la sorcellerie y fait autant de victimes qu’une guerre. A Bamberg, en l’espace de cinq ans, 600 femmes accusées de sorcellerie, sont brûlées vives. A Würzburg, 900 périssent sur le bucher, à Kurköln, plus de 1.000. »

« Entre 1560 et 1640, l’Europe connait les plus fortes vagues de chasse aux sorcières. Des foyers de répression systématique se déclarent en Suisse, en Lorraine, aux Pays-Bas et dans certaines parties germanophones d’Europe centrale. (…)

« Dans les diocèses de Bamberg et Würzburg, des persécutions atroces ont lieu, qui font plusieurs centaines de victimes. Dans le Land de Mecklenburg-Pomeranie occidentale, la répression atteint une intensité jamais égalée, comme dans le Land de Thuringe, on recense presque mille morts pour environ 1.600 inculpations. » (…)

« A l’époque de la guerre de 30 ans, la petite ville de Rheinbach, près de Bonn, illustre tristement l’hécatombe de la chasse aux sorcières. Entre 1631 et 1636, la répression fanatique fait plus d’une centaine de victimes, dans cette localité comptant à peine plus de 300 habitations. »

« 60.000 personnes environ sont victimes de la grande chasse aux sorcières en Europe, un chiffre effrayant, compte tenu de la densité de la population à l’époque. Dans le Saint Empire germanique une sorcière sur deux meurt sur le bûcher. » (…)

« Les sorciers et sorcières sont persécutés de la même manière dans les contrées catholiques et protestantes. Les catholiques se fondent sur le « Marteau des sorcières », les protestantes sur une parole extraite des Saintes Ecritures : «  Tu ne laisseras point la vie au magicien ». » (…)

« Au début du 16e siècle, dans les Alpes, l’Inquisition entame une répression à grande échelle contre les sorcières. » (…)

Essais historiques sur les usages, les croyances, les traditions et pratiques religieuses / Antoine Guillaume Bernard Schaynes / Louvain / 1834:

« Nombre de sorciers brûlés au 16me siècle, en Italie, en France, en Angletterre, en Allemagne ; 900 sorciers, en Lorraine, brûlés en quinze ans de tems. » (…)

« Sorciers brûlés au 17me siècle et 18me siècle en France, en Pologne, en Allemagne,et dans tous les pays de la religion reformée. »

« Soixante-quatre sorciers et sorcières brûlés à Ruremonde en 1613 et cinquante à Douai. » (…)

« Angelo Cumano, inquisiteur à Verone sous Innocent VIII, se vanta d’avoir fait brûler quarante-une sorciere la premiere année de son ministère en 1485. Un autre inquisiteur Italien, sous Alexandre VI, s’étant glorifié d’en avoir fait rotir cent, le peuple indigène mit en pièces cet infâme successeur des Apôtres. Dans une ville de Savoye on compta en un an de tems plus de quatre-vingt victimes. (…) Sous François 1 plus de cent mille personnes furent condamnées en France pour sorcellerie et hérésie. (…) En Allemagne, à ce qu’assure Farmer, à la fin du quinzième et au commencement du seizième siècle, il n’y eut pas d’année qu’on ne vit brûler plusieurs centaines de magiciens. »

« Nicholas Remigus conseiller privé du duc de Lorraine et accusateur public pour affaires criminelles, assure dans son ouvrage sur la sorcellerie, intitulé Doemonolatria, que dans son Duché, en quinze ans de tems, près de neuf cent sorcières furent condamnées à mort, que quinze autres accusées se tuèrent par la crainte des tortures, et que plus de huit cent se soustrairent à son tribunal par la fuite. » (…)

« Dans le petit comté d’Henneberg on exécuta en soixante-seize ans de tems cent-quatre-dix-sept sorciers et sorcières. Dans la seigneurie de Lindheim, en Weteravie, peuplée de six ans habitans, on brûla de 1661 à 1666 trente personnes. En 1686 Chrétien, comte de Ranzow, fit brûler sur ses terres d’Holstein vingt sorcières. Dans l’évêché de Wurzburg cent personnes subirent le même supplice de 1627 à 1629. Il en fut de même de cent cinquante-sept autres dans le diocese de Paderborn en 1656, et de cent dans l’éveche de Salzbourg en 1679. » (…)

« La même année (1618), on brûla à Ruremonde, soixante-quatre sorciers et sorcières.» (…)

Ecrits historiques de combat / Jean Sévillia / Perrin / 2016:

« Pierre Chaunu, quant à lui, considère que les chiffres de Llorente doivent être au moins divisés par deux : « Les 10 à 12.000 exécutions capitales en trois siècles doivent être rapprochées des 50.000 sorcières brûlées en trois ou quatre décennies dans le reste de l’Europe au début du XVIIe siècle. »

Youtube.com / La chasse aux sorcières / Marion Sigaut / Video / Internet:

« L’évaluation… alors, c’est une épouvante réelle, c’est-à-dire qu’on a effectivemnt brûlé quantité de femmes et d’hommes, mais majoritairement, effectivement, des femmes. Combien en a-t-on brûlé ? C’est impossible à dire. Un million est un chiffre fantasmatique. De nombreuses personnes, de nombreux historiens se sont penchés sur le sujet, sur le problème pour essayer de déterminer combien on avait brûlé de personnes dans cette chasse aux sorcières, les chiffres évoluent, enfin oscillent entre 30 et 50.000 – ce qui est déjà beaucoup, mais ce qui est très très loin du million. »

Décadence / Vie et mort du judéo-christianisme / Michel Onfray / Flammarion / 2017:

« Mais les femmes sont en ligne de mire dans ce combat du judéo-christianisme qui s’appuie sur ce verset de l’Exode, « Tu ne laisseras pas vivre la sorcière », pour justifier que, pendant plusieurs siècles, des centaines de milliers de sorcières soient condamnées à mourir dans les flammes du bûcher. »

France culture.fr / Violences faites aux femmes / Benoîte Groult / Féministe / 1976 / Internet:

« Pendant 2 siècles on a brûlé 9 millions de sorcières en Europe, parce que c’était un pouvoir féminin qui commençait à inquiéter la société. Chaque fois que [les femmes] ont essayé de sortir, de réagir, que ce soit les féministes aujourd’hui ou les sorcières hier, ç’a été une réaction frénétique pour les ramener à leur place. »

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« un nombre considérable »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 2, 2017

Françoise Giroud: libération

Françoise Giroud : libération

Grüß Gott !

Françoise, résistante juive, emprisonnée à Fresnes, est libérée par Joseph, collaborateur juif.

Wikipedia.org / Joseph Joanovici / Internet:

« Vers la Libération, Joanovici finance certains réseaux de la Résistance, comme le mouvement « Honneur de la police », ainsi que des groupements communistes. En juin 1944, il fait libérer Françoise Giroud de Fresnes. Il dénonce de plus les membres de la Gestapo française qu’il connaît, permettant l’arrestation de Pierre Bonny et d’Henri Lafont le 31 août 1944 dans une ferme de Seine-et-Marne. »

Tribunejuive.info / Portrait / Françoise Giroud / Sarah Cattan / Internet:

„ Françoise Giroud aimait à dire qu’elle fut pendant la guerre un modeste agent de liaison dans la Résistance : elle sera arrêtée par la Gestapo sur dénonciation et incarcérée à Fresnes de mars à juin 1944, date à laquelle le collaborateur Joseph Joanovici la fait libérer. “

Les métamorphoses d’Alphonse / Alphonse Boudard / L’étrange monsieur Joseph / Robert Laffont / 1998:

„ Puisqu’on en est aux témoignages et entretiens, parmi les interventions de Monsieur Joseph pour faire libérer des gens pris dans les griffes de la Gestapo, il en est une qui concerne une femme devenue célebre par la suite… Françoise Giroud ! ”

„ Parmi les attestations en faveur de Joano, je suis tombé sur une lettre de Mme Elda Gourdji, la mère de Françoise. La lettre était chaleureuse et faisait état de la libération de sa fille, arrêtée par les services allemands de la rue des Saussaies, grâce à l’entremise de monsieur Joseph.“ (…)

„ Françoise Giroud sous l’Occupation travaillait pour le cinéma comme script-girl. Notamment pour les films de Jacques Becker. Je vous ai peut-être signalé que les professionnels du cinoche fréquentaient quelques restaurants en dehors du circuit des restrictions en vigueur, dont les Deux Cocottes. ” (…)

„ En novembre 43, la soeur de Françoise Giroud fut arrêtée par les Allemands à Clermont-Ferrand. Elle faisait partie depuis 1942, de l’AS, l’Armée secrète, qui fut la première force à s’organiser, se structurer, renseigner les Anglais et combattre efficacement contre l’occupant.“

„Aux Deux Cocottes Françoise a croisé ce gros bonhomme à face hilare qu’on appelle monsieur Joseph. Elle se souvient que les clients du restaurant chuchote qu’il a le bras long, qu’il est au mieux avec les Allemands et qu’il rend de nombreux services aux gens en difficulté.“

„ Apprenant que sa soeur aînée est dans les pattes de la Gestapo, elle pense à monsieur Joseph et, avant de faire une démarche auprès de lui, elle consulte Pierre Jussieu, un des chefs du réseau de sa soeur. Jussieu donne son accord. ” (…)

„ Par l’entremise des patrons de Deux Cocottes Françoise Giroud est invitée un soir à la table de Monsieur Joseph.“

„ Premier point important Joseph refuse de faire payer ses services. Il promet de se renseigner et d’essayer d’intervenir en faveur de sa soeur. (…) Malheureusement il lui explique que sa soeur est déjà en route pour l’Allemagne. ” (…)

„ Deuxième acte : le 9 mars 1944 Françoise Giroud est arrêtée à son tour par la K.D.S. (Kommandantur de la police de sûreté) de la rue des Saussaies. Motif, elle est en relations avec le réseau de Pierre Jussieu. Ayant laissé la consigne à sa mère, celle-ci immédiatement téléphone à Monsieur Joanovici qui la reçoit et lui fait des promesses qui n’aboutiront pas, dira Françoise. “

„ Là, le récit de Françoise Giroud est en contradiction avec la lettre de sa mère adressée à la Cour de justice de 1949 qui écrit:

„“ Je suis retournée voir Monsieur Joseph, et je l’ai supplié d’intervenir en faveur de Françoise. (…) lorsque, grâce à Monsieur Joseph, elle a été libérée quelques jours avant la date fixée pour sa déportation (…) Je suis infiniment reconnaissante à Monsieur Joseph Joanovici, non seulement d’avoir épargné à ma fille cadette la déportation, mais de m’avoir accueillie avec une inlassable gentillesse alors que je venais presque chaque jour pour connaître le résultat de ses démarches.““ (…)

„ Pourquoi Françoise Giroud ne veut pas reconnaître qu’elle doit sa libération à Monsieur Joseph ? “

” Détail tout de même important. Pendant sa déposition en sa faveur à son procès, Joseph avait les larmes aux yeux. Et pourtant elle refuse de reconnaître que c’est grâce à lui qu’elle a été libérée.“ (…)

Garde tes larmes pour plus tard / Alix de Saint-André / Gallimard / 2013:

« Découvrant que Laure Adler citait Christine Ockrent (en se trompant !), qui elle-même recopiait l’Etrange Monsieur Joseph, la biographie d’Alphonse Boudard – sans y ajouter la moindre élément d’enquête personnel -, je plongeai donc à mon tour dans les vraies sources dont je fis ce petit résumé pour Caroline : (…)

« En novembre 1943, quand sa soeur est arrêtée à Clermont-Ferrand, elle lui a demandé de l’aide avec l’accord de Dejussieu, l’un des chefs du réseau de Djénane ; ils avaient même réuni ensemble de l’argent pour l’appâter. Par l’entremise du patron du bistrot, dit Gégène, elle se retrouve un soir à la table de Joanovici. » (…)

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« Et pourtant elle refuse de reconnaître… »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 26, 2017

Femmes: amour de l’uniforme

Femmes : amour de l’uniforme

Grüß Gott !

Les femmes aiment les militaires, leur uniforme coquet, leur moustache et leur plumet.

Youtube.com. / Ah! Que j’aime les militaires / Offenbach / Vidéo / Internet:

« Vous aimez le danger, le péril vous attire, et vous ferez votre devoir, vous partirez demain et moi je viens vous dire, non pas adieu, mais au revoir. Ah! Que j’aime les militaires, leur uniforme coquet, leur moustache et leur plumet, leur air vainqueur, leur manières. En eux tout me plait ! Quand je vois là mes militaires partir pour la guerre, fixes, droits, l’oeil à quinze pas, vrai dieu, j’en suis toute fière. Seront-ils vainqueurs ou défaits ?… »

Le poids de la guerre / Dominique Fouchard / Rennes / 2013:

« Nombreux sont les travaux qui ont démontré à quel point la Première Guerre mondiale avait, en héroïsant les hommes combattant, en glorifiant la force du soldat luttant pour la défense de la Patrie, de la civilisation et de la famille, redonné vie et puissance au mythe d’un éternel masculin tout entier dominé par la figure virile du guerrier et en associant plus étroitement que jamais la virilité au militarisme, mis sur le devant de la scène toutes les facettes de l’idéal masculin jusqu’alors latents. »

« Le stéreotype masculin défini par des vertus portées au plus haut – la force, l’énergie, le courage, l’audace qui se déploient dans la lutte contre l’ennemi… »

« Le vaillant guerrier, symbole de la force virile. »

« N’importe comment les femmes réclameront de leur amant un héroïsme civil ou guerrier selon les heures. »

« L’homme d’action doit faire prime,… c’est un vainqueur que nous voyons en lui, à qui nous demandons de batailler encore dans la vie. »

« L’uniforme… qui trouble les femmes, c’est celui de l’officier aviateur… Et pourquoi ? Parce que pour la femme, l’uniforme symbolise le courage, et l’aviateur, à notre époque, nous paraît le type même de l’homme qui joue le plus légèrement avec le danger. Or, la femme la plus timorée à horreur de la lâcheté chez l’homme. Sans toujours nous l’avouer, il nous plaît de reconnaître cette supériorité du sexe fort sur le sexe faible ; le courageux a la meilleure place parmi ceux que nous aimons. »

Au combat / Réflexions sur les hommes et la guerre / Jesse Glen Gray / Tallendier / 1959:

« Pour leur part, des millions de femmes éprouvent une forte attirance sexuelle pour l’uniforme militaire, particulièrement en temps de guerre. Ce fait est aussi inexplicable que bien connu. Beaucoup de jeunes femmes, alors qu’elles menaient une existence ordinaire et superficielle au sein d’un foyer familial protecteur, se sont trouvées submergées par une passion intense pour quelque soldat rencontré par hasard dans la rue ou à un bal militaire. Tout se passe comme si l’atmosphère même des grandes villes en temps de guerre respirait les charmes de l’amour physique. » (…)

« Toutefois, ce qui demeure inexpliqué, c’est le problème de savoir comment des femmes dont l’existence matérielle n’a pas été considérablement modifié par la guerre peuvent également être gagnée par la fièvre de l’amour. A l’évidence, d’autres forces plus profondes, sont également à l’oeuvre. »

Oeuvres postumes de Jacques-Henri Bernardin de saint Pierre / Louis-Aime Martin / Paris / 1838:

« Le goût de la parure dans les deux sexes est conforme à leur caractère. L’homme affecte dans la sienne celles des bêtes les plus fières. D’énormes perruques semblables à la crinière des lions, des moustaches comme celles des tigres, des bonnets de peau d’ours, des habits de couleurs tranchantes comme les peaux des panthères, des éperons aux jambes comme ceux du coq. Rien ne ressemblait mieux à cet oiseau belliqueux, symbole de notre nation, qu’un de nos anciens chevaliers avec son casque crêté, son manteau court et ses éperons dorés. Il est remarquable que pour tout pays l’habit militaire si aimé des femmes, est emprunté des animaux guerriers ; l’uniforme est l’habit de fête de la noblesse. »

L’uniforme du grenadier / Tableau mitaire en un acte / Ferdinand Laloue / Frédéric de Courcy / Paris / 1839:

« Dans l’intérêt de nos vins et de jeunes filles… nous trouvons que vos soldats débouchent trop facilement nos bouteilles, et qu’ils séduisent trop lestement nos femmes, fiancées, nièces et cousines… »

« Les soldats boivent votre vin ? »

« Oui, Monseigneur… si cela dure, nous serons bientôt à sec. »

« Le paient-ils exactement ? »

« Oui, Monseigneur. »

« Oh! il n’y a que demi-mal… et ce n’est jamais par la violence que vos jeunes filles… ? »

« Monseigneur, c’est une violence morale… ces Messieurs sont vainqueurs… ça donne toujours bonne tournure à un homme… et puis… l’uniforme… nous avons principalement à nous plaindre du hussard… c’est le plus dangereux… le grenadier nos inspire moins de crainte… le sapeur est tout-à- fait inoffensif… Mais le hussard, Monseigneur… délivrez nous du hussard, et vous recevrez toutes les bénédictions des maris et des fiancés de la province… »

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« A l’évidence, d’autres forces plus profondes… »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 19, 2017

Religion: numérologie mystique

Religion : numérologie mystique

Grüß Gott !

Le N.T., gématriquement ou syzygiquement, et non sapientialement ou sémantiquement, peut se réduire factoriellement.

L’invention de Jésus / L’hébreu du nouveau testament / I / Bernard Dubourg / L’infini / Gallimard / 1987:

« Pourquoi et en quoi MQWM, « lieu » est-il l’équivalent de YHWH ? »

« Pour le comprendre, il suffit de se souvenir der règles élémentaires du chiffrage hébreu. »

« Gématrie par rangs : les 22 lettres de l’alphabet ont, dans l’ordre, des valeurs allant de 1 (pour alepf) à 22 (pour taw). »

« Gématrie classique : valeurs 1 à 10 entre aleph et yod ; valeurs 10 à 100, par paliers de 10, de yod à qof ; et valeurs de 100 à 400, par piliers de 100, de qof à taw ; K, M, N, P et Ṣ, placées en finales, sont susceptibles alors de prendre, respectivement, les valeurs 500, 600, 700, 800 et 900. »

« En gématrie classique, MQWM, « lieu » vaut 40 + 100 + 6 + 40 = 186. Le rapport avec YHWH est, dès lors, évident, car Y² + H² + W² + H² = 10² + 5² + 6² + 5² = 186. » (…)

« Que vaut en gématrie classique, YŜWᶜ (Jésus-Josué) ? 10 pour Y, + 300 pour Ŝ, + 6 pour W, 70 pour ᶜ, soit au total 386. » (…)

« QWL QWR’ BMDBR = 19 + 6 + 12 + 19 + 6 + 20 + 1 + 2 + 13 + 4 + 2 + 20 = 124 = YWḤNN = 10 + 6 + 8 + 50 + 50 = 124. »

« PNW DRK YHWH = 80 + 50 + 6 + 4 + 200 + 20 + 10 + 5 + 6 + 5 = 386 = YŜWᶜ = 10 + 300 + 6 + 70 = 386. » (…)

« Que vaut à présent « fils de l’homme » / BN ‘DM, toujours en gématrie classique ?    2 pour B, + 50 pour N, + 1 pour ‘, + 4 pour D, + 40 pour M, soit au total 97. Aucun rapport entre Jésus = 386 et « Fils de l’homme = 97. De gématrie classique à gématrie classique, « fils de l’homme » et « Jésus- Josué » n’ont aucune espèce de rapport. »

« Que vaut « fils de l’homme » / BN ‘DM en gématrie par rangs ? 2 pour B, + 14 pour N, + 1 pour ‘, + 4 pour D, + 13 pour M, soit au total 34. »

« De gématrie classique à gématrie par rangs aucun rapport, encore une fois, entre Jésus-Josué (= 386) et « fils de l’homme » (= 34). » (…)

« Gématrie classique de « fils de dieu » / BN YHWH : 2 + 50 + 10 + 5 + 6 + 5 = 78. Aucun rapport avec « fils de l’homme » ; aucun rapport avec « Jésus-Josué ». (…)

« Gématrie par rangs de BN YHWH / « fils de dieu » : 2 + 14 + 10 + 5 + 6 + 5 = 42. Aucun rapport, encore une fois, avec « fils de l’homme » et avec « Jésus-Josué ». (…)

« HTN, « le fiancé » (et, dans le Nouveau Testament, « l’époux » de nos versions françaises), est un autre substitut révérenciel de YHWH – parce que :

« YHWH est composé des lettres YWD (yod), HH (hé), WW (waw) et HH (hé) lettres dont la simple somme équivaut, je le rappelle, à « messie » et à « fils » (= 52) ;

« La somme des carrés de ces lettres est égale à (Y + W + D )² + (H + H)² + (W + W)² + (H + H)² = 744;

« HTN, « fiancé » vaut, dès qu’on additionne aussi ses lettres mises au carré : H² + T² + N² = 8² +22² +14² = 744, même nombre que précédemment. » (…)

« YŜWᶜ MŜYH, autrement dit « Jésus Christ », vaut, gématriquement : 10 + 300 + 6 + 70 + 40 + 300 + 10 + 8 = 744. » (…)

« Elévation des lettres au carré : je procède ainsi avec « fils de l’homme » / BN ‘DM. B² + N² + ‘² + D² + M² = 2² +14² + 1² + 4² +13² = 386 ; 386 la valeur même de YŜWᶜ / «  Jésus-Josué » ! »

« Je procède de la même manière avec l’expression « fils de l’homme » / BN YHWH. Même élévation de ses lettres au carré, même addition : B² + N² + Y² + H² + W² + H² = 2² + 14² + 10² + 5² + 6² + 5² = 386 ; même valeur que celle de « fils de l’homme » (lorsqu’il est élevé), même valeur que celle de « Jésus-Josué ». » (…)

« Homme » = ‘DM. Elevation au carré puis somme de ses lettres : ‘² + D² + M² = 1² + 4² +13² = 186.

« Dieu » = YHWH. Même travail : Y² + H² + W² + H² = 10² + 5² + 6² + 5² = 186.

« Marie, Joseph, Jésus… pourquoi ces noms ? Pourquoi un tel engendrement ? Ou, si l’on veut donner un tour encore plus anhistorique (plus linguistique) à cette question : pourquoi les mots Marie et Joseph produisent-ils les mots Jésus (ou Josué) ?

« Quelles sont en gématrie classique les valeurs respectives de Marie et de Joseph ?

« Valeur de MRYM : 40 + 200 + 10 + 40 = 290. »

« Valeur de YWSP : 10 + 6 + 60 + 80 = 156. »

« Je rappelle qu’en hébreu Marie = MRYM, Joseph = YWSP, Fils = BN et Messie-Christ = MŜYH.

« En gématrie par rangs (de 1 à 22 pour les 22 graphes de l’alphabet sacré), les valeurs de MRYM (Marie) et de YWSP (Joseph) sont les suivantes :

« MRYM = 13 + 20 + 10 + 13 = 56. »

« YWSP = 10 + 6 + 15 + 17 = 48. » (…)

« La syzygie dont il est question ici porte sur deux termes-parents ne produisant qu’un seul terme-fils ; elle opère donc en deux temps : copulation, puis réduction à l’unité (passage à la moyenne). »

« Copulation, tout d’abord : Marie + Joseph = MRYM + YWSP = 56 + 48 = 104. »

« Puis réduction à l’unité dès lors qu’un seul produit est engendré :    104 / 2 = 52. »

« Par syzygie, les mots Marie et Joseph engendrent kabbalistiquement un mot de valeur 52. »

« Comme par hasard «fils » et « messie » valent, en hébreu, 52. »

« BN (« fils ») = 2 + 50 = 52, en gématrie classique MŜYH (« messie-christ ») = 13 + 21 + 10 + 8 = 52, en gematrie par rangs. »

« YWSPS (Joseph) est composé des 10ᵉ (Y), 6ᵉ (W), 15ᵉ (S) et 17ᵉ (P) lettres de l’alphabet sacré. La somme des carrés de ces lettres est égale à : 10² + 6² + 15² + 17² = 100 + 36 + 225 + 289 = 650. »

« Le mot MRYM (Marie) est composé des 13ᶜ (M), 20ᶜ (R), 10ᵉ (Y) et 13ᵉ (M) lettres de ce même alphabet. Somme des carrés de ces lettres : 13² + 20² + 10² + 13² = 169 + 400 + 100 + 169 ; total : 838. »

« Même processus que précédemment : copulation, puis réduction à l’unité. »

« Copulation : somme des carrés de MRYM (Marie) + somme des carrés de YWSP (Joseph) = 650 + 838 = 1 488. »

« Puis réduction à l’unité – ou moyenne -, dès lors qu’un seul produit est engendré :    1 488 / 2 = 744. »

« Par syzygie portant sur l’élévation au carré de leurs lettres, Marie et Joseph produisent la valeur 744. »

« Et bien, 744 est tout simplement, en hébreu, la valeur de Jésus-Christ:

« Jésus-Christ = YŜWᶜ MŜYH = 10 + 300 + 6 + 70 + 40 + 300 + 10 + 8 = 744. »

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« Pour le comprendre, il suffit de … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 13, 2017

Indochine: Pont Paul Doumer

Indochine : Pont Paul Doumer

Grüß Gott !

Sur le pont Doumer, un curieux ballet y est donné, par des militaires, des sacs étranges y sont jetés.

Wikipedia.org / Crevettes Bigeard / Internet:

« L’expression „Crevettes Bigeard“ désignait les personnes qui auraient été exécutées illégalement, en étant précipitées par hélicoptère en mer Méditerranée, lors de la Guerre d’Algérie (1954-1962) et plus particulièrement pendant la Bataille d’Alger en 1957. Parfois, elles auraient été jetées du quai du port d’Alger. »

« Le sergent de la Légion Henryk Szarek a révélé dans un livre paru en 1988, l’utilisation pendant la guerre d’Indochine de cette technique de disparition, qui sera perfectionnée pendant la guerre d’Algérie. Il raconte ainsi qu’un soir de 1951, il voit une Jeep s’arrêter, malgré l’interdiction, au milieu du pont Doumer, à l’entrée d’Hanoi, et découvre le lendemain que des cadavres lestés ont été jetés dans le fleuve Rouge. »

Ein Soldatenleben / Henryk Szarek / Barett Verlag GmbH / Düsseldorf / 1988:

„ Leichen im Roten Fluß “

„ Nachdem unser Wachdienst im Hauptquartier geendet hatte, übernahmen wir die Sicherung der Brücke „Pont Dumeur“, die sich über den Roten Fluß spannt und Gia Lam mit Hanoi verbindet. Es gab zu wenig Personal für den Wachdienst, da sich die meisten Einheiten in Hanoi in höchster Alarmbereitschaft befanden. Da kein Ersatz vorhanden war, gelang es unserer Stammeinheit vorerst nicht, uns zurückbekommen. So konnten wir am nächsten Kampfabsprung nicht teilnehmen. Schließlich gelang es doch, einen Zug Senegal-Schützen aufzutreiben, der uns ablöste. Unser Bataillon benötigte im Einsatz dringend die Unterstützung des Granatwerferzuges, der aber zum „Wacheschieben“ zweckentfremdet war. “

„ Spät in den Abendstunden kamen die Senegalesen. Wir bereiteten gerade die Übergabe vor, als ich ein Jeep mit hoher Geschwindigkeit der Brücke näherte. Nach Einbruch der Dämmerung durften Fahrzeuge die Brücke nicht mehr überqueren, so hielt ich das Fahrzeug zur Kontrolle an. Ein Hauptmann und drei französische Soldaten saßen im Jeep und machten einen recht ungeduldigen, nervösen Eindruck. Auf dem Rücksitz entdeckte ich einen sackförmigen Gegenstand, der mir ziemlich merkwürdig vorkam. Ich verlangte vom Hautpmann den notwendigen Sonderausweis, den er mir auch sofort zeigte. Nachdem ich die Papiere überprüft hatte, fragte ich den Offizier:

„Was befindet sich in dem Sack ? “

„Nichts, was Sie interessieren hat.“

„Halten Sie nicht auf der Brücke an, meine Leute haben den Befehl, auf jedes Fahrzeug sofort das Feuer zu eröffnen, welches auf der Brücke anhält.“

„In Ordnung, wir werden nicht halten.“

„ Nun durfte das Fahrzeug passieren, nach kurzer Zeit fielen mehrere Schüsse. Trotz des Versprechens hielt der Jeep und war beschossen worden, fuhr aber nach kurzem Aufenthalt sofort weiter. Nun stürzte ich ans Telefon und rief den Posten an der anderen Seite der Brücke an mit dem Befehl, das Fahrzeug anzuhalten. Der Anruf kam zu spät, der Jeep verschwand bereits im Dunkel der Nacht. “

„ Es blieb mir nichts anderes übrig, als über den unliebsamen Zwischenfall eine ausführliche Meldung zu schreiben und mit der Übergabe an die Ablösung fortzufahren. Die Brücke war durch vier Wachtürme gesichert, die mit starken Scheinwerfern ausgestattet waren. Ich traf den Posten, der auf den Jeep geschossen hatte und erkundigte mich nach Einzelheiten des Zwischenfalles. “

„ Sie hielten unerwartet an und warfen etwas über das Geländer der Brücke, es hörte sich wie Kettenklirren an. Befehlsgemäß gab ich einen Warnschuß ab und forderte die Männer auf zu bleiben, wo sie waren. Sie hörten aber nicht auf mich, sprangen in den Jeep und fuhren weg. Daraufhin feuerte ich hinterher, sie erhöhten jedoch die Geschwindigkeit und verschwanden sehr schnell. “

„ Nun wandte ich mich an den Posten mit der Frage, warum er das Fahrzeug nicht aufgehalten hatte. Als Grund stellte sich mein Telefonanruf heraus, als es klingelte, begab sich der Posten an den Apparat, und die vier merkwürdigen Gestalten konnten ungeschoren verschwinden. “

„ Es dauerte über drei Stunden, bis die Übergabe endlich abgeschlossen war und am Horizont schon der frühe Morgen dämmerte. Wir warteten auf einen LKW für den Rücktransport. Während der Fahrt über die Brücke zeigte mir den Posten die Stelle, an der das Fahrzeug in der Nacht angehalten hatte. Ich schaute in die Tiefe und entdeckte nicht nur einen Sack, sondern eine größere Anzahl davon im seichten Wasser. Voller Erschrecken stellte ich bei näherer Betrachtung fest, daß es sich um Skelette, Ketten und Gewichte handelte, die die menschlichen Körper unten am Flußgrund halten sollten. Da der Strom zu dieser Zeit sehr wenig Wasser führte, konnte man das grausige Bild in aller Deutlichkeit sehen. Ich meldete meine Beobachtung und kehrte mit dem Offizier vom Dienst später aud die Brücke zurück. Dabei erfuhr ich von dem Eingeweihten, daß die Verursacher Angehörige des Nachrichtendienstes der französischen Armee waren. Sie warfen die Leichen von Menschen, die sie verhört hatten und danach beseitigen wollten, in das Wasser, meist handelte es sich um gefangene Vietminh, die nicht mit dem Nachrichtendienst zusammenarbeiteten oder die Aussage verweigerten.“

„ Dieses Erlebnis erschütterte mich sehr. Auch haben Gegner, gemessen an den jeweiligen Umständen, Anspruch auf menschliche Behandlung. Gefangene bei der oder nach der Vernehmung zu töten und die Körper kaltschnäuzig in ein öffentliches Gewässer zu werfen, war blanker Hohn gegen jede menschliche Regung. Das schreckliche Bild beschäftigte mich noch lange und führte mir wieder einmal die Grausamkeit gewaltsamer Auseinandersetzungen vor Augen.“

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« blanker Hohn gegen jede menschliche Regung. »

Claire GRUBE

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