Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 8, 2019

Israël: colonisation biblique

Israël : colonisation biblique

Grüß Gott !

Le peuple juif, longtemps errant et dispersé, s’implante au milieu des peuples arabes.

Youtube.com / Ina.fr / Sionisme / Conflit Israël Palestine / De Gaulle / Video / 1967 / Internet:

« On pouvait se demander, en effet, et on se demandait, même chez beaucoup de Juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables, et au milieu des peuples arabes qui lui sont foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables frictions et conflits. » (…)

« Et certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même, et dominateur, n’en vienne, une fois qu’il serait rassemblé dans le site de son ancienne grandeur, n’en vienne à changer en ambitions ardentes et conquérantes les souhaits très émouvants qu’il formait depuis dix-neuf siècles : « L’an prochain à Jérusalem ! », en dépit du flot tantôt montant, tantôt descendant des malveillances qu’il provoquait, qu’il suscitait plus exactement, dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable d’intérêt et de sympathie s’était formé en leur faveur, et surtout, il faut bien le dire, dans la chrétienté. » (…)

« et grossi, depuis qu’ils avaient retrouvé une patrie, par les travaux, leurs travaux constructifs, et le courage de leurs soldats… » (…)

« voyaient avec satisfaction l’établissement de leur Etat, sur le territoire que leur avaient reconnu les puissances, tout en désirant qu’ils parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec ses voisins un modus vivandi pacifique. » (…)

« Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu changé depuis 1956. A la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez, on avait vu apparaître, en effet, un Etat d’Israël guerrier, et résolu à s’agrandir. Et ensuite, l’action qu’il menait pour doubler sa population, par l’immigration de nouveaux éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps, et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à utiliser toute occasion qui se présenterait. » (…)

« Le 22 mai, l’affaire d’Akaba, fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en découdre. » (…)

« Israël ayant attaqué, s’est emparé, en six jours de combats, des objectifs qu’il voulait atteindre. Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui la résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme. » (…)

« Mais il est bien évident que le conflit n’est que suspendu, et qu’il ne peut pas avoir de solution, sauf par la voie internationale. Mais un règlement, dans cette voie, à moins que les Nations-Unis ne déchirent elles-mêmes leur propre charte, un réglement doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force… » (…)

Youtube.com / Comprendre la colonisation israélienne en cinq minutes / Video / Internet:

« Pour résoudre le conflit israélo-palestinien, une solution est défendue depuis des décennies : créer deux Etats distincts. D’un côté, il y aurait Israël, reconnu comme Etat juif, de l’autre, un Etat palestinien démilitarisée constitué de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. »

« Le problème, c’est que la Cisjordanie, justement, est aujourd’hui, complètement morcelée. Les zones d’habitations palestiniennes s’entremêlent avec les colonies israéliennes. Et cette situation s’aggrave, rendant de plus en plus difficile l’émergence de deux Etats clairement séparés. » (…)

« Après ses conquêtes militaires, il s’agit pour Israël d’occuper humainement le territoire. Des colonies de peuplement se développent, sous la pression de mouvements nationalistes et religieux. Leur but est double : d’une part, assurer des positions géographiques pour la sécurité du pays, et d’autre part, organiser le retour des Juifs dans un grand Israël, de racine biblique. » (…)

« Le problème, c’est que des colonies de peuplement ont continué à se développer et de s’étendre, et la plupart sont reconnus par le gouvernement israélien.» (…)

« Mais ce n’est pas tout. En plus des colonies, il y a aussi ce qu’on appelle les avant-postes. Ce sont des colonies sauvages, illégales (…) Officiellement, les autorités israéliennes n’ont jamais donné leur accord, mais dans la réalité, l’armée a assuré la sécurité de ses colons qui se considèrent comme des pionniers. » (…)

« Mais, la colonisation ne devrait pas pour autant s’arrêter là. » (…)

« Officiellement donc, Benyamin Netanyahu prétend toujours soutenir la situation à deux Etats. Mais … » (…)

Tous les soirs avec de Gaulle / Jacques Foccart / Journal de l’Elysée / 1 / 1965-1967 / Fayard / 1997:

« A la suite de cette terrible frottée que les Arabes ont ramassée, ils risquent de devenir enragés si l’on ne fait pas quelque chose pour eux. » (…) Il faut que nous maintenions la porte ouverte des deux côtés ; il faut que nous soyons à même d’agir pour un règlement qui sera extrêmement difficile. – Evidemment, les Israéliens ne voudront pas lâcher le Sinaï ni Gaza. – Gaza, ce n’est pas à eux. Il n’y a pas d’Israéliens à Gaza, ce sont des Arabes. – Ils ne voudront pas lâcher le Jourdain et cette région n’est pas peuplée par eux. Ils ne voudront pas lâcher la ville de Jérusalem par sentiment. – C’est vrai, mais ce n’est pas normal, ce n’est pas eux. – Ils ne voudront pas lâcher la ligne de crête de la Syrie qui, au Nord, était très menaçante pour eux. – Je sais bien… »

Les mythes fondateurs de la politique israelienne / Roger Garaudy / Samiszdat / 1996:

« Très significativement, Ben Gourion évoque le « précédent » américain où en effet, pendant un siècle, la frontière demeura mouvante jusqu’au Pacifique, où fut proclamée la « fermeture de la frontière » en fonction des succès de la « chasse aux Indiens » pour les refouler et s’emparer de leurs terres. »

« Ben Gourion dit très clairement : « Il ne s’agit pas de maintenir le statut quo. Nous avons à créer un Etat dynamique, orienté vers l’expansion. »

« La pratique politique correspond à cette singulière théorie : prendre la terre, et en chasser les habitants, comme le fit Josué, le successeur de Moïse. »

« Menahem Begin, le plus profondément imbu de la tradition biblique, proclamait:

« Eretz Israel sera rendue au peuple d’Israel. Toute entière et pour toujours ? ». (…)

« Le Directeur du « Fonds national juif », Yossef Weitz, écrivait dès 1940:

« Il doit être clair pour nous qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent, il nous suffira (…) Il n’existe pas d’autre moyen que de les déplacer tous ; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu… Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan. » « Source : Yossef Weitz, Journal, Tel-Aviv, 1965 »

« Dans le grand journal israélien Yediot Aharonoth, du 14 juillet 1972, Yoram Ben Porath, rappelait avec force l’objectif à atteindre:

« C’est le devoir des dirigeants israéliens d’expliquer clairement et courageusement à l’opinion un certain nombre de faits, que le temps fait oublier. Le premier de ceux-ci et le fait qu’il n’y a pas de sionisme, d’Etat juif, sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres. »

« Chasser les Palestiniens et s’emparer de leurs terres fut une entreprise délibérée et systématique. »

« Au temps de la Déclaration Balfour, en 1917, les sionistes ne possédaient que 2,5 % des terres, et lors de la décision du « partage » de la Palestine, 6,5 %. En 1982, ils en possèdent 93 %. »

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« Il ne s’agit pas de maintenir le statut quo, … »

Claire GRUBE

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Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 1, 2019

Résistance: les galonnés

Résistance : les galonnés

Grüß Gott !

Des résistants français, à la Libération, vantent leurs exploits, et prennent du galon.

La libération inconnue / A chacun sa résistance / Maurice Rajsjus / Le cherche midi / 2015:

« Dans l’après-midi, De Gaulle passe en revue l’état-major des FFI. Les colonels de vingt-cinq ans ne sont pas du goût du Général. Ces jeunes hommes ont gagné leurs galons sans passer par Saint-Cyr. La plupart n’ont peut-être même pas suivi un cycle d’enseignement secondaire. (…) Il convient de rabaisser ces hommes considérés, à la limite, comme des usurpateurs de grades. »

Journal d’un résistant mosellan / Pierre Wolff / Editions Pierron / Sarreguemines / 1980:

« Après la libération définitive de la Moselle, nous vîmes arriver à Metz des personnes qui, au titre F.F.I., s’étaient attribuées des galons, auxquels elles n’avaient aucun droit. A la Sécurité militaire, nous reçumes, envoyé par Paris, un lieutenant-colonel, qui avait comme pseudonyme celui de Judex. Lorsque le général Dody le reçut, il lui demanda des explications sur ses états de service, ses campagnes, ainsi que l’endroit où il se trouvait le jour de l’armistice en 1940. Il dut reconnaître qu’il avait terminé son service militaire comme brigadier d’artillerie et qu’il avait été affecté spécial dans une usine pendant la période de septembre 1939 à juin 1940, c’est-à-dire pas mobilisé comme militaire. Le général Dody lui ordonna de se contenter des galons de commandant. »

Libération la joie et les larmes / Alain Frerejean / Claire l’Hoër / l’Archipel / 2019:

« Tandis que, dans les Vosges, les résistants meurent pour la France, d’autres ternissent leur réputation dans les région déjà libérées. Comme la Milice, la Résistance attire des jeunes gens sans autre idée que de jouer avec un fusil. Un brassard, une arme, des galons leur donnent un vertige d’héroïsme, un pouvoir grisant. » (…)

« Entre Clermont et Thiers, on a assassiné plus de trois cents personnes. Le parti communiste mène la résistance. On tue, on assomme. La justice siège sous contrainte. De loin en loin, des officiers qui ont gagné leurs galons Dieu sait où font des visites dans les prisons où ils tuent ou matraquent. » (…)

Les Maquis de la Libération / 1942-1944 / Pierre Montagnon / Pygmalion / Paris / 2000:

« Ces braillards et ces va-t-en guerre d’après la bataille donneront une impression fâcheuse de la Résistance et des maquis. Aussi bien auprès des populations, surprises et déçues, que des armées régulières habituées à une autre rigueur. Cette avalanche de faux matamores et de nouveaux galonnés créera au départ plus d’un malentendu. Il faudra peu à peu dégager le bon grain de l’ivraie. » (…)

« Koenig n’est pas dupe mais ne veut pas faire preuve de part pris. Il s’adresse aussi bien à l’ORA qu’aux FTP. Il sait bien que ses propos visent surtout les FTP, chez lesquels des arrière-pensées politiques ne sont pas absentes. L’ORA s’est intégrée. Le 14 février, on a conclu un accord formel en six points avec le CNR et elle s’est placée dans le cadre FFI. Cet accord est globalement respecté, même si de ci de là quelques officiers raclent les pieds, peu soucieux de s’associer à des communistes ou de se ranger sous des civils dont ils découvrent les galons. »

Ilkya / André Girod / Publibook / 2010 / Internet:

„ De partout, sortaient des hordes d’hommes affublés d’habits qui ressemblaient de loin à une panoplie militaire, veste de chasse, les poches bourrées de cartouches, la bandoulière qui leur donnait l’air de brigands méxicains, le béret symbole du refus de plier genou devant le vainqueur, les bottes avec guêtres et pour parachever le porrait complaisant du couard brandi soudain comme un maquisard de longue date, le fusil ramassé au creux d’un chemin abandonné par la Wehrmacht en déroute. Les deux armes se confondaient, le vainqueur et le vaincu, les uniformes en guenilles donnaient à tous l’allure d’une vaste débandade. “

„ L’oncle Raymond avait fortement pensé à se joindre à cette chienlit mais il avait préféré gardé son uniforme de facteur qu’il n’avait cessé de fièrement porter pendant toute l’occupation plutôt que de se métamorphoser en bambochard désopilant. (…) Il n’était pas sur le point de grimper sur l’estrade nouvellement érigée et de clamer bien haut à la foule béate d’admiration pour cette troupe chamarrée de faux galons et de médailles de 1914-1918, empreintés au père ou au grand-père, qu’il avait, à sa façon modeste, apporté sa pierre dans le jardin de la libération.“ (…)

Ainsi finissent les salauds / Jean-Marc Berlière / Franck Liaigre / Laffont / Paris / 2012:

« Les femmes et leurs faveurs constituent un enjeu qui excite bien des rivalités. Autant que les mérites respectifs des combattants, les galons qu’ils se sont attribués généreusement, les exploits guerriers, chaque jour plus impressionnants, dont ils se vantent complaisamment et qui doivent la plupart du temps surtout à leur imagination. »

La bande Bonny-Lafont / Serge Jacquemard / French Pulp Editions / Paris / 2016:

« Créant un faux maquis à la Libération et s’attribuant les galons de colonel alors qu’il est déserteur, Jo les Grosses Lèvres excipera de ces morts allemands pour prouver l’authenticitéde sa résistance, ce qui sera reconnu, de même que pour Pierrot le Braqueur, Tony la Serpette et Gaston de la Rue de Lappe qui, naturellement, font partie du faux maquis avec les grades de capitaine et de lieutenant. Ces grades seront à tous retirés, lorsque leur vrais tittres seront découverts. La prison leur sera néanmoins épargnée. »

Journal secret de la Libération / 6 juin 1944 / 17 novembre 1944 / Yves Cazaux / Albin Michel / 1975:

« On pourrait établir une ana sur la floraison des galons sur les manches de quelques FFI impudents. Il en est quelques-unes de vraies parmi la foule des histoires inventées à plaisir. Je tiens celle-ci d’un médicin militaire du Val-de-Grace : un jeune médecin auxiliaire, donc adjudant, est arrivé ces jours derniers dans son service avec les trois galons de capitaine. Le lendemain il en arborait un quatrième, celui de médecin-commandant. Il avait, hélas, dépassé la mesure, ne sachant pas qu’au Val-de-Grâce ne sont nommés directement au grade de commandant que les médecins agrégés. »

Une si douce Occupation / Gilbert Joseph / Albin Michel / 1991:

« A l’exemple de toutes les villes de France, la libération de Paris s’accompagna d’une éclosion soudaine de résistants ; il en sortait de partout. Tous étaient méritants, voire héroïques. Aucun n’avait failli. Les rangs de la Résistance grossissaient maintenant qu’elle était inutile. Nous avons mentionné qu’à Paris environ 3.000 combattants s’opposèrent aux Allemands ; plusieurs centaines y laissèrent leur vie. Mais ceux qui s’étaient promus plus le tard colonels, commandants, capitaines ne pouvaient fonder leurs grades sur rien ni donner du lustre à leurs galons. Après l’épreuve, chacun dressa un état des effectifs, accueillant tous ceux qui voulaient bien se présenter. Au total, on inventa que 35.000 personnes avaient combattu, presque l’équivalent de deux divisions. Quelques mois après, quand les autorités décidèrent d’homologuer ceux qui pouvaient faire acte de résistance, 123.000 personnes envoyèrent leurs dossiers. »

« On attendait André Malraux, escorté de sa réputation éclatante d’homme qui ne peut vivre que dans les bouillonnements de l’Histoire. Il vint, et se produisit après la Libération de Paris en uniforme de colonel, doté d’un pseudonyme qu’il voulait déjà légendaire : colonel Berger. » (…)

« Animé d’un extraordinaire aplomb, il laisse entendre qu’il est un officier « interallié », et il installe son poste de commandement parmi les maquisards en s’accordant cinq galons. » (…)

« Malraux abandonnait souvent son commandement pour venir s’exhiber à Paris en uniforme de colonel, prenant les mines extraordinaires d’un Bonaparte entre deux campagnes… » (…)

Wikipedia.org / Pierre Georges / Colonel Fabien / Internet:

« Le 8 mars 1942, il part en Franche-Comté et met sur pied un des premiers maquis FTP sous le nom de guerre de « colonel Fabien ». Il est grièvement blessé à la tête le 25 octobre 1942. La police française l’arrête à Paris le 30 novembre 1942, et le livre aux Allemands. Il est interrogé et torturé, passe trois mois à Fresnes, est transféré à la prison de Dijon et s’évade finalement du fort de Romainville vers mai 1943. Il participe ensuite à l’organisation de maquis dans les Vosges, en Haute-Saône et dans le Centre-Nord. »

Wikipedia.org / René Char / Capitaine Alexandre / Internet:

« Pendant l’Occupation, René Char, sous le nom de « Capitaine Alexandre », participe, les armes à la main, à la Résistance, « école de douleur et d’espérance ». Il commande la section atterrissage parachutage de la zone Durance. Son QG est installé à Céreste (Basses-Alpes). »

Wikipedia.org / Jean Prévost / Capitaine Goderville / Internet:

« En juin 1943, il s’installe à Voiron au domaine du vieux Camet. Delestraint est arrêté le 9 juin à La Muette mais le mouvement continue. Prévost, Le Ray et Dalloz se rencontrent plusieurs fois à Lyon et à Paris et se mettent d’accord sur tous les points d’exécution. Prévost devient un lien charnière des différents groupes, visitant les maquis dispersés à bicyclette. Il est alors connu comme le Capitaine Goderville, nom emprunté au village natal de son père et se fait fortement apprécier de ses hommes pour sa simplicité. »

Wikipedia.org / Marcel Petiot / Capitaine Valery / Internet:

« En fuite, Petiot s’engage dans les Forces françaises de l’intérieur sous le nom de « Capitaine Valéry ». Lors de son procès, il expliquera que son propre réseau, nommé « Fly Tox » – marque alors très connue d’une pompe à main insecticide et allusion ironique à la chasse aux mouchards – avait été démantelé par les Allemands. Devenu médecin-capitaine, il est affecté à la caserne de Reuilly où il est devenu le Dr Wetterwald, officier de Sécurité Militaire chargé de l’épuration des traîtres et des collaborateurs. »

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« Il faudra peu à peu dégager le bon grain de l’ivraie. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 22, 2019

De la Résistance à l’Indochine

De la Résistance à l’Indochine

Grüß Gott !

Des résistants français, pour la liberté, luttent contre l’occupant. Puis occupent.

De Gaulle face à l’Indochine / L’aveuglement / Internet:

« L’auteur met directement en cause la responsabilité du général De Gaulle qui après le 15 août 1945 et la capitulation du Japon, a lancé la France dans un conflit aventureux pour rétablir la souveraineté française en Indochine. »

« Contre toute attente, de Gaulle donne les pleins pouvoirs civils et militaires à l’amiral d’Argenlieu et confère au général Leclerc, placé en position subalterne, le commandement des seules forces terrestres. Il n’a qu’une idée en tête, briser les résistances « révolutionnaires » avant d’arriver à sa solution politique qui écarte toute notion d’indépendance. »

Wikipedia.org / Marcel Bigeard / Internet:

« Le général Bigeard a longtemps été le militaire français vivant le plus décoré. Ancien résistant, son nom reste associé aux guerres de décolonisation (Indochine, Algérie). » (…)

« Il sera accusé plus tard d’avoir pratiqué la torture pendant la guerre d’Algérie par d’anciens membres du FLN mais aussi par d’anciens combattants qui ont fait la guerre à ses côtés, ce qu’il a toujours nié. »

Wikipédia.org / Paul Aussaresses / Internet:

« Durant la Seconde Guerre mondiale, il participe au Jedburgh en vue de coordonner les opérations de résistance dans les territoires occupés par l’armée allemande. (…) Il se porte volontaire pour les services secrets en France et intègre les commandos Jedburgh : second de la mission Chrysler, il est parachuté dans l’Ariège dans la nuit du 16 au 17 août 1944. »

« Il sert ensuite en Indochine dans le 1er régiment de parachutistes coloniaux, où, ironie de l’histoire, il sert sous les ordres du lieutenant-colonel de Bollardière, futur militant contre la torture. »

« En 1955, il est transféré à Philippeville en Algérie, dans la 41e demi-brigade comme officier de renseignement. (…) Il remet en place son unité de renseignement qui avait été démantelée après la guerre, et qui se révélait à nouveau nécessaire à l’armée française pour réduire l’insurrection des rebelles algériens. »

Wikipedia.org / Pierre Messmer / Internet:

« En août 1944, il débarque en Normandie et participe à la libération de Paris et à la libération de la France. Le 11 novembre, il reçoit la Légion d’honneur des mains du général de Gaulle à l’Arc de triomphe de l’Étoile. »

« Parachuté en Indochine en août 1945, Pierre Messmer est fait prisonnier par le Viet Minh et s’évade après deux mois de captivité. Il rejoint Hanoi où il est démobilisé et rendu à la vie civile. »

„ Haut commissaire de la République au Cameroun où il exerce la répression envers la population et les indépendantistes de l’Union des populations du Cameroun (UPC) en menant « une manœuvre contre-insurrectionnelle ». »

Wikipédia.org / Guy Mollet / Internet:

« Mobilisé en 1940, il est fait prisonnier. Libéré en juin 1941 il s’engage quelques mois plus tard dans la Résistance au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM), qui regroupe des résistants de toutes tendances, de la gauche au conservatisme bon teint, mais où les socialistes sont prépondérants dans le Pas-de-Calais et dans l’Orne. Il écrit pour le journal clandestin La Voix du Nord, participe aux combats de la Libération et est chargé de la commission d’épuration de Flers. »

« Confronté, lors d’une visite à Alger le 6 février 1956, à l’hostilité violente (jets de légumes, cris, menaces de mort explicites) de la population d’origine européenne (appelée journée des tomates), puis à l’impossibilité de réunir une majorité parlementaire sur une ligne libérale en Algérie, il s’engage dans une politique répressive et refuse toute solution négociée avant la conclusion d’un cessez-le-feu ; il double en six mois les effectifs militaires déployés sur place en envoyant le contingent. »

Wikipédia.org / Robert Lacoste / Internet:

« Il participa à la Résistance, fut un signataire du Manifeste des Douze. En 1944, il fut délégué général adjoint du Comité Français de Libération Nationale pour la France occupée. En 1944 il devint ministre à la Production industrielle dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Il accompagna ce dernier lors de sa visite à Oradour-sur-Glane, le 5 mars 1945. » (…)

« Après la visite de Guy Mollet en Algérie, accueilli par des Français d’Algérie lui jetant des tomates, Lacoste remplaça le général Catroux en février 1956 en devenant ministre résident et gouverneur général de l’Algérie. Il conserva le ministère de l’Algérie jusqu’au coup du 13 mai à Alger. Partisan du maintien des départements d’Algérie dans la République française, il fut un des principaux acteurs de la répression du peuple algérien durant la guerre d’Algérie. Pour cela, il n’hésita pas à défendre l’usage de la torture par l’armée française et la police. »

Wikipedia.org / François Mitterrand / Internet:

« En février 1943, puis plus tard au printemps, il se rapproche de la puissante Organisation de résistance de l’armée (ORA), en cours de formation. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme (…)et cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot financé par l’ORA. »

« Plusieurs membres du réseau Mitterrand-Pinot sont, en pratique, membres de l’ORA. François Mitterrand lui-même est considéré par le service Action de l’organisation comme un de ses membres. (…) En mars 1943, Mitterrand rencontre Henri Frenay et le convainc aisément de travailler avec lui. » (…)

« Du 19 au 23 octobre 1954, il se rend en Algérie, où il rencontre une nette hostilité de la part des partisans de l’Algérie française. (…) Le 12 novembre de cette même année, à la tribune de l’Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d’Algérie éclatent, il déclare : « La rébellion algérienne ne peut trouver qu’une forme terminale : la guerre. », puis « L’Algérie, c’est la France. »

Wikipedia.org / Yves Godard / Internet:

« Il rejoint en 1944 le bataillon des Forces françaises de l’intérieur (FFI) dans les Maquis des Glières en Savoie, dont il prend le commandement et il reconstitue le 27e BCA dans les maquis savoyards et termine la guerre à sa tête sur le front des Alpes. »

« Muté à sa demande en Indochine, il sert sous les ordres du général Gilles, du général Roger Gardet et du colonel de Crèvecœur. »

« En Algérie en 1955, il est chef d’état-major du Groupe Parachutiste d’Intervention (GPI) commandé par le général Massu et qui deviendra, peu après, la 10e Division Parachutiste. (…) En mai 1958, le général Salan confie au colonel Godard la direction de la sûreté en Algérie. Outre les forces de police, cette direction regroupe les 36 antennes de renseignements et les 18 Dispositifs Opérationnels de Protection (DOP) où sont interrogés et torturés par des équipes mixtes, militaires, gendarmes, policiers, les suspects. »

Lesamitiésdelarésistance / Colonel Max Menut / Internet:

« Fait prisonnier en juin 1940, à Ouzouer-sur-Loire, il s’est évadé au début du mois d’octobre pour entrer dans la Résistance en novembre 1942. Il a été un des responsables du mouvement Combat. Il avait, début 1943, rejoint le 1er Corps franc d’Auvergne, avec le colonel Gaspard. Affecté à l’état-major de la région R6 des Forces françaises de l’intérieur, il a pris part à de nombreux combats, notamment ceux du Mont Mouchet, où il était responsable du service de santé, et de la Truyère. » (…)

„ Entré dans l’armée régulière, le capitaine Max Menut se battra sur d’autres fronts : il a participé aux campagnes d’Indochine et du Tonkin, avec le deuxième régiment de tirailleurs marocains. “

„ Il a été cité trois fois à l’ordre de la division, du corps d’armée et de l’armée pour ces 27 mois passés en Indochine. Affecté au Maroc, puis en Algérie, il est à nouveau cité pour son courage en 1960.“

Wikipedia.org / Roger Degueldre / Internet:

« En 1942, le jeune Roger Degueldre remonte dans le Nord de la France pour entrer clandestinement dans la zone occupée, et s’engager dans le maquis, auprès des partisans communistes, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP) aux côtés de Roger Pannequin, le « commandant Marc » sous l’occupation allemande. » (…)

« Il gagne ses galons de sous-officier en Indochine en étant décoré de la médaille militaire pour acte de courage pendant la guerre d’Indochine. (…) Après la chute de Điện Biên Phủ, il est muté au 1er bataillon étranger parachutiste (…) et il participe au conflit algérien, où il est fait officier et est nommé chevalier de la Légion d’honneur. »

« Pendant la semaine des barricades à Alger (janvier 1960) il est présent avec son régiment. Engagé dans la défense de l’Algérie française, il est alors soupçonné d’avoir participé au complot avorté de décembre 1960, contre le général de Gaulle peu après sa visite à Alger. » (…) En 1961, il est le créateur et responsable des commandos Delta de l’Organisation armée secrète (OAS). »

Wikipedia.org / Roger Faulques / Internet:

« Roger Faulques est maquisard en 1944 et prend part aux derniers combats de la Seconde Guerre mondiale au sein de la 1re armée, alors caporal il est cité et reçoit la Croix de guerre à l’âge de 20 ans. » (…)

„ Le 26 février 1948, commandant un groupe de légionnaires en Indochine,… (…) Terminant la guerre d’Indochine avec 6 blessures et 8 citations, Roger Faulques sert ensuite en Algérie au sein du 1er REP, en particulier comme officier de renseignement de ce régiment, lors de la bataille d’Alger. Il assume la torture pratiquée en Algérie. »

Wikipedia.org / Michel Debré / Internet:

« En février 1943, quatre mois après l’invasion de la zone libre, il s’engage dans la Résistance sous le nom de Fontevrault puis de François Jacquier, adhérant au réseau Ceux de la Résistance (CDLR). » (…)

« La même année 1957, Michel Debré fonde Le Courrier de la colère (plus tard renommé Courrier de la Nation), mensuel défendant l’Algérie française et appelant au retour au pouvoir du général de Gaulle. Dans le numéro du 20 décembre 1957, il écrit : « le combat pour l’Algérie française est le combat légal, l’insurrection pour l’Algérie française est l’insurrection légale » ainsi que la célèbre déclaration : « Que les Algériens sachent surtout que l’abandon de la souveraineté française en Algérie est un acte illégitime ; ceux qui y consentiraient se rendraient complices des hors la loi et ceux qui s’y opposeraient par quelque moyen que ce soit, seraient en état de légitime défense ». »

Les désarrois d’un officier en Algérie / Pierre Alban-Thomas / Seuil / 2002:

« Le lieutenant-colonel Pierre-Alban Thomas n’est ni un séminariste épouvanté de ce qu’il a vu, ni un apologiste de l’armée, ni un adorateur du FLN, mais un officier. Un officier issu de la Résistance et même de la Résistance communiste, puisqu’il participa aux combats des FTP (Francs-tireurs et partisans). Tout en faisant honnêtement son métier, il ne renia pas, tant que cela fut possible, son idéal de jeunesse et, au long des guerres d’Indochine et d’Algérie, combattit tout en jugeant que ceux d’en face étaient, fondamentalement, dans leur droit. » (…)

« Après mon engagement actif contre l’occupant nazi, dont je tire quelque fierté, c’est le cœur meurtri que, huit années durant, et trahissant l’esprit de la Résistance, j’ai participé à nos entreprises de reconquête coloniale en Indochine et en Algérie. Les tortures et exécutions auxquelles je fus confronté sans trop m’y opposer activent mes remords, mon silence ayant valeur de complicité. »

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« et trahissant l’esprit de la Résistance, … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 15, 2019

Féminisme: objectification

Féminisme : objectification 

Grüß Gott !

Noémie, militante antisexiste, réfléchit à une notion, centrale dans la théorie féministe.

Youtube.com / Sexisme et sciences humaines / Féminisme / Les femmes toujours objets en 2019 / Noémie Renard / Vidéo / 2019 / Internet:

« Donc, d’abord, avant, avant toute chose, on peut entrer, euh, on peut réfléchir à ce que c’est l’objectification sexuelle et essayer de la définir. Alors, c’qui faut, ce qu’il faut savoir, c’est que la notion d’objectification sexuelle, elle est vraiment, euh, centrale dans la théorie féministe. C’est, euh, une notion qui a été, euh, réfléchie, analysée et discutée par de nombreuses, euh, théoriciennes féministes, notamment les féministes, euh, qui luttent, qui luttaient contre la pornographie. Donc, en fait, on pourrait passer, enfin, j’pourrais passer toute la conférence à vous donner, euh, toutes les, euh, définitions par toutes les féministes mais, euh, voilà, j’vais pas faire ça… voilà, j’vais pas faire ça. (…) Alors, comment, euh, qu’est-ce que signifie, euh, cette définition ? Alors, ça veut dire qu’on sépare, on a par exemple une femme, on sépare d’un côté son corps et sa personnalité, et on oublie un peu sa personnalité pour se consacrer uniquement sur son corps. Et en fait, donc, on considère, comme on la réduit à son corps, on considère que son corps, euh, suffit pour la représenter, et plus souvent ce corps, on s’y intéresse, parce qu’il peut être source de plaisirs pour, euh, pour autrui. Donc, euh, si on peut dire les choses plus simplement, donc là, j’ai, j’ai, j’ai, y a, j’vais donner une définition qui, qui est peut-être un petit peu plus simple, qui est : l’objectification sexuelle survient quand une personne est considérée, évaluée, réduite et traitée comme un simple corps, et en particulier, comme un corps qui existe pour le plaisir d’autrui. (…) Donc, le fait que l’apparence physique soit considérée comme plus centrale pour les femmes que pour les hommes, c’est aussi une manifestation de l’objectification sexuelle. Donc, un autre exemple, euh, concret, bon, un autre exemple concret, selon moi, de l’objectification sexuelle, c’est la façon dont les, euh, dont les vidéos, euh, pornographiques, sont catégorisées sur, euh, sur les sites porno. Parce que, très souvent, enfin, ces catégories, en tout cas, une partie de ces catégories correspondent, euh, à, correspondent en fait, à des, à des critères, à des caractéristiques physiques, des femmes qui paraissent, euh, dans ces vidéos. Donc, par exemple, on va avoir la catégorie : gros seins, matures, blacks, beurettes, asiatiques, poilues… (…) Mais, bon, en gros, euh, ces femmes, on les réduit à certaines, euh, à certaines à, à, à certaines parties de leur corps, à certaines caractéristiques physiques. Concrêtement, là, sur ces sites, euh, les femmes sont considérées comme un type d’objet qui peut prendre des formes, euh, différentes, enfin, qui peut avoir des caractéristiques variables, et, euh, et en fait, ces, ces caractéristiques, ces caractéristiques physiques qui sont variables, sont considérées comme, euh, comme des plaisirs, euh, comme des sources, euh, diverses de plaisirs, euh, des sources de plaisirs, euh, de plaisirs divers, euh, pour les hommes, en fait, euh, donc, voilà. (…) J’ai un troisième exemple. Les violence sexuelles, c’est aussi une forme d’objectification, euh, sexuelle. Donc, voilà, ça, c’est un troisième d’objectification sexuelle… (…) Donc, euh, voilà, j’espère, euh, j’espère avoir, euh, vous avoir donné une définition claire… (…) Et, il y a aussi une fragmentation, puisque, en fait, l’objectification consiste, en fait, à séparer le corps de la personne. Donc, ça, c’est une première fragmentation. (…) L’objectification sexuelle est vraiment très mauvais pour la santé mentale des femmes. Donc, notamment, y a des troubles mentaux comme la dépression, les troubles du comportement alimentaire ou l’anxiété, euh, par rapport à son apparence physique qui, euh, qui en fait, en fait, sont en partie, au moins, euh, dû au fait que, euh, les femmes sont confrontées à des images, euh, d’autres femmes, euh, représentées en objets sexuels. On dit plus simplement, ça crée des complexes, mais, euh, c’est pas, euh, les complexes, c’est un terme un petit peu, euh, que n’utilisent pas les chercheurs en psychologie sociale, mais euh, mais en fait, voilà, on dit souvent les complexes, de manière, un peu comme si c’était pas des choses de manières importantes, mais, en fait, ça a des effets assez sérieux sur la santé mentale, quoi, euh, enfin je veux dire, les troubles du comportement alimentaire, euh, boulimie, anorexie, c’est des troubles sérieux. Euh, et bon, là, je parle des femmes, mais, en fait, ça a été montré aussi que les hommes, quand ils sont confrontés à des images d’hommes réduits, euh, à l’état d’objet sexuel, et ben, ça a aussi un effet négatif sur leur santé mental à eux, puisque ça crée aussi une, une forme d’anxiété, des complexes, et cetera. Euh, voilà. Donc là, euh, je vais passer à la deuxième partie, euh, non, à la troisième partie plutôt, euh, qui est plus, qui porte plus, euh, concrêtement sur, euh, les images, euh, d’objectification sexuelle. Et en fait, vous allez voir que quand on parle d’objet sexuel, ce n’est pas une métaphore ou une vue de l’esprit, euh, c’est un phénomène qui a pu vraiment être mis en évidence par les études en psychologie sociale, euh, donc, pour commencer, euh, et pour, enfin, pour, euh, poser une base, ce qu’il faut savoir, c’est qu’en fait, dans le cerveau, le traitement visuel des objets et des personnes n’est pas le même. En fait, les objets, c’est ce que j’ai écrit, je ne sais pas si vous voyez bien, mais en fait les objets, euh, sont regardés comme un ensemble de parties indépendantes, c’est-à-dire que, par exemple, que si vous regardez, euh, une maison, euh, vous allez regardez d’abord la porte, les fenêtres, euh, le toit, la cheminée. Donc, en fait, chaque élément, vous allez regarder chaque élément individuel. Et donc, on parle de traitement visuel analytique. Et, euh, alors, ça fait que, euh, si, euh, vous avez l’image d’une maison et que, on retourne l’image de cette maison, si vous regardez une photo d’une maison à l’envers, en fait, le traitement visuel ne va pas être trop perturbé, parce qu’en fait, ce qui est important, c’est vraiment les éléments pris un par un, donc, bon, euh, vous allez pas avoir trop de difficultés à reconnaître une maison, ça va pas, ça pas changer au niveau du cerveau. Je dis ça, parce qu’en fait, euh, parce que du fait, cet effet d’inversion, le fait que, euh, on regarde, euh, un objet de la même façon à l’endroit qu’à l’envers, c’est important dans les études de psychologie sociale, on dit qu’y a pas d’effets d’inversion. Voilà, y a pas d’effets, euh, y pas de changements au niveau du traitement visuel, que cet objet soit regardé à l’endroit ou à l’envers. A l’inverse, les personnes sont regardées comme un tout, euh, c’est-à-dire, par exemple, alors quand je dis les personnes, ça peut être les visages, mais c’est aussi, euh, les personnes en entier, c’est-à-dire un corps entier avec la tête, euh, donc, quand on dit qu’elles sont regardées comme un tout, c’est-à-dire, si vous regardez un visage, vous allez pas d’abord regarder l’oeil gauche, l’oeil droit, la bouche, le nez, indépendamment les uns des autres, vous allez regarder, en fait, la distance, comment sont placés chaque élément du visage par rapport aux autres. Vous allez regarder si les yeux, euh, sont très éloignés les uns des autres ou pas, vous allez regarder la distance entre l’oeil et le nez, et cetera. Donc, vous allez faire attention aux distances et aux angles entre les éléments. Donc, on parle de traitement visuel configural, et là, du coup, en fait, si vous avez une image, euh, d’un visage, et que cette image est inversée, ça va perturber le traîtement visuel, euh, ça va, le cerveau ne va, ne va pas réussir à analyser, à voir vraiment, euh, enfin, y va y avoir une perturbation au niveau de la configuration. Et ça, ça peut se mesurer, et donc on dit qu’y a un effet d’inversion, et ça, donc, c’est très important, l’effet d’inversion quand on regarde une version, quand on regarde une personne, et l’absence d’effet d’inversion, quand on regarde un objet, c’est très important, parce que il y a beaucoup d’études de psychologie sociale qui se fondent là-dessus, pour dire si on regarde une image comme si c’était un objet, ou si c’est comme une personne. Voilà, bon, j’espère que ça a été, c’est peut être un peu compliqué, j’espère que j’ai été claire et que j’ai bien expliqué. Euh, voilà, donc, euh, donc, voilà, là on peut, ah oui, ce qui est important, enfin, du coup, ce qui est important, ce qui est intéressant aussi là-dedans, c’est qu’avant, j’ai parlé de fragmentation, mais ce qui est, est intéressant, c’est que du coup, quand on regarde les objets, y a une fragmentation littérale, puisque les objets, on les regarde vraiment un, enfin, élément par élément, alors que les personnes, on les regarde comme un tout, donc cette fragmentation, euh, pareil, c’est pas une vue de l’esprit, y a une réalité quand on dit que l’objectification revient à une fragmentation. Voilà. »

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« J’espère que j’ai été claire. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 7, 2019

Valérie André: résistante

Valérie André : résistante

Grüß Gott !

Valérie, réfugiée alsacienne, refusant le joug ennemi, n’a qu’un seul but.

Wikipedia.org / Valérie André / Internet:

« Valérie André, née le 21 avril 1922 à Strasbourg, dans le Bas-Rhin, en Alsace, est une aviatrice, générale et médecin française, combattante de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, médecin et pilote dans la ligne de front pendant les guerres en Indochine et en Algérie, auteure de deux livres autobiographiques. Elle a été la troisième femme à recevoir la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur et la première à être élevée au rang de général. Elle est membre fondateur de l’académie de l’air et de l’espace de Toulouse. » (…)

« Avec l’invasion allemande en mai-juin 1940, elle se rend à Clermont-Ferrand, où est transférée temporairement la faculté de médecine de l’université de Strasbourg. L’invasion de la France du Sud en novembre 1942 la force à échapper aux autorités allemandes, qui cherchent des étudiants alsaciens dans la zone occupée pour atteindre Paris. » (…)

„ Distinction : Croix de guerre 1939-1945 “

Memoiresdeguerre. Com / Valérie André / 2011 / Internet:

„ Valérie André (née le 21 avril 1922 à Strasbourg) est une résistante française,… “ (…)

„ Croix de guerre 1939-1945 avec 7 citations “

„ Médaille du combattant volontaire (1944). “

Facebook.com / André Santini / 25 avril 2019 / Internet:

„ Valérie André, troisième femme à recevoir la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur et la première à être élevée au rang de général.“

„ Combattante de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale…“

Madame la général / Valérie André / Perrin / Paris 1988:

„ Préface de Jean Lartéguy:

„ Tu es alsacienne, tu as le culte de l’ordre et de liberté car l’un ne va pas sans l’autre. La guerre éclate et tu rêves, tout en faisant math élém d’obtenir un brevet de pilote qui te permettrait de servir ton pays. Car toujours aussi discrète dans tes passions, tu es possédée par celle de la France. Considérée comme allemande par les occupants, on veut t’envoyer à Heidelberg poursuivre tes études. Tu t’enfuis à Clermont-Ferrand où est repliée la faculté de Strasbourg. Tu t’inscris en PCB et tu te débrouilles en crevant de faim, jouant les aides soignantes car, ainsi que tu l’avoues avec ta pudeur habituelle, „mes patrons à la Fac connaissaient la précarité de mes ressources“. C’est la Libération. Tu continues tes études en médecine à Paris. Tu découvriras l’armée au cours d’une visite organisée par le futur maréchal de Lattre, cette petite armée de vainqueurs à laquelle j’eus la chance d’appartenir. “ (…)

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„ En mai 1940, la menace nazie devient réalité. L’armée allemande déclenche, le 10, son offensive générale. Elle envahit les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg. Très vite, elle déborde les frontières de ces pays et déferle sur le nôtre. Les échos de la bataille de Dunkerque nous parviennent. Face à cette situation, des motifs de discorde sérieux vont m’opposer à mes parents. Mon esprit frondeur et résolu prend le dessus. Comment se soumettre au sort qui nous attend ? Déjà, sur les routes de France, des familles entières fuient l’envahisseur. Comment envisager de vivre sous le joug ennemi, et en Alsace qui plus est ? “ (…)

„ Quitter l’Alsace, mais comment ? Une opportunité se présente. Un de mes camarades s’apprête à gagner Clermont-Ferrand avec sa mère. Il me propose de faire partie du voyage. (…) Risquer une telle escapade, dans le contexte présent, c’était en outre prendre des risques considérables. J’en étais consciente mais nullement troublée. (…) Une de mes soeurs s’est déjà repliée à Clermont-Ferrand avec l’université de Strasbourg, afin de poursuivre ses études. C’est aussi mon but. “

„ Faisais-je sans le savoir une sorte de résistance ? Ce serait beaucoup dire. La passivité entrait moins que jamais dans mon caractère et il me semblait que la meilleure réplique au cataclysme qui nous écrasait était de vivre résolument debout, de ne condamner aucn projet, de ruser avec le malheur. “

„ Notre descente vers le sud nous révéla l’ampleur de la débâcle. (…) L’affreuse tristesse qui marque les visages me bouleverse. Avais-je bien compris jusque-là ce que la guerre signifiait d’horreurs et de misére ? Il faut la vivre d’aussi près pour le savoir. ”

„ La capitale de l’Auvergne est déjà elle-même submergée de réfugiés parmi lesquels je retrouve beaucoup d’Alsaciens, des étudiants, des professeurs. Ma soeur dispose d’une pension assez convenable. (…) Je passe un mois ou deux à Clermond-Ferrand. L’armistice va être signé. Nous sommes coupés du monde, privés de nouvelles et réduits aux rumeurs. Le malheur de ces gens de tous âges, parqués, déracinés, qui ont tout abandonné derrière eux, m’apparaît chaque jour plus cruel. “

„ Pourtant, comment aurais-je pu perdre l’espoir ? Des allusions filtrent dans les conversations, on parle d’un certain général de Gaulle qui, depuis Londres, aurait lancé un appel à la poursuite du combat. Et puis j’ai dix-huit ans. De toutes mes forces, je me battrai pour terminer mes études, faire ma médecine, apprendre à piloter. La guerre n’a rien changé à mes buts, elle les a presque galvanisés au contraire. “

„ A la fin de l’été 1940, ma soeur et moi, anxieuses du sort de nos parents, repartons pour Strasbourg en empruntant des moyens de fortune. (…) J’aurais naturellement beaucoup de mal à repartir d’Alsace. (…) Comment accepter de vivre, d’apprendre en terre ennemie ? (…) Quitter l’Alsace sans autorisation comme j’allais le faire, c’était braver l’ordre établi. “ (…)

„ A Laval, mon inscription au lycée, bien que tardive, est immédiatement acceptée et je passe mes examens avec succès en mai 1941. Je suis bachelière et n’ai plus qu’une hâte : rejoindre Clermont-Ferrand pour m’inscrire en faculté de médecine. “

„ Rester à Laval plus longtemps est évidemment hors de question. Je dois regagner la zone libre. Mon avenir comme celui de tous les jeunes de France, se joue malgré tout dans cette guerre, dans ce contexte abominable de l’Occupation. Je dois le défendre et à travers lui, si opaque encore, c’est à l’avenir de mon pays que je pense. Comme on l’aime, alors, la terre qui nous a vu naître ! “ (…)

„ A Clermont-Ferrand les amphithéâtres sont pleins à craquer, les cours chaleureux. Notre soif de travail, d’études, nos bouffées de joie ne sont sans doute qu’une manière de s’étourdir. (…) Nous avons tous, chevillée au corps, une espérance profonde qui nous incite à travailler beaucoup. “

„ Je suis inscrite aux cours du PCB qui ouvre aux années de médecine et à l’obtention du doctorat. (…) Cette première année comporte un concours difficile dont je sors victorieuse. Je commencerai ma première année de médecine à l’automne 1942. “ (…)

„ La vie d’étudiante est une occasion pour moi d’endurcir mon caractère. Coupée de ma famille, je dois faire face seule, me défendre sans intermédiaire. (…) La zone libre est envahie en novembre 1942, en réponse au débarquement allié en Afrique du Nord. Le quiétude relative des réfugiés alsaciens vole en éclats. ” (…)

„ Un an plus tard, à la fin de l’automne 1943, une rafle est organisée en pleine université. (…) Il me faut quitter la ville au plus vite. Je boucle une valise en hâte. L’aîné des frères Chardon est prévenu. Il m’accompagne à la gare, approuvant ma décision de gagner Paris où il est plus facile de se cacher. ” (…)

„ Mon souci premier est de poursuivre mes études, mais je me heurte à une certaine méfiance. Partie précipitamment d’Auvergne, je ne dispose en effet d’aucune preuve de mes inscriptions à la faculté de Clermont-Ferrand. Par bonheur, je rencontre un étudiant strasbourgeois. Il m’entraine vers d’autres camarades, le fil est renoué. Ainsi puis-je entrer en contact avec un étudiant de sixième année, chargé de s’occuper des étudiants en détresse. “ (…)

„ Tôt dans la matinée, j’ai rendez-vous à la faculté avec l’étudiant de sixième de médecine qui doit s’occuper de moi. (…) Dans les jours qui suivent, j’obtiendrai une entrevue avec une personnalité du Collège de France, ultime précaution. (…) Mais il m’assure que, sans certificats d’inscription universitaire à Clermont, il ne peut rien faire pour moi.“ (…)

„ A Clermont (…) je sollicite par téléphone un rendez-vous auprès du doyen de la faculté toujours en fonctions et en place. (…) Il refuse de me confier le dossier, me promettant de le faire parvenir à Paris dans les meilleurs délais. Il tiendra parole. Mon dossier sera classé avec une vingtaine d’autres relevant de cas similaires, dans un lieu tenu secret à l’Université de Paris. “ (…)

„ Les mois qui séparent le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, de la Libération de Paris en août, nous paraissent très longs, interminables. L’attente quotidienne est chargée d’une nervosité grandissante. ” (…)

„ Nous suivons la progression des troupes amies avec une fiévreuse impatience. A mesure que leur approche sur Paris se précise, l’ambiance au quartier Latin devient très tendue. Des tireurs invisibles, cachés sous les combles des immeubles, visent les passants. Alors que je tente de rejoindre des camarades rue des Bernadins, une balle claque près de moi en ricochant sur le mur, puis une deuxième. Je n’ai que le temps de m’engouffrer sous une porte cochère. J’en ressors au bout d’un moment pour rentrer à mon hôtel en courant. (…) Le 24 août, les troupes du général Leclerc, qui ont atteint la porte d’Orléans s’apprêtent à pénétrer au coeur de la capitale. “ (…)

„ Tout change à l’Université. Chacun reprend ses études, comme si le monde lui-même recommençait à respirer. Pourtant, l’Alsace n’est pas encore libérée. Ma joie ne peut être entière. En fait, les combats ne prendront fin que huit mois plus tard. Ma situation pécuniaire s’améliore, grâce aux soins prodigués en dehors de mes cours à des patients que me confient mes maîtres de la faculté. Nous sommes quelques étudiants aux fins de mois difficiles à bénéficier de la protection d’éminents „patrons“ connaissant la précarité de nos ressources. “

„ Le professeur Léon Binet, doyen de la faculté de médecine de Paris, a reçu du général de Lattre une invitation à visiter la zone française d’occupation en Allemagne pour une délégation d’étudiants et de professeurs. Il m’en fait la proposition. Je l’accepte d’autant plus que ce voyage représente pour moi, Alsacienne, une sorte de revanche.“ (…)

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« Faisais-je sans le savoir une sorte de résistance ? … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 30, 2019

Féminisme: profil beauvoirien

Féminisme : profil beauvoirien

Grüß Gott !

Féminisme et lesbianisme, sont deux mots qui vont très bien ensemble, …

Wikipedia.org / Simone de Beauvoir / Féministe / Internet:

« Bisexuelle, elle entretient des relations amoureuses avec certaines de ses élèves, notamment Olga Kosakiewitcz et Bianca Bienenfeld, le « pacte » la liant à Sartre lui permettant de connaître des « amours contingentes ». Elle se lie également avec un élève de Sartre, « le petit Bost », futur mari d’Olga, pour laquelle Sartre se prit entre temps de passion (non réciproque). L’amitié de ce groupe d’amis surnommé « la petite famille », ou encore « les petits camarades », reste indéfectible jusqu’à la mort de chacun d’entre eux, malgré petites brouilles comme graves conflits. (…) Elle est suspendue le 17 juin 1943 de l’Éducation nationale à la suite d’une plainte pour « excitation de mineure à la débauche » déposée en décembre 1941 par la mère de Nathalie Sorokine. »

Wikipedia.org / Alice Schwarzer / Féministe / Internet:

„ Alice Sophie Schwarzer (* 3. Dezember 1942 in Wuppertal) ist eine deutsche Journalistin und Publizistin. Die Gründerin und Herausgeberin der Frauenzeitschrift Emma ist eine der bekanntesten Vertreterinnen der deutschen Frauenbewegung und versteht sich als Feministin.“ (…)

Schwarzer missbilligt unfreiwilliges Geoutet-Werden, wie zum Beispiel 1991 durch Rosa von Praunheim. Als sie 1998 in Bascha Mikas Kritischer Biografie als bisexuell beschrieben wurde, lehnte sie jeglichen Kommentar mit dem Hinweis auf ihre Privat- und Intimsphäre ab. Ein FAZ-Artikel schrieb 2010, sie zeige sich in Köln öffentlich mit ihrer Partnerin.“

Wikipedia.org / Anne Zelensky / Féministe / Internet:

« Elle a participé dès 1966 au renouveau du féminisme, en fondant, avec Jacqueline Feldman FMA (Féminin Masculin Avenir), groupe mixte, qui fut à l’origine du MLF en 1970. Elle a été une actrice importante du mouvement féministe dans les années 1970. Proche de Simone de Beauvoir, elle est une des femmes à l’origine en 1971 du Manifeste des 343, un appel pour la dépénalisation et la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse. » (…)

« Elle partage la vie d’Emmanuelle Escal, auteure, compositrice et interprète. En 2005, elle publie son autobiographie où elle revient sur son parcours et témoigne de l’évolution du mouvement féministe depuis 1968. »

Wikipedia org / Françoise Gaspard / Féministe / Internet:

« Françoise Gaspard, née le 7 juin 1945 à Dreux, est une sociologue féministe et femme politique française, maire socialiste de Dreux de 1977 à 1983 et députée d’Eure-et-Loir de 1981 à 1988. Elle a également été députée européenne et conseillère régionale. » (…)

« Elle assumera dès les années 1980 publiquement son homosexualité, devenant ainsi l’une des premières personnalités politiques françaises à le faire et presque la seule en tant que femme. »

« Elle est mariée depuis 2013 à la journaliste Claude Servan-Schreiber. »

Wikipedia.org / Caroline Fourest / Féministe / Internet:

« Caroline Fourest, née le 19 septembre 1975 à Aix-en-Provence, est une journaliste, essayiste et réalisatrice française. Figure intellectuelle médiatique depuis les années 2000, « polémiste redoutable et très controversée », elle milite pour le féminisme, les droits des homosexuels et la laïcité et s’engage dans la lutte contre les intégrismes religieux catholiques, juifs et musulmans, l’antisémitisme et les extrémismes politiques. »

„ Conjoint : Fiammetta Venner “

Wikipedia.org / Christine Bard / Féministe / Internet:

« Christine Bard, née en 1965, est une historienne française. Elle est spécialiste de l’histoire des femmes, du genre, du féminisme et de l’antiféminisme. »

« Christine Bard est pacsée depuis 2001 avec Corinne Bouchoux, sénatrice (EELV) de Maine-et-Loire. »

Wikipedia.org / Monique Wittig / Féministe / Internet:

« Monique Wittig, née le 13 juillet 1935 à Dannemarie dans le Haut-Rhin, et morte le 3 janvier 2003 à Tucson (Arizona), est une romancière et théoricienne féministe française, dont l’œuvre a beaucoup marqué le mouvement féministe et les théories de dépassement du genre. »

« Monique Wittig s’autoproclame « lesbienne radicale », formule qui désigne autant une préférence sexuelle qu’un choix politique. »

Wikpedia.org / Christine Delphy / Féministe / Internet:

« Delphy (née en 1941) est une sociologue française. Chercheuse du CNRS depuis 1966 dans le domaine des études féministes ou études de genre, elle est une des cofondatrices de Nouvelles Questions féministes, une revue qui introduit entre autres le concept de genre et le courant intellectuel du féminisme matérialiste, catégorie qu’elle forge en 1975. »

« En 1971, avec Monique Wittig (et d’autres) elle fonde les Gouines rouges, un mouvement radical féministe lesbien. »

Wikipedia.org / Marie-Josephe Bonnet / Féministe / Internet:

« Marie-Josèphe Bonnet, dite Marie-Jo Bonnet, née à Deauville (Calvados) en 1949, est une spécialiste de l’histoire des femmes, de l’histoire de l’art et de l’homosexualité féminine. »

« En 1971, elle participe au Mouvement de libération des femmes (MLF) et à la fondation du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) et des Gouines rouges. »

Wikipedia.org / Marie-Hélène Bourcier / Féministe / Internet:

« Sam Bourcier est sociologue, maître de conférences à l’université Lille III. Il est un chercheur et militant queer reconnu en France et à l’étranger. D’abord connu sous son nom de naissance, Marie-Hélène Bourcier, puis sous la dénomination Marie-Hélène/Sam Bourcier, ou M-H/Sam Bourcier, il utilise maintenant exclusivement le prénom Sam et le pronom personnel sujet masculin. »

Wikipedia.org / Adrienne Rich / Féministe / Internet:

« En 1971, elle découvre sa bisexualité et édite son poème The Will to Change, marqué par son évolution personnelle, qu’elle étayera en 1973 avec la parution de Diving into the Wreck. Avec Twenty-one Love Poems, (1976) elle révèle ses premiers amours lesbiens. »

« Elle commence sa vie de couple avec Michelle Cliff, poéte et romancière d’origine jamaïcaine, en 1976. Avec sa compagne, elle deviendra la rédactrice en cheffe de la revue lesbienne Sinister Wisdom. En 1984, le couple emménage dans la ville de Santa Cruz dans l’état de Californie. Dans la dernière partie de sa vie, les oeuvres notables de Adrienne Rich seront surtout des essais comme Compulsory Heterosexuality and Lesbian Existence ou On Lies, Secrets and Silence ».

Wikipedia.org / Charlotte Bunch / Féministe / Internet:

« Charlotte Bunch, née le 13 octobre 1944, est une autrice et militante féministe américaine. Elle est directrice et fondatrice du Center for Women’s Global Leadership à l’université Rutgers de New Brunswick. Elle est également professeure émérite du département des études sur les femmes et le genre de la même université. Elle est ouvertement lesbienne et politiquement très active. »

Wikipedia.org / Ti-Grace Atkinson / Féministe / Internet:

« Ti-Grace Atkinson, née Grace Atkinson le 9 novembre 1938, à Bâton-Rouge, Louisiane, est une essayiste et théoricienne féministe américaine. Elle est l’une des figures du féminisme radical et du militantisme lesbien. On lui prête la paternité de la phrase : « le féminisme est la théorie, le lesbianisme est la pratique ».

Wikipedia.org / Virginie Despentes / Féministe / Internet: 

« Après avoir vécu avec le journaliste Philippe Manœuvre, rédacteur en chef de Rock & Folk, Virginie Despentes est, comme elle le déclarera en forme de coming out, « devenue lesbienne à 35 ans » »

« Elle devient la compagne du philosophe Paul B. Preciado (Beatriz Preciado avant son changement d’état civil), théoricien et adepte de la déconstruction du sexe. Elle expliquera à propos de leur relation, qui durera dix ans, jusqu’en 2014, et de son propre changement d’orientation sexuelle :

« Ma vision de l’amour n’a pas changé, mais ma vision du monde, oui. C’est super agréable d’être lesbienne. Je me sens moins concernée par la féminité, par l’approbation des hommes, par tous ces trucs qu’on s’impose pour eux. Et je me sens aussi moins préoccupée par mon âge : c’est plus dur de vieillir quand on est hétéro. La séduction existe entre filles, mais elle est plus cool, on n’est pas déchue à 40 ans. »

Wikipedia.org / Brigitte Boucheron / Féministe / Internet:

« Brigitte Boucheron, née le 23 août 1947 est une militante lesbienne, féministe et libertaire française. »

« De 1976 à 1982, elle est parmi les fondatrices et animatrices de la Maison des Femmes de Toulouse. En 1988 à Toulouse, elle crée et anime pendant dix ans, avec notamment Jacqueline Julien, le Bagdam Cafée, un café de femmes totalement non mixte, premier et unique en France. »

Wikipedia org / Jacqueline Julien / Féministe / Internet:

« Jacqueline Julien est une féministe et lesbienne française, également entrepreneuse et réalisatrice de courts métrages. Elle est connue pour avoir fondé à Toulouse avec Brigitte Boucheron le Bagdam Cafée, espace culturel lesbien. »

„ Elle se marie pour satisfaire aux convenances (…) Elle part vivre à Toulouse, connue pour être une ville tolérante envers les lesbiennes, et fonde la Maison des femmes en 1976, qui perdure jusqu’en 1982. “

Wikipedia.org / Thérèse Clerc / Féministe / Internet:

« Thérèse Clerc, née le 9 décembre 1927 à Paris et morte le 16 février 2016 à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est une militante féministe française. »

« À la fin de sa vie, elle évoquait ouvertement son homosexualité, ayant entretenu des relations jusqu’à un âge avancé. »

Wikipedia.org / Judith Butler / Féministe / Internet:

« Judith Butler, née le 24 février 1956 à Cleveland, est une philosophe américaine et professeure à l’Université Berkeley depuis 1993 dont le travail porte principalement sur le genre, les queers et la théorie queer. »

« Trouble dans le genre (1990), pour un féminisme de la subversion, est le livre qui a fait connaître Judith Butler, et dans lequel elle a proposé pour la première fois ses analyses du caractère performatif du genre. »

« Elle vit à Berkeley avec sa compagne Wendy Brown et leur fils, … »

Wikipedia.org / Andrea Dworkin / Féministe / Internet:

« Andrea Dworkin, née à Camden, le 26 septembre 1946 et morte à Washington D.C., le 9 avril 2005, est une essayiste américaine, théoricienne du féminisme radical. » (…)

« En 1974, Dworkin rencontre le militant féministe John Stoltenberg… (…) Ils sont devenus des amis très proches jusqu’à finalement vivre ensemble et même se marier en 1998. Bien que Dworkin ait publiquement écrit « J’aime John avec mon cœur et mon âme » et que Stoltenberg ait décrit Dworkin comme « l’amour de ma vie », Dworkin a continué à s’identifier publiquement comme lesbienne tandis que Stoltenberg se reconnaissait comme gay. »

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« très bien ensemble. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 24, 2019

1940: campagne d’armistice

1940 : campagne d’armistice

Grüß Gott !

Les soldats français, non motivés et mal encadrés, s’empressent de décrocher.

Combats pour la gloire / juin 40 / Henri de Mollans / C.L.D. / 1985:

« On s’était jeté tête baissée dans une guerre, sans préparatifs, sans plans arrêtés, la confusion étant partout, la direction intelligente nulle part. »

« Cette situation n’est pas, comme on pourrait le croire, d’un auteur contemporain évoquant la malheureuse campagne de mai-juin 1940, mais de J.M. Bernot, ancien principal du collège de Châteaudun qui, quelques années après les événements, raconte l’histoire de sa ville au cours de la campagne de 1870. »

« A 70 ans d’intervalle, les mêmes causes ont produit les mêmes effets : des bobards invraisemblables qui circulent parmi une population prise de panique, et qui se jette sur les routes, sans but, à l’approche de l’ennemi, le Gouvernement qui se réfugie d’abord à Tours, puis à Bordeaux, enfin, un général ennemi qui installe son quartier général à l’hôtel de l’Univers à Tours. Puis, un cessez-le-feu étant intervenu, les plus empressés de la veille à décrocher se mettent à raconter leurs exploits, tandis que ceux qui ont combattu se taisent… »

« En dépouillant les archives des belligérants, qui d’ailleurs coincident parfaitement, on se demande comment autant de légendes ont pu naître, se développer, et devenir tradition ! » (…)

« Au 10 mai, d’après l’étude collective très poussée parue sous le titre « La campagne de France (mai-juin 1940) », publiée en 1953 par les Presses Universitaires de France, nous disposions sur le théâtre du nord-est de : 71 divisions d’infanterie, 1 division polonaise, 5 divisions de cavalerie (blindée), 3 divisions légères mécaniques, 3 divisions cuirassées, 4 brigades de cavalerie (blindée), des unités de forteresse. Il y avait lieu d’ajouter les forces britanniques, belges et hollandaises. »

« A la même date, l’Allemagne avait engagé à l’ouest, d’après les mêmes auteurs : 120 divisions d’infanterie, 1 division de montagne, 1 division de cavalerie (à cheval), 7 divisions motorisées, (dont 3 « SS »), et 10 divisions blindées. »

« La France, à elle seule, contrebalançait en nombre les forces blindées allemandes, avec 2.262 chars modernes, 540 chars anciens, et 743 automitrailleuses, contre 2.683 chars et 728 automitrailleuses allemandes. La différence résidait dans leur emploi. Les Français les dispersaient, les Allemands concentraient. Et il n’est pas inutile de préciser qu’ils n’avaient aucun char en dehors de leurs divisions blindées. »

« Quant aux divisions d’infanterie du type normal, les françaises comprenaient environ 15.000 hommes, alors que les allemandes n’en comptaient que 12.000. »

« Depuis le 6 juin, le général Weygand avait pu récupérer et réarmer quelques divisions ayant échappé à l’encerclement de Dunkerque. Il en avait fait venir d’Afrique du Nord, et prélevé d’autres sur le front des Alpes. »

« Mais il est certain que dès le 14 juin, la Wehrmacht s’est acquis une incontestable supériorité sur l’armée française, dorénavant seule, tant sur le plan des effectifs, que des matériels, et surtout du moral. »

« Par ailleurs, depuis une quinzaine de jours, les combats se déroulent entièrement sur le sol français, au milieu d’une population non motivée, non encadrée, et prête à renier son armée. » (…)

« General Koch : « L’armée française vaincue bat en retraite, et présente des symptômes de désagrégation. Les routes sont encombrées de convois militaires hétéroclites et de réfugiés. Dans ces conditions, il ne faut pas s’attendre à une résistance sérieuse de la part de l’adversaire. La poursuite doit être encore accéléré. » (…)

« Dès le mois de mai 1940, Sully avait été désigné comme point de franchissement de la Loire aux réfugiés du nord de Paris et de l’Ile-de-France. Depuis le 8 juin, le capitaine Vallet, chargé de la défense du pont dans la zone des arrières, avait fait construire une chicane cimentée à l’entrée nord de ce pont suspendu. Cette disposition, judicieuse dans l’éventualité d’une incursion de blindés ennemis, se révéla désastreuse lorsque le pont fut assailli par la cohue des véhicules civils et des convois militaires français en retraite précipitée vers le sud. Une fois la Loire franchie, les réfugiés se répandaient dans la ville, à la recherche d’un gîte, de vivres, de carburant et d’eau. On en voit alors couchés dans les deux églises transformées en cantonnements, et même couchant dans les rues. Les magasins sont pillés, ainsi que les maisons, qu’elles soient évacuées ou non par leurs propriétaires. » (…)

« Mais pourquoi avez-vous toléré que des civils se mélangent à vos troupes ? On se le demande encore aujourd’hui, mais la panique est un phénomène de masse, et on ne l’arrête pas plus qu’une avalanche. » (…)

« Après avoir traversé Paris dans sa partie est, sans s’y arrêter, le 14 juin, le XLe corps d’armée du général Stumme entame la poursuite vers la Loire, entre Amboise et Orléans, en direction de Blois. Cette poursuite dégénère rapidement en une véritable chasse à courre, dont le gibier est essentiellement le 25e corps d’armée du général Libaud, de l’armée de Paris, lequel devait assurer la défense de la Loire, de Beaugency à Orléans, inclusivement. » (…)

« au groupement de Bazelaire, c’est la débandade la plus complète au nord d’Orléans. Quelques éléments parviennent à franchir la Loire à des dizaines de kilomètres de leur point de destination… (…) Ils sont irrécupérables, et ne participeront pas à la défense de la Loire. »

« Un compte-rendu de la Luftwaffe daté du 17 juin donne, hélas, un tableau assez précis et peu édifiant de la situation dans ce secteur français : « Dans les champs, à l’est de la route de Beaugency à la Ferté-St-Aubin, un grand nombre de véhicules dételés et abandonnés ». Ce qui veut dire en clair que les conducteurs avaient utilisé leurs chevaux pour s’enfuir plus rapidement, abandonnant sur place leurs véhicules et leur chargement » ! » (…)

« Le 17 juin à 0 heure, le P.C. du général Siebert, commandant la 44e division autrichienne d’infanterie… (…) Son 131e régiment d’infanterie a reçu la reddition d’un colonel français avec tout son régiment d’infanterie. Il a actuellement plus de 3.000 prisonniers sur les bras et demande à en être débarrassé. » (…)

« Le jeudi 20 juin à 14 heures 30, la délégation française d’armistice quitte Bordeaux pour prendre la direction de Tours, par Libourne, Angoulême et Poitiers. » (…) :

« Les voitures n’avancent que très lentement sur les routes encombrées à l’extrême – raconte l’un des participants ayant voulu garder l’anonymat -. Jusqu’à Angoulême, et même au-delà, il leur faut se frayer un chemin à travers le flot continu qui déferle vers le sud, à pied, à bicyclette, en auto, en camion. Gradés et unités confondus, des militaires, presque tous sans armes, s’éloignent du front par milliers. Lamentable spectacle qui achève d’éclairer les délégués sur l’état d’une grande partie des armées. » (…)

« Vers 17 heures 30, nous apercevons un drapeau blanc sur l’autre rive de la Loire, et le maire de Tours, par le truchement d’un parlemenataire, demande à prendre contact à 18 heures avec le commandant allemand du secteur. Le colonel Höhne fait savoir au maire, de vive voix, qu’il autorise le passage. » (…)

« Ainsi, Tours tombe entre nos mains sans combat ! »

« Le jour même à Bordeaux, la radio et les journaux glorifaient la belle défense de Tours et l’attitude courageuse de son préfet en ces termes :

« Le Figaro du 21 juin 1940, page 2 : « La défense héroïque de Tours par les forces françaises demeurera une magnifique page de gloire dans les heures sombres de la défaite. Nos troupes, avec un courage splendide, se battant contre un ennemi supérieur en nombre et doté d’un matériel écrasant, ont résisté pied à pied pendant plus de vingt-quatre heures. Les ponts successifs jetés par les Allemands sur la Loire furent mitraillés et détruits. Quand finalement l’ennemi put franchir le fleuve nos soldats défendirent chaque maison au cours d’un combat de rue extraordinaire. Tours n’est plus qu’un amas de décombres calcinés. »

« Pendant la bataille, M. Vernet, préfet d’Indre-et-Loire, demeura à son poste. Entouré du maire et de l’archevêque, il demeura en contact jusqu’à la dernière minute avec les autorités et, d’une cave bombardée, donna les instructions nécessaires pour sauver bien des vies humaines. Pour cette belle conduite, le Gouvernement vient d’élever à la dignité de commandeur de la Légion d’honneur, M Vernet. » (…)

« C’est ainsi que s’écrivait l’histoire en 1940 ! … »

« L’aspirant F-B d’Harembure, qui commandait la section de mitrailleuses du pont Wilson (…) ajoute qu’au moment de la libérer, les Allemands présentèrent les armes à sa compagnie, « bien qu’elle n’ait pratiquement pas eu à combattre ». »

« Ce qui donne le coup de grâce à une belle légende, mais apporte une intéressante contribution à l’histoire de la défense de Tours en juin 1940. » (…)

« Enfin, le 8 juillet, écrit M. de Chavigny, c’est le service allemand de récupération des armes et du matériel qui a mis plus de 8 jours à récupérer, d’ailleurs fort incomplètement, les tonnes d’armes, de cartouches, de grenades, de mortiers, d’obus, qui avaient été abandonnés dans les bois. On en trouve encore tous les jours : mousquetons rouillés, caisses de grenades, outils, jetés dans les taillis par la petite armée de Michon. Jamais je ne me serais douté qu’une petite formation de 4.000 hommes à peine pouvait avoir à sa disposition tant d’armes et de matériels ! »»

« Ce qui confirme ce qu’écrivait le colonel Michon dans son rapport d’opérations du 26 juin : «… largement approvisionnés en armes automatiques, canons de 25, F-M- mitrailleuses, grenades, bouteilles d’essence, mortiers de 81 ». »

« Le mot « débâcle » résume aujourd’hui la malheureuse campagne d’armistice de mai-juin 1940. Il est bien évident qu’à partir de la demande d’armistice, il fallait aux combattants une bonne dose de courage pour rester à leur poste, prendre volontairement des risques, et ne pas se laisser emporter par la vague qui entraînait irrésistiblement vers le sud civils et militaires mélangés et paniqués. »

« Le souci majeur du nouveau Gouvernement, lui-même réfugié à Bordeaux, était de tenter d’endiguer le flot, d’arrêter la panique, de réconforter les Français. Pour cela il fallait lui montrer des exemples. (…) Mais leur écho, dans le désarroi général, n’avait pas pu lui parvenir. Il avait donc créé de toutes pièces ses héros. » (…)

« La guerre éclair de mai-juin 1940 et son ambiance d’apocalypse avaient laissé les Français dans un tel désarroi qu’ils acceptaient toutes les explications à leur défaite. Notamment celles qui laissaient entendre que leur armée avait été héroïque, et n’avait succombé que sous le nombre, et l’emploi des moyens diaboliques par l’adversaire : des parachutistes, une 5e colonne, l’aviation italienne venant lâchement renforcer la Luftwaffe au dernier moment, une nuée de chars, etc… sans compter, comme toujours en pareil cas : la trahison. »

« Ils accueillaient du même coup, sans plus de discernement, avec même un sentiment de réconfort, les déclarations du Gouverment évoquant des actions d’éclats réelles ou fictives. Que les bénéficiaires y aient cru eux-mêmes, c’est humain. »

« Mais avec le recul du temps, une confrontation objective de archives des belligérants, il est équitable aujourd’hui de rendre à César ce qui est à César. Or, ce qui manquait le plus aux Français de 1940, face à un adversaire motivé et imaginatif, c’était le moral. »

« On ne gagne pas sans la volonté farouche de vaincre. »

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« On s’était jeté tête baissée dans une guerre … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 17, 2019

Marcel Bigeard: général propre

Marcel Bigeard : général propre 

Grüß Gott !

Marcel, bon militaire, peu tortionnaire, dénie les exécutions sommaires.

Youtube.com / Commando Georges / 1959-1962 / Guerre d’Algérie / Bigeard / Video / Internet:

« Nous faisons une guerre pas pour nous, pas une guerre de colonialisme. Bigeard n’a pas de chemise, mes officiers non plus. Nous nous battons ici pour eux, pour l’évolution, pour voir  l’évolution de ces gens-là. Et c’est une guerre à eux, nous défendons leur liberté, au même titre que, à mon avis, nous défendons la liberté de l’Occident. Nous sommes ici des ambassadeurs, des croisés, qui nous accrochons pour que nous puissions continuer à parler, et avoir le droit de nous exprimer, … »

Youtube.com / Ina.fr / Tortures en Algérie / 2001 / Bigeard / Video / Internet:

« Torture, c’est d’abord un mot que vous n’admettez pas, moi non plus ! La torture, quand on dit ça, ça vous donne le frisson, quoi ! Il y avait des interrogatoires sérieux, mais pas la torture, pas la torture ! Alors, quand on ne parle que de cela, ça divise les Français, d’abord, hein, en disant tous les anciens d’Algérie, et ben, ils ont peut-être torturé, tiens. »

« – Le général Bigeard a toujours nié avoir pratiqué la torture (…) Le général Bigeard se refuse toujours à reconnaître exécutions sommaires et tortures pendant la guerre d’Algérie. »

Marcel Bigeard / Torture ? Evitez ce mot là ! / Pascal Riché / Rue 89 / 2007 / Internet:

« Lorsque les journalistes de la Liberté, Patrick Vallélian et Sid Ahmed Hammouche, abordent le sujet de la torture, Marcel Bigeard, 90 ans, sort de ses gonds. Il se braque sur sa chaise, les yeux en larmes, décrivent les deux journalistes suisses : « Vous voulez parler de torture. C’est un mot que je déteste,… évitez ce mot-là ! »

« – Il préfère, lui, que l’on parle « d’interrogatoires musclés. »

Les crimes de l’armée française / Pierre Vidal Naquet / La découverte / 2001:

« Lorsque le général de Gaulle vint à Saida le 27 août 1959, il prit à part le colonel Bigeard et, en présence de M. Delouvrier, lui enjoignit de mettre fin à la pratique des tortures. Quand Bigeard quitta le commandement du secteur opérationnel de Saida, il réunit le 29 octobre 1959 tous les officiers du secteur en un déjeuner à l’issue duquel il leur déclara :

« Lorsque le général de Gaulle et M. Delouvrier sont venus à Saida, ils m’ont dit : « Plus de tortures ! » Alors, moi, Messieurs, je vous dis : plus de tortures, mais torturez quand même ! »

Youtube.com / Escadrons de la mort / L’école française / Part 1 / Bigeard / Internet:

« J’avais dit à mes hommes : « Vous agirez à bloc contre les vrais poseurs de bombes, et s’ils savent où sont les bombes, interrogez-les durement ! » Pas question de leur crever un œil ou de leur couper les oreilles, mais ce qu’on a appelé la gégène, quoi, que je ne pourrais pas faire, mais mes subordonnés l’ont fait, et je les couvrais. Je leur ai dit : « Le responsable du régiment, c’est moi ! »

Humanite.fr / Politique / Guerre d’Algérie / La mémoire tachée de sang / 2000 / Internet:

« Une femme, Louisette Ighilahriz, de nom de guerre “Lila”, qui avait vingt ans en 1957, a raconté, mardi dernier, dans le Monde, les trois mois de torture qu’elle a endurés des mains des parachutistes français. Elle révèle les noms des tortionnaires, des gradés, aujourd’hui cadres de réserve, considérés comme des ” soldats “, voire des ” héros ” : Jacques Massu, Marcel Bigeard. »

« Dans l’édition du quotidien datée du jeudi 22 juin, les deux militaires incriminés réagissent au propos de la patriote algérienne. En soldats, comme il se doit. Bigeard le baroudeur reconnaît à demi-mot la torture, mais jure qu’il n’a jamais actionné la gégène, ni assisté à une de ces dégradantes séances, et récuse le témoignage. Défense connue, classique, que pratiquent tous les militaires impliqués dans des cas d’atteintes aux Droits de l’Homme. »

LDH Toulon.net / Torturée par l’armée française en Algérie, Lila recherche l’homme qui l’a sauvée / Florence Beaugé / Le Monde / 2000 / Internet:

« Capturée par l’armée française le 28 septembre, après être tombée dans une embuscade avec son commando, elle avait été transférée, grièvement blessée, à l’état-major de la 10e division parachutiste de Massu, au Paradou Hydra. ” Massu était brutal, infect. Bigeard n’était pas mieux, mais, le pire, c’était Graziani. Lui était innommable, c’était un pervers qui prenait plaisir à torturer. Ce n’était pas des êtres humains. J’ai souvent hurlé à Bigeard : “Vous n’êtes pas un homme si vous ne m’achevez pas !” Et lui me répondait en ricanant : “Pas encore, pas encore !” »

« En revanche, le général Bigeard dément tout en bloc et parle de tissu de mensonges. Il déclare que le but de ce témoignage est ” de démolir tout ce qu’il y a de propre en France. »

« Le général Massu déclare au Monde qu’il vous a vu pratiquer personnellement la gégène. »

« Ah non, non ! Je n’aurais même pas pu regarder ça ! »

« Il l’a même écrit dans l’un de ses livres, Le Soldat méconnu, publié en 1993 aux éditions Mame. »

« Oui, oui, je le sais. On parlait plus de Massu que de Bigeard. Je sais que vous allez encore troubler les cartes avec Massu. Vous êtes en train de mettre un coup de poing au coeur d’un homme de quatre-vingt-quatre ans. Il y a de quoi se flinguer. Cela me fiche un sacré coup. Mais dites-vous bien que le vieux, à quatre-vingt-quatre ans, il est battant, et qu’il sait mordre encore. »

LCR.54.com / Autres / Bigeard tortionnaire, état français complice / Internet:

« Les méthodes de l’armée française pour faire parler les prisonniers algériens étaient pourtant comparables à celles de la Gestapo ou de l’armée chilienne. Bigeard les perfectionna, en quelque sorte, en généralisant l’utilisation d’une torture propre, c’est-à-dire ne laissant pas de traces : le supplice de la baignoire, et surtout la fameuse gégène. Dans Les crimes de l’armée française, l’historien Pierre Vidal-Naquet cite le témoignage d’un soldat :

” On branche directement ces antennes (les électrodes) sur la peau nue. Généralement sur le sexe. On les promène aussi sur tout le corps, les arrêtant longtemps contre la poitrine, là où la cage thoracique ne protège qu’à peine le cœur, qui s’affole, entraînant le patient dans des soubresauts de chat écorché. En leur pinçant le nez, les raffinés forcent les récalcitrants à ouvrir la bouche. Ils y introduisent leurs antennes au plus profond de la gorge. Mais il arrive que sous l’effet de la souffrance, l’interrogé referme si violemment les mâchoires qu’il en sectionne les fils, d’un seul coup de dent. Il faudra renforcer leur calibre.”

« Il faut également évoquer ces cadavres repêchés dans le port d’Alger, que certains avaient coutume d’appeler les ” crevettes Bigeard ” »

Ina.fr / Témoignages sur la bataille d’Alger et la torture / Alger 1957 / Paul Teitgen / 1991 / Video / Internet:

« Des types comme Bigeard, le courageux Bigeard. Il arrêtait les bonhommes,- la question de la torture, je n’en parle pas pour le moment -, il mettait les pieds dans une cuvette, il remplissait de ciment, et quand les pieds étaient pris, on mettait les gars dans un hélicoptère, on les lâchait en pleine mer. La mer les renvoyait. Ce que les gens d’Alger appelaient les crevettes Bigeard ! Crevettes ! On recevait les crevettes Bigeard ! C’est vous dire l’atmosphère dans laquelle on vivait. Les pleins pouvoirs à l’armée, c’est ça ! »

Wikipedia.org / Crevettes Bigeard / Internet:

« L’expression „Crevettes Bigeard“ désignait les personnes qui auraient été exécutées illégalement, en étant précipitées par hélicoptère en mer Méditerranée, lors de la Guerre d’Algérie (1954-1962) et plus particulièrement pendant la Bataille d’Alger en 1957. Parfois, elles auraient été jetées du quai du port d’Alger. »

« Le sergent de la Légion Henryk Szarek a révélé dans un livre paru en 1988, l’utilisation pendant la guerre d’Indochine de cette technique de disparition, qui sera perfectionnée pendant la guerre d’Algérie. Il raconte ainsi qu’un soir de 1951, il voit une Jeep s’arrêter, malgré l’interdiction, au milieu du pont Doumer, à l’entrée d’Hanoi, et découvre le lendemain que des cadavres lestés ont été jetés dans le fleuve Rouge. »

La vérité sur la mort de Maurice Audin / Jean-Charles Deniau / Equateurs Documents / 2014:

„ Et Bigeard, héros de l’Indochine, s’y connaît en matière de guerre subversive. Il a perfectionné une technique d’élimination des „terroristes“ appliquée au Vietnam où ils étaient jetés, lestés, dans les fleuves. Lui leur place les pieds dans une bassine de béton et les fait larguer par hélicoptère dans la Méditerranée. Cette méthode porte depuis le nom de „crevette Bigeard“, comme il existe des „cocktails Molotov “.“

„ Les paras de Bigeard se débarrassaient de certains prisonniers en coulant du béton autour de leurs pieds, puis en les larguant en mer à partir d’une hélicoptère. C’est ainsi qu’est née l’expression „crevette Bigeard “. “

INA.fr / Tortures en Algérie / Parachutistes / Bigeard / 2000 / Video / Internet:

« Le général veut rester un exemple respectable, et s’agace à parler de la torture : « Non, mais, je n’ai pas dit que ça n’a pas existé. Ça, tout le monde le dit qu’il y a eu de la gégène, hein ! heu… »

« – On ne pouvait pas faire autrement ? »

« Oh non ! écoutez ! Je coupe là-dessus ! Ne m’emmerdez pas avec ça ! Ça suffit ! On en parle toute la journée, y en a marre, hein ! Massu a reçu des ordres, il était général, il a fait ce qu’il devait faire, et Bigeard étant lieutenant-colonel au ordre de Massu, et qui travaille le plus proprement possible ! »

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« tout ce qu’il y a de propre en France. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 10, 2019

1940: la bataille de Stonne

1940 : la bataille de Stonne

Grüß Gott !

Une détachement blindé, sur un village perché, met en grande difficulté, un régiment cuirassé.

Youtube.com / Ici et pas Ailleurs / France 3 / Bataille de Stonne / Vidéo / 2012 / Internet:

« Ici et pas Ailleurs a choisi Stonne pour son Spécial Guerre de 40. Nous sommes en plein sur la ligne de front, là où l’armée française a résisté vaillamment face à la Wehrmacht. Et ça, on le ne sait pas assez. Là où l’armée allemande a été tenue en échec le plus longtemps : du 14 mai au 11 juin. » (…)

Dailymotion.com / Commémoration des 70 ans de la bataille de Stonne / Video / Internet:

« Du 15 au 18 mai 1940, en seulement quatre jours, Stonne est pris et repris sept fois. » (…) Entre le 14 et le 25 mai, l’armée française stoppe l’avance allemande, par l’emploi judicieux de chars associés à l’infanterie et à l’artillerie, dans de vigoureuses et rapides contre attaques. (…) Stonne, c’est le symbole et le modèle de ces résistances intelligentes et héroïques… » (…)

« La bataille de Stonne fera 3.000 morts allemands contre 1.000 dans l’armée française. »

Youtube.com / Une armée française toujours à la pointe de la modernité / Dominique Lormier / Vidéo / 2015 / Internet:

« La bataille de Stonne, dans les Ardennes, a été surnommée par les Allemands, le Verdun de 1940. Et les pertes allemandes, en effectif, ont été l’équivalent des six mois de campagne de Russie en 1941, alors que la bataille de France en mai-juin 1940, a duré 45 jours, c’est-à-dire six semaines seulement. »

Wikipedia.org / Bataille de Stonne / Ardennes / Mai 1940 / Dominique Lormier / Internet:

« Cette bataille peu connue du grand public, qui s’est déroulée du 14 au 25 mai 1940, vaut par l’emploi intelligent, côté français, des chars associés à l’infanterie et à l’artillerie. Elle est en quelque sorte le modèle de ce qui aurait dû être réalisé sur l’ensemble du front, à savoir la rapidité de violentes contre-attaques, utilisant toute la puissance de feu de l’armement moderne en des points névralgiques. Par ailleurs, elle met à mal l’idée reçue de la supériorité matérielle de l’armée allemande. Le char B1 bis s’avère en effet supérieur en plusieurs points au Panzer : blindage plus épais, armement sans équivalent ».

L’apport capital de la France dans la victoire des Alliés / Dominique Lormier / Cherche midi / 2011:

« A Stonne, au sud de Sedan, la 3e division cuirassée française (130 chars), la 3e division française d’infanterie motorisée, la 6e division d’infanterie coloniale et plusieurs groupes de reconnaissance (32.000 soldats au total) repoussent, du 15 au 25 mai 1940, les assauts de 5 divisions allemandes (90.000 soldats au total), dont la 10e panzerdivision (276 chars). »

« Le 16 mai, le char lourd français B1 bis «Eure» du capitaine Billotte détruit 13 chars allemands et 2 canons antichars dans Stonne. »

« Lorsque, le 25 mai, les troupes françaises s’établissent sur une seconde position, plus en arrière, 65 carcasses de chars français et une centaine de blindés allemands gisent dans les rues et les environs du village de Stonne : 7.500 soldats français et 26.500 soldats allemands ont été tués, portés disparus ou blessés. »

La bataille de France au jour le jour / mai juin 1940 / Dominique Lormier / Le cherche-midi / 2011:

« Dans Stonne, la lutte fait rage et tourne rapidement à l’avantage des Français, qui nettoient une à une les maisons à la grenade et à la baïonnette. Les Allemands se replient en catastrophe, poursuivis par les tirs des armes françaises. Le village est jonché de nombreux cadavres. Le régiment Grossdeutschland vient de subir un terrible revers. » (…) De longues rafales d’armes automatiques s’abattent sur les véhicules allemands qui refluent de Stonne. Plusieurs d’entre eux, criblés de balles, se renversent dans les fossés. » (…)

« Sous l’effet de l’assaut furibond des troupes françaises, le régiment Grossdeutschland reçoit vers 11 heures l’ordre de se replier sur ses positions de départ … » (…)

« La lutte se poursuit jusqu’à 21 heures. Submergés par le poids du nombre, les Français se replient à 400 mètres des limites sud de Stonne et arrêtent définitivememt l’attaque ennemie. Stonne vient de changer de mains une nouvelle fois. La nuit tombe. » (…)

2000 ans d’histoire / La bataille de France / Première partie / Jean-Pierre Richardot / Patrice Gelinet / Video / Internet:

« La bataille de Stonne est une des batailles les plus importantes de la Deuxième Guerre mondiale. Entre parenthèses, il faudrait quand même que nos braves instituteurs et professeurs en parlent, pas seulement dans le département des Ardennes. Stonne est un village perché, un très joli village, perché sur une colline. Les Allemands l’ont pris 15 fois, les Français l’ont reprise, cette localité, 16 fois. Les Allemands ont été mis en déroute à Stonne, à maintes reprises, leurs chars ont été détruits par l’artillerie, l’artillerie des Bifins… Et les Allemands ont été en grande difficulté à Stonne. »

« – Ils sont finalement passés…  »

La Seconde Guerre mondiale / Pierre Miquel / Fayard / 1986:

„ On se bat avec acharnement pour Stonne. Billotte, avec son 41e bataillon, reçoit de Buisson l’ordre de reprendre l’observatoire. Il attaque avec ses B1 le 16 mai à 5 h 30. Il prend en flagrant délit de manoeuvre les fantassins du Gross-Deutschland : „ Des épiscopes de mon tourelleau, j’ai pu voir leurs figures marqués de tous les signes de la surprise… Je commence à tirer avec ma mitrailleuse. Ils se sont arrêtés, certains font usage de leurs armes avec sang-froid, au point de casser tous mes appareils d’optique, à l’exception de ma lunette de tir. Les B1 tirent ensemble. Ils pénètrent dans Stonne sans trop de difficulté. Une colonne de chars de la 10e Panzers attaque. Le bataillon français réplique, détruisant une douzaine d’engins.“

„ Mais l’infanterie ne suit pas : un contrordre a annulé l’attaque de la 3e division d’infanterie mécanisée qui n’a pu être rassemblé à temps. Elle n’a pas attaqué dans son ensemble, mais par „coups de poing“. Les 41e et 49e bataillons ont été regroupés dans les bois sans pouvoir exploiter leurs succès. Guderian a les mains libres pour se hâter vers l’ouest avec toutes ses forces. “

Comment perdre une bataille / France / mai juin 1940 / Alistair Horne / Texto / 2010:

« Pendant toute la journée du 16, des combats se poursuivent à Stonne. Dans la nuit du 15, une attaque montée par le général Flavigny réussit à pousser deux compagnies de chars B dans le village où ils détruisirent une douzaine de panzer. Mais, comme si souvent, l’action avec l’infanterie fut mal coordonnée et, à midi, les fantassins qui occupaient le village en furent chassés par des contre-attaques allemandes. Ce jour-là, le Grossdeutschland fut retiré du front pour un repos bien mérité et remplacé par la première des divisions qui suivaient dans le sillage de Guderian. » (…)

« Le combat, dit le colonel Ruby, prit le caractère de la guerre de position.“ A Stonne, du point de vue français, c’était le plus mauvais qu’il put prendre. “ Huntziger ne disposait plus d’une force blindée nécessaire pour continuer à attaquer en ce point qui restait le plus sensible du front allemand. A ce moment, lui et son armée furent dépassés par le flot rapide des évènements et n’allait plus jouer qu’on rôle mineur dans cette histoire. »

« Le 16, les 1re et 2e Panzer foncèrent plein gaz au nord-ouest de Stonne. »

Blitzkrieg-Legende / Der Westfeldzug 1940 / Karl-Heinz Frieser / Oldenburg Verlag / München / 1996:

„ Die Tatsache, daß Stonne der Absprugsbalken für den Vorstoß auf Sedan schon wieder verlorengegangen war, hatte auf französischer Seite erhebliche Konsequenzen zur Folge. Flavigny entschloß sich nämlich, den auf 18.30 Uhr angesetzten Angriff auf Sedan abzusagen, und befahl, statt dessen, am nächsten Morgen Stonne anzugreifen. Dies aber bedeutete, daß die Chance auf einen erfolgreichen operativen Gegenangriff endgültig dahin war, denn am nächsten Tag war es dafür zu spät. Guderian hatte richtig kalkuliert… »

„ General Huntziger, der spätere Kriegsminister der Vichy-Regierung, erwies sich als ausgesprochen wendig. Er verstand es, das Desaster der gescheiterten Angriffsversuchs bei Stonne in einen „Abwehrerfolg“ umzudeuten. Sogar die Schlachtparole von Verdun “ Ils ne passeront pas !“ mußte dafür herhalten. Auf diese Weise wurden die historischen Ereignisse geradezu auf den Kopf gestellt, denn schließlich waren in der entscheidenden Phase am 14. und 15. Mai die Franzosen die Angreifer gewesen und hatten eine einmalige Chance verpaßt. Die Kämpfe um Stonne, in denen die Deutschen später auf breiter Front zum Angriff übergingen, dauerten noch viele Tagen an. Doch in operativer Hinsicht war bereits am Nachmittag des 15. Mai die Entscheidung gefallen, als Flavigny seinen Angriffsbefehls widerrief. Von da an hatten diese Kämpfe nur noch untergeordnete taktische Bedeutung. » (…)

« An dieser Stelle ergibt sich die Frage, weshalb eigentlich die französische Armee, die über erheblich mehr und erheblich bessere Panzer verfügte und deren Panzersoldaten teilweise mit einer berserkerhaften Entschlossenheit kämpften, von der unterlegenen deutschen Panzerwaffe in wenigen Tagen überrollt werden konnte ? Die wichtigste Antwort ist bereits am Beispiel des Generals Flavigny gegeben worden, denn die Franzosen verstanden es nicht, ihre Panzer auf der operativen Ebene zu einer zusammenhängenden Aktion zusammenzufassen. Doch wie das Beispiel Stonne demonstriert gelang ihnen dies nicht einmal auf taktischer Ebene im Rahmen des „Gefechts verbundener Waffen“. So spektakulär die vielgerühmten Taten des Hauptmanns Billotte, des Leutnants Doumecq und vieler anderer auch gewesen sein mögen, es handelte sich in der Regel um Einzelaktionen, die reines Stückwerk blieben und deren Erfolg meist nicht genutzt werden konnte. Gerade an dem gefürchteten Panzer Char B zeigte sich die Unvollkommenheit der französischen Panzerwaffe. Nur wenige Kampfwagen besaßen überhaupt Funkgeräte. Deren Qualität aber erwies sich als derart mangelhaft, daß sie gerade bei längeren Kampfhandlungen häufig ausfielen. So waren die Panzerkommandenten kaum in der Lage, sich untereinander abzustimmen, geschweige denn mit der Infanterie. »

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« Ils sont finalement passés… »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 4, 2019

1940-1944: actrices remarquables

1940-1944 : actrices remarquables 

Grüß Gott !

Les actrices françaises, pendant l’Occupation, incarnent l’esprit de résistance.

1939-1945 / Combats de femmes / Les oubliées de la guerre / Evelyne Morin-Rotureau / Geneviève Sellier / Autrement / 2001:

« Des femmes remarquables dans le cinéma français sous l’Occupation. »

« Ce nouveau cinéma se fait l’écho du choc subi par le peuple français dont l’armée n’a pas été capable de défendre le territoire. » (…)

« L’Occupation a redonné (provisoirement) la suprématie aux films français sur les écrans français. C’est sans doute la seule période où il n’y a pas un seul film français qui soit un échec commercial même parmi les plus mauvais. »

« Au cours de cette période, entre 1940 et 1944, 220 films ont été réalisés malgré des périodes d’arrêt complet de la production en 1940 et en 1944. C’est donc tout à fait considérable. C’est une activité économique rentable malgré les restrictions allemandes. Mais c’est aussi un lieu privilégié d’expression culturelle, de résistance morale et intellectuelle, compte tenu que toute expression directe d’une opinion libre est devenue impossible. Les Français vont au cinéma non seulement pour oublier la dureté des temps, mais aussi pour retrouver un peu de dignité dans l’image qu’ils se font d’eux-mêmes, dans une vie quotidienne fait d’humiliations et de privations. Sous l’Occupation, le cinéma français va devenir un véhicule privilégié du sentiment d’identité nationale. » (…)

« Ce que racontent les films réalisés sous l’Occupation d’une manière détournée à travers des histoires qui concernent en général la sphère privée, c’est la débâcle des pères. » (…)

« Pami les films célèbres que l’on peut évoquer il y a par exemple Les visiteurs du soir de Carné et Prévert qui a été ressenti comme un film de résistance morale au moment où il est sorti en 1942 et l’esprit de résistance est incarné dans ce film par une jeune femme. » (…)

« Et en face de ces patriarches indignes, émergent donc des personnages féminins actifs de qui dépend le salut de la communauté. » (…)

« On passe d’histoire de patriarches qui séduisent des jeunes filles à des histoires de jeunes femmes qui sauvent la communauté malgré un patriarche défaillant ou à sa place. » (…)

« Mais même ces films conservateurs mettent en avant la capacité des femmes à préserver la communauté et l’incapacité des hommes à le faire. » (…)

« A côté des actrices comme Gaby Morlay, Viviane Romance, Arletty, Edwige Feuillère, (…) Odette Joyeux, (…) Danielle Darrieux, (…) Micheline Presle, (…) Marie Déa (…) tous ces films proposent des personnages féminins auxquels les spectatrices peuvent s’identifier de manière positive et cela au moment même où l’idéologie pétainiste impose des discours et des pratiques particulièrement répressifs à l’égard des femmes. »

Cineartistes.com / Gaby Morlay / Actrice /Internet:

« Pendant les années de l’Occupation, Gaby Morlay tourne une quinzaine de films. (…) Gaby, l’indépendante et la non-conformiste, est aussi l’amie très chère de Max Bonnafous, secrétaire d’Etat à l’Agriculture et au Ravitaillement dans le gouvernement du Maréchal Pétain. »

Wikipedia.org / Viviane Romance / Actrice / Internet:

« En 1942, sous la pression du docteur Dietrich, le chef de la Propaganda Abteilung, elle se joint au groupe d’acteurs invités par les Allemands qui visitent les studios cinématographiques de Berlin, aux côtés de Junie Astor, René Dary, Suzy Delair, Danielle Darrieux et Albert Préjean. À Berlin en août 1943, elle accompagne quelques artistes français dont Loulou Gasté, Raymond Souplex, Édith Piaf, Albert Préjean et pose avec eux devant la porte de Brandebourg, à l’occasion d’un voyage censé promouvoir la chanson française. »

Wikipedia.org /Arletty / Actrice / Internet:

« Elle entretient alors une relation amoureuse (…) avec Hans Jürgen Soehring, un officier allemand, l’un des hommes de confiance de Göring à Paris. Ils se rencontrent à Paris, le 25 mars 1941, présentés par Josée de Chambrun, épouse de René de Chambrun et fille de Pierre Laval. Soehring est, à l’époque, assesseur au conseil de guerre de la Luftwaffe à Paris. Elle aurait dit à Michèle Alfa et Mireille Balin qui avaient aussi comme amants des officiers allemands : « On devrait former un syndicat ». Sur le tournage des Enfants du paradis, Arletty, alors enceinte de son amant, avorte. » (…) Lors de son arrestation, elle répond : « Si mon cœur est français, mon cul, lui, est international ! » (…) Symbolisant la collaboration horizontale, elle aurait répondu à ses juges : « Si vous ne vouliez pas que l’on couche avec les Allemands, fallait pas les laisser entrer », renvoyant ainsi la République à ses responsabilités dans la débâcle de 1940. » 

Wikipedia.org / Michèle Alfa / Actrice / Internet:

« Sous l’Occupation, elle est la maîtresse de Bernhardt Rademecker, neveu de Goebbels nommé à la Propagandastaffel, qu’elle a connu avant guerre alors qu’il était trompettiste de jazz à Pigalle. Il protègera des artistes juifs tels le comédien Henry Murray, père d’Anouk Aimée. »

Wikipedia.org / Mireille Balin / Actrice / Internet:

« Début 1940, Mireille Balin est sur les plateaux de Cinecittà pour Les cadets de l’Alcazar d’Augusto Genina film résolument pro-franquiste, et qui comptera dans les sérieux ennuis qu’elle aura à la Libération. Durant la Drôle de guerre, elle participe à des galas de bienfaisance pour les prisonniers de guerre. En 1941, sa liaison avec Tino Rossi prend fin. Éprise de Birl Desbok, jeune officier viennois de la Wehrmacht, Mireille Balin n’échappera pas aux foudres de l’Epuration. »

Cineartistes.com / Edwige Feuillere / Actrice / Internet:

« Pendant l’Occupation, Edwige Feuillère poursuit sa double carrière notamment avec «Mam’zelle Bonaparte» (1941) de Maurice Tourneur et «La Duchesse de Langeais» (1941) de Jacques de Baroncelli. »

Cineartistes.com / Odette Joyeux / Actrice / Internet:

« Pendant l’Occupation, Odette est régulièrement à l’affiche. En 1942, elle tourne « Le lit à colonnes » avec Jean Marais. Dans «Le baron fantôme» de Serge de Poligny, elle découvre le testament qui permet à Jany Holt d’épouser le véritable héritier du domaine. Claude Autant-Lara lui donne également trois rôles importants. Elle est la jeune fille que sa mère destine à l’élégant quinquagénaire André Luguet dans «Le mariage de Chiffon» (1941). En 1943, elle sert d’intermédiaire aux «Lettres d’amour» de François Périer et interprète «Douce» une jeune aristocrate qui affronte la société parisienne. »

Wikpedia.org / Danielle Darrieux / Actrice / Internet:

« Danielle accepte, la même année, de tourner dans Premier rendez-vous pour la Continental. (…) Elle fait également partie du voyage à Berlin en mars 1942 (dans ce qui sera appelé le « train de la honte ») en compagnie d’autres acteurs français sous contrat avec la Continental dont Albert Préjean, René Dary, Suzy Delair, Junie Astor et Viviane Romance. Dans un documentaire diffusé sur Arte au début des années 1990, elle déclarait qu’elle n’était partie en Allemagne, qu’après un accord avec les Allemands, en ayant l’assurance de rencontrer son mari Porfirio Rubirosa qui y était incarcéré. On lui reprochera cependant ce voyage par la suite. »

Cinema.encyclopedie. Personnalités.bifi.fr / Micheline Presle / Actrice / Internet:

« Désormais vedette, l’actrice tourne sans interruption pendant l’Occupation sous la direction de Marc Allégret, Pierre Billon, Pierre Blanchar ou Marcel L’Herbier, celui-ci reformant le couple qu’elle formait avec Fernand Gravey dans Histoire de rire (1941) puis La Nuit fantastique (1942). Sa composition de jeune provinciale de la Belle Epoque devenant reine de la scène illumine Félicie Nanteuil (Marc Allégret, 1942) ; Falbalas (1944) »

Wikipedia.org / Madeleine Sologne / Actrice / Internet:

« La consécration vient avec L’Éternel Retour (…) Aux côtés d’un Jean Marais débutant, Madeleine Sologne y incarne Nathalie, nouvelle Iseult à la longue chevelure blonde. Le couple, qui symbolise la jeunesse sous le joug de l’Occupation, devient mythique aux yeux de toute une génération. Les jeunes filles se coiffent désormais « à la Madeleine Sologne », avec une longue mèche tombante. »

« A sa sortie en salle, le film déclencha une polémique intense entre les critiques, certains l’accusant de défaitisme, et lui reprochant le caractère “aryen” (les cheveux blonds) des interprètes : (…)  Il y a dans ce film une atmosphère gothique pestilentielle, un mysticisme du culte de la mort. Le héros est aussi blond et inexpressif que n’importe lequel des milliers de parachutistes S.S. prisonniers que j’ai vus en Normandie voici deux ans. Il n’y a rien de français ici… » (…) Il est dommage que Jean Cocteau et ses collaborateurs aient souillé ce film avec des marques de l’idéologie allemande aussi criantes que des croix gammées. Ce que certaines personnes trouveront inexcusable, c’est la tentative pour germaniser les amants, pour leur donner les qualités physiques et morales si chères à la fiction nazie. (…) »

Wikipedia. Org / Marie Dea / Actrice / Internet:

« Pendant la guerre, elle s’impose de nouveau dans Premier Bal de Christian-Jacque puis comme reporter dans Le journal tombe à cinq heures de Georges Lacombe où elle déborde d’énergie face à Pierre Fresnay. (…) Elle atteint en 1942 le sommet de sa carrière dans Les Visiteurs du soir, réalisé par Marcel Carné sur un scénario de Jacques Prévert, où elle interprète le personnage d’Anne. Marie Déa entre ainsi dans la légende et le public l’identifiera avec cette héroïne si pure et si confiante, dont l’amour tiendra en échec le Malin. »

Cineartistes.com / Junie Astor / Actrice / Internet:

« En mars 1942, Junie Astor avec Suzy Delair, Albert Préjean et Viviane Romance fait partie du «train de la honte» pour Berlin à l’occasion de la présentation de «Premier rendez-vous» de Henri Decoin avec Danielle Darrieux et de la visite des studios cinématographique de la capitale allemande. Si la présence de Danielle Darrieux se justifie pour faciliter la libération de son mari Porfirio Rubirosa, on peut s’étonner que ces acteurs sous contrat avec la firme «Continental» acceptent de participer à cette mascarade destinée à valoriser le régime nazi. »

Wikipedia.org / Suzie Delair / Actrice / Internet:

« Sa carrière est entachée par son attitude trouble sous l’Occupation. Elle « ne dissimulait pas ses sympathies pour les Allemands », jusqu’à admirer l’ordre nazi. Sous contrat avec la Continental, dirigée par Alfred Greven, 19 mars 1942, elle fait partie du groupe d’acteurs invités par les Allemands pour visiter les studios cinématographiques de la UFA, en Allemagne et en Autriche (à Munich, Berlin et Vienne), aux côtés de René Dary, Junie Astor, Danielle Darrieux, Albert Préjean et Viviane Romance. À son retour, elle choque en embrassant chaleureusement Alfred Greven tout en se plaignant de ne pas avoir serré la main de Joseph Goebbels. »

Wikipedia.org / Corinne Luchaire / Actrice / Internet:

« Sous l’Occupation, elle profite de la position et des relations de son père pour mener, durant ses séjours à Paris, une vie mondaine et insouciante. (…) Elle a ensuite une relation avec un officier allemand, le capitaine de la Luftwaffe Wolrad Gerlach du Schnellkampfgeschwader 10, avec lequel elle a une fille Brigitte, née le 10 mai 1944, déclarée sous le nom de Luchaire. »

Wikipedia.org / Simone Signoret / Actrice / Internet:

« Au début de la Seconde Guerre mondiale, Simone se réfugie en Bretagne avec le reste de sa famille. (…) De retour à Paris, elle devient, en 1941, la secrétaire de Jean Luchaire. Grâce à la fille de celui-ci, la comédienne Corinne Luchaire, elle commence à faire de la figuration au cinéma. Elle se choisit alors un nom de scène en substituant à son nom de famille celui de sa mère, Signoret. »

Wikipedia.org / Edith Piaf / Actrice / Internet:

« Pendant l’occupation allemande, Édith (…) continue de donner des concerts. Elle se rend à Berlin en août 1943 avec quelques artistes français dont Loulou Gasté, Raymond Souplex, Viviane Romance, Albert Préjean, où elle pose devant la porte de Brandebourg à l’occasion d’un voyage censé promouvoir la chanson française. En 1942, elle loge dans une maison close « L’Étoile de Kléber » (…) elle en occupe tout le troisième étage à deux pas du siège de la Gestapo, 92, rue Lauriston, lupanar réservé à la clientèle du quartier le plus chic de Paris, notamment aux officiers nazis et aux collaborateurs. Elle y croise souvent l’amant de son amie Annie Jean-Claude, Henri Lafont, chef de la Gestapo française, dont elle s’accommode de la présence, de même que des officiers allemands. »

Wikipedia.org / Ginette Leclerc / Actrice / Internet:

« Sous l’Occupation, Ginette Leclerc, partenaire de Tino Rossi, Jean Tissier, Georges Marchal et de bien d’autres grands acteurs de l’époque, tient aussi un cabaret avec son compagnon, Lucien Gallas, et accueille le milieu parisien de la collaboration et des occupants. »

« À la Libération, elle est détenue, sans jugement, pendant presque une année pour avoir travaillé, comme d’ailleurs une partie des comédiens français de l’époque, avec la firme allemande Continental, qui monopolisait les productions françaises. À sa sortie de prison, elle ne retrouvera plus de grands rôles. »

Wikipedia.org / Yvette Lebon / Actrice / Internet:

« Pendant l’Occupation, elle a pour amant Jean Luchaire, tête de file de la presse française collaborationniste et fréquente le chef de la Gestapo française Henri Lafont au siège de la Carlingue. Elle parvient à échapper aux poursuites à la Libération et se fait oublier quelque temps. Revenant sur cette période en 2010, elle plaide avant tout l’insouciance : « Je ne sais jusqu’à quel point on se rendait compte. Quand on était un peu privilégié, il y avait du champagne. On ne manquait de rien ». »

Une si douce Occupation / Gilbert Joseph / Albin Michel / 1991: 

« Barrault avait épousé la comédienne Madeleine Renaud, toute pétrie de charme et de qualités scéniques. Ils deviendront tous deux le couple le plus en vue du Paris-Théâtre de l’Occupation et apprécié de la Collaboration. Madeleine acceptera d’être hôtesse d’honneur du banquet donné en hommage à Armo Breker, le sculpteur de Hitler, en présence de tout le gratin pro-nazi français et de personnalités allemandes. »

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« Des femmes remarquables »

Claire GRUBE

 

 

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