Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 4, 2017

Saadia Mebarek: morte par la France

Saadia Mebarek : morte par la France

Grüß Gott !

Des militaires français, en Algérie, pendant la Guerre de Libération, interrogent une jeune femme.

De Gaulle / Lettres, notes et carnets / 1958-1960 / De Gaulle / Plon / 1985:

„ Lettre à Michel Debré, Premier ministre. “

„ 3 juin 1960 “

„ Mon cher Premier ministre,

„ Je vous transmets sous ce pli deux documents exposant les sévices dont auraient été récemment les victimes, à Alger, de la part de forces ou services du maintien de l’ordre, deux jeunes femmes musulmanes, Djamila Boubagha et Saadia Mebarek. “

„ Les faits dénoncés sont d’une particulière gravité. J’estime donc nécessaire qu’une enquête immédiate et approfondie permette de connaître l’entière vérité sur ces deux affaires. “

„ Il va de soi que si les tortures sont établies, des sanctions exemplaires devront être prises. “

„ Je vous prie de croire (…) “

Justice, politique et République / De l’affaire Dreyfus à la guerre d’Algérie / Sylvie Thénault / Raphaëlle Branche / Editions Complexe / 2002:

„ L’impossible procès de la torture en Algérie “ (…)

„ En 1961, quatre affaires sont transférées. Les faits sont accablants pour les militaires : il s’agit de plaintes pour „ coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner “, c’est-à-dire d’Algériens morts sous la torture et dont on a pu autopsier le cadavre. La volonté des autorités militaires de faire juger ces affaires en France montrent qu’elles sont convaincues de la culpabilité des accusés. “

„ Un seul procès impliquant des militaires en opérations en Algérie a lieu : celui d’un lieutenant d’active et de deux sous-lieutenants de réserve accusés d’avoir torturé à mort une Algérienne, Saadia Mebarek. Le procès se tient à huit clos au TPFA de Paris en janvier 1962. Les accusés reconnaissent les faits et le commissaire du gouvernement requiert une peine très lourde contre eux. “ (…)

„ Mais le jugement est annulé sans renvoi puisque, entre-temps, un décret a amnistié les „faits commis dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre dirigées contre l’insurrection algérienne.““

La torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie / 1954-1962 / Raphaëlle Branche / Gallimard / 2001:

„ La bienveillance des juges à l’égard des militaires fautifs continue jusqu’à la fin de la guerre, comme l’atteste le procès de trois officiers du 9e Zouaves accusés de coups et blessures ayant entraîné la mort d’une jeune femme – L’instruction a été extrêmement longue (la plainte a été déposée par son mari à la fin de mai 1960) et l’on a vraisemblablement cherché à la faire traîner jusqu’à la fin des hostilités. Dès le mois de juillet 1960, pourtant, le président Patin, qui avait mené une enquête parallèle, tire les conclusions suivantes : arrêtée de nuit avec d’autres femmes par l’OR et ses hommes qui avaient décidé de lutter contre la propagande abstentionniste du FLN aux élections, Sadia Mebarek a été retenue au poste alors que ses compagnes étaient relâchées. A 6 heures du matin, le cadavre de la jeune femme enceinte est ramené chez elle par une ambulance. Son corps porte des traces qui alertent sa famille. L’autopsie, quoique ordonnée plus de cinquante heures après le décès, permet de repérer „des lésions érythémateuses circonscrites sur le pourtour du mamelon droite et gauche“, des lésions du pubis et des grandes lèvres et de l’hyperpigmentation des petites lèvres“ ainsi que des ecchymoses sur les bras et une lésion annulaire de la cheville gauche. Ces lésions, constatent les médecins légistes, „peuvent être en rapport avec des agressions diverses“. La jeune femme est morte d’une syncope cardiaque. “ (…)

„ Les témoignages de l’interprète et de deux soldats ayant assisté à l’interrogatoire permettent d’établir que Sadia Mebarek a été battue puis soumise à la torture électrique, appliquée sur ses orteils, ses poignets, ses seins et son sexe. Ils désignent précisément le sous-lieutenant Blanié comme ayant tourné la manivelle et donné les coups les plus forts, tandis que le sous-lieutenant Sanchez n’aurait fait que maintenir la jeune femme. Le lieutenant Maindt, qui aurait en outre organisé les fausses dépositions de ses hommes devant la justice au début de l’enquête, participait aussi aux coups qui se sont abattus sur Sadia Mebarek. “ (…)

„ Accusés d’avoir torturé une femme jusqu’a la mort s’ensuive, des hommes ont été acquittés. C’étaient des officiers. On peut imaginer que, pour les mêmes faits, des policiers auraient eu une peine avec sursis. De simples citoyens à part entière auraient été condamnés à 5 ou 10 ans de détention, et des Arabes auraient été condamnés à mort. Effectivement, aux yeux de la justice militaire, soldats ou officiers semblent constituer des citoyens d’un genre particulier, que leur mission place au-dessus des lois. “ (…)

Des chrétiens dans la guerre d’Algérie / L’action de la mission de France / Sybille Chapeu / Paris / 2004:

„ En huit ans de guerre, malgré l’usage récurrent de la violence, une seule plainte aboutira contre trois officiers poursuivis pour avoir torturé à mort et violé une jeune Algérienne. Ce procès a lieu, le lundi 15 janvier 1962, trois jours après l’annonce de la condamnation de Robert Davezies à trois ans de prison. Comparaissent un officier de carrière, le lieutenant Robert Maindt, et deux sous-lieutenants de réserve, un ingénieur, Jean Blanié et un instituteur, Alphonse Sanchez, inculpés pour avoir torturé, dans la nuit du 25 au 26 mai 1960, une Algérienne, Saadia Mebarek, arrêtée le 25 mai à Alger. Elle est morte, le 26 mai à l’aube. „ Celle-ci, lit-on dans Le Figaro, appartenait à une cellule de propagande qui s’efforçait de détourner ses compatriotes des élections.“ Le Monde précise que „l’acte d’accusation lu pendant l’audience publique signalait que l’autopsie avait révélé que la mort de Saadia Mebarek était consécutive au choc provoqué par les décharges électriques d’une magnéto.“ Bien qu’ils aient reconu les faits, les trois militaires sont acquittés. “ (…)

**************************************

„ Il va de soi que si les tortures sont établies … “

Claire GRUBE

Advertisements
Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 27, 2017

Religion: une belle trouvaille

Religion: une belle trouvaille

Grüß gott !

Une précieuse relique, longtemps et loin cachée, est comme par miracle, enfin retrouvée.

Recherches historiques sur la Chapelle du Saint-Sang à Bruges / J. Gailliard / Gailliard / Bruges / 1846:

„ Du Sang précieux de J.-C., conservé dans la ville de Mantoue.“

„ Il est une foule de localités où l’on conserve du Sang de notre Seigneur ; et notre intention était d’abord de les citer toutes ici pour satisfaire la curiosité du lecteur. Mais, comme dans la plupart de ces localités, ce Sang provient des hosties miraculeuses, des vases sacrés et des corporaux, nous avons cru devoir négliger d’en faire ici mention, et nous borner exclusivement à parler du Sang recueilli sur le théâtre même de la rédemption, sur le Calvaire.“

„ En nous renfermant dans ces limites, nous ne pouvons nommer qu’une seule ville qui partage avec Bruges cet insigne honneur: c’est Mantoue, en Italie.“

„ Tous les témoignages des historiens s’accordent en ce point que, parmi tant de vestiges qui, répandus dans les diverses parties du monde chrétien, servent de preuves aux diverses péripéties de ce drame sanglant, le sang divin de Jésus, conservé à Mantoue est d’une authenticité que la mauvaise foi et l’incrédulité peuvent seules récuser. Nous allons rapporter d’après eux les circonstances qui mirent cette ville celèbre en possession de ce trésor. “

„ Le Sauveur des hommes était étendu sur la croix. Poussé par une rage aveugle, un centurion du nom de Longin lui perça le côté avec sa lance. Aussitôt, de cette large plaie le sang divin coule avec abondance, et frappé d’horreur à la vue d’un spectacle aussi touchant Longin reste interdit, immobile. Un trouble inexprimable s’empare de cet homme ; le remords saisi son coeur, le déchire et le ronge. Bientot la vue des miracles qui accompagnent la mort de l’Homme-Dieu le bouleverse complètement, la grâce divine opère en lui ; il devient un nouvel homme. Le sang divin coulait lentement à ses pieds sur un sol rocailleux : Longin se procure une fiole, et avec toute la sollicitude qu’inspire une conversion récente, il recueille, autant qu’il est en lui, toutes les gouttes dispersées, et jusqu’à la terre même, arrosée par cette sanglante effusion.“ (…)

„ Longin, voit le moment où la persécution va l’atteindre, et là craignant non point pour lui mais pour la précieuse relique dont il est dépositaire, il prend la résolution d’abandonner la ville de Jérusalem, voulant laisser à la postérité la jouissance de ce bien inestimable. C’est à Mantoue qu’il se retire, et qu’il espère se voir à l’abri de la colère payenne. Mais l’Italie à son tour est sous le coup des édits de persécution. Longin tremble de nouveau pour l’objet de tous ses soins, et pour le soustraire à la rage sacrilège des profanateurs, il creuse la terre, et y enfouit son trésor, le confiant à la garde de la divine Providence.“ (…)

„ Dieu, dont tous les desseins concourent à la glorification de sa Sainte Eglise, ne permit pas que la précieuse relique fût toujours cachée à l’adoration des fidèles. Quand les invasions des barbares eurent trouvé dans le génie de Charlemagne une digue infranchissable, ce grand Dieu révéla à quelques saints personnages l’inappréciable trésor que renfermait la terre et leur montra pour ainsi dire du doigt l’endroit précis où il fallait le chercher. Ils le trouvèrent enfin et leur joie fut égale à leur piété. Mais comment remonter jusqu’à l’origine de cet enfouissement ? Comment prouver que le sang renfermé dans la fiole, fut bien celui que Jesus avait répandu sur la croix ? Car, disait-on, la distance n’est pas petite de Mantoue à Jerusalem: quand donc et par qui cette relique aurait-elle été transportée ici ? Rien en effet n’expliquait le but ni l’intention de ce recèlement.“

„ Que restait-il à faire devant cette perplexité ? Invoquer le père des lumières, ce Dieu puissant qui déjà avait manifesté sa gloire par la découverte de la fiole. Lui seul pouvait remplir l’attente des coeurs, en déchirant le voile qui couvrait ce mystère.“

„ Au milieu de l’agitation générale occasionnée par cette importante trouvaille, dans ce conflit d’opinions diverses qui cherchaient à en expliquer l’origine, une opinion plus arrêtée que toutes les autres s’était fait jour : c’était celles de plusieurs saintes et savantes personnes penchaient à croire que cette relique n’était autre chose que le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. Dans une époque de foi comme celle dont il s’agit, la renommée d’un pareil événement se fut bientôt répandue dans tout le monde chrétien, et l’on vit arriver à Mantoue tous ceux qui espéraient trouver auprès de ce précieux dépôt un remède à leurs misères, à leurs souffrances, à leurs infirmités : des estropiés, des aveugles, des muets, enfin des incurables de toute espèce, qui tous voulaient recourir à cette source de guérison et en éprouver l’efficacité. Si quelque chose pouvait confirmer l’avis des personnes les plus compétentes, ce sont les guérisons admirables dont firent suivis ces pieux pélerinages. Jamais prodiges plus merveilleux, plus instantanés n’ébranlèrent l’incrédulité. Pouvait-on douter encore après cette intervention extraordinaire de la divinité ? On prit le seul parti qui pussent avouer la raison et la piétié : on proclama solennellement et d’une voix unanime l’existence du très-précieux Sang de notre Seigneur Jésus-Christ dans la ville de Mantoue. “

„ Quand l’Europe connut cette grande, cette immense découverte, ce fut partout un cri de joie et de triomphe. La chrétienté toute entière fut émue, comme si elle venait d’être à nouveau régénérée. L’empereur Charlemagne prit part à l’enthousiasme général, et plein de foi dans cette lumière d’en haut qui éclaire ici-bas l’esprit du souverain pontife, il pria Léon III d’intervenir dans cette importante affaire par une déclaration qui pût servir à dissiper les doutes qui pourraient encore exister à cet égard. Le Pape se rendit en effet à Mantoue et là après avoir pris l’avis de son conseil où figuraient les plus saints et les plus illustres personnages du clergé, après s’être lui-même livré avec eux à l’examen le plus minutieux, il confirma solennellement la décision prise antérieurement par le clergé de Mantoue. En conséquence, il fit proclamer par tout le monde chrétien que le piété ne s’était pas vraiment émue, que le précieux trésor découvert à Mantoue était vraiment digne des hommages de tout fervent disciple de la sainte doctrine et devait être honoré comme le Sang divin et authentique du Sauveur du monde.“ (…)

********************************

„ d’une authenticité que la mauvaise foi et l’incrédulité… “

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 22, 2017

10 mai 1940: offensive allemande

10 mai 1940 : offensive allemande

Grüß Gott !

L’armée allemande, en ce jour de l’an 1940, met fin à la drôle de guerre, et défait l’armée française.

Wikipedia.org / Bataille de France / 10 mai 1940 / Internet:

« Le nom de bataille de France désigne l’invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. L’offensive débute le 10 mai 1940, mettant fin à la « drôle de guerre », et – après la percée allemande de Sedan et une succession de reculs des armées britannique, française et belge, ponctuées par les batailles de la Dyle, de Gembloux, de Hannut, de la Lys et de Dunkerque – se termine le 22 juin par la défaite des forces armées françaises et la signature de l’armistice par le gouvernement Pétain. »

Youtube.com / S.C.A. / 10 mai 1940 / l’Allemagne nazie envahit la Belgique et la Hollande / Video / / Internet:

« Vaincre ! »

« 10 mai : l’Allemand préfère une fois de plus, à l’attaque de face, l’ignominie d’une manoeuvre qui se doit être d’abord l’immolation de trois pays neutres. »

« 10 mai 1940, 2 août 1914, l’histoire recommence. La Belgique au matin rallie son peuple autour de son drapeau tandis que nos toutes premières avant-gardes passent la frontière et que s’établissent les premières liaisons entre l’armée belge et nos troupes. »

«  Belges ! L’armée Française vient à votre secours ! »

« Dès le matin du 10 mai, commence au Luxembourg et en Belgique le douloureux exode… » (…)

Europe1.fr / 10 mai 1940 / La Bataille de France / Franck Ferrand / Video / Internet:

„ Je vais vous parler du 10 mai 1940, premier jour de ce qu’on devait appeler la “Bataille de France”, une date charnière de l’histoire contemporaine. Ce 10 mai donc, Hitler lance la grande offensive sur l’Europe occidentale, et notamment la France ! La Wehrmacht envahit d’abord les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, avec l’appui massif et ciblé de la Luftwaffe.“

„ On ne peut pas dire que, pour le commandement français, cette offensive ait été vraiment une surprise ; aussitôt, les troupes françaises volent au secours de la Belgique. Ce qui nous a pris de court, en dépit des avertissements répétés d’un certain colonel de Gaulle, c’est l’efficacité foudroyante du duo char-avion, vous savez, la ruée des Allemands à travers les Ardennes réputées infranchissables, des Allemands qui peuvent, dès lors, prendre à revers les troupes françaises et britanniques qui sont de leur côté engagées en Belgique.“

„ Et la bataille, Franck, est très rude ! “

„ Ah oui, ça, ce n’est pas une promenade de santé ! Il ne faut pas que le succès spectaculaire de la guerre-éclair allemande – succès qui devait conduire à la débâcle que vous connaissez, et finalement à l’armistice du 22 juin – il ne faut pas que tout cela nous fasse oublier l’extraordinaire âpreté de combats, parmi les plus sanglants de l’Histoire.“

«  Redisons-le, les troupes françaises se sont souvent montrées héroïques, en 1940. Ce que le résultat des combats aurait tendance à faire oublier, bien entendu. »

L’étrange Monsieur Joseph / Alphonse Boudard / Laffont / 1998:

„ La débâcle “

„ On célèbre, on commémore des tas d’événements glorieux ou tristes mais on passe, et pour cause, à côté du 10 mai. La France est morte ce jour-là, en 1940, où les armées allemandes sont passées à l’offensive et nous ont mis échec et mat en trois jours. Une nation pulvérisée. Tout s’effondre… Une catastrophe dont on n’avait pas idée. Je crois qu’on ne s’en ai jamais remis. Tout ce qu’on a raconté ensuite… Pétain, de Gaulle, les durs, les mous… sauver les meubles ou l’honneur… tout ça que dalle. Plus de France, finie, rapée. On a joué les prolongations en fiction, on a joué à, mais on est devenue autre chose… un demi-siècle plus tard, une colonie de Mickeyland… autoroutes… tourisme… boustife… le pouvoir à la téloche.“

„ On se figure encore que ce 10 mai 1940, on peut se l’effacer, qu’il n’a pas plus d’importance que le désastre de Pavie ou d’Azincourt. Au finsih qu’on a été sauvé sinon par nous-mêmes du moins par les ricains. Et de toute façon, comme on jouait sur tous les tableaux, certains en ont déduit que si Hitler l’avait emporté, on aurait été préservé du pire par Laval ou par Dorio. D’autres ont pensé qu’au cas où les Russes auraient déferlé… les cosaques de Toulboukine, les chars de Joukov jusqu’à Gibraltar, Aragon nous aurait écrit des poèmes pour les accueillir en libérateurs… les exorciser, ces chéris.“

„ La France ne peut pas mourir, disait notre chef du gouvernement sous l’ouragan de mai 1940. Elle est pourtant morte, et M. Paul Reynaud est revenu quelques années plus tard comme si de rien n’avait été se présenter aux électeurs de Dunkerque. Il disait aussi : „ Si seul un miracle peut sauver la France, je dirais je crois au miracle parce que je crois à la France.“ Balpeau miracle ! … Les Allemands entrent dans Paris. Le peuple se débande sur les routes. La belle, l’invincible armée française est faite aux pattes. En certains endroits des régiments entiers se rendent par téléphone… Une voix à l’accent de teuton qui demande le général commandant la place. Je vous reçois cinq sur cinq. La consigne : „ Attendez-nous. Jetez vos armes, nous serons là demain matin.“ Au bout du fil il esquisse un salut en tremblant le général, il obtempère.“

„ Tout ce qui va suivre, chères lectrices jolies fin de siècle, chers lecteurs automobilistes rageurs, c’est du pipeau. On va faire semblant. C’est tellement vrai que le plus grand bluffeur de poker de toute cette histoire, celui qui va faire figure de libérateur, de vainqueur, bâtira tout sur cet énorme mensonge… Que la France a gagné la guerre. Garde à vous ! Et nous allons tenir vaille que pousse sur cette légende. Cette victoire bidon, certes, il se l’est payée notre grand général avec le sang de ses quelques soldats presque aussi perdus que ceux qui avaient joué la mauvaise carte et qui erraient revêtus de honteuses défroques vert-de-gris sur les routes de l’Allemagne anéantie sous les carpet bombing de l’Air Force. “

„ Il nous faut encore revenir à ce soleil de juin 40. Ce défilé de la Wehrmacht sur les Champs-Elysées qu’on ne finira jamais de nous repasser sur les écrans de nos télévisions. Paris est vide les Parisiens qui n’ont pas cédé à la panique regardent tristement leurs vainqueurs paradant. “

*******************************

« La France est morte ce jour-là. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 16, 2017

France: abolitionnisme & colonialisme

France : abolitionnisme & colonialisme

Grüß Gott !

La France, pays des Droits de l’Homme, en lutte contre l’esclavage, colonise humanitairement.

Centrepompidou.fr / L’esclavage, la France, les abolitions, les enjeux / Françoise Verges / Video / Internet:

« Traite négrière et esclavage »

« Pourquoi l’esclavage et la figure de l’esclave sont de tels points aveugles dans la pensée française ? »

« la traîte négrière et de l’esclavage ( …) quelque chose qui a commencé au 16e et qui s’est terminé, en tant que système, au milieu du 19e siècle. »

« Pourquoi, en France, on a surtout célébré la mémoire de l’abolition, et très rarement, sinon jamais, celle de l’esclavage ? » (…)

« Ces questions n’ont jamais non plus été débattues largement par la population française, même au temps de la lutte contre l’esclavage, au temps de l’abolitionnisme, au temps du 18e et 19e siècles. Ce ne sont jamais des grandes questions en France. Jamais elles n’atteindront l’intensité qu’elles ont en Angleterre ou aux Etats-Unis. Jamais. » (…)

« C’est une question qui n’a jamais été pensée comme une question sociale et culturelle en France. Donc, c’est pour ça. Il y a aussi la difficulté de penser ce système, c’est-à-dire l’exploitation la plus brutale et accomplie d’êtres humains par d’autres êtres humains. (…) sur la relation qu’entretient la France avec son Outre-Mer, celui qui est issu de l’esclavagisme, ce qu’on appelle les départements d’Outre-Mer, entre l’indifférence et l’irritation, (…) la difficulté de réconcilier cette patrie des Droits de l’Homme qui est l’identité que s’est donnée la France, et le régime d’exclusion organisé de ces droits qu’est l’esclavage. » (…)

« 1848, où, en fait, l’abolition de l’esclavage s’inscrit comme oubli de l’esclavage. Le moment de l’abolition de l’esclavage, c’est la possibilité d’oublier l’esclavage. C’est, en donnant la liberté, la France s’absout, si vous voulez, de ce crime, et institue l’amnésie sur ses crimes. » (…)

« 1848, c’est aussi deux moments, comme vous le savez : la Seconde République, par un décret, abolit l’esclavage dans les colonies françaises, et par un décret, dans le même mois, déclare que l’Algérie est département français. On a donc les deux moments de l’émergence de cet empire colonial qui sera ensuite construit par la 3eme République, et de la fin. Donc, on a la fin d’un certain monde colonial, au même moment d’une naissance, c’est concomittant, de la naissance d’un nouveau monde colonial. » (…)

« La fin de l’esclavage est lié à la naissance de ce nouveau monde impérial, de ce nouvel empire colonial. Donc, on passe d’un empire colonial à un autre. »

« Et l’abolitionnisme, on le sait, va servir de justification à cette conquête coloniale – que ce soit Madagascar ou l’Algérie, ou dans des pays dits d’Afrique noire. C’est-à-dire, qu’au nom de la lutte contre l’esclavage, on va envahir ces pays. » (…)

« Ça fait partie des discours de la conquête coloniale. C’est-à-dire, on va à cette conquête pour libérer les personnes asservies par les monarques, les rois et les reines, les tyrans locaux. Et on va justifier la conquête coloniale, parce que la conquête coloniale va donc se faire pour libérer ces populations asservies par des tyrans. Et tout l’abolitionnisme va construire justement le personnage de l’abolitionniste comme quelqu’un qui sauve l’Africain de la tyrannie. »

« L’abolitionnisme va être un fort récit humanitaire, un très important récit humanitaire. Il va soutenir une politique humanitaire d’intervention. Il va justifier l’intervention dans les pays souverains, au nom de cet abolitionnisme. »

« Après 1848, il y a toute une série de conventions qui sont signées par les pays européens pour justement faire en sorte que l’esclavage soit des crimes qui soient poursuivis. Donc, on va, et c’est une loi qui va devenir une loi universelle, une loi internationale. Tous les pays devraient y être soumis, même s’ils n’ont pas signé cette convention. Ce qui autorise donc un pays qui a signé la convention à intervenir dans un pays souverain, ce qui autorise par exemple la France, à intervenir à Madagascar, qui est un royaume à l’époque, à intervenir au nom de ces conventions, pour aller sauver les Malgaches qui seraient asservis par la royauté malgalche. »

« 1848 est un moment vraiment important, en cela qu’il a, par son discours, par ce qu’il institue, il efface tout ce qui avait précédé. La traîte négrière et l’esclavage, on n’en parle plus, puisque c’est la liberté qui compte. Et ensuite, il cache aussi ce qui va suivre, c’est-à-dire toutes les conquêtes coloniales (…) Guyane, Martinique, Réunion, on ne s’en occupe plus ».

« On fait que comme si d’avoir aboli, que d’avoir empêché que des gens vendent d’autres personnes, mettait fin à un système. Or, on sait que le régime foncier ne sera pas profondément changé, le racisme ne va pas être évacué dans ces sociétés, donc les relations fortement inégalitaires, les relations sociales, raciales vont continuer à organiser ces societés d’outre-mer… ces colonies esclavagistes. »

« L’abolitionnisme va développer un discours moraliste dans lesquels les rapports économiques, les rapports de force sont niés, et qui présente la question de l’esclavage comme une question essentiellement morale… » (…)

« Nous avons entre deux et trois siècles d’esclavage dans ces colonies, un siècle de colonialisme qui se termine seulement en 1946. Donc, ces terres ne connaissent la démocratie que depuis soixante ans (…) avant, c’était le statut colonial. »

« 1946, (…) ce qui est demandé, c’est l’égalité, puisque 1848 n’a pas apporté, la promesse de l’égalité n’a pas été tenue. Et le tableau que fait Césaire de ces sociétés, c’est des sociétés absolument dévastées : il y a une mortalité infantile absolument scandaleuse, les inégalités foncières sont incroyables, les grands propriétaires font régner leurs lois avec les hommes de main, il y a des nervis, il y a des meurtres (…)  »

« Puisque l’esclavage, c’est la négation vraiment de l’être humain en tant qu’égal à un autre être humain, puisque l’esclave n’est pas un être humain, c’est un meuble. Et donc, la question de redevenir humain (…) est au coeur de la mobilisation, est au coeur de la question anti-coloniale. » (…)

« Mais cette promesse de 1946 n’est pas tenue, comme vous le savez, cette promesse même de l’égalité, l’égalité des droits sociaux dès le départ .(…) Il faut attendre 2002 pour qu’elles soient complètement acquises. Donc, même ces sociétés, entre 1946 et 2002, restent des sociétés… pas tout-à-fait françaises, pas tout-à-fait égales, même si ce sont des citoyens de la République. » (…)

« Tous nés en 1848, c’est à dire que c’est la France, le décret de l’abolition qui nous avait donné naissance. Donc, c’était évidemment de nouveau, tout ce qui s’était passé avant était effacé. (…) »

« Cette universalité, dont la France veut croire qu’elle est universelle vraiment, alors qu’elle est tout-à-fait localisée et française. » (…)

***************************************

« intervention dans les pays souverains, au nom de … »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 12, 2017

Féminisme: réussite scolaire

Féminisme : réussite scolaire

Grüß Gott !

Les filles, dociles et attentives, travaillent mieux à l’école que les garçons, distraits et indisciplinés.

Le vote des femmes et la thèse antiféministe / J. Pernaud / Aubert éditeur / Saint-Brieux / 1928:

« On nous rebat les oreilles et on paraît triompher lorsqu’on nous montre les jeunes filles réussissant souvent mieux que les garçons aux divers examens et concours. (…)

« Mais il résulte de ceci que, moins troublée dans ses sens et par ses passions, plus calme de tempérament et d’esprit, l’écolière est plus réfléchie, plus disciplinée, plus attentive aux leçons, moins distraite de son but. En avance dans le développement de ses diverses facultés, elle a aussi plus d’amour-propre. Plus craintive, plus docile, plus sensible au qu’en dira-t-on, elle s’applique et travaille beaucoup plus que le garçon. Rien d’étonnant donc qu’elle réussisse aussi bien et mieux que lui aux examens et concours qui exigent surtout du travail et de la mémoire. Mais cela ne prouve pas du tout l’égalité, encore moins la supériorité intellectuelle de la femme, car il y a un abîme entre l’intelligence et l’instruction, entre le savoir et le génie. »

« La femme passe des examens, c’est vrai, mais en étudiant les oeuvres des hommes, en suivant leurs leçons, en butinant sur leur biens. Ne lui en demandez pas plus. D’elle-même elle n’a jamais su prendre une initiative hardie, elle n’a jamais rien découvert, jamais rien transformé ou réformé dans le monde. Bref, s’il elle peut, à force d’application et de bonne volonté, s’élever jusqu’à une certaine culture, jusqu’au talent même, elle n’a jamais pu, en aucun genre, atteindre à ce stade supérieur qu’est le génie. »

« Pour nous en convaincre, ouvrons l’histoire de tous les pays et de tous les temps. Que voyons-nous ? A part quelques courtisanes qui ont trouvé et gardé la célébrité, grâce à leur beauté, quelquefois aussi grâce à leurs vices, aucun nom de femme, pendant vingt siècles, n’a mérité de passer à la postérité. Mais pendant ce temps vous trouvez des Zoroastre, des Moise, des Solon, des Socrate, des Aristote, des Homère, des Phidias, des Archimède, des César, des Jésus et des Mahomet, dont les oeuvres défient l’oubli des siècles ! »

« Plus tard, l’histoire inscrira dans l’airain les hauts faits de Christophe Colomb, de Galilée, de Pascal, de Newton, de Corneille, de Shakespeare, de Voltaire et d’Hugo, de Napoléon, d’Edison, de Pasteur, de Lindberg… Mais cherchez donc, au cours de ces trente siècles, une femme, je dis une seule, qui puisse leur être comparée intellectuellement, qui atteigne au génie dans un genre quelconque et qui ait pu créer une oeuvre impérissable et personnelle ? Vous n’en trouverez pas, il n’y en a pas, ni dans la philosophie, ni dans les arts, ni dans la littérature, ni dans les sciences pures ou appliquées. » (…)

« D’ailleurs, c’est seulement dans le roman, genre littéraire inférieur, que les femmes se sont quelque peu distinguées. Il n’y a parmi elles ni historien, ni critique littéraire, ni profond philosophe surtout, car la femme s’attache au détail, son horizon est borné, elle ne voit ni loin, ni grand, ni profond ; la sérénité et l’impartialité ne sont pas de son fait. » (…)

« C’est l’éducation donnée aux femmes qui est coupable. »

« Les féministes, en général, s’inclinent devant ces constatations ; ils conviennent que, jusqu’ici, la femme n’a pas eu la valeur intellectuelle de l’homme, mais cela tient uniquement, affirment-ils, à ce que, jusqu’ici, son éducation a été toute différente et, par comparaison, très négligé. De tout temps et partout on a soigné l’instruction de l’homme tandis qu’on se défait de l’intelligence de la femme ; on lui cachait une grande partie des vérités viriles, on tournait son esprit vers les futilités ; bref, on la maintenait systématiquement dans l’ignorance. Même l’éducation qu’on lui donnaît semblait prendre à tâche d’accentuer encore ses défauts naturels. On ne lui apprenait guère que les arts d’agrément et on la dressait surtout à plaire. Rien d’étonnant que, par hérédité, son esprit se soit porté vers les futilités et vers les chiffons. Mais patience ! Maintenant qu’elle reçoit la même formation intellectuelle de l’homme, la femme va bientôt, dans tous les domaines, devenir son émule et peut-être sa rivale heureuse. »

« Et bien ! ici encore, il suffit d’observer les faits pour détruire cette illusion. »

« De tous temps, la femme s’est plus appliqué que l’homme à l’art culinaire et pourtant il n’y a eu, parmi elles, ni Vatel, ni Brillat-Savarin. De même dans l’habillement, qui fut toujours leur domaine réservé, les créations sont toujours dues à nos grands couturiers – Pas de grands noms de femmes non plus en architecture, peinture ou sculpture. Quant au théâtre, elles se bornent à jouer les pièces, mais elles n’ont jamais su en composer elles-mêmes. Et pour la musique, partie essentielle de toute éduction féminine, que voyons-nous chez les femmes ? D’excellentes interprêtes, sans doute, d’habiles pianistes, des virtuoses dans l’exécution, mais il n’y a pas une seule grande musicienne, pas un compositeur de génie. »

« C’est que le génie ne s’acquiert pas par l’application et le bon vouloir. Le génie ne connaît pas de lisières et, quand il existe vraiment, il arrive toujours à se manifester malgré toutes les entraves, envers et contre tous. Galilée, Voltaire, Aug. Comte, Edison, Renan, ont su tout seuls s’affranchir de leur éducation première et des contraintes sociales et cependant, dans la poursuite de leur idéal ou de leur recherches, ils ont rencontré des obstacles autrement puissants que n’en ont jamais connu les femmes qui, dans le même temps, auraient voulu diriger à leur guise leurs études et leurs recherches. »

« Il y a d’ailleurs bien longtemps déjà que la femme a toute facilité à cet égard. Elle a accès dans les grandes écoles et les étudiantes y reçoivent les mêmes leçons que leurs condisciples masculins. Et pourtant on attend toujours une femme de génie. L’homme continue à créer, à inventer, à découvrir des lois nouvelles, à forcer, l’un après l’autre les secrets de la nature ; il dompte tour à tour tous les éléments, apprivoise la vapeur et l’électricité, prépare des vaccins plus merveilleux les uns que les autres, imagine de profonds systémes philosophiques, découvre le radium, la télégraphie et la téléphonie avec ou sans fils, construit le sous-marin et le voici qui, ayant enfin réalisé la conquête de l’air, s’attaque à de nouveaux problémes et s’apprête à faire mieux encore. »

« Et, pendant ce temps, que font donc ces foules d’étudiantes de tous les pays qui peuplent nos Universités ? Elles passent des concours, se font recevoir doctoresses en droit, en médecine, en sciences, oui, mais en suivant les leçons des hommes, en emboîtant exactement leurs pas, en pillant leurs idées, mais encore une fois sans jamais pouvoir, elles-mêmes, produire une oeuvre nouvelle, originale et forte, une oeuvre de génie enfin ! »

« Et si l’on objectait le nom de Mme Curie, nous montrerions qu’il y a dans son cas une preuve nouvelle et frappante de ce que nous venons d’avancer. Mme Curie fut sans doute la collaboratrice active, dévouée, compétente de son mari, mais elle n’a jamais eu, d’après les renseignés, l’initiative de l’expérience, l’idée qui entrevoit, suggère et découvre. Elle n’aurait jamais découvert le radium, comme tant de gens le croient et l’affirment. »

« Les raisons pour lesquelles, au moment de sa découverte célèbre, Curie a cru devoir refuser la Légion d’honneur pour lui seul et demander au gouvernement d’y associer l’élève polonaise, devenue sa femme, de façon à l’élever ainsi juqu’à lui et à désarmer certaines médisances, ont été dites. Nous ne savons ce qu’il faut en croire au juste. »

« Mais depuis la mort de son mari, bien qu’on l’ait installée à grands frais avec des collaborateurs de choix, dans un laboratoire pourvu d’appareils perfectionnés dont Curie manquait, Mme Curie n’a depuis lors rien imaginé, rien inventé de réellement personnel ou d’original. »

« Le génie de Mme Curie s’est éteint avec son mari ! »

******************************************

« Patience… et illusion. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 1, 2017

Adrian helmet: mild steel

Adrian Helmet : mild steel

Grüß Gott !

French soldiers, during the First World war, were fond of their pretty helmets. Although not very effective.

Helmets and Body Armor in Modern Welfare / Bashford Dean / Yale University Press / 1920:

The French helmet

« The present hat-shaped helmet is worn by all French soldiers in actual service. Its light weight enables it to be worn without fatigue, and its artistic merit touches the pride of the soldier. » (…)

« The French helmet, while apparently simple in structure, requires no less than seventy operations in manufacture. This number, moreover, does not include stages in the preparation of the metal for manufacture, cutting out the plates, etc. » (…)

« The French helmet is made of mild steel, without scales or defects. It must be .0277 inch in thickness, with a tolerance of .002 inch. The steel should be clean and heat-treated. Its tensile strenght is 62,000 pounds per square inch, its percentage of elongation 18 degrees. »

« From this physical caracter, it may without special annealing be pressed into the needed form, and it is sufficiently tenacious not to be shattered when struck by a bullet – the last a feature of great importance, for if the helmet be penetrated, there must be no danger of the bullet carrying fragments of steel into the wound. Hence it is that « half hard » steel is safer to use than hard steel. » (…)

« The French helmet, which is probably the most popular of headpieces in actual service, is functionally the least effective. » (…)

« In a general way, it may be stated that the ballistic value of the French helmet is about one half of the British helmet. Thus, while the British helmet will resist perforation by an automatic revolver at ten feet, which has a bullet weighing 230 grains and a muzzle velocity of 700 foot seconds, the French helmet would be perforated by a similar missile having muzzle velocity of about 400 foot seconds. » (…)

« There can be no question, accordingly, that the French helmet does not take hight rank ballistically. It is penetrated at about one half the blow which the English helmet is able to resist. On the other hand, it weighs nearly one fourth less and can, therefore, be carried with minor fatigue. » (…)

« Also it is fair to say that each helmet has a morale of its own. That of the French helmet is high : its weaerer takes it seriously and it would do him no good to tell him that his is not the best model for his needs. He becomes fond of his helmet and his feeling towards it is a distinct asset in the problem. He is convinced that its shape is excellent, he is accustomed to its lighter weight, and he would gladly wear it under conditions in which he would probably cast aside a heavier and a better helmet. »

« As an example of this, one wonders vainly why the French helmet is allowed to remain narrow in brim over the ear and temple ; for, obviously, tle lack of protection in this vital region must have cost the lives of many wearers. A critic may also note that the casque Adrian might be lightened at least 3 ½ ounces (100 grams ) by removing from of it its various ornamental devices, a procedure which would also, by the way, considerably help to reduce the time and expense of its manufacture. But here, again, we touch the question of morale (in this case, aesthetical), which plays an important part even in the business of war. »

The British helmet

« The present British helmet, shaped like an inverted bowl with narrow shelving rim, was devised in 1915 by an English inventor, Mr Brodie, who after many experiments came to the conclusion that this simple type of head defense would probably be found the most serviceable ; he emphasized especially the fact that it could be cheaply and rapidly produced, for its simple shape enabled it to be pressed in metal of high ballistic quality. » (…)

« For ease of manufacture it left little to be desired ; its shallow dome could be stamped out in a single operation without unduly thinning the metal in the crown ; its brim was made wide enough to protect the wearer’s face and shoulders from splinters ans shrapnels ; and its shell was far more resistant than that of the French helmet. In the matter of its steel the recommandation of sir Robert Hadfield was followed, who pointed out the the many virtues of a high percentage (roundly 12 per cent) manganese steel. »

« This alloy, rolled in sheets of twenty gauge of .036 inch, would resist with remarkable uniformity pistol bullets of 230 grains jacketed with cupro-nikel, travelling at the rate of 600 foot seconds. Such a bullet, it is true, produced a deep indentation in the metal, but it did not break through. Morever, if at higher velocity the projectile passed through the plate, no shattering or splintering occurred to aggravate a wound. The demerit of this metal was its liability to indent deeply, for this would be apt to cause fatal injury to the wearer. » (…)

The German helmet 

« No information, infortunately, is at hand dealing with the experimental results of the German in this field. There is no doubt, however, that they have considered this subject in an extended way, for a careful study of their present helmet and body armor shows clearly that they have consulted not only able metallurgists but technical expert in the field of armor. »

« They have probably secured the best results for the protection of the soldier during the present war. »

« The actual « trench helmet » while the heaviest of those in actual use – weighing two pounds ten and one half ounces, against the two pounds two and one half ounces of the British helmet – protects a lower zone of the head ; it covers, in fact, the neck region, temples and ears to a depth of two inches greater than the British helmet. We may, therefore, fairly assume that from this reason alone it has saved a greater proportional number of its wearers. Its metal, we may note, is hardly inferior to the British manganese alloy. »

« Several specimen measured showed a thickness of .040 inch at the top and .045 inch above the brim. »

« The shell of the German helmet weighs two pounds six ounces. »

« A sample analysis of a helmet showed:

Carbon .37

Silicon 1.54

Manganese .90

Nickel 1.94

« Test made in the Ordnance Department of Washington (several specimens) showed that the helmets resisted the Government automatic revolver, 1917 model, and automatic pistol, model of 1911, bullet weighing 230 grains and velocity up to 900 foot seconds. The present writer confirms this result and notes that a helmet tested at Ford’s plant in Detroit gave even better results – or about 1,000 foot seconds ; he learns, however, that considerable variation exists in the ballistic strength of German helmets. » (…)

*****************************

« The French helmet… is functionally the least effective. »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 26, 2017

1914-1918: combat à la baïonnette

1914-1918: combat à la baïonnette

Grüß Gott !

Les braves poilus français, aiment à rougir leur arme blanche, du sang des soldats allemands.

Les principes du combat à la baïonnette dans les lignes de repos / André Gaucher / Berger-Levrault / 1915:

„ Le caractère scientifique de cette guerre ne saurait nous faire oublier son caractère héroïque. Ce n’est pas seulement le terrible génie de l’humanité, c’est aussi son âme qui grandit et qui s’élève. Au centre des prodigieux moyens de destruction dont il dispose, le courage de l’homme s’est exalté, justifiant le vers stoïcien et montrant la volonté humaine supérieure à toutes les forces du monde. Seule, sous l’ouragan meurtrier, sous le vent mortel de la bataille, notre nature physique semble d’abord amoindrie. Mais laissez passer la foudroyante rafale, attendez l’accalmie de la tempête d’acier et, de nouveau, l’homme est debout. Regardez-le. Il s’élance. Car cette victoire que la formidable voix du canon appelle pendant des heures, pendant des jours, il sait qu’il la devra saisir de ses mains, sur le corps sanglant et meurtri de l’ennemi, dans cet instant bref et décisif où la guerre moderne rejoint l’épopée et où la baïonnette de nos fantassins s’incline comme la lance des héros de l’Illiade et reflète le même éclair. “

« Qu’on nous pardonne ces formes imagées ; mais elles peignent, avec exactitude, la réalité. En effet, la puissance de notre artillerie, la force de nos explosifs, ne sont que des moyens qui permettent de « déclancher » – c’est le terme militaire – la course rapide du héros, le bond victorieux d’Achille. Que ce soit au pied des Balkans, dans les plaines de Mandchourie ou sur les bords de la Marne, l’expérience de la guerre a mis en évidence le rôle décisif de l’arme blanche. Le canon, la mitrailleuse, le fusil préparent la victoire. Mais c’est la baïonnette qui la décide. A l’heure actuelle on ne conquiert pas un pouce de terrain, on ne prend pas une tranchée, sans qu’on ait fait appel à cette ultima ratio de l’infanterie demeurée la reine des batailles. »

« N’y a-t-il pas là de quoi réjouir des Français ? Nous considérons avec raison la baïonnette comme une arme nationale. Notre instinct nous le dit qui n’est que le sentiment plus ou moins clair de nos merveilleuses aptitudes offensives. Et si ce n’était notre instinct, n’y aurait-il pas l’histoire, en particulier l’histoire des guerres de la Révolution et de l’Empire, qui montre l’éclatante supériorité de nos troupes dans l’emploi de l’arme blanche, l’arme redoutable entre toutes, l’armée des braves ? » (…)

„ Et ce qui est merveilleux pour les esprits qui savent lire dans cette psychologie du combat énigmatique aux profanes, c’est qu’à chacun de ces moments de l’action, correspondent d’admirables qualités du soldats français. Seulement, les unes sont spontanées et les autres ont besoin d’être éduquées.“

„ Ce qui est spontané, c’est ce goût, c’est cet instinct de l’offensive en commun, tout à fait spécial à notre race. La furia francese, vieille comme le sang gaulois, n’est pas un vain mot. C’est un phénomène ethnique d’énergie collective. « Mes hommes, lancés en avant, me disait un des plus glorieux héros de l’Argonne, le général Malterre, partaient comme des fous et revenaient grisés, les baïonnettes rouges jusqu’au quillon, racontant des choses extraordinaires ».“ (…)

„ Et il paraissait impossible de combler cette grave lacune de notre entraînement à l’arme blanche. Car, enfin, la plus grande partie de nos soldats se trouvait sur le front. Ils se servaient tous les jours de la baïonnette. S’en servaient-ils bien ? Oh ! cela ne faisait pas de doute. Il suffit pour répondre à la question, de connaître la popularité de «Rosalie». Mais, ne pouvaient-ils s’en servir mieux ?

Ceci, c’est autre chose. Quelques-uns de nos lecteurs, sans doute, ont visité le champ de bataille de la Marne. Aucun d’eux n’a-t-il rencontré, sur l’immense charnier, un de ces couples terriblement fixés dans le geste réciproque de la mort. Ils sont nombreux, trop nombreux ces « coups doubles » dont la fréquence souligne l’élan, la fougue, le courage, et prouve aussi, hélas, l’inexpérience. “

„ D’autres échos parvenaient du front. Nous n’ignorions pas quelle curiosité des multiples secrets du combat poursuivaient nos braves dans ces lignes de repos où il n’est pas si facile, tous les poilus le disent, de s’affranchir de l’obsession de la bataille. Ici, on étudiait la parade du coup d’assommoir familier des Boches avec la crosse.“

„ Là, on s’entraînait, au moyen de sacs de son, à acquérir cette détente sèche, appuyée par le poids du corps, qui crève d’un seul coup la peau, cette peau humaine dont l’incroyable résistance surprend toujours les novices. Ailleurs – car ce n’est pas tout d’entrer, il faut ressortir – on s’évertuait à trouver le tour de main indispensable pour retirer brusquement la terrible lame quadrangulaire sur laquelle, paraît-il, les lèvres de la blessure coïncent très souvent, forment ventouse. Des parades, des bottes, des procèdes particuliers, des trucs employés dans le corps-à-corps, voilà certainement ce qui intéressait, ce qui passionnait nos « poilus », pendant leurs heures de loisir, au moins autant que la manille. “

„ Et nous en avions la preuve, lorsque, parfois, dans ces milieux parisiens où des éducateurs passionnés préparaient nos « Marie-Louise » la jeune classe 1915, à ces charges à la baïonnette, qu’elle vient d’exécuter si brillamment sur le front, nous voyions paraître quelque blessé convalescent. Il s’intéressait au travail, posait des questions : « Que feriez-vous dans tel cas ? Dans tel autre ? Voyons, par exemple, comment se débarrasse-t-on de deux adversaires ? » Et, c’était toujours l’invariable réponse : « Prenez donc le fusil d’étude, le masque, tenez, vous allez voir ! » Il repartait, ravi, en possession de quelques coups, absolument sûr de lui-même. Et nous songions avec tristesse : « Oui, mais les autres., tous les autres, comment font-ils ? Comment peuvent-ils s’entraîner ? Ah ! si nous pouvions y aller ! Si nous obtenions l’autorisation d’apporter aux hommes les outils nécessaires avec la manière de s’en servir. Après, cela irait tout seul. Nos gars sauraient bien se débrouiller. » “

„ C’est ainsi, qu’est né l’idée du Comité du « Combat à la Baïonnette ». Elle consiste à mettre à la disposition des soldats dans les « lignes de repos » où ils se reposent et où ils louent les éléments d’un jeu nouveau, d’un sport à la fois passionnant et utile qui, tout en distrayant les hommes, multiplie rapidement leur valeur combative. Nos soldats, jouent aux quilles, au foot-ball, aux barres. Et bien, pourquoi ne joueraient-ils pas à La baïonnette ? “

„ Cette idée très simple, qui n’est pas, comme on le voit, une grande pensée, mais qui, inspirée par la sollicitude pour nos soldats, par le souci de ménager leur vie, a ceci de commun avec les grandes pensées chez nous, c’est qu’elle vient du cœur… (…) “

**************************************

« N’y a-t-il pas là de quoi réjouir des Français ? »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 17, 2017

Mitterrand: ambiguïté & sinuosité

Mitterrand: ambiguïté & sinuosité

Grüß Gott !

François est selon le vent, un pétainiste fervent, puis un résistant ardent, car c’est un homme prudent.

Fier d’être Français / Max Gallo / Fayard / 2006:

„ Et dans les bureaux de Vichy, des décorés de la francisque par Pétain deviennent, à temps, résistants. “

„ Mitterrand, puisque c’est de lui qu’il s’agit, jeune et beau, avait fait bonne figure dans ce milieu de cacochymes et d’ambitieux. Il avait serré la main du vieux maréchal qui l’avait décoré, et de Bousquet qui s’occupait de nettoyer la France de ses juifs.“

„ Puis il s’était engagé dans la Résistance. Il était passé du bridge au poker – voilà qui donne la mesure des choses. Il avait découvert, en pratiquant ces jeux, qu’à tricher on peut gagner, et aussi que la belote restait, en ces années-là, le plus répandu des divertissements français.“

Youtube.com / Mitterrand / Pétainiste ou résistant ? / Vidéo / Internet:

« Il a été membre de l’admistration de Vichy, celle qui collaborait avec les Allemands, jusqu’au milieu de la guerre, avant de passer à la résistance. »

« On apprend que le futur leader de la gauche française a été un fervent pétainiste, et ce, pendant de nombreuses années. » (…)

« C’est un admirateur, très clairement, du maréchal Pétain. En décembre 41, il intégre le gouvernement de Vichy, comme petit fonctionnaire. (…) Son rôle, c’est d’établir des fiches sur les opposants au régime de Vichy. » (…)

« Il reste néanmoins fidèle au régime de Vichy, c’est pourquoi il reçoit la francisque en 1943, signe d’estime suprême de la part du Maréchal. » (…)

« La fin de l’année 1943 marque clairement une rupture dans le parcours de François Mitterrand, puisqu’il rejoint la Résistance, sous le pseudonyme de Morland. » (…)

„ Donc, c’est ce qu’on appelle : un vichysto-résistant“, une espèce particulière. (…)

« Il va falloir attendre le printemps 1943, avec la chute de Stalingrad, pour voir les Allemands reculer, et Mitterrand gagner cette fois-ci, définitivement, la résistance. Et 1943, c’est aussi l’année où il reçoit la francisque. Vous voyez ainsi le double jeu. On l’a appelé le machiavel français. Je me demande si dans son parcours, il n’y a pas une forme d’opportunisme. » (…)

Television.telerama.fr / Mitterrand / Un vichysto-résistant / Jean-Pierre Azema / Audio / Internet:

„ Mitterrand, il est un peu, comme d’habitude, entre les deux. Il est un peu les deux à la fois. C’est-à-dire, je pense, qu’il est plus marqué que d’autres par son maréchalisme. Il va conserver beaucoup d’ampathie, dans le fond, pour Pétain. Et bien sûr, il est resté très têtu pour montrer qu’il a tord. Enfin bon…, et cetera, et cetera. Mais, il y a quelque chose, c’est une période qu’il n’a jamais reniée, parce que c’était Mitterrand, c’est le bonhomme. Mais en même temps, je pense que, plus profondément, parce que c’était ainsi, et que, dans le fond, y avait pas tellement de choix, pensait-il, entre 41 et 42. Et en même temps, si il est marqué, il n’empêche que, dans le même temps, la transgression, la rupture, je crois, représentait quelque chose de très dur, de très profond. C’était une décision, progressive, qui a dû lui coûter. Et à cet égard-là, je pense qu’il peut faire partie, aussi, de ma tribu à moi, de vichysto-résistant. “

La résistance à l’épreuve du temps / Le monde en questions / Pierre Beuchot / Vidéo / 2003:

Jacques Baumel:

« Je suis celui qui a accueilli dans la résistance François Mitterrand. La première personne qui l’a connu pour entrer dans la résistance, c’est moi. »

« Le comité exécutif de Combat avec Frenay, Bourdet et autres, m’avait chargé d’entrer en contact avec un personnage qu’on ne connaissait pas du tout, sur lequel on avait beaucoup d’inquiétude, et on m’a dit : „ Ecoute, vas-y, prends le contact, tu nous diras un peu ce qu’on peut en tirer.“ Et c’était assez tard, excusez-moi de vous le dire, c’était vraiment beaucoup plus tard que certains l’on dit. »

Pierre Messmer:

« Il commence par être vichyste, et un vichyste militant, puisque le maréchal lui remet la francisque, hein. C’était un signe de confiance assez exceptionnel ! Alors, même si monsieur Mitterrand est un artiste du double jeu, il faut croire qu’il avait bien joué le jeu vichyste pour qu’on lui remette la francisque. Mais en même temps, enfin… par la suite, c’est un vrai résistant. Mais il devient un vrai résistant, surtout à partir du moment où il est clair que les Alliés vont gagner. »

Les vichysto-résistants de 1940 à nos jours / Bénédicte Vergez-Chaignon / Perrin / 2008:

„ C’est durant la même période que se situe l’attribution à Mitterrand de la francisque, décoration qui distiguait en principe les meilleurs soutiens de Pétain et de la Révolution nationale. La décision fut prise entre février et la mi-avril 1943 et la décoration fut décernée à la fin du printemps ou au début de l’été. “ (…) Il devait plus tard la présenter comme une manière de trompe-l’oeil et de protection.“ (…)

„ François Mitterrand est élu président de la République. Un homme qui a été salarié à Vichy de la Légion française des combattants et du commissariat aux Prisonniers de guerre, qui a publié dans la revue France, financée par le cabinet de Pétain, un homme qui a été décoré de la francisque, vient d’être élu à la tête de l’Etat. A peu près tous les Français l’ignorent.“ (…)

„ Un homme qui a dirigé un petit mouvement de résistance, qui a fait sous l’Occupation le voyage de Londres et d’Alger, qui a été secrétaire général provisoire à la Libération. Guère plus de Français ne le savent.“

François Mitterrand ou le triomphe de la contradiction / Jacques Patoz / Giovanangli Editeur / 2005:

„ Mais le plus compromettant reste à venir. Au début de l’été 1943, l’ordre de la Francisque lui est attribué, et il ne s’agit pas d’une décoration banale. La Francisque a été instituée le 16 octobre 1941 pour distinguer les plus fermes partisans du régime. “ (…)

„ C’est donc une distinction qui n’est destinée qu’aux purs et durs du pétainisme. On en attribuera moins de 5.000. François Mitterrand est inscrit sous le numéro 2.202. Alors, faut-il le considérer comme ayant été, jusqu’à cette année 1943 au moins, à l’avant-garde de la collaboration, ainsi que ses adversaires ne manquent pas de le proclamer dès la Libération ? Les choses ne sont pas si simples. “

„ Le fait est qu’alors que la Francisque lui est décernée, il a commencé à s’engager dans la Résistance. Evidemment, il aura mis du temps à se décider. “ (…)

„ Et, le 13 février, il a franchi le pas. Il a participé, à Montsaur, dans les Hautes-Alpes, à une réunion organisée à l’initiative d’Antoine Mauduit, le fondateur de „La Chaîne“, un „réseau d’action pour le redressement de la France et pour la défense de la civilisation chrétienne“, au cours de laquelle a été décidé la création d’un „Comité de lutte pour les prisonniers“ dont l’ambition est de rassembler les divers petits groupes de résistance constitués par d’anciens prisonniers. Il a été choisi pour être l’un des dirigeants, et il le sera sous le nom de guerre de Morland, qu’il conservera jusqu’à la Libération.“ (…)

„ On peut évidemment s’interroger sur les causes profondes de cet engagement. Prise de conscience tardive que, quoi qu’il ait pu dire, le Maréchal Pétain est incapable de faire obstacle aux ambitions de l’occupant, comme vient d’en témoigner, le 11 novembre 1942, l’entrée de la Wehrmacht dans la zone sud, en violation formelle de la convention d’armistice ? Manifestation d’un opportunisme prudent dès lors qu’il paraît de plus en plus problabe que l’Allemagne – qui n’a pu s’opposer au débarquement allié en Afrique du Nord et dont l’armée ne parvient plus à s’imposer sur le front Est (elle va capituler à Stalingrad le 2 février suivant) – va perdre la guerre ? Difficile de se prononcer. “

**************************************

« Manifestation d’un opportunisme prudent… ? »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 13, 2017

Féminisme: la foune et la flore

Féminisme : la foune et la flore

Grüß Gott !

Une féministe révolutionnaire, mais pas vulgaire, se penche sur un problème de fond.

Pourquoi je suis chienne de garde / Isabelle Alonso / Laffont / Paris / 2001:

« A vingt ans, j’avais une très belle vulve ; aujourd’hui, je me rends bien compte que les lèvres et lymphes sont un peu pendantes. »

„ A quel point de perversion faut-il parvenir pour que l’aspect éventuellement pendouillant d’un bas-ventre soit caractéristique d’un sexe… féminin ! Si quelqu’un pendouille de l’entrecuisse, c’est quand même pas nous ! Notre sexe était jusqu’à maintenant le seul spot de notre anatomie qui ne nous valait pas de complexes, inexistant comme on nous le décrivait (envie du pénis par manque d’organe, rappelez-vous). Et voilà que l’émergence de la chatte littéraire nous conduit directement à l’angoisse ! Quoi ? Ça pend ? On va finir par nous vendre des cosmétiques fermeté de la lèvre, des onguents souplesse du clitoris, des lotions netteté de la fente ! Et, pour finir, de la chirurgie esthétique lifting du minou, abricot siliconé, sourire vertical liposucé ! J’arrête, ça m’excite ! “ (…)

Même pas mâle / La révolution clandestine / Isabelle Alonso / Laffont / Paris / 2008:

« Slip en danger ! »

« Au début, on a du mal à saisir le propos. Les pandas sont en danger. Bon. La banquise est en danger. Ok. L’équilibre budgétaire est en danger. Nothing new. Mais le slip en danger ? En danger de quoi ? On sait pas au juste. Qu’est qui peut bien menacer un slip ? Quel est le risque de mener une vie de culotte ? Le slip est en contact soit avec l’air, quand on est en jupe, soit avec le pantalon quand on ne l’est pas. Le danger viendrait de la pollution atmosphérique. Faut pas exagérer, le slip est plutôt moins menacé que la cravate. Du frottement du pantalon ? Le slip est pas chochotte à ce point-là, même la dentelle est solide de nos jours… »

« Bon Dieu mais c’est bien sûr ! Suffit de retourner le problème ! La foufoune ! C’est elle qui menace ! Il y a péril en la culotte ! Plaqué contre une chatte toute la journée, un rêve pour beaucoup d’hommes, mais un cauchemar pour un slip de femme. Quelle angoisse. S’il avait su, il aurait fait napperon, ou col Claudine… Il était mal, le pauvre, branché direct sur le berlingot. Il crie au secours, le malheureux ! Il y a urgence ! Heeelp ! Déchirant, le cri du slip le soir au fond des bois… C’est comme ça qu’on a inventé le protège-slip. Il était temps. »

« Protéger contre quoi, au fait ? On croit le deviner. Le sourire vertical a sa façon à lui d’écumer, figurez-vous. C’est un milieu humide, émotif, vivant, et autonettoyant… Il dépose parfois quelques microgrammes irisés de nacre ou de désir au creux du textile. Rien que de très normal, ni plus ni moins incommodant que la salive… S’en « protéger », vexation lingère, mortification supplémentaire… Les plus naïves, déjà déstabilisées, déjà accros au déo à minou, n’ont qu’un petit pas à franchir… »

« Elles se fourbissent donc le calbute avec un protège-slip classique, de bon aloi. Always garnie, jamais prise au dépourvu. Son slip sera bien propre ce soir quand il arrivera dans le linge sale. Logique imparable. Et si elle met un string, pas de problème, ils ont pensé à tout ! Le protège-string, ça existe. Et même, version sexy, le protège-slip noir. Quel progrès ! C’est hallucinant ! Des siècles de civilisation pour en arriver à ce raffinement sublime, finesse ultime de l’Occident ! Qu’est -ce qu’on pourrait bien élaborer de plus subtile qu’un string noir ? Et bien, on peut. Le génie marketeur n’a pas de limite. Au-delà du miniprotège-string, au bout du raisonnement, on trouve le micro, encore plus petit, pour le micro string. Et pour celles qui ne portent pas de culotte ? Laisseraient-ils un segment de marché leur échapper ? Ils vont bien trouver le moyen de nous concocter un confetti autoadhésif, fluo ou translucide, à se coller sur la case trésor histoire de meubler, de mettre de l’ambiance… Ça pourrait clignoter, ou faire de la musique, un truc créatif, inattendu, enfin du nouveau du côté de la chatte. On commence à l’avoir beaucoup vue, elle va finir par lasser. »

« Quand les anglais débarquent, il faut redoubler de vigilance. Sécurité, protection, fuite, tout un vocabulaire pénitentiaire pour encadrer le phénomène… C’est plus une foune, c’est une prison. Faut du système d’alarme, de la surveillance, du contrôle pour endiguer ce flot impur qui nous abreuve le sillon. Malédiction, saleté, souillure irrémédiable qui fait tourner la mayonnaise, faner les fleurs et interdit d’aller à la piscine. A croire que la nature nous déteste, nous stigmatise, nous en veut. Pour un peu, on crierait à la persécution ! En vrai, y a pas de quoi en faire un pataquès. C’est du bon sang, pas du sang sale et encore moins du sang honteux, c’est le messager de l’oyygène, celui qui bout, celui qui ne fait qu’un tour, celui qui circule. C’est le sang de la vie. C’est le berceau initial du bébé qui ne naîtra pas. C’est du sang joli. Seules celles qui espèrent être enceintes peuvent légitimement y lire du négatif. Pas dans le sang lui-même, mais dans la déception qu’il signifie. Or une femme est plus souvent pas enceinte qu’enceinte, surtout dans nos contrées. C’est le seul sang écoulé qui ne vient pas d’une blessure, même si de très vieilles langues de vipères ont chanté le contraire et, comme Alfred de Vigny, maudit La Femme, enfant malade et douze fois impure. Le sang des règles, c’est juste la secrète correspondance entre la lune et nous, qui signale que tout va bien, qu’un jour, si on veut, quand on veut, une promesse de bébé gardera le sang à l’intérieur pour faire grandir l’enfant bien à l’abri… Ce n’est pas une malédiction, c’est, au contraire, la plus réconfortante des bénédictions… »

« Dans la rue, dans la foule, dans les files d’attente ou parmi les passagers d’un train, un individu féminin sur douze, y compris les bébés et les mamies, une femme sur quatre, entre puberté et ménopause, est frappée par l’inavouable anathème. Ça n’a rien de rare, rien d’exceptionnel. Mais faut que personne se doute. Faut pas que ça se sache, et surtout, surtout, faut pas que ça se voie. Gare à la tache qui trahirait. On se fourre des tampons super-plus que « s’ouvrent en corolle à l’intérieur du corps pour une absorption parfaite en un sentiment de propreté extrême », ouf… Extrême, la propreté, c’est promis. Soulagement. Mais on n’est jamais trop prudente, on en rajoute dans la protection du slip, plus en danger que jamais. Le souffle court, les sens en éveil, on se colmate l’entrejambe, en fixant, d’un geste sûr, un gadget réconfortant, merveille technologique, exprès pour, avec des ailettes sur les côtés ajustables par pression, qui assurent une sécurité tous azimuts, pas de fuite, pas de nuage radioactif, pas de guerre mondiale, rien ! Tranquille ! Ouf ! On l’a encore échappé belle, jusqu’à la prochaine fois… » (…)

« Nous savons tous qu’un corps humain privé d’hygiène ne met pas hyperlongtemps à émettre des signaux olfactifs parfaitement incommodants, c’est une évidence ! L’urbaine carcasse, pressée, stressée et habillée, glisse facile vers le nauséabond. Pour peu qu’on prenne une douche par jour, avec une intervention raisonnable de savon de Marseille, on reste dans l’olfactivement correct. Pour vingt-quatre heures et pour pas cher… Et si on fait une pause gymnase, on recommence, ça suffit amplement… Mais par ces temps de globalisation, mondialisation, marchandisation et tout libéral, il est urgent de dépenser plus pour sentir pareil ! Le matin, un petit pschitt de mousse dans les muqueuses, pour quelques centimes d’euros, et hop ! fraicheur assurée ! Enfin, temporairement ! Pour deux heures seulement… Au-delà de cette limite, votre ticket de métro secret émettra de nouveau. C’est qu’elle y met du sien, la case-trésor, c’est du non-stop… »

« Rassurez-vous. Vous n’aurez pas à rentrer précipitamment six fois par jour chevaucher votre bidet. Ils ont pensé à tout, les déchatiseurs d’ambiance. Ont inventé des lingettes que vous pouvez enfouir au fond de votre sac à main. Une toutes les deux heures, faites le compte, il faut prévoir un budget spécifique. Et penser à regarder sa montre, pas laisser le moment où ça se remet à fouetter. Que les gynécos assurent que le résultat de cette hyperhygiène est une fragilisation du terrain et une réceptivité accrue aux infections, labos et pharmaciens s’en foutent. » (…)

« Il est à noter que chaque femme possède sa propre odeur suivant son état d’excitation, de l’étape du cycle menstruel et de propreté. » (…)

« En tant que pratique sexuelle orale, le cunnilingus demande une bonne hygiène des deux partenaires. Si malgré une hygiène irréprochable le partenaire se sent rebuté par l’odeur de la vulve, l’utilisation de lubrifiants aromatisés peut être une solution. De plus, l’épilation partielle ou totale du pubis évite à celui ou à celle qui prodigue le cunnilingus d’ingérer des poils. » (…)

*****************************

« Heeelp ! »

Claire GRUBE

Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 3, 2017

Tulle: mutilations françaises

Tulle : mutilations françaises

Grüß Gott !

Les partisans français, intentionnellement ou accidentellement, mutilent les cadavres allemands.

La Das Reich / 2e SS Panzer Division / Guy Penaud / La Lauze / Perigueux / 2005:

« La vision des corps mutilés (par les balles, ont précisé les résistants ; écrasés par un camion, ont soutenu les officiers de la « Das Reich ») de soldats allemands, qui, selon les dires de certains habitants immédiatement interrogés par le service de renseignement de la division, auraient été abattus alors qu’ils voulaient se rendre pouvait servir de prétexte pour justifier de dures représailles. » (…)

« Le conducteur n’avait-il pas entendu le signal « stop » ? avait-il fait une fausse manoeuvre ? ou avait-il eu hâte de se sauver en apprenant l’arrivée soudaine de renforts allemands ? Toujours est-il qu’en reculant le camion était passé sur quelques cadavres de soldats. (…) puisque des cadavres de militaires allemands se trouvaient ainsi mutilés et pour certains encore sous les roues du camion quand les officiers de la « Das Reich » les avaient découverts. » (…) alors que, de toute évidence, il s’agissait d’un accident mécanique et tout au plus d’une maladresse. » (…)

« Divers témoignages de militaires ou de civils allemands retrouvés par Bruno Kartheuser sont assez contradictoires sur la question des « mutilations » dont auraient victimes, d’après la rumeur, les victimes allemands ; à vrai dire, à la lecture des déclarations ultérieures de SS il n’a pas trouvé une seule qui rapporte un témoignage direct cde ces atrocités : tous ceux qui exprimèrent ce reproche (pour la division « Das Reich », Heinz Lammerding, Detlef Okrent, Heinrich Wulf, Otto Hoff ou Albert Stückler) colportèrent indirectement les dires de témoins dont il sembe difficile de soutenir la crédibilité. »

Tulle / Jean-Jacques Fouché / Gilbert Beaubatie / Editions Lucien Souny / 2008:

„ Plusieurs témoins ont décrit ces corps hachés par la mitraille et déchiquetés par des grenades. Ont-ils subi des mutilations sexuelles comme une rumeur persistante continue d’en faire état ? L’affiche n’y fait aucune allusion.“ (…)

„ Le journal nazi justifiait la mesure par le contexte : „ Des soldats allemands, tombés aux mains des insurgés, ont été assassinés. Dans la zone principal de résistance de Tulle, après la reprise de la ville, les cadavres de soldats allemands ont été retrouvés le crâne enfoncé et les yeux crevés. Les insurgés ont écrasé des soldats allemands encore en vie avec de lourds camions, jusqu’à les rendre méconnaissables.“ (…)

„ Et Bridoux ajoutait : „ D’après certains témoignages, quelques femmes accompagnant les terroristes, se livrèrent alors à des actes hautement répréhensibles à l’égard des dépouilles de quelques soldats.““ (…)

„ Qu’en est-il de cette affaire, fantasme ou réalité ? Dans les dossiers de l’information judiciaire nous trouvons un récit affirmant l’existence de mutilations. (…) Marcel Schneider était agent de liaison de la 5e Cie du bataillon d’éclairage de la Das Reich : „ J’ai vu les victimes allemandes auxquelles ils avaient coupé le membre viril qu’ils avaient placé dans la bouche ; j ai vu aussi des doigts coupés et des crânes défoncés à coups de crosse ou de matraques. “

„ Le dossier de l’information judiciaire contient les témoignages des médecins français Ménantaud, inspecteur départemental de la santé, et Toty, de l’hôpital de Tulle : ils n’ont pas signalé de mutilations sur des cadavres de soldats allemands reçus à la morgue. Enfin, comme nous l’avons dit, le médecin allemand de 95e régiment apporta un témoignage non soupçonnable de falsification : je n’ai eu, jusqu’à ce jour, connaissance d’aucunes mutilations exercées sur nos hommes.“

Das Reich / Max Hastings / London / Michael Joseph / 1981:

„ Citizens of Tulle ! “

„ Forty German soldiers have been murdered in the most abominable fashion by the communist gangs. (…) The appalling and cowardly fashion in which the German soldiers have been killed proves that the instruments of communist destructrion are at work.“ (…)

„ Heinrich Wulf and his SS colleagues say that, early on the morning of 9 June, the senior divisional doctor who had been collecting the German dead from the battle arrived at headquarters to report that a single group of forty bodies had been discovered, horribly mutilaled. Their faces had been stove in, and their testicules cut off and stuffed in their mouths. It was for this act, the Germans alleged, rather than for the Resistance attack, that reprisal were to be taken. “ (…)

„„ We refused to look closely at these bloody corpses. Was it fear of death, or did we refuse to admit to ourselves that Frenchmen could do such a barbaric thing ? The German soldiers had always behaved correctly to the French population – why then this fury to massacre Germans in this fashion ? ““ (…)

„ Schmald found a hiding place in the kitchens, and far into the night of 8 June he lay suffocating amidst the smoke and ruins of the school, barely clinging to life. When he staggered from his refuge to meet the relief column, he was consumed with bitterness. He claimed that most of those who had surrendered were now among the mutilated bodies found by the SS.“ (…)

„ Former leading member of the Armée Secrète in the Corrèze :

” Ah, yes, the business of the mutilated and executed prisoners. I have written and said many times since the war that it is unthinkable that résistants coud have behaved in this fashion. However, I have spoken to many of those who where in Tulle during the battle, and there is no doubt that it was true. The Spaniards among them, you know… I tell you this because I, as a Frenchman, can never say it. For you, as an Englishman, it may be of interest. But should you ever suggest that I was the source of this assertion, of course I shall deny it absolutely… “” (…)

Lepopulaire.fr / Limousin / Actualité / Le médecin allemand qui avait protégé les maquisards tullistes vient de décéder / Internet:

« 9 juin 1944 : les SS préparent les représailles. Le Dr Schmidt raconte : « parce qu’on voulait avoir une justification présentable d’une certaine manière au niveau international pour les mesures de représailles, je fus cité en ma qualité de médecin de la place auprès du médecin principal de la division Das Reich. Il me demanda si j’avais constaté des mutilations sur les cadavres de nos soldats tombés la veille. Contrairement aux affirmations disant que cela avait été le cas, j’ai déclaré énergiquement que je n’avais pas constaté de mutilations sur les 60 morts que j’avais vus. » (…)

Gloumouth1.free.fr / Tulle / Témoignage / Jean-Paul Reb / 10 juillet 2005 / Audio / Internet:

« Et à la suite de ça, tous ces Allemands qui étaient morts, qui étaient par terre dans la rue, qui étaient… alors moi j’suis allé voir, c’était affreux… les femmes étaient venues… Alors, pfuu, on leur avait coupé le ventre, on leur avait coupé les parties, on leur avait mis les parties dans les casques. C’était épouvantable, hein. Les femmes venaient, leur tapaient dessus, sur ces cadavres qui étaient là, quoi. C’était la vengeance, quoi. C’est affreux quoi, hein. J’suis rentré à la maison, mais… on en tremble pas mais… de voir des morts comme ça partout, c’est épouvantable, hein. »

*********************************

« fantasme ou réalité ? »

Claire GRUBE

« Newer Posts - Older Posts »

Categories