Claire GRUBE : blog histoire

De la Résistance à l’Indochine

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De la Résistance à l’Indochine

Grüß Gott !

Des résistants français, pour la liberté, luttent contre l’occupant. Puis occupent.

De Gaulle face à l’Indochine / L’aveuglement / Internet:

« L’auteur met directement en cause la responsabilité du général De Gaulle qui après le 15 août 1945 et la capitulation du Japon, a lancé la France dans un conflit aventureux pour rétablir la souveraineté française en Indochine. »

« Contre toute attente, de Gaulle donne les pleins pouvoirs civils et militaires à l’amiral d’Argenlieu et confère au général Leclerc, placé en position subalterne, le commandement des seules forces terrestres. Il n’a qu’une idée en tête, briser les résistances « révolutionnaires » avant d’arriver à sa solution politique qui écarte toute notion d’indépendance. »

Wikipedia.org / Marcel Bigeard / Internet:

« Le général Bigeard a longtemps été le militaire français vivant le plus décoré. Ancien résistant, son nom reste associé aux guerres de décolonisation (Indochine, Algérie). » (…)

« Il sera accusé plus tard d’avoir pratiqué la torture pendant la guerre d’Algérie par d’anciens membres du FLN mais aussi par d’anciens combattants qui ont fait la guerre à ses côtés, ce qu’il a toujours nié. »

Wikipédia.org / Paul Aussaresses / Internet:

« Durant la Seconde Guerre mondiale, il participe au Jedburgh en vue de coordonner les opérations de résistance dans les territoires occupés par l’armée allemande. (…) Il se porte volontaire pour les services secrets en France et intègre les commandos Jedburgh : second de la mission Chrysler, il est parachuté dans l’Ariège dans la nuit du 16 au 17 août 1944. »

« Il sert ensuite en Indochine dans le 1er régiment de parachutistes coloniaux, où, ironie de l’histoire, il sert sous les ordres du lieutenant-colonel de Bollardière, futur militant contre la torture. »

« En 1955, il est transféré à Philippeville en Algérie, dans la 41e demi-brigade comme officier de renseignement. (…) Il remet en place son unité de renseignement qui avait été démantelée après la guerre, et qui se révélait à nouveau nécessaire à l’armée française pour réduire l’insurrection des rebelles algériens. »

Wikipedia.org / Pierre Messmer / Internet:

« En août 1944, il débarque en Normandie et participe à la libération de Paris et à la libération de la France. Le 11 novembre, il reçoit la Légion d’honneur des mains du général de Gaulle à l’Arc de triomphe de l’Étoile. »

« Parachuté en Indochine en août 1945, Pierre Messmer est fait prisonnier par le Viet Minh et s’évade après deux mois de captivité. Il rejoint Hanoi où il est démobilisé et rendu à la vie civile. »

„ Haut commissaire de la République au Cameroun où il exerce la répression envers la population et les indépendantistes de l’Union des populations du Cameroun (UPC) en menant « une manœuvre contre-insurrectionnelle ». »

Wikipédia.org / Guy Mollet / Internet:

« Mobilisé en 1940, il est fait prisonnier. Libéré en juin 1941 il s’engage quelques mois plus tard dans la Résistance au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM), qui regroupe des résistants de toutes tendances, de la gauche au conservatisme bon teint, mais où les socialistes sont prépondérants dans le Pas-de-Calais et dans l’Orne. Il écrit pour le journal clandestin La Voix du Nord, participe aux combats de la Libération et est chargé de la commission d’épuration de Flers. »

« Confronté, lors d’une visite à Alger le 6 février 1956, à l’hostilité violente (jets de légumes, cris, menaces de mort explicites) de la population d’origine européenne (appelée journée des tomates), puis à l’impossibilité de réunir une majorité parlementaire sur une ligne libérale en Algérie, il s’engage dans une politique répressive et refuse toute solution négociée avant la conclusion d’un cessez-le-feu ; il double en six mois les effectifs militaires déployés sur place en envoyant le contingent. »

Wikipédia.org / Robert Lacoste / Internet:

« Il participa à la Résistance, fut un signataire du Manifeste des Douze. En 1944, il fut délégué général adjoint du Comité Français de Libération Nationale pour la France occupée. En 1944 il devint ministre à la Production industrielle dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Il accompagna ce dernier lors de sa visite à Oradour-sur-Glane, le 5 mars 1945. » (…)

« Après la visite de Guy Mollet en Algérie, accueilli par des Français d’Algérie lui jetant des tomates, Lacoste remplaça le général Catroux en février 1956 en devenant ministre résident et gouverneur général de l’Algérie. Il conserva le ministère de l’Algérie jusqu’au coup du 13 mai à Alger. Partisan du maintien des départements d’Algérie dans la République française, il fut un des principaux acteurs de la répression du peuple algérien durant la guerre d’Algérie. Pour cela, il n’hésita pas à défendre l’usage de la torture par l’armée française et la police. »

Wikipedia.org / François Mitterrand / Internet:

« En février 1943, puis plus tard au printemps, il se rapproche de la puissante Organisation de résistance de l’armée (ORA), en cours de formation. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme (…)et cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot financé par l’ORA. »

« Plusieurs membres du réseau Mitterrand-Pinot sont, en pratique, membres de l’ORA. François Mitterrand lui-même est considéré par le service Action de l’organisation comme un de ses membres. (…) En mars 1943, Mitterrand rencontre Henri Frenay et le convainc aisément de travailler avec lui. » (…)

« Du 19 au 23 octobre 1954, il se rend en Algérie, où il rencontre une nette hostilité de la part des partisans de l’Algérie française. (…) Le 12 novembre de cette même année, à la tribune de l’Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d’Algérie éclatent, il déclare : « La rébellion algérienne ne peut trouver qu’une forme terminale : la guerre. », puis « L’Algérie, c’est la France. »

Wikipedia.org / Yves Godard / Internet:

« Il rejoint en 1944 le bataillon des Forces françaises de l’intérieur (FFI) dans les Maquis des Glières en Savoie, dont il prend le commandement et il reconstitue le 27e BCA dans les maquis savoyards et termine la guerre à sa tête sur le front des Alpes. »

« Muté à sa demande en Indochine, il sert sous les ordres du général Gilles, du général Roger Gardet et du colonel de Crèvecœur. »

« En Algérie en 1955, il est chef d’état-major du Groupe Parachutiste d’Intervention (GPI) commandé par le général Massu et qui deviendra, peu après, la 10e Division Parachutiste. (…) En mai 1958, le général Salan confie au colonel Godard la direction de la sûreté en Algérie. Outre les forces de police, cette direction regroupe les 36 antennes de renseignements et les 18 Dispositifs Opérationnels de Protection (DOP) où sont interrogés et torturés par des équipes mixtes, militaires, gendarmes, policiers, les suspects. »

Lesamitiésdelarésistance / Colonel Max Menut / Internet:

« Fait prisonnier en juin 1940, à Ouzouer-sur-Loire, il s’est évadé au début du mois d’octobre pour entrer dans la Résistance en novembre 1942. Il a été un des responsables du mouvement Combat. Il avait, début 1943, rejoint le 1er Corps franc d’Auvergne, avec le colonel Gaspard. Affecté à l’état-major de la région R6 des Forces françaises de l’intérieur, il a pris part à de nombreux combats, notamment ceux du Mont Mouchet, où il était responsable du service de santé, et de la Truyère. » (…)

„ Entré dans l’armée régulière, le capitaine Max Menut se battra sur d’autres fronts : il a participé aux campagnes d’Indochine et du Tonkin, avec le deuxième régiment de tirailleurs marocains. “

„ Il a été cité trois fois à l’ordre de la division, du corps d’armée et de l’armée pour ces 27 mois passés en Indochine. Affecté au Maroc, puis en Algérie, il est à nouveau cité pour son courage en 1960.“

Wikipedia.org / Roger Degueldre / Internet:

« En 1942, le jeune Roger Degueldre remonte dans le Nord de la France pour entrer clandestinement dans la zone occupée, et s’engager dans le maquis, auprès des partisans communistes, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP) aux côtés de Roger Pannequin, le « commandant Marc » sous l’occupation allemande. » (…)

« Il gagne ses galons de sous-officier en Indochine en étant décoré de la médaille militaire pour acte de courage pendant la guerre d’Indochine. (…) Après la chute de Điện Biên Phủ, il est muté au 1er bataillon étranger parachutiste (…) et il participe au conflit algérien, où il est fait officier et est nommé chevalier de la Légion d’honneur. »

« Pendant la semaine des barricades à Alger (janvier 1960) il est présent avec son régiment. Engagé dans la défense de l’Algérie française, il est alors soupçonné d’avoir participé au complot avorté de décembre 1960, contre le général de Gaulle peu après sa visite à Alger. » (…) En 1961, il est le créateur et responsable des commandos Delta de l’Organisation armée secrète (OAS). »

Wikipedia.org / Roger Faulques / Internet:

« Roger Faulques est maquisard en 1944 et prend part aux derniers combats de la Seconde Guerre mondiale au sein de la 1re armée, alors caporal il est cité et reçoit la Croix de guerre à l’âge de 20 ans. » (…)

„ Le 26 février 1948, commandant un groupe de légionnaires en Indochine,… (…) Terminant la guerre d’Indochine avec 6 blessures et 8 citations, Roger Faulques sert ensuite en Algérie au sein du 1er REP, en particulier comme officier de renseignement de ce régiment, lors de la bataille d’Alger. Il assume la torture pratiquée en Algérie. »

Wikipedia.org / Michel Debré / Internet:

« En février 1943, quatre mois après l’invasion de la zone libre, il s’engage dans la Résistance sous le nom de Fontevrault puis de François Jacquier, adhérant au réseau Ceux de la Résistance (CDLR). » (…)

« La même année 1957, Michel Debré fonde Le Courrier de la colère (plus tard renommé Courrier de la Nation), mensuel défendant l’Algérie française et appelant au retour au pouvoir du général de Gaulle. Dans le numéro du 20 décembre 1957, il écrit : « le combat pour l’Algérie française est le combat légal, l’insurrection pour l’Algérie française est l’insurrection légale » ainsi que la célèbre déclaration : « Que les Algériens sachent surtout que l’abandon de la souveraineté française en Algérie est un acte illégitime ; ceux qui y consentiraient se rendraient complices des hors la loi et ceux qui s’y opposeraient par quelque moyen que ce soit, seraient en état de légitime défense ». »

Les désarrois d’un officier en Algérie / Pierre Alban-Thomas / Seuil / 2002:

« Le lieutenant-colonel Pierre-Alban Thomas n’est ni un séminariste épouvanté de ce qu’il a vu, ni un apologiste de l’armée, ni un adorateur du FLN, mais un officier. Un officier issu de la Résistance et même de la Résistance communiste, puisqu’il participa aux combats des FTP (Francs-tireurs et partisans). Tout en faisant honnêtement son métier, il ne renia pas, tant que cela fut possible, son idéal de jeunesse et, au long des guerres d’Indochine et d’Algérie, combattit tout en jugeant que ceux d’en face étaient, fondamentalement, dans leur droit. » (…)

« Après mon engagement actif contre l’occupant nazi, dont je tire quelque fierté, c’est le cœur meurtri que, huit années durant, et trahissant l’esprit de la Résistance, j’ai participé à nos entreprises de reconquête coloniale en Indochine et en Algérie. Les tortures et exécutions auxquelles je fus confronté sans trop m’y opposer activent mes remords, mon silence ayant valeur de complicité. »

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« et trahissant l’esprit de la Résistance, … »

Claire GRUBE

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