Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 28, 2017

Marie-Louise O’Murphy: favorite

Marie-Louise O’Murphy : favorite

Grüß Gott !

Prostituée de grande beauté, modèle du peintre Boucher, corps douillet et potelé, par le roi est engrossée.

Wikipedia.org / Marie-Louise O’Murphy / Internet:

« Marie-Louise O’Murphy, née le 21 octobre 1737 à Rouen, morte le 11 décembre 1814 à Paris, connue comme le modèle d’un tableau de François Boucher, est l’une des petites maîtresses de Louis XV. »

« Les sœurs de Marie-Louise O’Murphy sont également connues pour s’être adonnées à la prostitution. »

« Daniel Morfi [père] et sa femme Marguerite [mère] sont connus des services de la justice. L’un s’est illustré dans une affaire d’espionnage et de chantage, l’autre pour prostitution et vol. »

« C’est sans doute à partir d’informations similaires que le marquis d’Argenson notait, dès le 1er avril 1753, dans son journal à propos de Marie-Louise O’Murphy :

« le Roi a une maîtresse en règle… elle est de l’ordre des putains par famille et par état. »

Journal et mémoires du marquis d’Argenson / Tome 7 / 1751-1753 / Gallanar / 1865:

« Il est certain que le Roi a présentement pour concubine une petite fille de quatorze ans qui servait de modèle à Boucher peintre ; il l’a vue chez Lebel, son valet de chambre; il lui a demandé si elle le connaissait ; elle a dit qu’elle avait vu son portrait sur des écus. Sa Majesté a donné 10 000 livres à sa mère qui est pauvre, et on lui porte à manger de la Bouche, par épargne. Ainsi voilà la marquise dégottée de ses principales fonctions.“

„ Le crédit de la marquise de Pompadour se soutient encore par habitude de confiance, mais, pour le certain, elle n’est plus concubine. J’ai parlé de la petite fille de quatorze ans qui a servi de modèle à des peintres ; il est certain que le Roi l’entretient dans une petite maison à Versailles. Cette petite maison était probablement celle que, dès cette époque, Barbier et d’Argenson désignent sous le nom de Parcaux-Cerfs, qui en réalité indiquait tout un quartier. Elle occupait les n.os 2 et 4 de la rue Saint-Médéric, à Versailles, ne pouvait guère contenir à la fois plus d’une jeune fille et restait souvent vacante. Elle fut louée par l’huissier Vallet, pour le compte du Roi, le 25 novembre 1755; mais il est probable que cette maison, ou quelque autre du quartier, avait déjà servi aux plaisirs de Louis XV. Tels sont les détails authentiques que nous fournit sur le Parc-aux-Cerfs sous Louis XV, M. le Roi, auteur des Curiosités historiques sous Louis XIII, etc., 1864, in-8. “ (…)

„ On voit que la légende les a considérablement amplifiés et que Sa Majesté disparaît chaque jour quelques heures, sans qu’on sache ce que devient le monarque. C’est ce qui donne aujourd’hui au Roi plus de goût pour résider à Versailles. Etant las de la marquise, il a voulu avoir une fille très-neuve, craignant avec raison la v…. Il a eu le p…. de celle-ci ; elle n’était pas même réglée quand il l’a eue et il l’a rendue grande fille. »

« 1er avril. L’on m’a conté ces amours secrets de notre monarque, où l’on verra qu’il tombe de plus en plus de la houlette à la chaumine. Mme d’Etiolés, devenue marquise de Pompadour, était une grande dame au prix des deux dernières amourettes. Cet hiver, il a joui quinze jours d’une petite fille qui servait de modèle à des peintres. Par ce passage et celui qui suit, cette jeune fille servant de modèle à des peintres est représentée comme distincte de la petite Murphy, avec laquelle MM. de Goncourt l’ont confondue. »

„ Maitresses de Louis XV. A présent il a une maîtresse en règle d’un ordre encore inférieur à celle-là s’il se peut : elle est de l’ordre des p…. par famille et par état. La nommée Morfi ou plutôt Murphy, d’origine irlandaise. [Horace Walpole ajoute que le père avait été garde du corps, puis cordonnier.] était revendeuse et tenait une petite boutique au Palais-Royal, il y a dix ans ; mère de quatre filles, elle a vendu leurs p…. l’un après l’autre, quand ils sont venus en maturité. L’aînée de ces sœurs se nomme Mme de Saint-Gratien, et est aujourd’hui entretenue par un conseiller ; les deux autres ont joué à l’Opéra-Comique, sans autre talent que leur figure.“

„ La cadette, qui est aujourd’hui sultane favorite, a travaillé chez une couturière nommée Mme Fleuret qui procure des amants à ses ouvrières. Elle les élève en règle, et, celle-ci venant de faire sa première communion dans un couvent, cela a fait croire qu’elle était plus sûre qu’une autre. Or le Roi craint la v…. avec grande raison ; lassé de la marquise, il a résolu de se servir ainsi de petites filles, les plus neuves qu’on pourra trouver, et il a envoyé son premier valet de chambre Lebel, à Paris, pour y marchander un nouveau p…. Celui-ci a été à la dame Fleuret, qui l’a abouché avec la dame Morfi ; il a vu la petite Morfi qui a quatorze ans six mois, et qu’il a trouvée bien. Il a dit que c’était pour un seigneur de Versailles ; il l’a envoyée par un pot-de-chambre. On sait que c’était le nom donné aux petites voitures telles que celles qui menaient de Paris à Versailles. Il a donné mille écus à la mère et cent louis à la couturière appareilleuse. La petite fille a de l’esprit et a plu beaucoup au monarque ; elle a actuellement une jolie maison au Parc aux cerfs, une gouvernante, une femme de chambre, une cuisinière et deux laquais.“

„ Le Roi va mardi à Choisy pour deux jours. Madame Infante, duchesse de Parme, a ordre de partir le mois prochain, son époux la redemandant à grands cris.“

„ Sa rivale, la petite Morfi, commence à venir chez le Roi et a ne se plus cacher de sa faveur. Elle a de l’esprit et une volonté décidée ; elle prétend chasser la marquise ; elle a seize ans. Plus haut, l’auteur a dit quatorze ans et demi. »

« Cependant le Roi s’occupe de choses bien plus agréables que cela. Le sieur Lebel, son premier valet de chambre, vient de lui acquérir un nouveau p…. de la nièce d’une coiffeuse, nommée Mme de Saint- André. Cela a fait plus de difficulté que les précédentes acquisitions; mais, avec de l’argent, on a ébloui la tante revêche, et on a amené la petite fille jeudi dernier à Versailles, après lui avoir fait raccommoder les dents, l’avoir baignée et lui avoir fait un trousseau honnête ; maison louée au Parc-aux-Cerfs, et la petite Morfi dont nous avons parlé a dû être ramenée à Paris. Ceci confirmerait l’opinion émise par Mme du Hausset et M. le Roi, que la maison dite du Parc-aux-Cerfs ne pouvait guère renfermer plus d’une jeune fille à la fois. Ainsi voilà notre prince blasé et se recherchant tant qu’il peut par des nouveautés où le coeur n’a aucune part. Il se fait acheter des esclaves inconnues sans les avoir désirées par la vue avant de les avoir réunies dans son sérail. »

„ Certes la marquise de Pompadour paraît bien complice dans tout ceci ; car le sieur Lebel n’oserait sans sa permission vaquer ainsi ouvertement à ces sortes de négociations. Cette maîtresse comédienne se regarde comme surintendante des plaisirs du monarque et prétend que l’État lui a grande obligation en pour voyant ainsi à des nouveautés dans chaque genre pour recueillir son goût bilieux, noir, mélancolique et paresseux. »

19 avril. Le Roi ennuyé de tous les plaisirs, même des plus vifs, abhorre le travail ; conséquemment les ministres ne peuvent obtenir de lui une heure de travail. D a défiance de tous, et ne se plait avec aucun, D a toujours gardé sa petite favorite, la demoiselle Morfi, et paraît l’aimer; il est faux qu’on lui en ait donné une autre depuis huit jours. »

„ L’amour du Roi pour la petite Morfi continue et augmente, mais cela se pratique avec un grand mystère, chacun cherche à la connaître, et l’on prétend aujourd’hui qu’elle est fille de grande condition, quoiqu’il soit vrai que sa mère ne soit qu’une revendeuse à la toilette. »

„ Le Roi aime de plus en plus la petite Morfi qui l’amuse beaucoup : voilà les amours volages et constants dont est capable le monarque ; il quitte durement, et la marquise est menacée d’un renvoi prompt, si elle ne le prévient après quelques dégoûts comme ceux-ci. »

„ Le duc d’Ayen est le seul des courtisans à qui le Roi ait encore fait voir la petite Morfi. Cela lui donne un grand air de faveur, il s’en cache en le divulguant.“

„ Les ministres parlent avec respect de cette nouvelle maîtresse ; on lui attribue présentement une origine irlandaise : il y a véritablement plusieurs officiers de ce nom dans les régiments de cette nation. Elle a de l’esprit, et on voit que c’est elle qui rompt le voyage de Bellevue, ce qui marque une jalousie vive de l’ancienne sultane. Bientôt elle ne voudra plus la supporter à la cour, et elle gouvernera comme celle qui l’a précédée. Ces petites grisettes prennent des noms de guerre : c’est ainsi que la sœur aînée s’appelle Mme de Saint-Gratien. Leur mère a été certainement revendeuse à la toilette. »

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« tout étoilé de fossettes »

P1060467 (4)

O’Murphy / Copy / Canvas / 60×50 / Oil / Claire GRUBE

Claire GRUBE

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