Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 18, 2016

Excision: pratique matriarcale

Excision : pratique matriarcale

Grüß Gott !

Les vieilles femmes, vicieuses et exciseuses, mutilent les petites filles, confiantes et innocentes.

Youtube.com / Egypte / Elle dit non à l’excision / Vidéo / Internet:

« C’est à des sages-femmes que les Egyptiens s’adressent principalement pour faire exciser leurs filles. Une opération simple pratiquée par Oum Mahmoud (sage-femme exciseuse) depuis quinze ans. » (…)

« Pour Oum Mahmoud, l’excision est une tradition qui protège la vertu des jeunes filles : « Les gens excisent leurs filles pour qu’elles soient respectables, qu’elles ne soient pas excitées et accepter de coucher avec n’importe quel homme. »

Histoire des Fohobélé de Côte d’Ivoire / Tiona Ferdinand Ouattara / Editions Karthala / 1999:

« Les Sénoufo, en particulier les Fohobélé, ont recours à cette pratique parce qu’ils considèrent que la femme excisée a une vie affective modérée, rangée, car l’appétit sexuel s’en trouve amoindri, atténué. L’excision rend donc la femme plus femme et plus fidèle à l’homme. Par contre, la femme non excisée est considérée comme étant un homme. Comme telle, elle est la risée des excisées. A sa mort, elle n’a pas droit aux honneurs funéraires. »

« Au demeurant, l’excision, dans cette société, a une importance symbolique de très grande portée. En effet, les parties clitoridiennes coupées entre dans la composition des éléments qui témoignent du système matrilinéaire d’une famille. Séchées, elles sont conservées dans le panthéon familial et mises sous la surveillance de la femme gardienne de tous les éléments qui fondent le matriclan. »

Youtube.com / Débat / De fait la violence / Florence Montreynaud / Video / 7 février 2015 / Internet:

« C’était hier la „Journée internationale contre l’excision“. Et ça, c’est une barbarie qui n’a pas d’équivalent, qui me fait pleurer chaque fois que j’y repense. J’ai lu des dizaines et des dizaines d’autobiographies de petites filles, de femmes qui en petites filles, ont subi cette torture, que peut- être vous ne savez pas, mais je vais vous redire, au cas où vous ne savez pas précisement, il s’agit d’enlever cet organe, qui ne fait de mal à personne, et qui ne sert qu’au plaisir,… vous voyez ce que je veux dire, vous voyez où il est, vous voyez, vous voyez à quoi, ce que ça veut dire de vous charcuter, là ! Alors, comme ce sont des vieilles qui font ça en général, et qu’elles n’ont pas de lunettes, autre problème de la pauvreté, elles charcutent. Et c’est horrible, et c’est des hémorragies, et c’est des morts, et c’est des amputations. C’est des femmes qui restent estropiées, à vie, c’est vraiment atroce. (…) Et quand est-ce que ça va s’arrêter, cette boucherie ? » (…)

De l’alcôve à l’arène / Nouveau regard sur les Françaises / Michèle Sarde / 2010:

« A l’autre bout du spectre, Florence Montreynaud s’étonne du nombre de femmes « qui n’ont pas compris la valeur de la dignité et l’importance de la solidarité » et note que les premières victimes des machistes sont partie prenante dans le système de la violence machiste. De même que, dans d’autres sociétés, ce sont les femmes qui pratiquent les excisions, en France, il y a toujours des femmes pour rire des blagues sexistes. Complicité ou collaboration ? » (…)

Violences faites aux femmes / Le témoignage de Norah excisée à 6 ans / Internet:

„ J’allais bientôt avoir 7 ans. C’était la saison des pluies. On jouait avec ma copine, dehors, dans la rue. Une voisine et ma tata sont venues nous trouver. Elles nous ont amenées au dispensaire, en nous disant qu’une de leurs copines avait accouché. On les a suivies en toute confiance.“

„ Quand on est arrivées, il y avait au moins une dizaine de filles allongées par terre. Des ados déjà opérées qui ne pouvaient pas tenir dans un lit et qui hurlaient de douleur. Parce que, bien sûr, tout ça, c’est sans anesthésie. Quand j’ai vu ça, j’ai pris peur. J’ai essayé de m’enfuir, mais ma tata et plein d’autres voisines m’ont rattrapée.“

„ C’était un véritable guet-apens. Comme j’étais très agitée, je suis passée la première sur la table. Il y avait six adultes qui m’appuyaient de tous les côtés pour que je ne bouge pas. Je hurlais. J’avais peur. La sage-femme a pris une lame et m’a dit de serrer les dents fort.“ (…)

„ Quand je suis rentrée à la maison, mes parents étaient sous le choc. Mon papa a porté plainte, mais ils l’ont pris pour un fou. Le lendemain, la sage-femme est revenue pour me donner une douche et enlever la compresse qui couvrait ma plaie.“ (…)

„ La tata qui m’avait tendu le guet-apens est revenue me voir. Elle m’a demandé ce que je comptais faire pour ma fille. Je lui ai expliqué que j’étais contre et que je risquais 20 ans de prison en France si ma fille se faisait exciser. Je lui ai dit qu’elle, elle aurait aussi des problèmes avec l’ambassade de France. Et aussi que si j’allais en prison, je ne pourrais plus envoyer d’argent pour aider la famille. “

« Je n’en veux pas à ma tata. Mais j’en veux aux parents de maintenant. Ils savent que l’excision laisse des séquelles à vie, que c’est un cauchemar. Et même si, officiellement, c’est interdit, tout le monde le fait. » (…)

Icl-fi.org / Excisison / Femmes et Révolution / 80 millions de femmes mutilées / Le crime de l’excision / Internet:

« Mais dans l’ensemble, ces efforts n’ont pas été couronnés de succès. Pour commencer, tout le processus est lié à la question de la sexualité. Les coutumes et les tabous sexuels touchent au plus profond de l’être ; le fait d’en discuter, sans parler de les remettre en cause, provoque les angoisses et les peurs les plus sombres. En outre, ces rites jouent un rôle significatif dans les lignages familiaux et dans les relations tribales au sein du village. »

« Triste ironie du sort, la pratique de l’excision est défendue le plus jalousement par les femmes elles-mêmes. Les vieilles sage-femmes, qui constituent une couche puissante dans la structure sociale villageoise, dépendent pour leurs ressources des revenus qu’elles tirent de ces opérations. Dans une société où il n’y a pas de droits et peu de privilèges, les anciennes traditions considérées comme faisant partie du « domaine des femmes » sont souvent le seul moyen d’exercer un pouvoir auquel une femme peut accéder. Et surtout, les mutilations sexuelles féminines sont liées de façon tellement étroite aux réalités économiques et sociales de la vie quotidienne que leur éradication exige une transformation fondamentale des sociétés où elles existent. »

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« Triste ironie du sort, la pratique de l’excision … »

Claire GRUBE

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