Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 24, 2016

Ravensbrück: petite Sibérie

Ravenbrück : petite Sibérie

Grüß Gott !

Le camp de Ravensbrück, tout au nord de Berlin, est situé dans une région, aux températures très froides.

The Many Lives of Miss K. / Jean-Lionel Liaut / Rizzoli Ex Libris / New York / 2013:

“ Built in 1938, Ravensbrück was the country’s largest detention camp for women – 132,000 women were deported to Ravensbrück and 90,000 exterminated. The camp was situated fifty miles north of Berlin in an area of marshes and dunes swept by glacial winds. The temperature was so cold that the region was referred to as the “little Siberia of Mecklenburg”. ”

Mémorial de la déportation / Haute-Savoie / 1940-1945 / Michel Germain / La Fontaine de Siloe / 1998:

“ Le camp de Ravensbrück s’édifie donc à quelques mètres de Fürstenberg, à 70 kilomètres au Nord de Berlin, dans un pays de marécages et de lacs, au confins du Brandebourg et de la Poméranie, avec des températures sibériennes et parcouru par des vents violents, venus du Nord ouest apportant la neige et la mort. ”

Rester debout / La résistance vue par ses acteurs / Yves Blondeau / Tiresias / 2013:

« Michel Agniel : (…) [ août 1944-février 1945] Alors en arrivant à Ravensbrück on a eu nos numéros. (…) Dans la forêt, il y avait un énorme passage et tous les arbres avaient été coupés. Et notre travail consistait à dessoucher le terrain. Alors dessoucher les arbres en octobre c’est peut-être encore possible, mais dès qu’il s’est mis à geler, par -20°, dessoucher un arbre, à mon avis, est impossible. […] Je crois que vraiment celles qui sont revenues étaient solides, parce que tenir comme ça, par -20°, alors qu’on n’a eu des manteaux qu’à la mi- décembre… je ne sais pas si vous vous imaginer ! Par -20° on continuait à vivre avec nos affaires. »

Anacr33.org / Documentation / Le douloureux secret d’une naissance à Ravensbrück / Michel Bertrand / Internet:

„ Je m’appelle Sylvie B. Je suis née à Ravensbrück le 21 mars 1945. C’est incroyable ! Pourtant c’est la stricte vérité.“(…)

„ Cependant, les conditions de survie ne cessaient d’empirer. A la rigueur de l’hiver 44-45 (la température atteignit -25°) s’ajoutaient de nombreuses restrictions dues à la totale désorganisation qui désormais affectait l’Allemagne : la ration quotidienne de pain tomba à 25 g, l’eau, l’électricité étaient souvent coupées. ” (…)

Ravensbrück / L’enfer des femmes / Simone Saint Clair / Tallandier / Paris / 1945:

„ Spectacle lamentable et qui se renouvellera sans cesse lors des appels que nous aurons souvent, de plus en plus prolongés – de deux, trois, quatre et même cinq heures, dans les flaques d’eau, dans la boue, sous les pluies torrentielles. Et je sais que je connaîtrai ceux de la neige ou de la glace, quand les pieds gèleront dans les sabots, quand les femmes mourront sans que nous ayons le droit de venir à leur secours. Le 11 juillet, je m’en souviens, des stalactiques pendaient des toitures des blocs. Que sera-ce au mois de décembre? “ (…)

„ 26 décembre. “ [1944]

„ Mes doigts gelés m’empêchent d’écrire. Aujourd’hui, il fait moins 26°. Les vitres sont recouvertes d’une épaisse couche de glace, masquant entièrement la vue extérieure. “

J’ai donné la vie dans un camp de la mort / Madeleine Aylmer-Roubenne / JC Lattes /1997:

« [1944] Cette région glaciale portait le surnom de petite Sibérie mecklembourgeoise. Aucun oiseau ne pouvait y vivre, à l’exception des corbeaux qui y prospéraient en colonies croassantes, d’où le nom de Ravensbrück (pont des corbeaux). » (…)

« Debout, au garde-à-vous, nous devons nous grouper par paquets de cinq. Ils étaient incapables de nous dénombrer autrement. Ils s’embrouillaient dans leur comptabilité, vivaient dans la terreur d’une évasion ! Les mortes les dérangaient, car l’Appell était meurtrier, surtout l’hiver, où le thermomètre pouvait descendre jusqu’à moins trente ! » (…)

« Notre existence quotidienne, bien que répétitive, n’avait rien de lisse ! Les temps forts ne manquaient pas. Les Appels en faisaient partie. Ils étaient meutriers. Surtout les Zählappell qui duraient des heures dans la pluie, la neige, le vent, le froid, par des -10°C, des -30°C » (…)

Haut-Rhin.fr / Rencontre-débat / Ravensbrück / Marie-José Chombart de Lauwe / Internet:

« [Juillet 1943-mars 1945] Les appels dans les camps peuvent durer une à deux heures. Nous restons debout par un froid d’hiver avec moins 20 degrés, moins 30 degrés, nous sommes très peu vêtues… parfois des femmes restent gelées par terre ».

Geneviève de Gaulle Anthonioz / L’autre de Gaulle / Frédérique Neau-Dufour / Editions du Cerf / 2004:

„ [février 1944-avril 1945] Fouettées par un vent glacial, les prisonnières exténuées aperçoivent une grande forêt de pins, fantomatique. Le froid les mord, dans cette partie de l’Allemagne baptisée „la petite Sibérie mecklembourgeoise“, située à mi-chemin entre Berlin au sud et la mer Baltique au nord, où l’hiver offre des cieux limpides à – 30°C “ (…)

Le didac’ doc 54 / Jeanne Frigout. pdf / Service éducatif des archives départementales de la Manche / Décembre 2014 / Internet:

„ [août 1943- avril 1945] En complément de la déposition conservée aux archives départementales, nous empruntons au compte-rendu d’une communication de Jeanne Frigout-Ferres, pour la connaissance des conditions d’existence au camp : « Lors du premier mois passé dans ce camp, les détenues étaient mises à l’épreuve avec des travaux les plus pénibles : décharger des péniches, pousser des wagonnets ou répandre les cendres des déportées incinérées dans les petits jardins SS qui surplombaient le lac proche de Ravensbrück. Les femmes étaient rassemblées dans plusieurs blocks contenant chacun huit-cents personnes, pour lesquelles il n’y avait que seize points d’eau et cinq toilettes. La journée commençait tôt (à 3 heures 30 en été et à 4 heures en hiver). Après avoir bu un breuvage chaud, c’était, pour toutes, l’appel qui durait souvent plus d’une heure, quel que soit le temps. Elle a connu des appels dans un froid de -32°, juste vêtue d’une robe. “

Philippedevigneulles. Blogspot.de / College / Metz / Histoire et mémoire / Ravensbrück / Internet:

„ Les enfants avaient au camp le même régime que les adultes. Aucun adoucissement ne leur était accordé. A leur arrivée, ils étaient généralement dépouillés, rasés et fouillés comme les adultes, et recevaient, selon les époques, un uniforme rayé bien trop grand pour eux.. Les enfants étaient présents aux appels. Le matin, ils se levaient aux hurlements de la sirène, à 3 h 30 ou 4 heures selon les périodes. Ils recevaient une tasse du breuvage appelé café et sortaient, dans le froid, qui atteignait moins 33°c sous la neige, la pluie et le vent glacial de la Baltique. “

Enfants et adolescents dans le systeme concentrationnaire nazi Over blog com / Blog d’élèves de première / Camp de Ravensbrück / Internet:

„ Le sort des enfants est tout aussi inhumain car ils avaient le même régime que les adultes et aucune exception n’était faite. Lorsqu’ils arrivaient, ils étaient dépouillés, rasés, fouillés et recevaient un uniforme qui n’était jamais changé. Ils se levaient le matin à 3h30 pour répondre présent à l’appel et ils recevaient un petit breuvage pour ensuite sortir dans le froid (-35°C parfois) sous la neige, la pluie et le vent glacial de la Baltique.“ (…)

Rcassin.jimdo.com / Interview d’une rescapée / Ravensbrück / Internet:

„ Interview de Mme Laville Jeanne, déportée pour fait de résistance au camp de concentration de Ravensbrück d’août 1944 à avril 1945. Elle était âgée de 19 ans. “

„ Ravensbrück était surnommée « la petite Sibérie », la température y descendait parfois jusqu’à -35° et la neige commençait à tomber début novembre. Les enfants, dont les trois seuls rescapés de Ravensbrück, nés là bas ( Sylvie, Jean-Claude et Guy) ont bénéficié de la solidarité des femmes entre elles et ont survécu grâce à cela. “

Cairn.info / Revue historique politique / L’arme de l’ethnologie dans l’horreur de Ravensbrück / Internet:

„ Arrivées à Ravensbrück un dimanche de fin du mois d’octobre 1943, Germaine Tillion et ses compagnes sont « saisies d’horreur » devant l’horrible réalité de ce camp de femmes et la sauvagerie qu’elles y découvriront « simultanément, par vision directe ou par témoignages innombrables, irréfutables ». Des corps décharnés, la faim entretenue, le froid (jusqu’à moins 30-40°) “

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„ Le 11 juillet, je m’en souviens, des stalactiques … “

Claire GRUBE

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