Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 13, 2016

Casque Adrian: acier mou

Casque Adrian : acier mou

Grüß Gott !

Les poilus français, pendant la Première Guerre mondiale, se croient protégés par un casque, décoratif et léger.

Eloge de l’armée française / Dominique Lormier / Pierre de Taillac / 2014:

« Durant la Grande Guerre, l’armée française invente le premier casque d’acier de combat au monde, le modèle Adrian, fabriqué industriellement à 22 milions d’exemplaire. Il équipe presque toutes les troupes alliées, faisant passer les tués et blessés à la tête de 80 % en 1914 à 20 % en 1915 ! »

Labatailledefrance.webnode.fr / Le casque Adrian modèle 1926 / Internet:

„ Les défauts du casque Adrian modèle 15 n’ont pas attendu la fin de la grande guerre pour apparaître, principalement sa trop grande fragilité, due à une fabrication en trois pièces principales et d’un acier trop mou.“

„ L’avenir du casque français semble devoir passer par l’acier au manganèse, déjà employé par les Britanniques sur leur casque Brodie modèle 16. Cet acier, aux excellentes caractéristiques balistiques, est malheureusement difficile à emboutir. “

« Suite à ces essais d’emboutissage naîtront des prototypes aux formes totalement nouvelles à une époque où le casque Adrian est devenu plus qu’une protection, un symbole. »

« Puis apparut en 1923, le casque Adrian modèle 23, dont la coque est formée d’un seul emboutissage (plus le cimier) et gardera la coiffe modèle 15. Ces casques fabriqués à très peu d’exemplaire seront peints dans la teinte bleu horizon des modèles 15. »

« Le 1er mai 1926, apparut le modèle 26, qui est un modèle 23 ayant subi les ultimes modifications. Principalement au système de fixation de la coiffe : qui consiste en un support formé de quatre “lamelles-supports de coiffe” en forme de T évidé et rivetés à la coque. »

« La production en grande série du nouveau casque modèle 26, ne débutera que tardivement et essentiellement dès l’entrée en guerre de la France en 1939. Le casque modèle 26 commencera timidement à être perçu à la fin 1935 (avec l’adoption de la nouvelle tenue kaki) : le reste de la production servant à reconstituer la réserve de guerre. L’essentiel de l’armée restant doté du casque modèle 15. »

Casques et coiffures militaires français / Christian-H. Tavard / Editeur Jacques Grancher / Paris / 1981:

« Si le « casque Adrian » fut le plus populaire en France, il le fut aussi à l’étranger puisqu’une douzaine de pays l’adoptèrent, aussi bien dans les premières années que par la suite. (…) Ces casques-là présentaient quelques différences, surtout dans la couleur, mais plus particulièrement dans les emblèmes décorant le devant. Malgré cette renommée mondiale – qui subsita pendant un quart de siècle, (…) ce casque, au point de vue défensif, fut, comparativement à d’autres, le moins efficace, tels les modèles allemands et anglais. En effet, sa résistance balistique était moitié moindre que celle du casque anglais  » (…)

« Ainsi, le casque d’outre-Manche résistait à 4 m à une balle de révolver de 15 gr. d’une vitesse initiale de 210 m/s, tandis que le casque « Adrian » se trouvait traversé par un projectile similaire animé seulement d’une vitesse initiale de 122 m/s ! »

« Heureusement les « poilus » français ignoraient ces conclusions scientifiques, et seul comptait pour eux l’effet psychologique. En réalité, la « bourguignotte » n’était faite que pour résister aux éclats, mais par contre fatiguait moins son porteur, puisqu’elle pesait (670 à 750 gr) un quart de moins que le casque anglais. D’autre part, « le casque Adrian » ne présentait pas de protection pour les tempes, les oreilles et la nuque, pas plus que le modèle anglo-américain, contrairement au « casque d’acier » germanique. » (…)

« En retirant les ornements de la « bourguignotte », on constata que l’on pouvait gagner 100 gr sur son poids, et diminuer proportionnellement son prix de revient. Mais le principal n’était-il pas alors de donner à la troupe aussi bien du moral que de l’esthétique. Comme l’a écrit dans les années 40 un journaliste allemand dans « Signal » : « le casque français a été conçu par un artiste, tandis que l’allemand le fut par des chirurgiens ! » »

« Si le casque du « tommy » résistait aux éclats et aux balles, celui du « poilu » ne protégeait que des premiers, ce qui ne modifia pas pour autant les conceptions de l’Intendance, qui ne fit rien changer, malgré les nombreuses critiques, et autant de suggestions. Pour faciler la production en série et éviter les pertes de temps l’administration militaire prônait au contraire la standardisation à tous prix. »

« Le « casque Adrian » ne protégeant que le crâne, les combattants continuaient d’être blessés à la face. »

« Outre une protection relativement mauvaise, le « casque Adrian Modèle 1915 » avait le désavantage d’être constitué de trois parties. (…) comme ces pièces étaient assemblées par sertissage et rivetage la résistance aux chocs était faible, et leur dissociation courante. Pour obvier à cet inconvénient : emboutir la bombe, la visière, et le couvre-nuque d’une seule pièce. Etudié à partir de 1931, le nouveau casque était en tôle d’acier au manganèse de 0.9 mm d’épaisseur. (…) Il ne fut mis en service qu’en 1935-1936, d’où sa dénomination de « Modèle 1935 ». »

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« le moins efficace »

 

p1050861-3

Claire GRUBE

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