Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 12, 2016

Mur de l’Atlantique: construction

Mur de l’Atlantique : construction

Grüß Gott !

Les ouvriers français, pendant l’Occupation, construisent un grand mur en béton. Et cimentent l’amitié franco-allemande.

Video Ina.fr / Histoire et conflits / Seconde guerre mondiale / Le mur de l’Atlantique est terminé / Internet:

« Le rempart de l’Atlantique est virtuellement terminé. Pendant près de trois ans, des milliers d’ouvriers de l’opération Todt, remuant des masses gigantesques de terre et de pierres, ont travaillé sans relâche à sa construction. »

Wikipedia.org / Le mur de l’Atlantique / Internet:

« L’organisation Todt qui avait déjà créé la ligne Siegfried le long de la frontière franco-allemande, fut responsable de la supervision de sa construction et la conception de ses principales fortifications. Au départ, les travailleurs furent volontaires : les Allemands ayant besoin d’une main-d’œuvre spécialisée, ils étaient deux à trois fois mieux payés (grâce à des primes de séparation, de logement ou de bombardement pour les ouvriers travaillant dans les ports bombardés) que les ouvriers travaillant dans ce secteur et bénéficiaient d’une protection sociale supplémentaire. Ensuite, des milliers de travailleurs forcés (prisonniers de guerre comme les tirailleurs sénégalais, 10 000 Juifs, jeunes Français voulant échapper au STO en Allemagne, républicains espagnols réfugiés en France et utilisés surtout pour les bases sous-marines) furent réquisitionnés pour construire ce mur le long des côtes néerlandaise, belge et française de la mer du Nord, de la Manche et en Vendée ainsi que dans les îles Anglo-Normandes. »

Collaboration des entreprises françaises

« Deux cent grandes entreprises allemandes sous-traitant en partie à 15.000 entreprises françaises, sociétés du BTP et cimenteries principalement (1000 à 1500 grosses et moyennes entreprises), collaborèrent à la réalisation des travaux. Ainsi, la société Sainrapt et Brice, dirigée par Pierre-Louis Brice, qui fit l’objet d’un procès retentissant de l’épuration économique. Mais la majorité des entreprises ne furent condamnées qu’à payer les impôts et taxes sur les bénéfices, souvent très importants, réalisés pendant l’occupation. De même, la société des grands travaux de France, dirigée par Jean Gosselin qui fut condamné à la Libération, ou encore Campenon Bernard Construction, Lafarge. »

Wat.tv / Le mur de l’Atlantique / 2000 ans d’histoire / Patrice Gelinet / Jérôme Prieur / Audio / Internet:

« Pendant plus de deux ans, des milliers d’ouvriers recrutés dans les pays occupés auront donc construit cette fortification de 4.400 kilomètres de long… »

« soit 2.000 km de côtes qui vont des Pyrénées à la mer du Nord. »

« Un mur dont tout le monde peut voir aujourd’hui les vestiges, sur les plages françaises, et qui pourtant garde encore, dites-vous, un secret qui est le secret de sa construction. »

« … on a toujours, sous les yeux, ces fortifications, et pourtant, et pourtant depuis 70 ans, on ne veut pas savoir, on fait comme si on ne savait pas par qui ce mur, cet immense mur de béton a été construit. »

« Monument de la collaboration (…) vous rappelez quand même que c’est la forme à la fois la plus importante peut-être de la collaboration, de la France du côté des Allemands, et en même temps, c’est la moins connue. »

« … et en même temps, ces objets effrayants restent opaques, enfin, comme si c’était les Allemands qui les avaient construits, alors qu’il ne suffit pas, il n’y a pas besoin de beaucoup d’imagination pour penser qu’il aurait fallu, si c’était les Allemands qui les avaient construits, des milliers d’hommes, des milliers de camions, et que, justement, Hitler avait besoin de toutes ces troupes pour les faire se battre ailleurs. »

« C’est un mur allemand, certes, il est commandé par des Allemands, mais il est fabriqué, en ce qui concerne les côtes françaises, (…) il est construit par des entreprises françaises : 15.000 entreprises françaises ont travaillé sur le mur, … »

« … les entreprises allemandes font appel à des sociétés françaises, les sociétés françaises avec lesquelles elles ont pu déjà avoir eu des relations économiques pendant l’entre deux guerres, et ces sociétés françaises vont avoir évidemment un rôle majeur dans la construction du mur de l’Atlantique. On a parlé de 1.000 à 1.500 entreprises françaises du BTP, mais il s’agit de 1.000 à 1.500 moyennes et grosses entreprises françaises, sinon ça met en jeu des centaines et des centaines de sociétés artisanales. Le BTP concerne des entreprises d’une, deux ou trois personnes, des maçons, mais aussi des menuisiers, des électriciens, des chauffagistes, etc, qui voient là un remède à la crise économique, qui est celle de l’occupation évidemment. »

« Il y a une quarantaine de sociétés de cimenteries françaises, et qui donc vont tout naturellement, vont travailler à plein régime pour le Mur de l’Atlantique, c’est-à-dire qu’on sait que 80% du ciment français est fourni aux Allemands dans le cadre de cette construction. »

« Il ne faut pas oublier les bois de coffrage, par exemple, les forêts landaises ont été décimées littéralement pour fournir du bois de coffrage pour le ciment,… il y a des quantités d’entreprises, il y a celles aussi qui travaillent pour les Allemands qui sont présents sur le mur, ou pour les ouvriers qui y travaillent. »

« Oui, des électriciens, des plombiers, ceux qui assurent la ventilation, ceux qui assurent les canalisations, ceux qui assurent les arrivées d’eaux, (…) mais il faut bien avoir à l’esprit que ça mobilisait une quantité énorme de gens. Enfin, le transport aussi pour amener les matières premières, il fallait amener de l’eau, on ne pouvait pas se servir de l’eau de mer (…) On s’aperçoit qu’une foule incroyable de gens, d’acteurs économiques ont dû travailler à ce chantier. »

« Un mur donc, construit par les entreprises, entr’autres par les entreprises françaises, mais aussi par des ouvriers français, dont le nombre a fait baisser le taux de chômage. »

« Au début, ce sont des volontaires, vous le rappelez, ils sont payés deux fois plus que les ouvriers, deux à trois fois plus dans certains secteurs, ils ont une protection sociale supplémentaire, donc ils vont travailler sur le mur pour faire vivre leur famille, (…) il y a aussi des jeunes qui cherchent à échapper au STO, pour rester en France plutôt que d’aller travailler en Allemagne… ».

Travailler dans les entreprises sous l’Occupation / Chevandier / Daumas / Presses universitaires de Franche-Comté / 2007:

„ Afin de recevoir de la main-d’oeuvre pour ses travaux, l’OT s’adresse dès 1940 à la division Arbeitseinsatz des autorités d’occupation, qui, à travers les Kommandanturen, recrute les ouvriers, d’abord volontaires, puis requis par le STO, et finalement en s’appuyant sur la convention de la Haye. Les volontaires viennent avec leurs entreprises ou se présentent librement à l’OT, attirés par les salaires, d’autres sont recrutés par les „Offices de placement allemand“ créés dans les grandes villes françaises.“

„ En avril 1944, toujours selon les chiffres allemands, l’OT en France atteint son effectif maximal de 220.178 personnes. (…) Certains ouvrages indiquent, pour l’ensemble du „Mur de l’Atlantique“ englobant les chantiers de la Kriegsmarine et de la Luftwaffe, les chiffres de 21.500 aux Pays Bas, 21.500 en Belgique et 291.000 en France.“

„ Les salaires horaires pour les Francais sont fixés entre 7 francs (F) pour un auxiliaire et 12 F pour un contremaître, les jeunes recoivent un pourcentage du salaire des adultes. A cela s’ajoute un supplément d’éloignement, pour un Parisien par exemple 25 F par jour. (…) Le cantonnement reste gratuit, et la nourriture est facturée à 12 F par jour. Face à ces salaires atteignant 2.000 voire 4.000 F par mois, le gouvernement de Vichy demande au début de 1943 aux autorités allemandes l’autorisation d’augmenter l’impôt sur le salaire.“

Frankreich in der Besatzungszeit / Hafen von Lorient / Ludger Tewes / 1940-1943 / Bouvier / 1998:

„ Soweit ich mich erinnere, umfaßte unsere Personalkartei für die französischen Werftarbeiter und Angestellten mehr als 4.000 tätige Arbeitskräfte. Ich konnte nicht jeden Bewerber selbst prüfen, vergesse aber nicht, daß ich meistens solche Franzosen abwies, die glaubten, mich mit den Worten: „ Je vous jure ! “ Ich schwöre es ihnen ! Oder, „ Vive la Collaboration ! “ Es lebe die Zusammenarbeit ! überzeugen zu können. Später erfuhr ich von unseren technischen Ressorts, daß die französischen Werftarbeiter überwiegend zuverlässig arbeiteten. Gern erinnere ich mich heute noch daran, daß mir manche französische Angestelle beim Ausscheiden aus unseren Diensten versicherte, daß sie nie zuvor bei französischen Firmen eine so befriediegende Stelle besetzt hätte.“

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„ Vive la Collaboration ! Es lebe die Zusammenarbeit ! “

 

p1060271-2

Claire GRUBE

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