Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 15, 2016

Madagascar: souveraineté française

Madagascar : souveraineté française

Grüß Gott !

La grande nation, de par son génie colonisateur, initie le peuple malgache à la civilisation. Par obligation.

Colonisation de Madagascar / Désiré Laverdant / Paris / 1844:

« Dans une analyse approfondie du passé l’auteur fait parfaitement apprécier le caractère des différentes occupations de Madagascar par la France et de cette discussion par les faits ressort victorieusement la démonstration évidente et irréfragable de nos droits sur le pays qui fut autrefois le pivot des établissements français dans l’Inde. »

« La France, qui marche à la tête du monde pour le développement des idées, doit jouer dans les affaires générales un rôle proportionnel à la puissance de sa pensée et à l’étendue de ses ressources. La France doit être grande et glorieuse. »

« Le Christ vint porter aux hommes la parole de charité et d’amour, et de ce jour le guerrier ne marcha plus seul à la conquête du monde ; auprès de lui, animé par de saints désirs, s’avança le conquérant des âmes. On ne se jeta plus en avant exclusivement pour saisir le sol et ses richesses ; on ne se rua plus sur les populations uniquement pour les plier sous le joug, pour les attacher en esclaves à la culture de la terre conquise : désormais auprès du guerrier marcha le missionnaire, l’apôtre de la parole de paix, et à l’esprit de rapine, d’asservissement et de meurtre, qui persistait, se mêla du moins un esprit de pitié, de charité et de paix. (…)

« Aujourd’hui, les colonisateurs exploitent toujours les peuples conquis ; presque tous leurs soins sont consacrés à l’acquisition des richesses ; cependant les moyens de conquête sont devenus moins violents, et l’asservissement moins rude. On ne tue plus le vaincu, on ne l’asservit même plus directement, et le nom d’esclavage est rayé du livre de nos institutions civilisées. Si les populations indigènes fuient devant le colon européen, ce n’est pas que celui-ci les menace incessamment du fer, c’est qu’il n’a pas la connaissance des moyens de rallier pacifiquement le vaincu et de l’associer à son oeuvre. »

« L’Afrique, terre désolée, n’est encore que faiblement abordée par la Civilisation, et c’est elle, entre toutes les parties du monde, qui appelle le plus immédiatement le secours des nations européennes. C’est le continent où des déserts sont les plus vastes, les solitudes les plus profondes, où les races les plus faibles et les moins intelligentes sont plongées dans la plus affreuse barbarie. A ces races abruties et faibles la race supérieure doit toute sa solicitude. » (…)

« Les besoins qu’on les hommes de se connaître, de se mêler de s’unir, en un mot, la tendance de l’humanité à constituer son unité, pousse toujours les nations puissantes à se porter incessamment en avant, à embrasser dans la sphère de leur activité les peuples barbares, à répandre par tout le globe les bienfaits de leur civilisation. »

« Une grande nation est donc celle qui sent vivement et pratique l’idée chrétienne de la solidarité et de la fraternité des peuples, qui agit à toutes les extrémités du globe, portant devant elle le flambeau de la science. Une grande nation est celle qui prend largement sa part dans la mise en culture et la gestion du domaine confié par Dieu aux soins de l’homme. Une grande nation est celle qui enseigne aux barbares, sa politique, son administration, ses lois, ses moeurs, son language. » (…)

« Un grand peuple est celui qui possède beaucoup de richesses et qui peut faire respecter sa puissance aux moyens de forces militaires imposantes. » (…)

« Est-il vrai que le génie de la France soit contraire à l’oeuvre colonisatrice ? Est-il vrai qu’aux Français soient interdites la fonction et la gloire de donner la vie aux contrées sauvages, et d’initier les peuples barbares à la civilisation ? » (…)

« Comment ! le peuple français, qui porte partout sa bienveillance, la facilité des liaisons, l’égalité dans les rapports et l’amour de la liberté ; ce peuple si actif, si vif, ouvrant à tous son visage souriant et son âme expansive, plein d’entrain et de gaité dans le travail et au milieu des périls, ce peuple entre tous le mieux pénétré de l’idée de la solidarité et de l’unité humaines, sympathique et fraternel pour toutes les races, c’est de lui que vous osez dire qu’il n’a pas le génie colonisateur ? » (…)

« Ainsi, nous maintiendrons que le génie de la France, bien loin de faiblir dans l’accomplissement du grand devoir des conquêtes harmoniques, est particulièrement propre à l’oeuvre de la colonisation.»

« C’est Madagascar qu’il faut coloniser. »

« Flacourt du reste déploya une grande énergie pour établir la domination de la France, et quatre ans après son arrivée, la soumission parut assez générale. Il se vante quelque part d’avoir pillé et brûlé cinquante villages en deux ans. » (…)

« Droits de souveraineté de la France sur Madagascar. »

« Il est de principe, dans le droit des gens, que, lorsqu’un peuple a planté son pavillon sur une terre nouvelle, et lorsque par des actes nombreux il a témoigné de sa volonté d’étendre, de continuer sa domination, il est de principe que cette terre ne peut plus être saisie par un autre peuple. »

« Pour contenir et gouverner l’Algérie, M. le maréchal Bugeaud demande 80,000 hommes ; pour conquérir, conserver et gouverner Malegache, il faut 5,000 Europeens et 1,500 noirs Yoloffs du Sénégal. Et Malegache, c’est un empire beaucoup plus étendu que l’Algérie, vingt fois plus riche, et bien plus important pour la grandeur de la France. »

« Entre les colons français et les indigènes de Malegache les rapports seront prompts à s’établir, et agréables. Malgré les violences de nos soldats, malgré les folies de nos missionnaires, malgré les fraudes commerciales de nos traitants, malgré les mauvais traitements et les injures que nous avons fait subir aux gens de la côte, malgré notre défaite et notre honte de 1829, les Malegaches craignent et respectent le blanc ; ils aiment le Français. (…) Le génie souriant de la France sera donc toujours le bienvenu sur le sol malegache. »

« C’est le Français qui, pour ces peuples, représente le véritable blanc, l’étranger supérieur. »

« Ces oeuvres accomplies par nos compatriotes, les facilités que nous offrent à Malegache les sympathies de caractère, tout nous prouve que nous réussirons promptement à civiliser ce beau pays, si nous savons renoncer aux déplorables errements du passé en fait de colonisation, et adopter un système sagement combiné et des principes d’humanité et de justice. »

« Principes qui doivent guider les colonisateurs. »

« L’intervention de nations civilisées, chez les peuples en état de minorité, doit être bienveillante, paternelle, conforme aux règles de l’éternelle justice. L’Europeen évitera de blesser dans leurs sentiments et dans leurs moeurs les hommes qu’il vient enseigner ; il respectera autant que possible leurs institutions ; il ménagera jusqu’à leurs préjugés, s’appliquant à les attirer à la civilisation chrétienne par la persuasion, par l’attrait de nos industries et de nos arts, par l’exemple

de nos moeurs, plus dignes et plus heureuses, par l’empire de nos institutions plus justes. » (…)

« Ces terres sont aux indigènes : Dieu a donné à chaque race son sol et son climat. Dieu, en faisant à la race blanche un don supérieur des facultés de l’âme, en l’organisant de telle sorte qu’elle pût aisément s’acclimatiser sous toutes les latitudes, lui a en même temps imposé l’obligation d’étendre sur tous les peuples du monde le bénéfice de sa force privilégiée, car les races colorées ont besoin d’être aidées dans le développement de leur civilisation par celles qui marchent à la tête de l’humanité. »

« La colonisation est un devoir religieux. »

« Puisse la France comprendre la grandeur de sa mission ! Puisse-t-elle ne pas abandonner à d’autres, plus ardents et plus généreux, le soin d’accomplir ce mouvement providentiel qui rapproche les races humaines pour les associer et pour réaliser l’unité du monde. »

« Peuple de France, race de conquérants, ton oeuvre sur la terre n’est point achevée ; il te reste encore des empires à fonder, de grandes aventures à courir ; d’autres triomphes feront encore tressaillir ton âme chevaleresque. » (…)

« Dans cette mission sainte, dans cette oeuvre de conquêtes harmoniques de la civilisation sur la barbarie, le peuple de France doit réclamer sa part de noble travail, de profit et de gloire. A Malegache ! à Malegache ! » (…)

« Les droits que nous prétendons sur Madagascar impliquent des devoirs ; ils nous imposent l’obligation d’initier à notre civilisation les peuples malagaches. Remplissons cette mission sacrée, si nous voulons encore être un grand peuple devant le monde. »

« Cest une guerre sainte, car il s’agit de secourir des hommes asservis sous un joug infâme et d’arracher toute une race au torture de l’empoisonnement ; c’est une guerre utile et glorieuse, car il y a, à Malegache, une source immense de richesses à ouvrir, un magnifique empire à conquérir pour la France. »

(…)

******************************

« le peuple français, qui porte partout sa bienveillance… »

Claire GRUBE

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Categories

%d bloggers like this: