Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 31, 2016

Henri Giraud: évasion

Henri Giraud : évasion

Grüß Gott !

Un général français, sciatique et acrobatique, s’échappe d’une redoute. Certains en doutent.

Flucht vom Konigstein / Flucht von der Festung / General Giraud / Internet:

„ Im September 1941 wird der General Boell in die Heimat entlassen und überbringt der Frau Girauds einen Geheimcode zur Nachrichtenübermittlung. Gemeinsam mit den Generälen Mesny und Bruneau beginnt er die Vorbereitungen zur Flucht. General Bruneau hatte bereits 1940 einen Fluchversuch unternommen, sein Fluchtdrahtseil findet bei Giraud Wiederverwendung. Er lernte akzentfrei Deutsch und prägte sich eine Karte der Umgebung ein. Das Fluchtseil ist 50 m lang, ca. 15 mm stark und mit 60 cm langem Holzstab als Sitz versehen. Zur Verstärkung des Seiles schickt Frau Giraud in ihren Paketen einen, in Konservendosen versteckten, 3-armigen Telefondraht mit Gummimantel mit. “ (…)

« Am 17. April 1942 gegen 10 Uhr steigt General Giraud zwischen Königsnase und Blitzeichenplateau ab. Die Stelle konnte auch von dem Flieger-Beobachtungsturm, der mitten im Festungswald stand, nicht eingesehen werden. Ungefähr 10 französische Stabsoffiziere und Generäle waren eingeweiht. Von Mesny und Le Bleu, die das Seil an die Eisenklammer der Brüstung befestigten, wurde Giraud in ca. 2 min auf dem Holzstab sitzend abgeseilt  bzw. abgelassen. »

Wikipedia.org / Henri Giraud / Militaire / L’évasion de Königstein / Internet:

« Un complot se forme pour faire évader le général Giraud. Le général Mesny (qui en 1945, peu avant la chute de la forteresse, sera tué pour avoir aidé à l’évasion du général]), le général Mast (qui prévient sa femme de son intention d’évasion), son ex-chef d’état-major, le général Baurès, le général Le Bleu, le général Joseph de Verdilhac et le seul colonel de la forteresse, l’aident à s’échapper. Giraud prépare soigneusement son évasion pendant deux ans. Il pratique l’allemand et apprend par cœur une carte des abords de la forteresse. Le 17 avril 1942, il se laisse descendre le long de la falaise de la forteresse de montagne. Ayant rasé sa moustache, et s’étant coiffé d’un chapeau tyrolien, il voyage jusqu’à Schandau pour y rencontrer son contact du SOE. Par diverses ruses, il atteint la frontière suisse ; après un périple rocambolesque de 800 km en chemin de fer, il arrive en Alsace le 19 avril 1942 et par la suite se rend à Vichy, en zone libre française. Himmler ordonne à la Gestapo de le retrouver et de le tuer. Hitler, qui croit par ailleurs que Giraud est l’auteur du livre Vers l’armée de métier (en réalité publié par de Gaulle en 1934) entre dans une violente colère, reprochant à Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne en France, d’avoir « laissé courir » un général aussi dangereux à lui seul que « trente divisions ». »

Mes évasions / Général Giraud / Julliard / Paris / 1946:

„ Nous dérobions aux Boches des bouts de ficelle d’un mètre environ qui avaient servi à entourer les colis, et qui nous étaient remis par un jeune Français, employé à la Poststelle, le caporal N…, dont le patriotisme, l’intelligence et le sang-froid ont été remarquables. De nuit, nous faisions les épissures et tordions le câble. En un an, il atteignit 45 mètres de long, avec 12 mm. de diamètre environ. Bien dissimulé de jour, il ne fut jamais découvert. “

„ Pour le renforcer, je me fis envoyer par ma femme, dans des boîtes de conserves de graisse des bobines de fil téléphonique à trois brins de cuivre enrobés dans une gaine de gutta-percha. Essayé à Lyon, ce fil résistait, à une traction de 200 kg, c’était plus qu’il n’en fallait pour me porter. Nous l’enroulâmes en spirale autour de notre câble de chanvre, le résultat fut excellent. “

„ La longueur du câble n’étant pas assez grande pour faire un rappel de corde, nous convînmes, Mesny et moi, de l’appareillage suivant. Une boucle à l’extrémité du câble permettait d’y introduire une barre de bois solide, de 60 cm. de long environ, sur laquelle je pourrais m’asseoir après avoir enjambé le parapet. Tenant solidement le câble à deux mains, je me laisserais descendre le long du rocher par le camarade qui filerait la corde d’en haut, en m’aidant si possible des pieds et des genoux le long de la paroi. Tout ceci supposait une tranquillité à peu près complète pendant cinq minutes environ, dans un secteur abrité des vues de la sentinelle. “

„ Après de multiples reconnaissances, je reconnus trois points dans le mur d’enceinte qui répondaient aux conditions. L’un d’eux, en particulier, à l’extrémité nord-est de la forteresse sur la face dominant l’Elbe me parut particulièrement favorable. Un créneau à cet endroit existait dans le mur avec un gros barreau de fer bien scellé. Travail du XVIIe siècle, solide. On pouvait être sûr que le barreau tiendrait quand on y laisserait glisser la corde. “

« Les environs immédiats du lieu du crime pouvaient être facilement surveillés, sinon même interdits, pendant le temps que durerait l’opération. Toutes conditions favorables. » (…)

«  Signal convenu : je tire mon mouchoir de ma poche gauche et le mets sur mon épaule droite. Chacun prend la place qui lui est fixée. Mesny et Le Bleu placent le câble. Je me débarrasse de ma pèlerine et demande à Le Bleu de m’aider à enjamber le parapet, car la blessure de ma jambe droite m’interdit certains mouvements. Me tenant solidement de la main gauche au barreau du créneau, je m’assieds sur la barre de bois qui me sert de siège et lâchant le barreau pour empoigner le câble à deux mains, je me laisse descendre par mes deux amis qui filent lentement la corde. »

„ Mes pieds et mes genoux freinent ma descente contre la paroi du rocher. En deux minutes environ, je suis en bas, sans que personne n’ait rien vu. Mon cher Mesny devait payer de sa vie l’aide qu’il m’avait donnée. Il a été abattu par les Boches un mois avant la délivrance de Königstein. “

„ Je lâche la corde que je vois remonter vers le haut, et disparais dans les éboulis boisés qui descendent vers l’Elbe. “ (…)

De la défaite au désastre / L’espoir trahi / avril-novembre 1942 / Volume 2 / Jacques Benoist-Méchin / Albin Michel / 1985 :

„ Le ministère Laval était entré en fonctions le 18 avril 1942. Dès le lendemain, on apprenait que le général Giraud s’était enfui de la forteresse de Konigstein, où il était retenu en captivité. Cette évasion retentissante allait bloquer pendant plusieurs semaines toutes les négociations franco-allemandes et porter un coup fatal au nouveau gouvernement, avant même qu’il ait pu se mettre au travail. “

„ Les Allemands n’ignoraient pas qu’en septembre 1939, Giraud avait approuvé bruyamment la déclaration de guerre. Ils l’avaient capturé à Breda, en Hollande, en mai 1940, à l’extrême pointe de la VIIe armée qu’il commandait. Ils avaient tout lieu de le tenir pour un adversaire dangereux. “

„ Aussi son évasion avait-elle vivement ému le Chancelier. Une division entière avait procédé à des battues aux alentours de la forteresse. Le contrôle frontalier avait été renforcé. Une prime de 100 000 marks (soit 2 millions de francs de l’époque) avait été promise à quiconque fournirait des renseignements sur le fugitif. En vain! Glissant entre les mailles du réseau de surveillance, le général Giraud était parvenu en Suisse et de là à Vichy, où il avait été reçu en triomphateur. Le caractère sportif de sa performance lui avait valu une immense popularité. Le Maréchal l’avait reçu à sa table, pour lui marquer son approbation. “

On y va ! Constantin Feldzer / Axis / 1987:

« On a lu par ailleurs le récit du général Giraud, s’évadant en avril 1942 de la forteresse de Konigstein, en Saxe, à l’aide d’une corde de 43 m de long ! On apprit que le général, âgé de 61 ans, mesurait près d’un mètre quatre-vingt dix, avec une jambe raidie par une ancienne blessure ; il avait accompli cet exploit et, recherché par toutes les polices allemandes, il avait voyagé en chemin de fer, à travers toute l’Allemagne, sans être reconnu ! Pendant une semaine – quelle dérision. » (…)

« Nous prend-on pour des imbéciles en nous montrant des prisonniers creusant des tunnels longs de plusieurs dizaines de mètres, étayant et éclairant le forage, évacuant les gravats sans être découverts par les gardiens ? »

« Il est trop tard pour demander des démonstrations ; il est trop tard pour faire voyager un sosie du général Giraud dans les chemins de fer allemands, pendant une semaine, sans que la police allemande le découvre. Un sexagénaire boîteux a descendu une corde de 43 m de long. Bravo et silence dans les rangs ! »

Youtube.com / Le général Giraud / le libérateur oublié / Hervé Giraud / 3/3 / Vidéo / Internet:

« (…) la Gestapo rentre : Papier ! Donc, les quatre types qui étaient là : Papier, Papier. Ils voient un type discuter avec un lieutenant de l’Afrika Korps qui tout d’un coup voit la Gestapo. Il leur fait un signe : ok, on ne me dérange pas ! Donc, voilà donc Giraud, voyez, par cette espèce de coup de bluff étonnant. Et on a retrouvé, et on a retrouvé, figurez-vous, dans les archives des Chemins de fer allemands, quelqu’un qui a pu décrire cet épisode, ce qu’il a dit… » (…)

********************************

« Bravo et silence dans les rangs ! »

Claire GRUBE

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