Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 28, 2016

Déportation: froid sibérien

Déportation : froid sibérien

Grüß Gott !

Les personnes déportées, pendant la Seconde Guerre mondiale, connaissent un très grand froid.

27avril1944.org / Histoire du convoi / Amicale des Déportés Tatouées du 27 avril 1944 / Internet:

„ Le 17 février 1945. 2.500 déportés, dont une vingtaine de Tatoués, quittent Sachsenhausen pour Mauthausen, en une marche terrible. A l’arrivée ils ne sont plus que 1.700. Le camp de Mauthausen étant déjà surpeuplé, le commandant ordonne d’en sélectionner 400, que l’on place, nus, sur la place d’appel durant plusieurs heures à une température de – 8° C. La mort tardant à venir, on les passe sous une douche glacée avant de les exposer à nouveau au froid. Les derniers survivants sont achevés à la hache.“

Jewishgen.org / Forgottencamps / Mauthausen / Autriche / Internet:

„ Une autre torture particulièrement appréciée des SS était de rassembler en plein hiver un groupe de prisonniers dans la cour du garage puis de leur ordonner de se déshabiller complètement. A ce moment, un garde SS les arrosait d’un jet d’eau glaciale. Les prisonniers devaient ensuite rester immobiles, nus et en plein air jusqu’à ce qu’ils meurent de froid. Cette torture était toujours mortelle dans une région où la température moyenne en hiver est de -10 -15 degrés. “

Cndp.fr / Crdp.creteil / Gestion / Témoignage de Léon Zyguel / Internet:

„ C’était en janvier 1945, au plus fort de l’hiver. C’est ce qu’on a appelé les marches de la mort. Nous sommes partis sur la route, la température en Haute Silésie, en Pologne, atteignait quelquefois -15°, et nous étions vêtus avec nos costumes rayés. Cela a été quelque chose d’effroyable. On est partis donc, sur la route, par cette température.“

Bloc.ac-Versailles.fr / Mémoire et citoyenneté en partage / Témoignage d’André Berkover / Internet:

„ Ils sont répartis dans des baraquements (200 personnes) et intègrent des kommandos de travail. Ils sont habillés de pyjamas rayés. Les kapos (meurtriers allemands) encadraient les prisonniers. Le réveil se faisait à 5 h du matin au son de la cloche et au garde à vous et s’ils ne se réveillaient pas, les kapos se chargeaient de les réveiller à la manière dure. Ils n’avaient droit qu’à du café (imbuvable) et une rondelle de saucisson. Ensuite, ils étaient alignés par 60 en long et en rang et ils étaient comptés (cela pouvait durer 2 Hs). Dehors, la température avoisinait les -10 à -25°C. “

Litt-and-co.org / Au temps / Textes / La destruction d’une famille 1949-1945 / Jean-Louis Steinberg / Internet:

„ Et puis on a commencé à entendre les canons soviétiques. Alors les SS sont devenus hystériques ayant reçu l’ordre d’évacuer tous les camps de Pologne. Le 18 janvier 1945, en plein hiver, ils nous ont lancés sur la route enneigée, encadrés par des soldats avec des chiens. Nous étions en pyjama et il faisait -15. (…) En 2 jours sans manger nous sommes arrivés dans un autre camp et nous avons été immédiatement embarqués, toujours à coups de trique, dans des wagons ouverts sans toit. On nous a distribué du pain qu’il a fallu distribuer équitablement. C’est ainsi que je sais que nous étions 135 dans un wagon à ridelles de la taille d’un 40 hommes ou 8 chevaux. Le voyage a duré 5 jours par -15 à -20 la nuit. “ (…)

Cris d’espérance / Témoignage sous les tumultes de l’histoire et de la maladie / Elisabeth Félix / Labor et fides / 2002: Internet:

„ Bien des malheureux qui avaient survécu à la guerre furent victimes de cette évacuation brutale. Les routes étaient enneigées. Le froid était d’une terrible rigueur. Il faisait 20 degrés au-dessous de zéro. La Vistule, gelée sur toute la largeur, était couverte de piétons et de véhicules militaires. “

Tranchedesurvie.org / Familles / La longue marche de la mort / Georges Ben Attar / Internet:

„ Le 18 Janvier 1945, nous sommes évacués d’Auschwitz par les Allemands, poussés sur les routes par une température de – 20° C. (…)  Le premier soir, nous avons dormi dans un champ de neige. Je me suis emmitouflé dans ma couverture et le lendemain matin, au réveil, il a fallu que j’ouvre cette couverture en force car elle avait gelé. Je l’ai laissée sur place. Je n’ai même pas été malade. “

Une déstalinisation manquée / Tchécoslovaquie 1956 / Muriel Blaive / Editions complexe / 2005:

„ La majorité des „Allemands de Pologne“, pour leur part, partirent vers l’Ouest dès l’hiver 1944-1945, dans la panique et au milieu des combats. L’évacuation, repoussée par les nazis, fut chaotique et s’effectua au dernier moment, alors que les Soviétiques étaient déjà sur les talons des réfugiés. Des conditions climatiques drastiques (la température descendit jusqu’à 20° en-dessous de zéro en janvier 1945) aggravèrent encore la situation. “

Cercleshoa.org / Marche de la mort / Evacuation d’Auschwitz I / Janvier 1945 / Henri Graff / Internet:

” C’était en janvier 45, par -25°, avec une petite liquette sur le dos, une veste qui était comme de la paille, des sabots innommables aux pieds, et on a commencé à marcher. [Ce fut] le début de ce qu’on appelé, plus tard, la « marche de la mort » … On a fait soixante kilomètres dans la neige … On a marché pendant trois jours. Trois jours et deux nuits … [Là a commencé] la soif. La soif provoquée … par le froid et la sécheresse du climat. Parce que, là-bas, le froid est comme un coup de trique. Il ne fait pas un froid humide [mais] un froid sec, à couper au couteau … qui dessèche tout …“

Fmdasso .fr / La déportation dans les camps nazis / 6 décembre 1943 / Auguste Favier / Internet:

„ Arrivée à Buchenwald. Débarquement sous les projecteurs, sans chaussures et souvent sans vêtements, dans la neige par -25° de froid. ”

Vrid-memorial.com / Concours national de la résistance et de la déportation / 2011-2012 / Internet:

„ En général, les camps sont construits dans des régions hostiles, au climat rude. A Buchenwald, par exemple, il arrive fréquemment que le thermomètre descende jusqu’à -25°. “

„ Marcel Arbez, passé par Buchenwald et Dora, résume parfaitement la difficulté des déportés, bien mal habillés, à résister au froid : « J’ai connu la faim, le manque de sommeil, la fatigue musculaire, mais qu’étaient toutes ces misères à côté du froid ; rien n’entraînait comme le froid l’amoindrissement moral et physique de l’individu. Sur des corps amoindris, dépourvus de graisse, incapables de réagir parce que tant d’exercice physique épuise, le froid a une prise considérable. Qui a froid cesse de se laver, dort tout habillé, se laisse envahir par les poux. Le froid provoque les pneumonies, les pleurésies, les dysenteries. Le froid tue aussi brutalement par congestion, il était courant pendant les appels de voir l’un ou l’autre s’affaisser. » “

Femmes dans la guerre / 1939-1945 / Guylaine Guidez / Lavauzelle / 2006: 

„ A la fin, j’étais devenue une musulmane, dit Régine Beer. Nous avions quitté Auschwitz, en janvier 1945, par -30°, fait la marche de la mort pour atteindre Ravenbrück, et de là envoyées dans un plus petit camp, celui de Malakoff. “

„ Un matin de janvier 1945, je sors dans le camp et je trouve qu’il y règne une atmosphère inhabituelle. Il y avait comme un désordre et une excitation dans l’air. On nous a tous appelés à nous rassembler avec nos maigres effets, on a formé un cortège et on s’est mis en route. On a fait ce qu’on a appellé plus tard la „marche de la mort“. Il devait faire -20° ou -30°, à ce stade, ça ne compte plus. Il neigeait, on entendait hurler les loups au loin, un blizzard glacé nous sifflait aux oreilles. “

Nouvelsobs.com / Société / Témoignage : d’Auschwitz à Buchenwald, la marche des morts-vivants/ Internet:

„ Nous avons quitté le camp, en rangs par cinq, encadrés par les SS et les kapos. Il devait être 4 ou 5 heures de l’après-midi. Ceux qui avaient une couverture l’avaient mise sur leur dos. Le froid était sibérien, on donnait des températures entre -25°c et -30°c. La région d’Auschwitz est l’une des plus froides de Pologne. Il y souffle un vent terrible venu des Carpates qui vous transperce comme une dague.“

Cndp.fr / Crdp.reims / Mémoire / Déportation / Le rude hiver 1944-1945 / Chatelain / Internet:

„ Au mois d’octobre, la percée d’une route dans la forêt étant indispensable, une colonne de terrassement est créée. Les sous-bois nous semblent splendides. Quelles odeurs et quelles couleurs ! L’air est vif, nous sommes loin de l’atelier et de ce travail humiliant pour nous. Quel pays magnifique ! Après la guerre,… plus tard, … si,… Que d’espoirs incontrôlés ! L’hiver arrive très tôt dans les Sudètes. Le ciel bleu annonce le froid. Vers Noël, il fera – 32°. À l’aide de chiffons et de papier, nous luttons contre un ennemi sans pitié. L’hiver est long et éprouvant pour toutes. “

Cairn.info / Revue historique politique / L’arme de l’ethnologie dans l’horreur de Ravensbrück / Internet:

„ Arrivées à Ravensbrück un dimanche de fin du mois d’octobre 1943, Germaine Tillion et ses compagnes sont « saisies d’horreur » devant l’horrible réalité de ce camp de femmes et la sauvagerie qu’elles y découvriront « simultanément, par vision directe ou par témoignages innombrables, irréfutables ». Des corps décharnés, la faim entretenue, le froid (jusqu’à moins 30-40°). “

Résistance au féminin sous l’Occupation en Normandie / Collège Paul-Verlaine d’Evrecy / Cahiers du temps / Cabourg / 2008:

„ Une robe, une culotte, une paire de mules à semelles de bois appelées „pantines“, parfois un foulard ; voila tout le trousseau d’une déportée. Pour l’hiver, une veste non doublée dite jaquette et une paire de chaussettes viennent enrichir ce pauvre vestiaire. C’est avec cela qu’il nous faudra affronter une température qui descend parfois à -32°.

„ Ravensbrück est située à 8 km de la Baltique, au nord de Berlin, dans une région marécageuse. Il y fait très froid, la température peut descendre à -30°. De la gare de Fürstenberg au camp, le paysage paraît lugubre, tout est noir, la terre, les arbres, tout semble à l’image des nazis. “

„ Il y avait les longs appels prolongés à plaisir et parfois sans motif. Ils tuaient des êtres tellement déjà éprouvés par le dur travail, la faim, et toute cette vie de souffrance qui nous était imposée. Il y avait la privation totale de nourriture, pendant un jour, parfois plus. Cela comptait pour des organismes tellement épuisés et affamés. Il y avait les crânes tondus, retondus, re-retondus, pour cent fois rien. Les fouilles des blocs incessantes, de nuit comme de jour, qui empêchaient tout repos. Les douches brimades par -30°. “

„ A partir de janvier 1945, suite à l’avance des troupes soviétiques, les déportées quittent la Silésie pour rejoindre le sud de l’Allemagne. La marche à pied se fait dans le froid, on leur a donné une couverture, de la nourriture vite gelée. (…) La colonne descend vers le sud, en direction des Sudètes, par – 40°. “

Letelegramme.fr / Morbihan /Auray / Auschwitz / Ginette / Matricule 78.599 / Internet:

„ Les Russes approchant, les Allemands ont embarqué tous les hommes et femmes qui avaient la force de marcher à travers la Pologne et l’Allemagne, avec des températures de moins 40º. ”

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– 8°

– 10°

– 15°

– 20°

– 25°

– 30°

– 32°

– 35°

– 40°

Claire GRUBE

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