Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 4, 2016

Révolution française: barbarie

Révolution française : barbarie

Grüß Gott !

Les sans-culottes français, pendant la Révolution, se piquent de républicanisme. Et plantent les têtes sur des piques.

Anecdotes du temps de la Terreur / Paris / Hachette / 1853:

« Le 14 juillet, les vainqueurs de la Bastille s’emparèrent de M. de Launay (…) Comme on tournait le coin de l’hôtel de ville, du côté du quai, M. de Launay est renversé, haché à coup de sabre, sa tête est séparée du tronc et placée au bout d’une pique, qu’elle inonde de sang. » (…)

« Comme il parlait encore, on l’abat à coup de sabre, et sa tête, comme celle de Launay, est portée au bout d’une pique. En même temps un coup de pistolet retentit. C’est le prévôt des marchands. M. de Flesselles, qui vient d’être tué sur le perron de l’hôtel de ville. » (…)

« Foulon ne pouvait plus crier. Il tendait encore les mains par un effort suprême. Il était presque mort quand on le pendit. En un clin d’oeil, le cadavre fut déshabillé, mutilé. Sa tête fut portée au bout d’une pique avec un poignée de foin dans la bouche. On traîna ses membres dans le ruisseau. »

« Berthier saisi, entraîné, lutta et se fit tuer à coups de piques. On ouvrit son corps, on lui arracha le coeur, on le fit rôtir sur des charbons. » (…)

« Tout à coup des cris de mort se firent entendre du côté de la cour des Ministres. C’est Jourdan Coupe-Tête, à la tête de ses hommes, qui s’acharne à coups de hache sur le cadavre d’un garde du corps. » (…)

« M. de Varicourt est le premier atteint ; il veut se réfugier dans la grande salle, il y est poursuivi, tué à coups de poignard sur le corps d’un de ses camarades. Sa tête, portée au bout d’une pique de Paris à Versailles, épouvanta ceux même qui lui faisaient cortège. Arrivé au pont de Sèvres, celui qui la portait s’arrêta chez un perruquier, et fit friser et poudrer cette tête sanglante. » (…)

« On les renverse. L’un d’eux est dépêché à coups de couteau ; l’autre est attaché à un réverbère. La corde casse, il retombe encore vivant, et sa tête, plutôt sciée que coupée, est mise au bout d’une pique par un jeune homme de quatorze ans. » (…)

« Cette charrette dans laquelle on mêne le condamné, et dont on fit grâce à Capet, ces mains liées derrière le dos, ce qui oblige le patient à prendre une position gênante et servile ; cette robe noire dont on permet encore au confesseur de s’affubler, malgré le décret qui défend le costume ecclésiastique : tout cet appareil n’annonce pas les moeurs d’une nation éclairée, humaine et libre. » (…)

« Un autre reproche à faire à ce supplice, c’est que, s’il épargne la douleur au condamné, il ne dérobe pas assez aux spectateurs la vue du sang ; on le voit couler du tranchant de la guillotine et arroser en abondance le pavé où se trouve l’échafaud. » (…)

« Sous la Terreur, tous les édifices publiques et un grand nombre de maisons particulières étalaient cette inscription sinistre : Unité, indivisibilité de la république, liberté, égalité, fraternité, ou la mort. L’auteur de cette devise a droit d’être connu de la postérité. C’est Pache, alors maire de Paris, après avoir été ministre. » (…)

« Cependant les massacres continuèrent à l’Abbaye du dimanche soir au mardi matin ; à la Force, davantage ; à Bicêtre, quatre jours, etc (…) Les assassins étaient prêts, ils se jetèrent sur les voitures ; ils y avaient cinq ou six fiacres, et à coups de sabre et de piques ils percèrent, ils tuèrent ceux qui les remplissaient, au milieu de la rue, au bruit terrible de leurs cris douloureux. »

« Tout Paris fut témoin de ces horribles scènes, exécutées par un petit nombre de bourreaux (…) tout Paris laissa faire… (…) il n’y avait pas deux cent brigands pour la totalité de cette infâme expédition. (…) Et des curieux allaient voir ce spectacle ! Non, je ne connais rien, dans les annales des peuples les plus barbares, de comparable à ces atrocités. » (…)

« A leur approche, les prêtes se dispersent : quelques-uns, cherchant à se sauver, montent sur les arbres, escaladent les murs pour se jeter dans la rue ou dans les cours de maisons voisines ; ceux-là sont pourchassés les premiers et presque tous atteints à coups de fusil ; les sabres, les piques, les baïonnettes achèvent de les égorger. » (…)

« On acheva de l’égorger à coups de pique. Elle fut aussitôt dépouillée de tous ses vêtements, et son corps nu resta exposé pendant plus de deux heures aux regards brutaux de la populace et à toutes les insultes horribles que la barbarie la plus féroce, unie à la plus sale lubricité, put faire imaginer. Vers midi, on se décida à lui couper la tête et à lui arracher le coeur. On chargea un canon avec l’une de ses jambes. Les restes de ce cadavre furent livrés à une bande de cannibales, et bientôt après on le vit trainé dans les rues. On porta d’abord à l’abbaye Saint-Antoine, où la princesse de Lamballe avait passé quelque temps, sa tête et son coeur au bout d’une pique. » (…)

« Sur cinquante-trois prisonniers, quarante-sept furent égorgés, et la garde entière, sous les armes, resta, pendant près d’une heure et demie, spectatrice immobile de cette scène d’horreur exécutée par quinze scélérats, car le peuple n’y prit aucune part ! »

« Les cadavres de ces victimes éprouvèrent les mêmes indignités que ceux des prisonniers massacrés à Paris ; leurs membres furent coupés et accrochés aux grilles du palais. Ceux du duc de Brissac furent portés au bout d’une pique, sous les fenêtres du pavillon de Lucienne, où son amie (Mme Dubarry) s’était retirée. » (…)

« Une femme, âgée de quatre-vingt ans, nommée Martinon, malade au point de ne pouvoir se soutenir sur la voiture qui conduisait au supplice, y fut jetée comme un ballot, et, au moyen de cordes, on la garrotta avec force, de crainte qu’elle ne vînt rouler à terre. En vain elle fait entendre des cris plaintifs, on la serre encore davantage. Après quelques instants de marche, la charrette éprouve une secousse ; le ventre de la malheureuse se brise, ses intestins se répandent ; elle expire. » (…)

« Soixante-neuf jeunes proscrits furent tirés de la prison, et conduits dans une plaine qui borde le Rhône, en face du quai. On les plaça garrottés deux à deux, et dans la direction des pièces d’artillerie, entre deux fossés parallèles, bordés à quelque distance par des troupes de lignes. Au signal donné, la décharge emporta les membres de ces infortunés, sans leur arracher entièrement la vie. Les soldats franchirent ensuite les fossés, et frappèrent à coups de sabre ces hommes mutilés : ce ne fut qu’après deux heures de massacres que ces victimes des cannibales cessèrent de souffrir et de vivre. » (…)

« On assure que la lassitude de ces derniers ne leur permit pas de consommer leur assassinats, et que plusieurs respiraient encore le lendemain, quand les fossoyeurs révolutionnaires vinrent couvrir leurs corps de chaux vive, dans le moment même du passage de la vie à la mort. » (…)

« A l’instant les cannibales entrent dans les rangs ; l’un saisit son ennemi, l’autre son rival, un dernier son créancier ; les hommes opulents sont surtout ceux auxquels ils s’attachent. Plusieurs centaines de proscrits sont ainsi séparés de la masse des Toulonnais et placés le long d’une muraille : à un signal donné, l’artillerie joue, et tous ces infortunés sont foudroyés. »

« Tout va bien : nous avons requis douze mille maçons pour raser la ville et la raser. Tous les jours, depuis notre entrée, nous faisons tomber deux cent têtes ; il y a déjà huit cents Toulonnais de fusillés. » (…)

« Mais les bandes de Marat ne suffisent pas pour saturer l’avidité révolutionnaire de Carrier : il leur a donné pour auxiliaires une compagnie de nègres, dont la figure ajoute encore à l’effroi qui inspire leur mission. Ces Africains sont spécialement chargés de poursuivre et d’arrêter les enfants et les femmes. Le nommé Pinard, qui les commande, est l’ennemi des femmes ; il n’est porté vers elles que par un mouvement brutal, et du moment où sa passion est assouvie, il n’est plus que leur assassin. » (…)

« Lorsqu’ils cherchent à s’enfuir ou à s’échapper des funestes gabarres, leurs conducteurs les hachent à coups de sabre, et leurs membres, ainsi coupés, servent de trophées à ses bourreaux ; des oreilles d’hommes sont attachées à leurs chapeaux en guise de cocarde, et figurent à côté des couleurs de la république. » « Lorsque des malheureux peuvent s’élever à la nage au-dessus des eaux et tâchent de regnagner le rivage, on les fusille, on les reçoit à coups de croc. » (…)

« Les prisonniers étaient tellement entassés dans leurs cachots que les plus cruelles maladies s’y étaient manifestées. Les détenus expiraient pas centaines ; on n’osait plus pénétrer dans les prisons ; un méphitisme destructeur engendré par la malpropreté, le souffle des mourants et la mort dont elles étaient devenues l’empire, ne permettait pas d’y aborder. » (…)

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« Liberté, égalité, fraternité – ou la mort ! »

Claire GRUBE

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