Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | May 28, 2016

Vichy: pénurie de main-d’oeuvre

Vichy : pénurie de main-d’oeuvre

Grüß Gott !

La France de Vichy, sous l’Occupation allemande, tourne à plein régime. Et manque de bras.

Wikipedia.org / Occupation de la France par l’Allemagne / Internet:

„ La vie des Français a d’abord été marquée par les pénuries. Elles s’expliquent par différents éléments : la pénurie de main d’œuvre (un million et demi de Français sont prisonniers en Allemagne) “ (…)

« Pour contenter les besoins de main-d’œuvre du Troisième Reich dont les soldats se trouvaient au front ou dans les territoires occupés, le régime de Vichy devait fournir à l’occupant 150.000 ouvriers qualifiés nécessaires au bon fonctionnement de l’industrie de guerre allemande, contre la libération de 50.000 prisonniers de guerre français retenus en Allemagne. »

Travail-emploi.gouv.fr / Vichy dans l’histoire des politiques françaises de la main-d’oeuvre / Vincent Viet / Internet:

« La France ou, plus exactement, la France de Vichy est, en outre, de tous les pays ayant été occupés par les nazis, celui qui a fourni le plus de bras à l’économie du Troisième Reich, aussi bien sur son propre territoire qu’à destination de l’Allemagne. »

« La « défaillance », à l’automne 1943, d’un grand nombre de permissionnaires rentrés d’Allemagne incita les autorités d’occupation à réclamer deux types de mesures : la mobilisation, à l’intérieur du territoire français, des hommes de 16 à 60 ans, des femmes célibataires de 18 à 45 ans et, à proximité de leur lieu de résidence, des femmes mariées sans enfant de 18 à 45 ans (décision de décembre 1943 (103)) ; le départ en Allemagne des hommes de 16 à 60 ans par extension de la loi du 4 septembre 1942 (janvier 1944). Ces nouvelles exigences heurtaient néanmoins l’idéologie vichyste : la mise au travail des femmes allait à l’encontre du mouvement de retour au foyer, préconisé par le régime depuis l’automne 1940 ; elle ne devait pas, en conséquence, constituer une fin en soi, mais un des moyens (au même titre que la      « chasse aux oisifs » et l’envoi d’étrangers en Allemagne), de sauvegarder la Relève. Par ailleurs, et en dépit de la loi du 1er février 1944 soumettant les hommes de 18 à 60 ans au STO, Vichy se refusait à envoyer en Allemagne des hommes âgés de plus de 45 ans “ (…)

L’hécatombe des fous / Isabelle von Bueltzingsloewen / Aubier Flammarion / 2007:

„ La réintégration est facilitée par le contexte de l’Occupation. Alors que la main-d’oeuvre se fait grâvement sentir, tous ceux qui – malades mentaux mais aussi vieillards – s’avèrent capables, en dépit de troubles de comportement plus ou moins importants, d’effectuer de petites tâches quotidiennes suspectibles de pallier les pénuries en tout genre (jardinage, couture, courses nécessitant souvent de longues heures d’attente devant les commerçants, garde des enfants dont la mère doit travailler du fait de l’absence du père, prisonnier en Allemagne…) peuvent en effet retrouver leur place dans la famille.“

„ La crise de la main-d’oeuvre encourage également les médecins-chefs des asiles ruraux à étendre une formule déjà expérimentée de façon ponctuelle avant la guerre : le placement agricole des malades mentaux.“

„ Certains médecins-chefs s’évertuent cependant à trouver du travail aux malades pour permettre leur survie, le manque de main-d’oeuvre se faisant également sentir dans l’artisanat et dans l’industrie.“

„ Les conditions créées par la guerre ont également permis à quelques malades, dont l’état ne justifiait plus un internement, de quitter l’asile et de réintégrer le monde du travail. La pénurie de main-d’oeuvre ayant fait reculer l’impératif de rentabilité, cette “réinsertion“ a pu s’opérer en douceur du fait de la plus grande tolérance des employeurs et de l’entourage.“

Travailler dans les entreprises sous l’Occupation / Christian Chevandier / Jean-Claude Daumas / Presses universitaires de Franche-Comté / 2007:

« 1942-1944 : réquisitions et gestion de la pénurie. »

« Les besoins de main-d’oeuvre augmentent fortement. La construction du Mur de l’Atlantique décidée en 1942 explique en partie le retournement de situation. »

« Dans le même temps, la pénurie de main-d’oeuvre s’accroît. Des offres d’emploi restent non satisfaites. »

« Les activités rurales locales souffrent elles aussi du manque de bras. En 1942 et 1943, la pénurie de main-d’oeuvre frappe l’agriculture et l’activité forestière à la saison estivale. (…) En vue de la réalisation des travaux agricoles, des dispositions sont prises pour la recherche des oisifs et des chômeurs et leur requisition, si les exploitants et les salariés du secteur ne sont pas suffisants. »

« Recruter est une préoccupation permanente pour faire face aux difficultés de main-d’oeuvre. »

« La rareté croissante de la main-d’oeuvre peut du reste être à terme un atout pour les travailleurs qui peuvent menacer d’aller s’embaucher chez Todt ou sur un chantier allemand en cas de non-satisfaction de leurs revendications. »

« En ce temps de pénurie de main-d’oeuvre, trop d’ouvriers sont irremplacables, surtout lorsque qualifiés, pour que des sentiments patriotiques ou humanistes aient forcément besoin d’agir. »

« Le STO a accru considérablement la pénurie de main-d’oeuvre, provoquée par l’absence des captifs de 1940, et par la résorption rapide du chômage, due aux efforts de Vichy et surtout à la multiplication précoce des commandes allemandes. »

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« La France… est… celui qui a fourni le plus de bras à l’économie du Troisième Reich »

Claire GRUBE

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