Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | April 30, 2016

Rosalie: pleine de charmes

Rosalie : pleine de charmes

Grüß Gott !

Les soldats français, dans les tranchées, rêvent de Rosalie toute nue, blanche, rosée ou bien bronzée.

Wikipedia.org / Baïonnette / Arme / Types / Internet:

« La convention de Genève interdit l’usage des baïonnettes triangulaires, cruciformes ou dentelées. En effet, les blessures qu’elles entraînent cicatrisent difficilement et ces armes furent considérées comme inhumaines. Pourtant, il n’est pas rare de trouver de tels modèles aujourd’hui. »

« La plupart des baïonnettes modernes ont une gouttière (visible sur la partie supérieure de la lame). C’est une dépression concave conçue pour réduire le poids. Elle permet aussi à l’air de rentrer dans la blessure, empêchant la création d’un vide, ce qui rend la baïonnette plus facile à retirer après pénétration et moins sujette à rester coincée. En aucun cas cette gouttière n’a vocation à canaliser le sang qui s’égoutte de la lame. »

Arquebuse.ch / Arquebuse Genève / Fusil Lebel modèle 1886 / Rémy Mattenberger / Internet:

« Baïonnette : bronzée noire, en forme d’épée cruciforme dite Rosalie. Cette baïonnette va être interdite comme toutes les autres armes de ce type considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs, elles vont faire partie des armes interdites par les Conventions de Genève de la Croix Rouge en 1980 seulement, pourtant une convention de La Haye de 1899 l’interdisait déjà, mais elle ne fut pas respectée pendant longtemps. »

Cinquante mois sous le joug allemand / Jules Helot / Paris / Plon / 1919 / Internet:

« On s’accuse toujours réciproquement d’employer des balles dum-dum ; il faut, je crois, ne voir que des cas isolés chez les différents belligérants. Mais certains soldats allemands possèdent des crans de scie à leur baïonnettes, et on les voit monter la garde avec ces armes barbares dont l’emploi officiel constitue un acte de sauvagerie. »

Lesfrancaisaverdun / 1916 / Uniformes / Armes / Baïonnette / Internet:

„ La baïonnette ” Rosalie ”

„ Contrairement à la baïonnette anglaise et allemande, la baïonnette française n’est pas une lame, mais une pique cruciforme et très pointue qui peut s’avérer redoutable. “

„ Sa forme “ergonomique” est prévue pour que le combattant fasse un quart de tour vers la gauche avec son fusil avant de ressortir la baïonnette du corps de son ennemi. Ceci est censé provoquer une hémorragie interne qui ne laisse aucune chance de survie à l’ennemi. Il faut dire que la doctrine de guerre française en 1914 était : “seul le mouvement en avant porté jusqu’au corps à corps est décisif et irrésistible”. “

Le combat à la baïonnette dans les lignes de repos / André Gaucher / 1915:

« N’y a t il pas là de quoi réjouir des Français ? Nous considérons avec raison la baïonnette comme une arme nationale. Notre instinct nous le dit qui n’est que le sentiment plus ou moins clair de nos merveilleuses aptitudes offensives. Et si ce n’était notre instinct, n’y aurait-il pas l’histoire, en particulier l’histoire des guerres de la Révolution et de l’Empire, qui montre l’éclatante supériorité de nos troupes dans l’emploi de l’arme blanche, l’arme redoutable entre toutes, l’armée des braves ? »

« Ce qui est spontané, c’est ce goût, c’est cet instinct de l’offensive en commun, tout à fait spécial à notre race. La furia francese, vieille comme le sang gaulois, n’est pas un vain mot. C’est un phénomène ethnique d’énergie collective. « Mes hommes, lancés en avant, me disait un des plus glorieux héros de l’Argonne, le général Malterre, partaient comme des fous et revenaient grisés, les baïonnettes rouges jusqu’au quillon, racontant des choses extraordinaires. » (…)

« Et il paraissait impossible de combler cette grave lacune de notre entrainement à l’arme blanche. Car, enfin, la plus grande partie de nos soldats se trouvait sur le front. Ils se servaient tous les jours de la baïonnette. S’en servaient-ils bien ? Oh ! cela ne faisait pas de doute. Il suffit pour répondre à la question, de connaitre la popularité de « Rosalie ». Mais, ne pouvaient-ils s’en servir mieux ? Ceci, c’est autre chose. Quelques-uns de nos lecteurs, sans doute, ont visité le champ de bataille de la Marne. Aucun d’eux n’a-t-il rencontré, sur l’immense charnier, un de ces couples terriblement fixés dans le geste réciproque de la mort. Ils sont nombreux, trop nombreux, ces « coups doubles » dont la fréquence souligne l’élan, la fougue, le courage, et prouve aussi, hélas, l’inexpérience. » (…)

« Là, on s’entraînait, au moyen de sacs de son, à acquérir cette détente sèche, appuyée par le poids du corps, qui crève d’un seul coup la peau, cette peau humaine dont l’incroyable résistance surprend toujours les novices. Ailleurs – car ce n’est pas tout d’entrer, il faut ressortir – on s’évertuait à trouver le tour de main indispensable pour retirer brusquement la terrible lame quadrangulaire sur laquelle, paraît-il, les lèvres de la blessure coincent très souvent, forment ventouse. Des parades, des bottes, des procédés particuliers, des trucs employés dans le corps-à-corps, voilà certainement ce qui intéressait, ce qui passionnait nos « poilus », pendant leurs heures de loisir, au moins autant que la manille. » (…)

Georges Brassens / Les patriotes / Chanson / Internet:

« Les estropiés d’chez nous, ce qui les rend patraques,
C’est pas d’être hors d’état d’courir la gueus’, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une attaque.
On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de Ninon. »

Rosalielebel75.franceserv.com / Lebel-baïonnette / Armée française été 14 / Rosalie / Internet:

„ Ave Maria d’un poilu à sa baïonnette “

« Je vous salue, Rosalie, pleine de charmes
La victoire est avec vous,
vous êtes bénie entre toutes les armes
que votre pointe qui fouille les entrailles des boches soit bénie!
Sainte Rosalie, Mère de la Victoire
Priez pour nous pauvres soldats,
Maintenant et à l’heure de la revanche
Ainsi soit-il ! »

Lacroix.com / Aux poilus / Carte postale / Internet:

« Les commandements de Rosalie »

« Toujours tu m’aimeras,

« Et soigneras parfaitement »

(…)

« De sang Boche, me farderas,

« Avec plaisir, naturellement. »

(…)

« Bon souvenir, garderas,

« De ton amie, éternellement. »

Chanson-Marche en l’honneur de la terrible Baïonnette française / Rosalie / Le petit journal / Théodore Baudrel / 1915 / Internet:

„ Rosalie, c’est ton histoire
Que nous chantons à ta gloire
– Verse à boire ! –

Tout en vidant nos bidons
Buvons donc !“
(…)

Mais elle est irrésistible
Quand elle surgit, terrible,
– Verse à boire ! –
Toute nue : baïonnette… on !
Buvons donc !
(…)

Au mitan de la bataille
Elle perce, et pique et taille
– Verse à boire ! –
Pare en tête, et pointe à fond
Buvons donc !

Et faut voir la débandade
Des mecs de Prusse et d’ Bade
– Verse à boire ! –
Des Bavarois, des Saxons
Buvons donc !

Rosalie les cloue en plaine
Ils l’ont eue, déjà, dans l’aine
– Verse à boire ! –
Dans l’ rein, bientôt, ils l’auront
Buvons donc !

Toute blanche, elle est partie
Mais, à la fin d’ la partie,
– Verse à boire ! –
Elle est couleur vermillon
Buvons donc !

Si vermeille et si rosée
Que nous l’avons baptisée
– Verse à boire ! –
«Rosalie», à l’unisson
Buvons donc !
(…)

Sois sans peur et sans reproches
Et, du sang impur des Boches,
– Verse à boire ! –
Abreuve encor nos sillons !

Buvons donc !

« Nous avons soif de vengeance
Rosalie ! verse à la France,
– Verse à boire ! –
De la Gloire à pleins bidons !
Buvons donc ! »

************************************

„ Elle perce, et pique et taille “

Claire GRUBE

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