Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | March 26, 2016

Mur de l’Atlantique: sabotage

Mur de l’Atlantique : sabotage

Grüß Gott !

Les ouvriers français, pendant l’Occupation, gâchent le béton sur les chantiers allemands.

Beaucoudray.free / Kommen2 / Ils arrivent / La résistance en Normandie / Chapitre premier / Internet:

„ En dehors de l’espionnage, le sabotage était également organisé sur une grande échelle ; il s’étendait sur toute la France et comportait des milliers de membres encadrés par des chefs de districts ou de commandos. Leur mission était de mener sans cesse, contre les travaux défensifs allemands, des entreprises de destruction ; mais surtout de se tenir prêts à agir en masse au moment décisif de l’invasion.“

„ On ignore en général qu’il suffit de dix grammes de sucre, soit trois morceaux, opportunément jetés dans l’eau d’une bétonnière, pour enlever à cent kilos de béton tout leur pouvoir de prise. Car, quand le calcium qui en constitue la base, au lieu de se combiner avec de l’acide carbonique le fait avec du sucre, il en résulte un composé infiniment moins stable. Qu’un membre d’une organisation française de résistance, employé au service du travail, réussît donc à se faire attribuer un poste au voisinage de la bétonnière, et il lui devenait facile, au moyen de quantités de sucre relativement faibles introduites soit dans le mélange à sec, soit dans l’eau d’alimentation, d’obtenir des effets désastreux sur certaines parties essentielles d’un ouvrage fortifié (embrasure de bouche à feu ou plafond d’un bunker). L’impact d’un obus sur celles-ci suffisait alors à les faire s’effriter comme du grès.“ (…)

Nicolasdaubanes / Sabotage / Sculpture / Le jour après le lendemain / Internet:

„ L’adjonction de sucre dans le béton, s’inspire du geste vain, pendant la deuxième guerre mondiale, des résistants lorsqu’ils étaient contraints, une fois faits prisonniers, à la fabrication du « Mur de l’Atlantique » pour les Allemands. Le sucre, une fois plongé dans la masse totale du béton encore frais, provoque un état de fragilité lorsque ce dernier sèche. Il s’agit d’un acte de sabotage. Une lutte vaine et silencieuse. La pièce Sabotage, à partir d’un coffrage complexe, a été coulée en une seule fois, de manière à constituer un seul « corps ». Une fabrication longue et minutieuse, en contradiction avec une fin quasi-programmée scientifiquement : cette pièce est destinée à devenir brisures, gravats et poussières. Malgré la précision de sa préparation (coffrage, matériaux…) va naitre l’inattendue : un état de ruine au moment de la révélation hors du moule. C’est donc par l’adjonction d’un agent, le sucre, que la pièce se retrouve rongée, comme un virus.“ (…)

„ Saboter le Mur de l’Atlantique ne fut jamais un projet de la Résistance française, pourtant, les histoires d’entrave à sa construction viennent jusqu’à nous aujourd’hui. L’adjonction de sucre ou de sel dans les bétons des blockhaus aurait été faite individuellement, comme autant d’actes d’engagements isolés et mystérieux. Ces faits apocryphes renvoient cette image positive d’une résistance infiltrant toute la société française. Au-delà, c’est surtout, ici et maintenant, une métaphore impossible de la dégradation de l’invulnérable. “

Travailler dans les entreprises sous l’Occupation / Chevandier / Daumas / Presses universitaires de Franche-Comté / 2007:

« Les camps de travail de l’organisation Todt en France 1940-1944 / Peter Gaida:

„ Cela n’empêche pas que, sur beaucoup de chantiers, les ouvriers tentent de saboter ou de ralentir les travaux. Par exemple dans les Landes, même les soldats allemands peu intéressés par la fin des travaux incitent les ouvriers à travailler au ralenti ; à Bordeaux, les travailleurs espagnols ajoutent du papier dans le béton de la base sous-marine. A partir de 1942, les actes de sabotage prennent une telle ampleur que l’OT tente de l’éviter, payant une prime d’empêchement. En avril 1944, une circulaire ordonne finalement que, en cas de sabotage, chaque Allemand doit faire „usage de son arme. “

Collectif-smolny.org / Collectif d’édition des introuvables du mouvement ouvrier / Le chemin de Dannes / Internet:

„ Le combat contre l’occupant n’était possible que dans l’ombre, donc dans la « résistance ». (…) Un des moyens de lutte des « intellectuels belges » fût le sabotage du bétonnage. Il existe une solution simple non pas pour couler le béton au sens propre mais pour le couler au sens figuré : jeter dans la bétonnière une poignée de sucre. Le béton est détruit. Quand on se promène sur le littoral, dans les sentiers pédestres du Conseil régional, on trouve en effet encore de curieuses plaques de ciment friables ou émiettées. “

„ Cette pratique semble s’être assez généralisée pour que les nazis de Camiers se livrent à un massacre de plusieurs prisonniers sur le chemin de Dannes. “ (…)

Ancienseleves-lemonnier / Notre histoire / Congrès 2006 / 6 juin 1944 / Visite des plages du débarquement / Jacques Dalibert / Internet:

« Quand au béton certain STO furent déporté au motif de sabotage quand il étaient pris a mettre du sucre dans le béton ! Ce qui diminué la résistance et fragilisait certaines parties ! Vous imaginez le sacrifice de ces hommes qui privait leurs familles du peu de sucre distribué avec des tickets (ou acheté au marché noir) Pour prendre un risque immense d’être fouillé ! Puis profité d’un éloignement ou distraction des sentinelles pour jeter quelques pierres de sucre ! Risquant qu’un prélèvement inopiné pour analyse du béton ne fasse déporter en Allemagne les hommes du STO qui ce jour la chargeaient la bétonneuse ! Qui parle de ces actes de résistances de l’ombre aujourd’hui ?c’est tombé dans l’oubli ! et pourtant cela a existé et des jeunes hommes en sont mort dans des camps d’extermination ! »

Travailler ensemble ? Des disciplines aux sciences sociales / Christian Chevandier / PURH / 2014:

« Ils ont construit le Mur de l’Atlantique, ont travaillé à la construction des bunkers mais y ont été forcés. Cela a pu être le cas, je ne suis pas policier, et n’allais pas vérifier, mais ce n’est pas forcément vrai. J’ai même eu le droit à l’éternelle légende selon laquelle les bâtisseurs contraints du Mur de l’Atlantique ont tout fait pour le saboter le Mur. Peut-être l’avez-vous aussi entendue cette histoire : on sabotait le Mur en mettant du sucre et de la farine dans le ciment ! Cette fable est tellement énorme qu’elle renvoie à une gêne tout aussi gigantesque. Celui qui le dit ne peut pas y croire, mais s’en persuade avec le temps. » (…)

Histomag 44 / Le mur de l’Atlantique / Jérôme Prieur / Jean Cotrez / Internet:

„ – Lors de vos recherches, avez-vous entendu parler des actions de sabotage qui auraient été effectuées ici et là sur le mur ? “

„ Ah ! la légende des sabotages ! On a souvent répété que certains auraient ajouté du sucre ou de la farine au béton pour qu’il ne prenne pas… Bien, mais en ces périodes de restriction absolue sur les matières premières alimentaires, ils se le procurent où le sucre et la farine, ces saboteurs ? “

„ Soyons sérieux, quel serait l’effet d’un kilo de sucre sur 800 m3 de béton ? Cette légende témoigne de la mauvaise conscience de ceux qui, évidemment, n’ont rien pu faire contre ces fortifications qu’ils ont dû contribuer à bâtir. Certes, il y a peut-être eu ici et là des dosages de sable dans le ciment certainement disproportionées, mais il n’y a guère d’exemples de blockhaus qui se seraient effondrés tout seuls, sous l’effet d’une tempête ! La résistance des vestiges 70 ans plus tard témoigne plutôt de leur solidité.“

Lepoint.fr. / Société / Les bonnes affaires du mur de l’Atlantique / Jérôme Prieur / Internet:

„ Le Point : Quels sont les pires clichés sur le mur de l’Atlantique ?

„ Jérôme Prieur : Quand on pose la question de sa construction , on obtient comme réponse : le mur, c’est les Allemands qui l’ont fait. Un cliché d’autant plus pernicieux qu’il n’est pas tout à fait faux : Hitler en prend la décision, en décembre 1941, quand il est bloqué sur le front de l’Est, afin d’assurer sa défense à l’Ouest en remplaçant les hommes par le béton, comme disait l’historien Robert Paxton. Mais – autre cliché – on a l’impression que les Français n’y ont pas collaboré, que les Allemands les ont forcés à travailler – ce qui n’est pas faux, une fois encore, car à la fin, en 1944, il y a bien eu des réquisitions massives, surtout sur le littoral. Mais ce chantier a fait travailler librement des centaines de milliers de Français, il a permis même de résorber le chômage. Dernier cliché : si les Français ont été partie prenante, ils auraient saboté le béton en ajoutant du sucre ou de la farine. Rumeur fréquente, mais délirante. “

*******************************************

« Cette légende témoigne de la mauvaise conscience… »

Claire GRUBE

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Categories

%d bloggers like this: