Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 24, 2016

Féminisme: les travaux ménagers

Féminisme : les travaux ménagers

Grüß Gott !

Florence, militante féministe, ne ménage pas ses efforts, pour révolutionner le monde.

Dailymotion.com / Féminisme / Extension du domaine de la lutte / Florence Montreynaud / Vidéo / Internet:

« (…) quand les hommes accepteront d’avoir, et du féminin, et du masculin en eux,… »

« Quand ils accepteront de faire les travaux ménagers ! C’est là que ça va commencer à changer, parce que (…) et leur propre énergie, que je n’appelle pas violence, que je n’appelle pas combat, il ne s’agit pas d’armes, il s’agit d’outils, pour transformer le monde, le transformer, même le révolutionner, puisque la fin du documentaire, c’est tout de même que le féminisme, c’est la révolution. On veut renverser les rôles ! » 

« Et donc, reparlons de choses concrêtes, c’est-à-dire : qui fait les travaux ménagers ? 80 % des femmes font les travaux ménagers, les soins aux enfants et aux personnes dépendantes, je parle par exemple des vieux parents. Et bien, dans notre société, là, ces heures dont vous parliez si justement, qui est trois heures de plus par jour pour les femmes, c’est autant de moins à militer, par exemple pour changer le monde, pour s’engager dans un parti ou un syndicat, l’égalité passe par là, les travaux ménagers. » (…)

Chaque matin je me lève pour changer le monde / Florence Montreynaud / Eyrolles / 2014:

« Nous parlons de désir, de liberté, d’épanouissement, de problèmes d’argent, de notre vie quotidienne, de la répartition lancinante des tâches ménagères et dont le partage équitable est si difficile à obtenir. » (…)

« Ainsi, pour le travail : « l’exploitation dans le travail salarié (sous-qualification professionnelle, inégalité des salaires) ; l’exploitation dans le travail domestique (obligation du travail ménager gratuit et élevage des enfants). » (…)

« Le féminisme dénie toute légitimité à la domination des hommes, auxquels est inculquée depuis leur naissance la certitude de leur supériorité, et donc celle de leur bon droit à exploiter les femmes, à se dispenser des tâches ménagères, à satisfaire leurs désirs sexuels, abusivement présentés comme des « besoins ». » (…)

« Dans les structures hiérarchiques que sont le couple et la famille, ce sont bien des relations de pouvoir qui s’exercent, sous le masque de l’amour : en effet, le rapport de forces est inégal entre parents et enfants, et aussi entre mari et femme, car la majorité des hommes gagnent plus que les femmes et font moins de tâches ménagères. » (…)

« Je suis impressionnée par Jeanne Dielmanm, de Chantal Akerman, qui filme Delphine Seyrig en femme ordinaire chargée de corvées ménagères. » (…)

« La parité ne suffit pas à faire un projet politique. En quoi contribue-t-elle à l’égalité professionnelle et au partage des tâches ? « Il n’y aura pas de parité, affirme le député Vert Yves Cochet, tant que 93 % des hommes échapperont au repassage et que cela paraîtra normal.»» (…)

« Si les gravures antiféministes d’autrefois représentent l’humiliation suprême des hommes sous la forme de l’assignation aux corvées domestiques et aux soins aux enfants, c’est bien parce que le monde repose sur le travail gratuit des femmes accomplissant ces besognes aussi indispensables que méprisées. C’est pourquoi insister sur la répartition équitable des corvées ménagères est une révolution. » » (…)

« Peu à peu, nous comprenons que tout est politique, y compris les basses besognes. « Qui fait la vaisselle ? » est une question politique. Le ménage et les soins aux enfants sont des thèmes politiques. Faire l’amour est un sujet politique. En effet, dans le domaine sexuel, les compromis et arrangements à l’intérieur d’un couple relèvent de choix qui ne sont pas toujours libres et éclairés : une femme qui gagne beaucoup moins que son mari peut-elle obtenir un partage équitable des tâches ménagères, ou le respect de son non-désir sexuel ? » (…)

« Dans les pays riches, pour un travail égal ou équivalent, les hommes gagnent 15 à 20 % de plus que les femmes. Ils assurent 20 % des corvées ménagères et des soins aux personnes dépendantes. » (…)

« Enfin, comment demander publiquement le partage des tâches ? C’est dans chaque foyer, au sein de chaque couple, qu’il se négocie, non sans mal. Comme le droit à l’emploi semble plus évident pour les hommes que pour les femmes, comme celles-ci doivent en outre assurer une double journée, avec les corvées ménagères, les femmes continuent donc à travailler plus pour gagner moins. » (…)

« Quant à oser soulever la question de l’injustice au travail – les hommes gagnent 20 % de plus que les femmes, et ne font que 20 % des tâches ménagères -, quelle agressivité insupportable ! » (…)

« Faire le ménage et une excellente activité physique, et c’est mon seul sport. Tant que je serai en bonne santé, je continuerai. Si je deviens dépendante, je demanderai de l’aide. »

« Dans ce domaine aussi, la lumière m’est venue du Nord. En Suède, un idéal égalitaire s’est répandu depuis la guerre : les gens ayant assez d’argent pour payer une aide ménagère assurent eux-mêmes les corvées domestiques. » (…)

« La journaliste britannique Rebecca West l’avait annoncé au début du XXe siècle : « Le grand ennemi du féminisme, c’est que les hommes n’aiment pas les travaux ménagers, et que les femmes n’aiment pas les travaux ménagers. » Qui va récurer les toilettes ou les casseroles, et selon quelle répartition ? Ces questions, toujours d’actualité, restent au coeur du féminisme, et sont la pierre de touche de sa mise en pratique ; bien souvent, elles empoisonnent la vie quotidienne des personnes qui cohabitent. »

« La révolution féministe a déjà commencé à transformer notre monde, mais l’égalité des droits, la libération de la sexualité ou la représentation politique n’étaient que des broutilles. Le noyau le plus dur de l’oppression patriarcale est à peine entamé : les corvées domestiques, les soins aux enfants et parents dépendants. Les progrès sont désespérement lents : en France, où seuls 12 % des ménages paient pour une aide ménagère, les hommes laisse peser sur les femmes une surcharge de travail gratuit qui se monte à plusieurs heures par jour. » (…)

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« Qui va récurer les toilettes ou les casseroles ? »

Claire GRUBE

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