Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 16, 2016

Montbrison: massacre protestant

Montbrison : massacre protestant   

Grüß Gott !

Le baron des Adrets, à la tête des Réformés, occit les Montbrisonnais, au pays du Forez.

Histoire des choses arrivées de son temps / Auguste de Thou / Tome second / Paris / 1659:

« Cependant le Baron des Adrets alla à Mouron & à Montbrison places foibles, & prit enfin Montbrison de force. Car apres qu’il eut fait sommer de se rendre de Moncelar qui en estoit Gouverneur, & qu’il eust refusé, ayant animé l’habitant & le soldat à se desfendre, il en fit approcher vingt-sept pieces de canons, la prit le seiziesme de Juillet, & tailla en pieces tous ceux qui se presenterent devant luy. Il restoit à prendre un fort, où ceux qui s’estoient sauvez du carnage s’estoient retirez ; apres l’avoir pris, il en fit tuer une partie. Lors qu’il eut disner, il fit mener les autres sur une haute tour, comme voulant se divertir, & les fit ietter par les fenestres, & entr’eux Moncelas mesme, bien qu’il luy eust promis la vie, & que les autres Chefs, comme Blacons & Poncenac, qui condamnoient également sa perfidie & sa cruauté, en murmurassent.“ (…)

Prinse de Lyon et de Montbrison par les protestans en 1562 / Lyon / 1831:

„ Il bracqua donc l’artillerie contre ledit Montbrison, le mercredy quinzieme du present moys de Juillet, mil cinq cens soixante deux, fit bresche la nuict, fut vaillamment victorieux, print ladite ville, occit ou mit en fuitte tous les caffars et soustenans de leur querelle. Ceux de la ville pour avoir importuné les soudars chrestiens, ietté pierres des fenestres, et receu chez eux les rebelles à Dieu et au roy, furent mis à mort avec leurs complices, au nombre de trois a quatre cens, sauf le plus.“

L’Eglise au risque de l’Histoire / Jean Dumont / Criterion / 1981:

« (…) quant au nombre des victimes [massacre des huguenots à Wassy], il était alors celui d’un incident courant très inférieur à celui des véritables massacres, hélas nombreux eux-mêmes, notamment ceux du baron des Adrets, la même année (plus de 600 catholiques massacrés, rien qu’à Montbrison. »

Forez-info.co / Petite histoire de Montbrison des origines à 1918 / Internet:

« Hélas, le lendemain, l’enfer se déchaina de plus belle. 700 à 800 Montbrisonnais furent massacrés, parfois de manière particulièrement atroce comme le médecin Hippolyte, écorché vif ou bien encore le procureur Canalis. Le gouverneur Moncelar et les notables furent décapités puis le baron des Adrets imagina un divertissement passé dans les mémoires sous le nom de ” sault de Montbrison “. Du haut d’une tour du château, les prisonniers étaient jetés dans le vide et venaient s’empaler sur les piques des soldats en contrebas. On rapporte à ce sujet une anecdote – encore une ! : un captif hésitait à se jeter dans le vide, – Eh quoi ! Te faut-il deux élans ? lui dit le baron. – Je vous le donne en dix répondit le malheureux qui par ce bon mot gagna le droit de vivre. »

La Loire historique, pittoresque et biographique / Georges Touchard-Lafosse / Tome premier / Nantes / Suireau / 1840:

« Les farouches vainqueurs, continuant le massacre, à la clarté des flambeaux, parcouraient la ville en proférant ce cri sinistre : tue! tue! que les échos des montagnes renvoyaient comme un glas funèbre. C’était une chose terrible que ces épées, ces lances où les reflets des torches brillaient, rouges du sang dont elles étaient dégouttantes. Les soldats, exaspérés par le récit peut-être exagéré qu’on leur avait fait des rigueurs exercées dans le Forez, envers leurs co-religionnaires, agissaient avec une férocité dont l’expression se réfléchissait sur leurs traits, hideux à voir à la flamme des incendies dont ils jetaient partout les brandons. On n’entendait, d’un bout à l’autre de la ville, que les blasphèmes des protestants furieux, mêlés aux gémissements des victimes égorgées, aux cris déchirants des enfants écrasés contre les murs, aux vaines supplications des femmes violées et éventrées, aux oraisons stoiques des gens d’église qui priaient en mourant. Le lendemain, lorsque le soleil vint éclairer le théâtre de tant d’horreurs, 800 cadavres gisaient étendus sur la voie publique ; les ruisseaux des rues ne portèrent, pendant une partie de la journée, que du sang à la rivière de Vizezi. »

Prise de Montbrison par le Baron des Adrets en 1562 / Eugène Bonnefous / Desfarges / 1830:

„ Montbrison subit toutes les horreurs d’une place emportée d’assaut. En entrant dans la ville „ les protestants proférèrent ce cri horrible : Tue ! Tue ! qui retentissait cent fois plus effrayant que le glas funèbre.“ Cette terrible menace fut exécutée, des enfants furent écrasés, des vieillards assommés, des femmes violées, éventrées… Le pillage et le meurtre promenaient leur rage de rue en rue, d’habitation en habitation, d’étage en étage, dans tous les quartiers de la ville régnait le trouble, la confusion et le désespoir ; de tous côtés les cris et les lamentations de ceux qu’on massacrait.“ (…)

« Non contents d’avoir massacré huit cent soixante-trois catholiques, ils se ruèrent sur les églises, abattirent les croix et les autels, brisèrent les statues et les images des saints, pillèrent les ornements sacerdotaux, les objets précieux, et détruisirent tout ce qui servait au culte catholique. »

Histoire du Forez / Auguste Bernard Jeune / Volume II / Montbrison / Bernard Ainé / 1835:

« Nous laisserons parler ici Jean Perrin, alors châtelain de Montbrison, narrateur exact et impartial, qui a laissé des mémoires manuscrits: (…)

« Ce soir et le landemain, mercredy, quinziesme dudict mois, ils occirent de six à sept cents hommes, tant des habitants de la ville que des soldats qui y estoient sous les capitaines susdicts, (…)

« Ledict jour de mercredy, environ my-jour, ils firent sauter et précipiter en bas de la tour du donjeon au jardin qui estoit à feu monsieur de Jaligny les capitaines Moncelar, Duchiez et Cunières, estants d’auprez de Roanne, un prestre (de la Madelaine) nommé messire Soulter, le protonotaire Chenillat, nepveu à monsieur de Chasteaumorand ; monsieur de la Roche ; Estienne Marion, fils de maistre Anthoine Mariond, notaire de Saint-Just-en-Chevalet, et aultres soldats, jusques au nombre d’onze ou treize. (…)

« « Ils massacrerent, dit la Généalogie et fin de huguenots, huit cent soixante-trois chrestiens, firent sauter de gayeté de coeur onze ou douze gentilshommes du plus hault donjeon du chasteau de ladite ville sur des rochers, où estoient dilagnez leurs corps aprés leurs déceds par les gents du prevost des mareschaux, et dix-neuf femmes de nom prinses par force. » »

***********************************

Le nombre des victimes fut donc:

…    ?

300 ?

400 ?

600 ?

700 ?

800 ?

863 ?

plus ?

Claire GRUBE

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