Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 3, 2016

Jules Moch: répressif

Jules Moch : répressif

Grüß Gott !

Jules, ministre et sinistre, fait tirer sur son propre peuple, gréviste et communiste.

Gaillette.fr / La grève de 1948 du 4 octobre au 29 novembre / Internet:

« La répression sera violente (le gouvernement et la presse de l’époque parlaient de grève insurrectionnelle). Jules Moch, ministre socialiste de l’Intérieur, envoie les CRS et les blindés pour casser les piquets de grève. Il y a des milliers de blessés, des dizaines de morts, plusieurs centaines de mineurs seront emprisonnés et surtout, trois mille d’entre eux sont licenciés. »

« Fin 1948. La troupe est envoyée par le ministre de l’Intérieur Jules Moch dans les bassins miniers : 6 morts, 2 000 arrestations. »

Wikipedia.org / Jules Moch / Son oeuvre politique et ministérielle / Internet:

« En tant que ministre de l’Intérieur en 1947, il est confronté aux grèves organisées par la CGT en novembre 1947 et il montre une grande fermeté. »

« Le 9 octobre 1948, Henri Queuille, président du Conseil (de tendance radicale) depuis le 11 septembre 1948 – il forme le cinquième cabinet de la Troisième Force depuis l’éviction des ministres communistes en mars 1947 et la fin du tripartisme -, dénonce le « caractère insurrectionnel » des grèves en cours dans les mines. Ces nouvelles grèves, qui prennent des allures révolutionnaires notamment dans les charbonnages du Nord, sont déclenchées en octobre 1948 par la CGT en raison d’un retard des salaires sur les prix de plus de 30 %, l’inflation étant alors un mal chronique malgré l’aide américaine et de la suppression des avantages acquis à la Libération, décidée par le ministre de l’Industrie, Robert Lacoste. »

« Pour contrer la grève, Jules Moch mobilise 60.000 CRS et soldats, qui se heurtent aux 15.000 grévistes retranchés dans les puits, et leur imposent, fin novembre, une cuisante reprise du travail. À la faveur de la lassitude des travailleurs et des divisions des syndicats, la répression est sévère, avec plus de 3.000 licenciements, six morts et de nombreux blessés. Les communistes garderont contre Jules Moch un profond ressentiment. »

Cinearchives.org / La grande lutte des mineurs / 1948 / Vidéo / Internet:

« Le 7 octobre, à Merlebach, le mineur Jansek est tué à coups de crosse. Et l’indignation monte dans toutes les poitrines, parce que pour le peuple, la vie d’un homme, c’est quelque chose, monsieur Moch, quelque chose de plus important que votre prestige gouvernemental. Et pour protester contre cet assassinat, cette provocation policière, la fédération des mineurs décide de suspendre la sécurité pendant vingt quatre heures, à titre d’avertissement. » (…)

« et c’est vous, monsieur Moch, qui en portait la responsabilité, parce que c’est vous qui l’avez cherché et provoqué ! Le jour même de cette décision, se servant de ce prétexte, le gouvernement et ses CRS renforcent les brutalités et déclenchent de vastes opérations militaires. Toutes les armes entrent en action, les mitrailleuses crachent. Deux hommes meurent sous les balles. La police lance des bombes lacrimogènes importées d’Allemagne. » (…)

« Les mineurs aux mains nues rispostent avec ce qu’ils peuvent. Dans cette lutte inégale, ils parviennent encore à rendre coup pour coup, avec ces armes improvisées. Et on trouvera des tribunaux, on trouvera des juges pour condamner ces hommes qu’on accuse d’avoir utiliser des armes à feu. Moch le menteur tente aussi d’assassiner aussi la vérité. » (…)

« Pour Moch tous les moyens sont bons, même les plus ignobles. Laissant libre court à sa xénophobie, oubliant les monuments aux morts de la Résistance qui portent tant de noms à consonnance étrangère, il offre aux travailleurs étrangers ce dilemme machiavélique : le travail du briseur de grêve ou la frontière. Pour les Espagnols anti-faschistes, c’est la mort. »

Cinearchives.org / 1er mai 1948 / Chemin de la liberté / Video / Internet:

« (…) mais le gouvernement, devant cette implacable et tranquille organisation, décide de briser la grêve. Il décide d’employer la force, comme le chien qui mord, quand il a peur. Aussitôt, les inquiétantes silhouettes des Gardes mobiles, présages certains de trouble et de sang, commencent à circuler dans Paris. Ils parviennent à envahir certaines usines, non sans mal, d’ailleurs. Surtout, ne vous génez pas, monsieur Moch ! Le peuple, voila l’ennemi ! On emploie les gaz. On arrête ceux qui protestent, qui ne peuvent contenir leur juste indignation. Voyez ces malfaiteurs : des hommes qui demandent de quoi manger. Des ordres sinistres rappellent les années sombres. Tirer sans sommation : quelle honte pour un gouvernement qui se dit français ! » (…)

« Ceux du cinéma manifestent pour défendre leur industrie. Venue pour les soutenir et pour applaudir ses vedettes préférées, la foule se voit dispersée à coups de matraque par la police, suivant les meilleures méthodes américaines, soigneusement mises au point par le sinistre Moch. » (…)

Le communisme, jamais ! / Jules Moch / Plon / 1978:

« Dans ma vie politique, je me suis trouvé plusieurs fois, notamment en 1947 et en 1948, face à des situations dramatiques du genre de la suivante : les mineurs en grève occupent les carreaux des mines ; nous n’intervenons pas, la grève est légale. Mais au bout de peu de jours, les grévistes décident d’empêcher le travail des équipes de sécurité évitant l’inondation des galeries et d’arrêter, dans le même but, les pompes rejetant au dehors les eaux d’infiltration. »

« Le résultat – inévitable – serait, après libération des puits, plusieurs semaines de travail de remise en état des puits dotés de pompes aspirantes installées en surface et immédiatement accessibles dès la fin de la grève, mais plusieurs mois – de six à dix – en ce qui concerne ceux, plus nombreux, dotés de pompes refoulantes, placées au fond donc, donc dans ses galeries minées par l’eau, effondrées ou menacées. Ceci, quand la France, relevant ses ruines de guerre, avait, plus que jamais, besoin de charbon et n’en pouvait recevoir de l’étranger, ni par ses ports, tous détruits par l’ennemi, ni par ses voies ferrées, traversant les zones de combat et transformées en tronçons coupés les uns des autres. »

« Sans charbon, il n’est pas de reconstruction convenable, donc pas de relèvement national… Que devais-faire ? Entre l’arrêt des services de sécurité et l’inondation de chaque puits, je disposais d’un délai variant de quelques heures à quelques jours. Pour sauver notre production charbonnière et, avec elle, notre reconstruction, j’ai dû, avec l’accord unanime du chef de l’Etat et de mes collègues du gouvernement, requérir l’armée en sus de la police, des compagnies républicaines de sécurité et de la gendarmerie, puis donner l’ordre d’expulser par la force, après sommation, les grévistes des puits, d’occuper ceux-ci assez fortement pour empêcher tout retour offensif et pour protéger efficacement les courageuses équipes de non-grévistes luttant de vitesse avec les eaux d’infiltration. Ces hommes ont pu remettre en marche les systèmes de sécurité et sauver nos puits, sauf trois – sur plus d’une centaines – qui ont été noyés et perdus de longs mois pour la reconstruction du pays. » (…)

« Pour avoir rappelé ces journées dramatiques et la véritable trahison du P.C.F. en 1947 et en 1948 – juste avant et juste après la conquête, sans coup férir, de la démocratie tchécoslovaque, il ne faut pas l’oublier – je serai, une fois de plus, agoni d’insultes. Peu m’importe : j’y suis habitué ! »

Une si longue vie / Jules Moch / Laffont / 1976:

« Il y aura des assauts organisés dans la Loire les 20 et 22 octobre – un mineur est tué le 22 – ensuite dans deux postes à Montceau-les-Mines, où 130 gendarmes et gardiens de la paix sont faits prisonniers… » (…)

(…) « c’est, à partir du 25, notre offensive générale. J’ai hésité à l’engager : on pèse le pour et le contre, quand des vies dépendent de la décision. Le facteur déterminant a été l’impatience de mineurs d’être « délivrés ». Un jeune, syndiqué à F.O., m’écrit : « Ne savez-vous pas qu’on parle ici d’« occupation » par les communistes, comme par les Allemands, il y a quatre ans, et qu’on aspire à être délivré d’eux ? Qu’attendez vous ? » (…)

« Le 2 novembre, après deux jours de repos, nos forces occupent les bassins de Béthune, Lens, Liévin, Courrières – quarante-trois fosses au total – avec un seul incident minime. En Aveyron, dans la Loire, en Bourgogne et en Auvergne, les dégagements se font sans incidents. Mais, dans le Gard, Pierre Massenet, igame de Marseille, se heurte à une résistance telle qu’il engage la troupe. D’où un incident lamentable, qui me bouleverse : elle tire après qu’un de ses officiers et trois hommes ont été blessés par balles, faisant un mort et trois blessés parmi des manifestants tentant de forcer le passage d’une rivière sur un passerelle. »

*********************************

« Que devais-faire ? »

Claire GRUBE

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