Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 26, 2015

Excision: violence matriarcale

Excision : violence matriarcale

Grüß Gott !

Des tribus africaines et lointaines, par tradition ou religion, torturent les petites filles, au couteau et au rasoir.

Même pas mâle / La révolution clandestine / Isabelle Alonso / Robert Laffont / 2008:

« En Afrique, on excise les fillettes, toutes petites, et contre leur gré. Elles n’ont pas l’ombre d’un choix. Les prétextes invoqués sont esthétiques et moraux. Sur le continent africain, un tradition ancestrale. En réalité, une mutilation, une castration. Les Africaines se mobilisent pour avoir le droit de rester comme elles sont, comme la nature les a faites, avec un sexe complet, entier, libre de jouir et d’exister dans sa forme première. » (…)

Ainsi soit-elle / Benoîte Groult / Grasset / 1975:

« En Afrique, chez les Nandis, l’exciseuse attache la veille de l’opération une ortie sur le clitoris de chaque fille pour que, gonflé à l’excès, le capuchon soit facile à saisir avec une pince.ce qui permettra d’appliquer sur l’organe à détruire le tison de bois sacré. Chaque fois qu’un clitoris est détruit, les femmes plus âgées crient leur joie. La mère et les soeurs de l’initiée s’approchent en hurlant et la poussent à danser malgré l’abondante hémorragie. » (…)

« On a mal au c …, n’est-ce pas, quand on lit ça ? On a mal à ses caractéristiques féminines, on a mal au coeur de soi-même, on a mal à sa dignité humaine, on a mal pour toutes ces femmes qui nous ressemblent et qui sont niées, esquintées, détruites dans leur vérité. Et on a mal aussi pour tous ces imbéciles d’hommes qui croient indispensable d’être supérieurs en tout et qui ont choisi pour cela la solution la plus facile et la plus dégradante pour tous les deux : rabaisser l’autre. »

« Rares sont ceux qui ont dénoncés ces très anciennes pratiques. Elles sont au contraire férocement maintenues dans les pays d’Afrique, devenus indépendants, et défendues par leurs « intellectuels », qui sont tous, est-il besoin de le préciser, de sexe masculin. »

Chaque matin je me lève pour changer le monde / Florence Montreynaud / Eyrolles / 2014:

« Comme tant d’autres électrices, j’ai été marquée par son essai [Benoîte Groult] Ainsi soit-elle (1975), qui m’a fait prendre conscience de l’universalité de la violence patriarcale, dans l’espace et dans le temps ; c’est le premier livre à révéler au grand public en quoi consiste l’excision, cette torture infligée à des millions de femmes et qui les empêche de connaître la jouissance. »

« Que l’avortement soit obligatoire ou interdit, c’est toujours la même contrainte qui pèse sur les femmes et la maternité, c’est toujours la même violence patriarcale contre le corps féminin, comme dans le cas du viol, de l’excision ou de la prostitution. »

« (…) que pèse des blessures d’amour propre ou des déceptions par rapport aux atrocités – excision, viols et autres tortures qu’inflige le système machiste ? »

« Nous des extrémistes ! Le féminisme est la seule révolution qui n’ait jamais tué personne. Pensez aux deux millions de petites filles excisées chaque année dans le monde, soit cent par minute: ne trouvez-vous pas que ce qui est extrême, c’est notre modération ? »

« Face à la violence du système machiste, qui blesse, viole, torture, excise, prostitue, assassine des filles et des femmes parce qu’elles sont du sexe féminin, la révolution féministe relève de la non- violence et porte une exigence de justice, d’égalité et de respect. »

……………………

Youtube.com / L’excision d’Amira / Vidéo / Internet:

« Chéri, je m’inquiète beaucoup pour Amira. (…) Je la trouve distante avec moi. »

« Laisse, ça va lui passer. Et puis, dis, qu’est-ce que tu voudrais, qu’elle te remercie pour toutes les horreurs que tu lui as fait subir, pour qu’elle accepte ? »

« Oh! s’il te plaît, tu oublies que c’est la coutume. Et puis, tu parles comme si on avait le choix. »

« Chérie, on avait le choix. » (…)

« Tu serais fier qu’on nous traîte de déracinés, qu’on fasse la honte du village ? (…)

Dailymotion.com / L’excision dans la Corne de l’Afrique / Vidéo / Internet:

« On fait tout, vraiment, avec les exciseuses. On est en train de leur donner des micro-crédits pour qu’elles laissent ces pratiques. Parce que, quand on leur demande, elles disent que c’est leur gagne-pain. » (…)

« Alors, il y a les exciseuses, et puis, il y a les parents aussi ? » (…)

« Oui, surtout les parents, (…) mais c’est toujours la grand-mère et le grand-père qui sont très réticents sur ça. Voyez, chez nous, c’est pas la religion, la religion est contre ça, mais c’est la coutume, la coutume est ancrée » (…)

« Les chefs de village sont contre les mutilations. » (…) et malgré tout, les parents continuent de mutiler les petites filles. » (…)

« (…) Pour les filles, ça se passe dans la maison, entre femmes, hein. » (…)

« Quelques fois, on nous dit qu’on incite les femmes à la débauche, en faisant ça. Il y a beaucoup des on-dit. »

« Qui c’est qui vous dit ça ? »

« Ben, les vieilles femmes ! Et les hommes nous aident maintenant, pour abolir maintenant cette pratique, il faut l’aide des hommes. Et surtout dans la maison, c’est la grand-mère qui pratique ça. Quelques fois, le père ou le grand-père est absent, hein ! » (…)

Youtube.com / Une femme excisée parle de son mal / J’ai été excisée à 9 ans / Vidéo / RTI 1 / Internet:

« (…) juste après, je vois une dame, elle va chercher des feuilles, et puis après, elle les met entre nos jambes pour que le sang se coagule. » (…)

« (…) j’en voulais à ma tante, parce que la grande soeur de mon papa ; parce que, dans plusieurs familles africaines, ce ne sont pas les parents mêmes qui décident de leurs enfants, c’est les tantes, c’est l’oncle – peut-être plus les tantes – et dans mon cas, c’est la grande soeur à mon père qui a décidé qu’on passe à l’excision. » (…)

« Il va falloir une prise de conscience de nos mamans, là-bas. »

Youtube.com / L’excision un Mal qui fait encore mal / Vidéo / Quebec / Internet:

« J’étais entre les jambes d’une dame » (…)

« Imaginez-vous quatre dames aussi grosses les unes que les autres en train d’appuyer contre le sol une petite fille qui se débat. » (…)

Youtube.com / Eliminer l’excision au Sénégal / Vidéo / Internet:

« K… est la grand-mère paternelle qui a secrètement organisé la cérémonie en suivant la coutume de sa tribu : « Ceci nous vient des temps anciens, je ne l’aurais pas fait si ce n’avait pas été la coutume, c’est pour ça que je l’ai fait. »

« Madou, le père de Djamila, avait interdit à sa mère de mutiler sa fille, et il était furieux. Il est devenu un militant qui a joint un mouvement croissant d’hommes et de femmes déterminés à en finir avec cette coutume. Il dit que le changement doit venir de la base. »

« Les femmes commencent vraiment à comprendre les conséquences désastreuses de l’excision. » (…)

Youtube.com / L’excision / De la pratique ancestrale à la pratique religieuse / Vidéo / Internet:

« Pour sa fille, elle est bien décidée à perpétuer une certaine tradition, mais elle ne donnera aucun détail à son enfant. »

« Je lui ai dit qu’il fallait faire l’excision parce que, dans la religion musulmane, si on ne le le fait pas, c’est un péché. Grand-mère l’a fait, maman l’a fait, A… va le faire ; et elle est d’accord. »

« Avec l’appui des femmes elles-mêmes, cette pratique qui consiste à couper le clitoris des filles se transmet de génération en génération. »

« Aussi loin que je me souvienne, tout le monde a toujours fait comme ça, c’est la tradition. Et puis, c’est bon pour la santé des enfants ; enfin, c’est ce qu’on nous a dit. »

« L’oncle d’A… confirme : si sa nièce n’est pas excisée, elle attirera la honte sur la famille : « D’après ce que j’ai entendu dans les discours religieux, celles qui ne sont pas excisées ont une forte libido, les autres sont correctes. » »

« On nous demande de faire exciser nos filles, mais sans jamais nous dire pourquoi. Il faut le faire, nous, on ne fait que suivre leurs instructions. »

« Oh la la ! toutes ces questions, pourquoi ci, pourquoi ça ; nous, quand on nous demandait de faire exciser nos filles, on le faisait, un point c’est tout. »

« Moi, je trouve que c’est comme si on torturait un enfant. »

« Rina a bien entendu ce que vient de dire son frère, et ce soir, elle tente encore de se convaincre d’avoir pris la bonne décision. »

Victoire sur l’excision / Hubert Prolongeau / Pierre Foldes / Albin Michel / 2006:

« L’enfant a moins d’un an. Sa mère lui tient les bras, pendant qu’une autre personne lui bloque les jambes. (…) La lame incise. L’enfant recommence à hurler. La main de sa mère se fait plus ferme sur ses bras. (…) Mais enfin ça y est : après plusieurs tentatives, il a réussi à couper un lambeau de peau qu’il montre à la mère. » (…)

« Une des femmes s’assied sur sa poitrine. La petite croit étouffer. D’autres lui écartent les jambes. (…) « Tu viens d’être purifier », lui glisse sa tante, tout sourire. » (…)

« Un jour rentrant chez elle de la rue où elle a l’habitude de jouer, elle trouve une inconnue dans le salon, une grosse dame en boubou qu’elle n’a encore jamais vue. (…) « Ma chérie, on va te couper quelque chose », lui dit sa mère. » (…)

« Je revois ma mère qui guettait ma réaction avec un regard plein d’amour. » (…)

« Pourtant, Coumba, une fois adulte, une fois mère, là-bas, à Yaoudé, va faire exciser sa petite fille de deux ans. » (…)

*********************************

« Avec l’appui des femmes elles-mêmes »

Claire GRUBE

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