Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 25, 2015

Haiphong: bombardement français

Haiphong : bombardement français

Grüß Gott !

La marine française, colonialiste et impérialiste, pilonne un quartier annamite. Et fait des morts en grand nombre.

Wikipedia.org / Hai Phòng / Histoire / 23 novembre 1946 / Internet:

« Après la fin de l’occupation, le 2 septembre 1945 à Hanoï, Hô Chi Minh déclare unilatéralement l’indépendance du Việt Nam. Trois navires de guerre français bombardent Haïphong le 23 novembre 1946, faisant des milliers de morts. Cet événement marque le début de la guerre d’Indochine, qui durera sept ans et demi. »

« Henri Martin prétend que : « À 10 heures le 23 novembre 1946, les canons de la marine ont ouvert le feu. Le croiseur Émile Bertin depuis l’embouchure de la rivière Rouge mais nous, avec Le Chevreuil, nous étions sur la rivière, dans la ville. Nous avons épuisé notre stock de cinq cents obus, et ravitaillés, nous en avons encore tiré cinq cents. L’amiral Battet a estimé le nombre des victimes en ville à six mille, mais il est possible qu’il y en ait eu davantage quand on sait que le bombardement a porté surtout sur le quartier annamite, aux maisons serrées […] » mais en fait seuls trois avisos, dont Le Chevreuil, ont participé à cette action. »

Indochine / la colonisation ambiguë / 1858-1954 / Pierre Brocheux / Daniel Hemery / Editions la découverte / 1994:

« Une étape importante vers la guerre est franchie en novembre 1946. Un incident douanier dans le port de Haiphong déclenche une fusillade des milices d’autodéfense ; la riposte française prend la forme d’un bombardement meurtrier (six mille victimes selon les Vietnamiens, trois cents selon les Français) et une autre bataille, sanglante, éclate à Lang son. »

Massacres coloniaux / 1944-1950 / la IVe république et la mise au pas des colonies françaises / Yves Benot / La Découverte / 1995:

„ décembre 1946 : le bombardement de Haiphong“

„ Colonel Valluy: « (…) Par tous les moyens à votre disposition, vous devez vous rendre maître de Haiphong et amener le commandement de l’armée vietnamienne à résipiscence. »

« Debès, ainsi couvert, passe à l’action le matin du 23 novembre ; à 9h, il lance un ultimatum de trois quarts d’heures, puis l’attaque terrestre qui rencontre de la résistance. Aussitôt, il fait appel à la marine qui ouvre le feu avec les canons de trois vaisseaux de guerre. Sur quoi ? Sur une foule de civils qui fuient la zone de combats, et que les officiers de marine, de loin, ont peut-être pris pour des fantassins à l’assaut (selon Paul Mus). »

« Les obus détruisent des quartiers entiers, et tuent par milliers. Paul Mus révélera dans un article de Témoignage chrétien du 10 février 1950 que l’amiral Battet avait mené une enquête huit jours après, et en avait conclu que le bombardement avait fait 6.000 morts, estimation à laquelle on s’est généralement tenu. »

« Mais, bien après, quand le général Valluy décide d’apporter son propre témoignage en 1967, il insinue que les victimes auraient été seulement 300. (…) Je me souviens d’un document vietminh de décembre 1946 qui, sans hésiter, citait le chiffre de 3.000. Nous avions estimé, à l’époque, que c’était le chiffre réel… multiplié par dix. » (…)

« Le général Fonde, dans un colloque de l’Institut Charles-de-Gaulle sur Le Général de Gaulle et l’Indochine, déclare soudain : « Il est impossible qu’il y ait eu plus de 50 à 100, ou 200 combattants tués, en comptant large. »»

Vietnamgear.com / Indochina War Timeline / 1946 / November 23rd 1946 / Internet.Uk:

« French Colonel Debes issue an ultimatum ordering the Viet Minh to lay down their arms and to evacuate the Chinese quarter of Haiphong. When they refuse, French forces shell the area before committing ground troops. Fierce fighting continues for several days, resulting in 200 to 3,000 Vietnamese deaths. »

Indochine / 1945-1954 / Chronique d’une guerre oubliée / Patrice Gélinet / Acropole / 2014 : Internet:

« Henri Martin: (…) « Il y avait la ville européenne, la ville chinoise et la ville « annamite », comme on disait à l’époque. Celle-là était rasée, il ne restait plus rien. Là, tout était absolument rasé. Alors, on a vu le travail que nos canons avaient fait. D’ailleurs, il y avait du monde sous les ruines… Parce que quand on a commencé le bombardement, la population n’avait pas évacué. On a commencé à taper dans le tas comme ça. On parle de 5.000 à 6.000 morts, c’est difficile à dénombrer. Mais en tout cas, il y en a eu des milliers. » »

Mediapart.fr / Henri Martin / Jeudi 19 février 2015 / Caroline Andreani / Internet:

« Henri Martin se retrouve à combattre aux côtés de soldats allemands enrôlés dans la Légion – ces soldats qu’il combattait quelques mois plus tôt lors de la Libération – et il comprend rapidement que l’armée française combat une révolte populaire. Écœuré par les exactions commises contre les civils, notamment le bombardement de la ville d’Haiphong qui fit 20.000 morts en novembre 1946, il demande à être démobilisé. »

************************************

Le nombre des victimes fut donc:

50 ?

100 ?

200 ?

300 ?

600 ?

3.000 ?

5.000 ?

6.000 ?

20.000 ?

plus ?

Claire GRUBE

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