Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 14, 2015

Colonel Dupin: le chacal

Colonel Dupin : le chacal

Grüß Gott !

Charles est un officier français, baroudeur-buveur-joueur-pilleur-violeur, qui participe aux expéditions impérialistes.

Wikipedia.org / Charles-Louis Dupin / Internet:

« Charles-Louis Du Pin, aussi orthographié Dupin, est né le 28 décembre 1814 à Lasgraisses et décéde le 3 octobre 1868 à Montpellier. Il est un archétype du militaire français intrépide du XIXe siècle avec 34 ans de service, 19 campagnes dont 5 au Mexique. »

« De février 1863 à mars 1865, il dirige pendant l’expédition du Mexique la contre-guérilla. Il emploie dans sa troupe comme auxiliaires de nombreux Indiens chargés du « nettoyage ». Les exactions de son escadron provoquent l’indignation tant des Mexicains que des Français. Certains de ses hommes seront enterrés vivants, la tête seule dépassant, les Mexicains faisant charger leur cavalerie sur eux. »

Camerone / 30 avril 1863 / André-Paul Comor / Tallendier / 2012:

« En effet le brillant officier qui a participé à toutes les campagnes du second empire (Crimée, Italie) avait fait l’objet d’une mesure disciplinaire pour des agissements scandaleux pendant l’intervention du corps expéditionnaire français en Chine. »

« A son retour en France, il est mis en disposition en raison de sa participation au sac du palais d’Eté de Pékin en 1860 : deux ans plus tard en février 1962, lors d’une vente d’objets d’art à l’hôtel Drouot à Paris, on découvre parmi les objets qu’il a déposés des pièces provenant du pillage. »

« Mis à disponibilité, il reprend du service six mois plus tard pour participer à l’expédition du Mexique. »

« Depuis peu, Dupin commande une unité de contre-guérilla chargée de tenir à distance les Mexicains libéraux et les bandes de brigands qui sévissent dans les basses terres. Disposant d’une troupe bigarrée d’environ 150 cavaliers, parmi lesquels des Indiens prêts à se livrer à des exactions moins pour combattre les libéraux du président Benito Juárez que pour terroriser les populations et faire le vide autour de lui, l’ « intellectuel baroudeur » Dupin – surnommé la « hyène de Tamaulipas » par les Mexicains – pense parvenir à retablir la sécurité en recourant à une technique d’engagement inédite qui fait une large place aux méthodes expéditives de l’adversaire, parmi lesquels brigandage et cruauté le plus souvent gratuite figurent en bonne place. »

« Ces nombreux hommages de la part des Mexicains aux légionnaires témoignent de l’importance accordée par les libéraux au droit de guerre. Elles contrastent avec les méthodes expéditives des hommes de la contre-guérilla du colonel Dupin surnommé par ses pairs le « diable des Terres chaudes ». (…)

« De plus, les légionnaires ont subi des conditions de détention sévères : les exactions du colonel Dupin ne pouvaient qu’exaspérer la population civile et les soldats réguliers et irréguliers de l’Etat de Vera Cruz qui ainsi vengeaient leurs morts. »

Dictionnaire du Second Empire / Dupin Charles-Louis / Fayard / 1995:

„ Du pillage du palais d’Eté, il avait rapporté de nombreux objets et sa collection fut vite reconnue. Mais, amateur de femmes, grand buveur et joueur, il dut la vendre pour payer ses dettes et l’annonce de la vente qu’il fit paraître dans les journaux causa un tel scandale que la hiérarchie dut le placer en retrait d’emploi. “

„ Le Mexique ne pouvait que tenter un pareil caractère, et il s’engagea d’abord dans les troupes mexicaines. Mais Forey, puis Bazaine, séduits par sa personnalité et son efficacité, lui confièrent l’organisation de la contre-guérilla dans les Terres chaudes, inaugurée d’abord par le Suisse Stoëcklin, où sa science du terrain, sa technique de l’engagement et son peu de respect pour les règles classiques de la guerre firent merveille. Au grand dam des généraux, il ne dépendait que du commandant en chef qui lui avait donné carte blanche. Sa bande de soldats-brigands qui lui étaient tout dévoués et lui-même avec sa grande barbe, son uniforme mexicano-hongrois éclatant et bizarre et son pistolet dans la ceinture, furent bientôt connus de toute l’armée, et ses colonnes infernales, redoutées des libéraux.”

“ Sur les territoires qu’il contrôlait, il signait les décrets « gouverneur Charles Du Pin ». Ses méthodes étaient expéditives. Il multipliait les coups de main, exécutait les prisonniers, brûlait les villages soupçonnés de connivence avec les juaristes, éliminait les civils suspects. Il ne faisait pas de quartier et les actes de cruauté ne le rebutaient pas. Sa tête fut mise à prix pour 100 000 francs, en vain. Dans le même temps – car l’homme était complexe – il écrivait de tendres lettres à sa nièce qui aurait voulu l’épouser si seulement ses parents y avaient consenti, et il dira lui-même : « J’ai fait une guerre atroce ».

“ Remis en activité hors cadre, il avait été fait commandant de la Légion d’honneur et cité à l’ordre du corps expéditionnaire. Mis en cause par l’empereur Maximilien, et par ses pairs à la fois jaloux de ses résultats et réprobateurs des moyens employés, le « monstre » des Terres chaudes, le « diable rouge » fut renvoyé en France en avril 1865 et remplacé par le capitaine Ney d’Elchingen. Une enquête sur ses agissements aboutit à le laver d’accusations de détournements de fonds et il revint au Mexique en janvier 1866. Cette fois, Bazaine refusa d’obéir à Maximilien furieux de son retour et déclara à l’intéressé : « Je serais trop heureux d’avoir beaucoup d’officiers de votre trempe. » Mais l’affaire Du Pin, qui fit grand bruit, illustra pour tous des deux côtés de l’Atlantique, les conditions pénibles et les moyens discutables de l’intervention, et Du Pin finit par être remplacé.”

Camerone / Jean Brunon / France Empire / 1981:

„ Cet officier est le capitaine Dupin. Vingt ans plus tard à un mois près, ce même officier conduira sa troupe de mercenaires contre les contigents mexicains des Terres chaudes, vengeant en deux combats les morts de Camerone et, en outre, recevant lui-même les prisonniers rendus par l’ennemi.“

„ En 1860, il prend part à l’expédition de Chine et rapporte du pillage du Palais d’été, à Pékin, de nombreux objets dont le choix est celui d’un Connaisseur. ”

„ Genre de condottière du XVIe siècle, ardent et infatigable, d’une intelligence et d’un coup d’oeil rares, dénué de scrupules et plein de mépris pour la vie humaine, ce capitaine d’aventures a tôt fait de prendre en main une troupe dont il porte tout de suite l’effectif à quatre cents hommes.“

„ Il y apprend de même que c’est de Cueva-Pentada qu’est partie, le 30 avril, au nombre de 250 hommes commandés par Don Hilario Osario, la cavalerie de Cotastla ; cette troupe avait attaqué la première les légionnaires, à Palo-Verde. Dupin fait aussitôt brûler le village.“

Camerone / Pierre Sergent / Fayard / 1980:

„ On ligota les douze prisonniers et on les remit au chef de poste de la grand-garde, en attendant la décision qui devait être prise sur leur sort et qui ne devait pas tarder. Neuf d’entre eux furent condamnés à être pendus, les trois autres, capturés depuis un mois par Escobedo et recrutés „de force“, bénéficiaient de circonstances atténuantes : ils recevraient chacun cinquante coups de corde à noeuds.“

„ Le colonel Dupin, chef de la contre-guérilla, fut désigné pour présider à l’exécution. On forma le carré autour des condamnés. Chacun d’entre eux était flanqué de son exécuteur, un homme choisi pour sa force et dont la mission était de passer le lasso autour du cou de sa victime puis de la hisser à une grosse branche d’arbre. Ce fut fait en deux temps trois mouvements. Quant aux guérilleros condamnés à recevoir chacun cinquante coups de corde, ils subirent leur peine en hurlant comme des damnés.“

„ Le lendemain de ce 1er avril, on exécuta quelques guérilleros capturés la veille. „Nous fumes obligés d’assister à l’exécution de vingt-deux de ces hommes, qui devaient être fusillés avant neuf heures du matin près du mur de l’église“, raconte le légionnaire Amiable.“ (…)

Origin of Boss Rules in Starr County / Hernan A. Contreras / University / Houston / 2008:

« The turmoil in south Texas didn’t even taper off, as the Civil War slowly pertered out, the war in northern Mexico intensified. Cortina who had now setup his headquarters at his mother’s ranch north of Brownsville, continued to harass Imperialist forces that he had pinned down in Matamoros. To counter Cortinistas, the Imperialist forces unleashed a contra-guerrilla unit order the command of Col. Charles Dupin. This unit terrorized the whole northern frontier in a manner considered vicious by even nineteenth century standards. The strangely costumed, sombrero wearing, bearded Frenchman killed and pillaged at the least provocation with all the venom a zealot could muster. The « Hyena of Tamaulipas » took pride of his brutality, « I am colonel Dupin. Obey or you are dead ! All resistance is futile… I protect the good but have no mercy for evil men. I kill men, I rape women, I murder children ; I exterminate the enemy by fire, by steel and by blood. » » (…)

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« archétype du militaire français »

Claire GRUBE

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