Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 5, 2015

Occupation: les enfants de l’amour

Occupation : les enfants de l’amour

Grüß Gott !

Les femmes françaises, sous l’occupant, enjôlent et cajolent les soldats allemands. Qui deviennent pères. 

Cœurs sans frontières / Colloque mémorial / Caen 2009 / Jean-Jacques Delorme / Internet:

« Lors de la S.G.M. nos mères n’ont pas été violées. Amoureuses ou consentantes, elles ont fait l’amour avec l’ennemi. Pourtant, les risques étaient considérables de la part de ces amoureux. La femme était répudiée par sa famille, par la société. Le soldat allemand risquait la peine de mort ou la déportation sur le front russe (ce qui revenait au même voire pire) pour avoir eu des relations avec des non-aryennes. »

Le Figaro magazine / La libération fut une contre-révolution masculine / Patrick Buisson / 17/04/2009 / Internet:

« Comment la collaboration sentimentale est-elle jugée par les autorités allemandes ? »

« Elle n’est certes pas encouragée ! S’afficher aux bras des Françaises est supposé porter atteinte au prestige de la Wehrmacht. En outre, hormis les Bretonnes, les Celtes et les Bourguignonnes, elles sont susceptibles de souiller la race allemande. »

Vie et mœurs des GI’S en Europe / Marc Hillel / Balland / 1981:

« Dans l’armée allemande, le fait d’avoir contracté une maladie honteuse avait été considéré comme un cas de mutilation volontaire et passible de lourdes sanctions. Pourtant, ces maladies, dans toute l’Europe, mais notamment en France, avaient été le cauchemar des généraux et le chef de la SS lui-même, Heinrich Himmler, s’était ouvertement plaint de ce que 7.000 de ses hommes, affectés en France, avaient contracté une telle maladie qui souillait le bon sang germanique et les rendait incapables de servir. »

L’express.fr / Pour l’amour d’un boche / Delphine Saubaber / 31/05/2004 / Internet:

« Hors des sillons de l’idéologie ? « On ne peut pas dire de la grande majorité de ces femmes qu’elles étaient des pronazies. Il faut se souvenir que 90 % des soldats de la Wehrmacht, surtout les premières années, étaient des appelés, des incorporés de force, qui n’appréciaient pas le nazisme. Ils ont d’ailleurs, eux aussi, couru un risque : enfreindre la loi raciale en vigueur. » Le régime hitlérien prohibe le mariage avec une Française, « non-Aryenne », impure, tout autant que les relations sexuelles avec ces femmes, hors du cadre d’une prostitution sévèrement réglementée. La licence peut s’exercer dans les maisons closes agréées par la Wehrmacht, « cordons sanitaires » et raciaux. Pas dans les cœurs. »

2000 ans d’histoire / France Inter / Patrice Gelinet / Patrick Buisson / 6 mai 2009 / Internet:

« Les Allemands veulent contrôler le marché sexuel. Ils veulent que le ravitaillement sexuel de leurs troupes se fassent dans un cadre prophylactique extrêmement contrôlé (…) Et évidemment, parce que la syphilis ou la maladie vénérienne réduit ou attaque le potentiel militaire de l’Allemagne. C’est un enjeu stratégique majeur pour eux. »

« De même, cette idée très intéressante, c’est un phénomène qui n’a pas jusque là été très exploré, c’est que les Allemands voudraient, rêvent, que se soient les bordels et les filles en carte qui assurent le ravitaillement sexuel de toute la troupe. »

« Ils sont obsédés par deux choses : les clandestines, les filles qui ne sont pas contrôlées, les filles qui ne sont pas en carte, et… les relations, j’allais dire, normales, classiques, entre Allemands et Françaises. »

Histoire de l’épuration / Bénédicte Vergez-Chaignon / Larousse / 2010:

„ Les enfants nés des viols de la Première Guerre mondiale avait été à peine tolérés par la société française. Que pourrait attendre l’enfant de l’ennemi qui se prétendrait enfant de l’amour (en 1943, 80.000 Françaises s’étaient inscrites auprès des autorités allemandes pour l’allocation de maternité et demandaient la nationalité allemande pour leurs enfants) ? » 

Madeleine, 23 ans:

« En 1941 et jusqu’à mon départ pour l’Allemagne, j’ai travaillé pour les Allemands dans un cantonnement d’Asnières-sur-Oise. Il est vrai aussi que j’ai fréquenté des militaires allemands et que je suis mère d’un enfant provenant de l’un d’eux. »

Le point / 15. 04. 04 / N° 1648 / Ces 200.000 enfants de boche / François-Guillaume Lorrain / Internet:

« Nés entre 1941 et 1945 de mère française, mais de père allemand : ils sont 200.000. D’ordinaire, à la fin d’une guerre, on compte ses morts. Mais, cette fois, le bilan concerne les naissances. Un bilan stupéfiant. On en était resté au « carnaval moche » des femmes tondues à la Libération. Mais on avait un peu vite oublié leurs rejetons, ces « enfants de boche », comme on les surnomma si charitablement dans une France de l’après-guerre qui ne pardonna pas à ces innocents d’être mal nés. »

« Ces quinze récits, sobres, bouleversants, racontent quinze histoires d’amour dérangeantes entre des Françaises qui s’ennuyaient et des soldats de la Wehrmacht heureux d’être en France, mais qui, sous peine de se retrouver sur le front de l’Est, avaient interdiction de fricoter avec la « gent féminine d’une sous-race ». Le bordel, oui, la jeune fille, non. »

Enfants maudits / Jean-Paul Picaper / Ludwig Norz / Syrtes / 2004:

« Les forces régulières allemandes ne se comportaient pas comme les routiers du Moyen Age. En France occupée, le viol et le pillage étaient sévèrement réprimés par le règlement de la Wehrmacht, du moins tant que ce corps militaire put conserver un semblant d’autonomie face à un régime hitlérien hostile à ce vestige de l’ancien Reich prussien. Passer en conseil de guerre, pour un soldat allemand, signifiait, après 1942, l’envoi dans un bataillon engagé en première ligne sur le front russe, soit la mort quasiment assurée. »

« L’état-major pouvait aussi agiter le spectre de la maladie pour contenir l’ardeur des troupes. Tous les soldats allemands pouvaient prendre connaissance de la circulaire 204 inscrite dans leur livret militaire et qui leur recommandait de se prémunir contre les maladies vénériennes:

« Garde-toi de la débauche sexuelle ! Elle dégrade tes capacités et ne sont pas compatibles avec ta santé. (…) Evite la fréquentation des femmes de petite vertu ! elles sont la plupart du temps malades ! Si tu as cédé dans un moment de faiblesse à la tentation en rapports sexuels hors mariage, ne te soustrais pas aux prescriptions sanitaires. (…)

« Il est indéniable que des femmes ont cédé aux avances de l’occupant, ou l’ont entrepris par intérêt matériel, ou pour s’en trouver flattées, mais de plus en plus nombreuses furent celles qui partagèrent, à partir du moment où le sort des armes tourna en défaveur des Allemands, l’angoisse de leur amant, et voulurent lui offrir quelques instants de bonheur sans rien demander en retour. »

« Le IIIe Reich et ses armées reculaient sur tous les fronts. Ces femmes ne se faisaient plus d’illusions. Beaucoup d’entre elles n’avouèrent même pas à leur amant qu’elles étaient enceintes, afin de ne pas le démoraliser alors qu’il partait pour la dernière bataille. »

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« D’ordinaire, à la fin d’une guerre, on compte ses morts. »

Claire GRUBE

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