Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 12, 2015

La Bataille du Rail: cinéma

La Bataille du Rail : cinéma

Grüß Gott !

Un film de propagande, présente les cheminots, sous l’occupation allemande, comme de véritables héros.

Wikipedia / La Bataille du Rail / Internet:

« Ce film retrace la résistance des cheminots français pendant la Seconde Guerre mondiale et les efforts de ces derniers (sabotage) pour perturber la circulation des trains pendant l’occupation nazie. »

Ina.fr / La Bataille du Rail / Société nationale des chemins de fer français / Video / Internet:

« Le jour du débarquement, elle contribuera puissamment à la désorganisation des transports, à la défaite allemande, dans la bataille de la Libération. »

„ Chronique de la lutte des cheminots Français pendant l’occupation ; du transport du courrier aux sabotages de toutes sortes, leur participation fut totale et le jour de débarquement de juin 1944, ils apportèrent un soutien précieux aux maquisards… Ce film, qui retrace des scènes authentiques de la résistance, est un grand classique du cinéma d’après-guerre et un hommage à tous les anonymes ayant pris part à la libération du pays.“

Fresques. ina.fr / Jalons / Fiche media / La Bataille du rail / René Clément / Internet:

„ Les épisodes s’enchaînent en suivant une simple trame chronologique, sans dialogue écrit au préalable et montre un florilège de toutes les anecdotes les plus glorieuses de la résistance des cheminots. Le film veut montrer la France résistante, le sens du courage, de la solidarité et du sacrifice des Français. On n’y voit aucune allusion à la collaboration. Il est le reflet de l’état d’esprit qui domine l’après-guerre. Le film reçoit le premier prix du premier Festival de Cannes en 1946. C’est également un gros succès populaire.“

Canalacademie.com / La bataille du rail / Chef-d’oeuvre de René Clément / Internet:

„ Quand les héros étaient cheminots “

„ En 1943, René Clément signe „ Ceux du Rail “, un cours métrage pour mettre en valeur le travail des cheminots. (…) C’est bien lui qu’il faut choisir pour mettre en scène le premier grand film sur la résistance, un genre qui s’épanouissait au sortir de la guerre, sans faire d’étincelles. Ce film, c’est „ La Bataille du rail “, tourné en 1946, sorti en février de l’année suivante. Le succès, aussi bien critique que populaire, est au rendez-vous. Il reçoit même le Grand prix du jury au tout premier festival de Cannes. On y suit les efforts des cheminots pour affaiblir l’occupant.”

„ Alors, pourquoi s’intéresser à ce milieu en particulier ? Certes, toute résistance fut décisive, mais on imagine l’importance du système ferroviaire pour l’armée allemande, essentiel pour transporter les ravitaillements, les troupes, les prisonniers, et puis, hélas, pour la déportation. Le premier plan du film, sur un panneau interdisant aux Juifs de passer la ligne de démarcation, semble ancrer le film au coeur de ce sujet. C’est une fausse piste. Nous ne nous intéressons par la suite plus qu’aux cheminots et à leurs actes de bravoure. (…) une voix „ off “ explique l’organisation des ouvriers qui sabotent les convois allemands ou qui simplement deviennent procéduriers pour ralentir les manoeuvres (…) Et dans la seconde partie, le film inclut plus l’aide des cadres d’entreprise, ces hommes qui coordonnent tout, depuis leurs petits bureaux de la SNCF (…) On suit un petit groupe de résistants bien défini, chargé de faire dérailler un convoi blindé (…) Chacun est présenté en héros.“

Ina.fr / La résistance des gens du rail sous l’occupation allemande / Alain Jérome / Louis Armand / Video / Internet:

«  Un extrait de la citation à l’Ordre de la Nation dont a fait l’objet l’ensemble du Chemin de fer français :

«  De 1940 à 1944, la SNCF a sauvegardé le Chemin de fer de l’emprise profonde de l’occupant. Elle a su effectuer malgré l’appauvrissement croissant de son matériel roulant les transports indispensables à la subsistance des Français. Elle a constitué dans son sein le réseau de renseignements le plus efficace pour le Commandement Allié. Enfin, elle a désorganisé les transports de l’ennemi au prix de multiples emprisonnements, déportations et exécutions. »

Alain Jérome:

« Quel a été finalement le bilan, à la Libération, quel a été le bilan qu’on a pu dresser de l’action de cette Résistance-Fer, de l’action de la résistance des cheminots français ? »

Louis Armand:

« Tout d’abord, la constitution d’un des plus grands réseaux de renseignements, puisque vous le devinez facilement, nous avions tous les plans de transports allemands, et nous avions des téléphones, et nous pouvions aller dans tous les points de la France, y compris les zones interdites. Par conséquent, d’abord un très grand réseau de renseignements (…) Et alors les sabotages ont été favorisés d’abord par les cheminots, mais réalisé en très grande partie par des maquis locaux, par des organisations locales, quelques-unes dirigées par des cheminots, d’autres par des non-cheminots. Et puis alors, à partir de fin 43, un essai d’organisation des sabotages pour parfaire les bombardements, discussions avec Londres pour éviter qu’on bombarde trop … »

« … alors, l’ensemble des sabotages, en gros, si vous voulez, ça représente à peu près 6.000 sabotages, de l’orde de grandeur de 3.000 déraillements, 1.800 explosions, autant que je me souvienne, des milliers … . »

……………………

La SNCF et les années noires / Arte.TV / Internet:

« A la SNCF, la Libération a engendré un mythe de la Résistance alimenté notamment par des films aussi marquants que « La Bataille du rail » (1946) ou « Le Train» (1964). Le premier de ces deux films a été tourné grâce à des subsides de la SNCF (1945). Montrer aux gens de la base qu’ils n’ont pas été seuls dans leur combat contre la puissance d’occupation allemande est dans l’intérêt partagé des gaullistes et des communistes. »

« Cet exemple vise à montrer comment un certain film peut transfigurer la réalité et jouer en maître avec la mémoire pendant des décennies. En particulier « La Bataille du rail » a façonné l’image que l’on se faisait de la SNCF présentée comme principal acteur de la Résistance en France. À y regarder de plus près, le peuple français apparaît dans ce film comme le fondement de la Résistance, alors que les élites de la SNCF restent invisibles et inexistantes. On nous présente au contraire l’image souhaitée et idéalisée d’une SNCF dans un rôle de victime entre les griffes de l’occupant allemand. »

« Il faudra attendre les années 1990 pour qu’une nouvelle génération d’historiens s’intéresse au rôle de la SNCF pendant les « années noires ». Jusqu’alors, le documentariste Marcel Ophuls avait vainement tenté dans les années 1970 de montrer la SNCF sous son vrai jour. À partir de 1990, les milieux politiques, la société civile et les diverses associations de résistants français doivent prendre congé de l’image d’une SNCF qu’ils se plaisaient à voir comme un foyer de la Résistance. »

« L’éclaircissement du rôle de la SNCF dans la Shoah ne revient pas aux seuls historiens, c’est une affaire politique. Il aura fallu l’intérêt manifesté par les scientifiques et le public pour que la SNCF se sente obligée de s’expliquer sur son attitude vis-à-vis de l’occupant allemand en France. Les motifs d’une participation active au plan national-socialiste visant à éradiquer le judaïsme et le communisme en Europe étaient de tous ordres : égoïsme, conviction, idéologie, antisémitisme, anticommunisme, opportunisme, patriotisme. »

« Une chose est sûre, la SNCF n’était aucunement un pilier de la Résistance. Seuls quelques individus ont résisté activement aux Allemands et l’ont payé de leur vie. »

Literaturkritik.de / Nr. 9 / September 2001 / Kunst und Kulturwissenschaft / Geisterzug in den Tod / Jürg Altweggs / Beitrag zu einem unverarbeitetem Kapitel der Kriegsgeschichte / Tobias Temming / Internet.de:

„ Die Überlebenden der Résistance müssen sich einmal mehr mit einem bisher unbewältigtem Kapitel ihrer Geschichte auseinandersetzten. Die insgesamt 3.000 Deportationszüge entgleisen nicht : Bis zur Befreiung durch die alliierten Truppen werden 76.000 Menschen, die meisten davon Juden, deportiert. Heute kritisieren Opfer wie Claude Levy, man wäre besser beraten gewesen, ” die Deportationszüge zum Entgleisen zu bringen “, statt ” den abziehenden Deutschen in den Rücken zu schießen. ”

„ So lautet auch vielerorts der Vorwurf gegenüber der Résistance und dem SNCF, verklärt durch Filme wie ” La Bataille du Rail ” (” Die Schienenschlacht “) : Die Résistance-Organisationen kontrollierten die Zeugenaussagen und überwachten das Drehbuch zum Film.“

„ Die Züge nach Dachau wurden von französischen Bahnbeamten zusammengestellt, begleitet und geführt. Noch 1994 waren Deportationszüge für die SNCF-Zeitschrift ” La vie du rail ” kein Thema. Vichy erklärte sich mit der Auslieferung von zehntausend Juden aus der nicht besetzten Zone einverstanden. Frankreich war das einzige Land, das auf Regierungsebene mit der deutschen Besatzungsmacht kooperierte. Dies alles sind Daten und Fakten, die auf eine unreflektierte und unbewältigte Auseinandersetzung des SNCF und der Résistance mit ihrer tatsächlichen Geschichte hindeuten und noch immer Gegenstand von hochbrisanten Diskussionen ist.“

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„ Une chose est sûre, la SNCF n’était aucunement un pilier de la Résistance. “

Claire GRUBE

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