Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 28, 2015

Madame de Lamballe: mutilation

Madame de Lamballe : mutilation

Grüß Gott !

Des sauvages et cannibales, au cri de vive la nation, procèdent à l’exécution, de la princesse de Lamballe.

Mémoires historiques de madame la princesse de Lamballe / Guénard Elisabeth / Vol. 4 / Lerouge / Paris / 1801:

« On reste un moment indécis ; deux assassins, dont un étoit le Grand-Nicholas, la soutiennent, car il eût été impossible dans l’état où elle étoit, qu’elle se fût tenue debout. Tandis que les esprits restent en suspens, que ceux qui prennent à elle un vif intérêt espèrent encore, un de ces monstres, ennuyé par cette suspension qui retarde l’heure du crime, cherche à se distraire par une indigne plaisanterie, où se livre froidement cette classe vile et infâme dans les momens les plus terribles. Il imagine d’enlever le bonnet de madame de Lamballe avec la pointe de son sabre : mais, comme tous ceux qui servoient à ces exécutions, il étoit ivre, et avoit par conséquent les mouvemens peu sûrs. Il atteint la princesse au-dessus du sourcil ; son sang jaillit et en même temps ses beaux cheveux tombent sur ses épaules. L’homme est-il donc une bête féroce que la vue du sang invite à le répandre ! Dès qu’ils virent couler celui de madame de Lamballe, ils ne pensèrent plus qu’à assouvir sur elle leurs horribles desseins. Le nommé Charlat, tambour, lui décharge sur la tête un coup de bûche et l’étend à ses pieds. Vingt scélérats se jettent sur elle à coups de piques, et terminent sa malheureuse existence, mais non les horreurs qu’ils exercent sur son corps privé de la vie ; ils la jetent sur un monceau de cadavres qui étoit au coin de la rue Saint-Antoine. Ils lui arrachent ses habits… Décrirai-je jusqu’où se cette horde barbare ! Non que leur infamie s’ensevelisse dasn la nuit des temps. Comment oser dire que le nommé Grison sépara de ce corps, dont la beauté étonne encore, cette tête charmante, qu’il la porte chez un marchand de vin, la pose sur le comptoir, et force le malheureux maître de cabaret de lui servir à boire, et de boire avec lui et ses complices ! Peindrai-je ce Grison coupant avec son sabre cette gorge charmante dont les années avoient respecté les formes enchanteresses ! Montrerai-je, Charlat, ainsi que les anciens sacrificateurs, déchirant les entrailles de sa victime, et arrachant ce coeur jadis l’azile de la plus vive amitié, de la tendresse filiale, de la douce compassion, le portant aussi chez le même marchand, le déposant sur le comptoir ; et comme cet homme sensible ne peut dissimuler l’horreur qu’il éprouve, ils l’entraînèrent hors de sa maison, le forcèrent de monter sur le monceau de morts et de mourans qui étoit près de sa porte, et de crier vive la nation ! » (…)

« Le malheureux cabaretier, enfin libre de rentrer chez lui, n’y trouva plus les brigands. Ils avoient emlevé tout son argent et s’étoient mis en marche, portant au bout d’une pique la tête et le coeur de cette malheureuse princesse. Ils attachèrent une corde aux poignets de ce corps mutilé ; ils le traînèrent ainsi en traversant tout Paris. » (…)

Mémoires de Weber / Weber Joseph / Tome 2 / Baudoin / Paris / 1822:

« Le massacre des prisonniers, qui commenca le 2 septembre, avait attiré, autour des maisons de force, mille et mille spectateurs de tout sexe et de tout âge ; ils applaudissaient tantôt aux assassins qui portaient le dernier coup aux victimes condamnées par le tribunal populaire, tantôt au petit nombre des personnes qu’il avait épargnées. » (…)

« (…) Il ajouta [Collot d’Herbois] que tout ce qui s’était passé depuis le 10 août, n’était rien en comparaison de ce que l’on devait faire ; il se plaignit amèrement de n’avoir pas été consulté sur la manière d’apprendre à la reine la mort de la princesse de Lamballe. »

« Ce monstre, soit pour me déchirer le coeur, soit qu’entraîné par sa fureur jacobine, il ne fît pas attention à moi, raconta, avec la joie et le sang-froid d’un scélérat consommé, que cette infortune princesse avait été assassinée en sortant du guichet de l’hôtel de la Force ; que son corps avait été livré aux poissardes ; que ces infâmes créatures s’étaient amusées à se faire des ceintures de ses entrailles ; qu’elles avaient traîné le cadavre nu dans tous les principaux endroits de la ville, et qu’elles avaient fini par guetter le moment où la reine s’approcherait de la fenêtre pour hausser la pique et lui montrer la tête de son amie. Il ajouta, en soupirant de regret, que, s’il avait été consulté, il aurait fait servir, dans un plat couvert, la tête de madame de Lamballe pour le souper de la reine. » (…)

« Cette horde de barbares ne s’arrêta donc pas à l’hôtel, et alla aux Tuileries ; mais on ne les y laissa pas entrer ; alors ils revinrent au coin de la rue des Ballets, faubourg Saint-Antoine, en face du notaire, entrèrent dans un cabaret où on espérait leur arracher ce cadavre meurtri ; mais ils le reprirent et jetèrent le corps sur un monceau de cadavres près le Châtelet. »

Mémoires des journées de septembre 1792 / Jourgniac Saint-Meard / Baudouin / Paris / 1823:

« Eclaircissemens historiques et pièces officielles »

« Aussitôt on lui coupe la tête et les mamelles ; son corps est ouvert : on lui arrache le coeur, sa tête est ensuite portée au bout d’un pique, et promenée dans Paris ; à quelque distance on promenait son corps. »

« Les tigres qui venaient de la déchirer ainsi, se sont donner le plaisir barbare d’aller au Temple, montrer sa tête et son coeur à Louis XVI et à sa famille. »

« Tout ce que la férocité peut produire de plus horrible et de plus froidement cruel, fut exercé sur madame de Lamballe. »

« Il est un fait que la pudeur laisse à peine d’expression pour le décrire, mais je dois dire la vérité toute entière et ne me permettre aucune omission. Lorsque madame de Lamballe fut mutilée de cent manières différentes, lorsque les assassins se furent partagés les morceaux sanglans de son corps, l’un de ces monstres lui coupa la partie virginale et s’en fit des moustaches, en présence des spectateurs saisis d’horreur et d’épouvante. » (…)

***********************************

« … et s’en fit des moustaches »

Claire GRUBE

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