Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 5, 2015

Tulle: massacre français

Tulle : massacre français 

Gruß Gott !

Les mitrailleuses des partisans français, en juin 1944, crachèrent et hachèrent, les soldats allemands.

Tulle / Jean-Jacques Fouché / Gilbert Beaubatie / Ed. Lucien Souny / 2008:

« La tragédie de l’école normale »

« Les maquisards avaient procédé au bouclage des rues étroites autour de l’école normale des filles. Ainsi ils ne laissaient aucun espoir aux éventuelles sorties des assiégés de la 8e compagnie dont l’isolement était total. Le pire s’annonçait. Depuis la fin de la matinée, un incendie s’était déclaré dans la charpente sous l’effet de munitions incendiaires. Après plusieurs tentatives, un tir de bazooka avait atteint son but. La progression des flammes et les fumées réduisaient d’autant les capacités défensives de la compagnie. La fin devenait prévisible. » (…)

« Lors d’une sortie des soldats : C’est un jeu de quilles, tous les Allemands s’effondrent le long de la rue. »

« Les hommes de la 8e compagnie, poussés par l’incendie à l’intérieur du bâtiment, tentèrent une première sortie, puis un autre, en vain. A chaque fois des fusils-mitrailleurs des FTP les empêchaient de progresser. Il y eut une ultime sortie avec un drapeau blanc improvisé, porté par une résistante captive de la police SS. Confusion, feinte et désordre : des soldats allemands auraient conservé des grenades sur eux. La riposte des FM fut impitoyable. Les tirs hachèrent les soldats. D’autres se sont jetés dans le vide avec des grenades qui explosèrent au sol… Lorsque les soldats allemands sortirent, poussés par les flammes et la peur, ils n’avaient plus d’autre issue que de se rendre. »

L’honneur des soldats de « l’armée populaire » n’aurait-il pas été de respecter les vaincus en faisant taire les armes ? Mais leur culture les incitait à tirer, à « faire un carton sur les Boches. Rien ni personne ne les en a dissuadés. Le déchaînement de la mitraille qui suivit l’ultime sortie des Allemands peut être considérée comme une réaction liée à l’environnement culturel. Les officiers FTP. Lucien et ses camarades, tous partageaient les certitudes d’un fonds culturel « antiboche » entretenu par deux guerres, l’occupation et plus d’un siècle de ressentiment. Il n’y avait aucune raison pour que quelqu’un ordonne un cessez-le-feu. Il n’y a pas de trace, dans aucun témoignage, d’un ordre d’arrêter – « Halte-au-feu ! » – intervenu avant que les soldats allemands ne soient couchés à terre, blessés ou tués. Les tirs cessèrent d’eux-mêmes lors qu’il n’y eut plus d’Allemand debout. »

« Une note des RG indique la présence du drapeau blanc lorsque les Allemands sortirent du bâtiment et précise : « Les maquisards les massacrent. » Ils ont « farci les Boches » avec du plomb. (…) Les assiégés tentent une percé en masse. Ils sautent par-dessus le mur, où beaucoup sont abattus par des fusils-mitrailleurs postés en face dans un jardin et à l’Inspection académique. D’autres s’écrasent au sol, ayant à la ceinture leurs grenades amorcées qui les déchiquettent en explosant, ce qui a donné naissance à de bruits de mutilations. »

« Le « carton » dans les rues autour de l’école normale exprime une culture de virilité : les FTP pouvaient montrer aux Boches qu’ils étaient des hommes, pas des mauviettes apeurées. (…) Pour de nombreux maquisards ce fut un baptême du feu, une « explosion de virilité »; ils s’en donnèrent à coeur-joie : la joie de la victoire et du devoir accompli. »

« Le spectacle, dans l’avenue du lycée, était effrayant. Des dizaines de corps en uniforme étaient étendus, dispersés tout au long de la chaussée. »

« Devant l’école normale, qui achève de brûler, un spectacle affreux s’offre à nous : une trentaine d’Allemands sont étendus, ça et là, le visage déchiqueté par l’éclatement des grenades… certains ont été déchaussés, des mégères injurient ces morts ; cependant, sur des faces qui ne semblent plus humaines, quelqu’un a jeté des linges… un groupe de cadavres au milieu de l’avenue Bournazel. Ceux qui viennent aux nouvelles ou pour congratuler les maquisards voient le résultat des combats : de nombreux cadavres déchiquetés et des blessés en grand nombre très gravement atteints. »

« Un soldat mort tient encore dans une main un bâton avec un chiffon blanc alors que d’autres, également morts, tiennent encore des grenades. Les soldats ont-ils exhibé le signal de la réddition sans abandonner leurs armes ? Auraient-ils tendu un piège aux maquisards ? C’est ce que déclare un FTP à Bourdelle : (…) on a cru qu’ils voulaient se rendre (…) Ils nous ont balancé des grenades, alors on a tiré dans le tas. »

« La rage envers les soldats ennemis avait envahi l’espace public. »

(…) Tout le long de l’avenue Bournazel, les cadavres allemands jonchent le sol. Certains sont criblés de balles, d’autres atteints en pleine tête. Quelques personnes sans scrupule entourent les morts cherchant visiblement à prélever quelque objet de valeur. »

« Quelle horreur ! Les blessés râlent… Avenue du lycée sous le Pra Limouzi, rue du Fouret, partout des cadavres allemands les uns sur les autres. Il faut enjamber les cadavres, marcher sur les cervelles écrasées. » (…)

« La mort des soldats allemands et l’exécution des fusillés correspondaient à un désir profond de la majorité de la population : ces morts des Boches étaient souhaitées, elles apportaient une satisfaction à une partie de la population. L’expression souvent entendue : « Un bon Boche est un Boche mort » trouvait enfin sa réalisation pour la plus grande joie de ceux qui fêtaient leur libération. »

« Il y avait du sang partout, sur la chaussée, sur les trottoirs, sur les parois de la falaise. Il y avait de la cervelle, des os, des intestins éparpillés. J’ai vu des soldats dans des postures abracadabrantes : les uns à genou, crispés sur leurs armes, d’autres étendus sur le dos, sur le ventre, sur le côté. J’ai vu un homme décapité par une grenade qu’il s’apprêtait à lancer. J’ai vu un homme partagé en deux, à la hauteur du ventre, un autre, partagé dans le sens de la longueur. » (…)

« Le camion s’approcha pour charger les corps : « Pour quelle raison le conducteur fait-il un fausse manoeuvre, sûrement invonlontaire ? N’a-t-il-pas entendu notre « Stop ! » ? Toujours est-il qu’en reculant son camion il laboure quelques cadavres. Au même moment un cri s’élève : Les renforts allemands arrivent. » (…)

*****************************

« Un bon Boche est un Boche mort »

Claire GRUBE

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