Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | May 19, 2015

1940: les combattants oubliés

1940 : les combattants oubliés

Grüß Gott !

Des combattants étrangers, incorporés dans l’Armée française, résistent aux soldats allemands.

La fin de la campagne de France / Les combats oubliés / Gilles Ragache / Economica / 2010:

Loire

« Dans le secteur de Saumur une compagnie du 13e RTA [Régiment de Tirailleurs Algériens] d’environ 200 hommes fut mise à la disposition du groupement Michon qui les répartit en quatre groupes sur les ponts de son secteur. »

Ile-de-France

« En fin de journée, la 2e DLIC [Division Légère d’Infanterie Coloniale] qui comportait des Tirailleurs Sénégalais (8e RTS) et des Chasseurs Pyrénéens reçut l’ordre de préparer son repli vers la Loire. »

Fontainebleau

« Au cours de la journée, la VIIe Armée se replia vers la Loire en deux échelons, depuis la Seine. Maintenue sur la coupure du fleuve, la 7e DINA [Division d’Infanterie Nord-Africaine] avait mission de retarder les Allemands le plus longtemps possible. (…) Le 31e RTA [Régiment de Tirailleurs Algériens] tenait Melun, le 20e RTT [Régiment de Tirailleurs Tunisiens] était à Fontaine-le-Port et à Chartrettes. Le pont de Brolles (…) était «défendu par 150 hommes du 10e RTM [Régiment de Tirailleurs Marocains], sous les ordres du commandant Jaegli et par une partie du GRD 97». »

« Les Coloniaux firent sauter les ponts sur la Seine, juste derrière elle, dès l’arrivée des premiers Allemands sur lesquels ils ouvrirent aussitôt le feu. »

L’Armée de Paris et la Normandie

« (…) puis en direction de la Beauce la 85e DIA [Division d’Infanterie d’Afrique], la 84e DIA [Division d’Infanterie d’Afrique] et la 8e DLIC [Division Légère d’Infanterie Coloniale] tentaient de coordonner leur action. »

Entre Gien et Orléans

« La défense du cours moyen de la Loire, de Gien à Orléans, revenait à la VIIe Armée qui s’organisa en deux échelons. Les ordres fixèrent la mission du 1er Corps « pour la défense de la Loire avec quatre divisions du premier échelon (29e, 47e, 7e, et 11e) et deux divisons en réserve (19e et 7e DINA) [Division d’Infanterie Nord-Africaine]. »

Au nord d’Orléans

« Dans l’après-midi, un bataillon de la 7e DIC (le I/33 du RICMS) [Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais] fut donc dépéché dans l’urgence pour improviser une défense de l’ouvrage. Malgré son extrême fatigue, ce bataillon enraya les premières infiltrations allemandes. »

En Beauce

« Les combats se déplacèrent alors à l’ouest et au sud de Maintenon pendant six heures d’affilée, autour de Feucherolles et de Néron (tenu par le 26e RTS) [Régiment de Tirailleurs Sénégalais]. »

« Des combats violents se déroulèrent aussi autour d’Ablis, à La Chapelle où plusieurs blindés allemands furent incendiés. A Long-Orme, les fantassins du 8e RTT [Régiment de Tirailleurs Tunisiens] luttèrent toute la journée. »

« Les Coloniaux appuyés par des cavaliers français défendirent également Gallardon, Houville-la-Branche, Boisseaux, Léouville… »

« Pour leur part les hommes de la 4e DCR et de la 2e DLM combattirent toute la journée (…) pour protéger le repli vers la Loire de l’infanterie coloniale du 10e Corps (dont la 8e DLIC) [Division Légère d’Infanterie Coloniale]. »

« A l’ouest de Chartres, à Châteauneuf-en-Thimerais et à Saint-Sauveur, les marsouins du RICM [Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc] interdisent le passage aux Allemands toute la journée. »

« Ainsi, au nord-est de Chartres, des patrouilles de chars de la 4e DCR suivirent « le repli du 4e Zouaves en grande difficulté. »

Forêt de Senonches et collines de Normandie

« Von Manstein ajoutait qu’en outre « se manifestèrent des fractions de deux brigades de Spahis et d’une division marocaine. »

Vers la frontière suisse

„ En périphérie de Lyon qui était dès lors menacée, la défense s’organisait. Dans la soirée, le 26e RTS [Régiment de Tirailleurs Sénégalais] établissait des barricades à l’Arbresle pour bloquer la nationale.“

De la Charité-sur-Loire à Chatillon

„ Autour de La Charité-sur-Loire, la 8e DI n’était que partiellement repliée sur la rive gauche et des éléments de deux Armées françaises en repli (VIe et IVe) se mêlèrent parfois. (…) Parmi les prisonniers de ce jour se trouvait un tirailleur nommé Léopold Sedar Senghor, futur président de la République du Sénégal.“

Franchissement de la Loire

„ Dans la nuit, nous entendons crier sur l’autre rive ; ce sont des tirailleurs sénégalais, rescapés d’un régiment mis en pièces. Nous allons les chercher en barque. Ils étaient affamés et épuisés. Ils n’avaient plus d’officiers.“

« La section Ranson de la 5e Cie a découvert une barque et peut faire passer une vingtaine de tirailleurs sénégalais et deux officiers. »

Secteur d’Orléans

« Les combats se prolongèrent plusieurs heures, dans et aux abords de Loury : «Après une lutte acharnée» les Allemands parvinrent enfin jusqu’au carrefour, mais une contre-attaque du 8e Tirailleurs marocains les en rejeta. »

« Ce furent donc des éléments de la 7e DIC [Divion d’Infanterie Coloniale], eux aussi très fatigués, et qui étaient en position dans le secteur de Sigloy (au sud de Châteauneuf) qui improvisèrent une défense. Le colonel Froissard qui employait pour la circonstance des fantassins du 33e RICMS [Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais] (environ 200 hommes) avait envoyé la veille le chef de bataillon Schneider tenir la position. »

Repli vers la Loire

« Pour leur part, les rescapés du 4e Zouaves, très éprouvés dans les jours précédents, franchissaient la Loire à Blois, à bord d’une vingtaine d’autobus réquisitionnés pour l’occasion. »

Entre Amboise et Tours

« Dans le secteur d’Amboise, vers lequel refluait difficilement la 8e DCI, la défense s’organisait peu à peu avec les moyens disponibles : « Un bataillon de chasseurs à pied, constitué avec des éléments récupérés et regroupés dans la nuit du 15 au 16 juin, a pris position sous les ordres du commandant Sarrin, pour assurer la défense de la ville. Il avait à ses côtés 500 tirailleurs tunisiens et un détachement d’une DLM commandée par le lieutenant Truchis. »

« Pendant ce temps, les tirailleurs algériens des dépôts 92 bis et 93 bis s’affairaient sur les quais pour mettre en batterie leurs mitrailleuses. Ils creusaient des tranchées et dressaient des remparts de sacs de sable en amont et en aval du pont de pierre, du pont de la Motte, jusqu’au canal. »

D’Amboise à Ancenis

« Furent également organisés un bataillon de chasseurs de la 92e DI, deux bataillons de tirailleurs nord-africains de la 92e DINA bis et trois autres de la 93e DINA bis [Division d’Infanterie Nord-Africaine]. S’y ajoutèrent trois compagnies du 91e RR. »

Du Perche et en Normandie

« Toujours en Normandie, dans le Calvados, des troupes coloniales désormais séparées du reste de la Xe Armée poursuivaient la retraite en combattant. Elles établirent une ligne de défense du sud de Caen jusqu’à Flers. Ainsi, la 1re DINA [Division d’Infanterie Nord-Africaine]fut-elle directement accrochée sur l’Orne, en particulier à Putanges, puis autour de Briouze. Elle ne se débanda pas pour autant. »

Région lyonnaise

« Pour assurer la jonction dans la vallée du Rhône, cette fois au sud de Lyon, la 1re brigade de Spahis et la GRCA 20 qui se trouvaient au repos dans le secteur du lac Leman furent transportés dans la journée par route et voie ferrée. »

« Comme les Français tenaient bon, leurs adversaires choisirent de déborder la position vers le sud, sans plus tarder. Plus en amont encore, à Marcigny-sur-Loire, ils se heurtèrent au 6e Spahis Algériens, appuyés par des territoriaux. »

La bataille de Gien

« A l’est de Gien, autour de Saint-Martin-sur-Ocre et de Saint-Firmin, deux unités de volontaires tchèques défendirent âprement leurs positions. (…) Mais les Tchèques se défendirent sans faiblir et furent bientôt dégagés par une vigoureuse contre-attaque d’une autre unité tchèque venue de la deuxième ligne. »

Châteauneuf-sur-Loire

« Après un bombardement par fumigènes, des éléments allemands sur des barques traversent la Loire. Le bataillon du 57e RICMS [Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais] se replie, mais le III/57e du capitaine Tourtet tient jusqu’à la nuit la digue barrant la boucle de la Loire au nord de Sigloy. »

« Des tirs français de contre-batterie, fournis par le 32e RACMM [Régiment d’Artillerie Coloniale Mixte Malgache] interviendront. »

« Au soir, vers 20 heures, les Allemands lancèrent une nouvelle et forte offensive face au 33e RICMS [Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais]. »

« Les Coloniaux de la 7e DIC, bien que disposant de moyens et d’effectifs réduits, tinrent tête à leurs adversaires. »

Beaugency

« Selon le colonel du 19e RTA [Régiment de tirailleurs algériens] : « Les éléments d’infanterie qui ont rejoint sont incapables d’assurer cette nuit une surveillance quelconque. (…) Seuls des éléments du I/19e RTA [Régiment de Tirailleurs Algériens] ont rejoint Beaugency dans la nuit du 17 au 18 soit 200 hommes et 7 officiers. »

Blois

« A Blois, la situation était également devenue critique. Des éléments de la 84e DIA [Division d’Infanterie d’Afrique] (8e Tirailleurs, 4e Zouaves) y avaient pris position ainsi qu’un groupement du 9e Dragons Portés, une batterie de 75 et quelques pièces de 47 « sous les ordres du Colonel Simonin avec mission d’empêcher le débouché de l’ennemi du pont de Blois. »

« En aval de Blois, dans le secteur d’Amboise, la situation était un peu différente. (…) Cinq cent tirailleurs tunisiens du détachement Jarrin et trois cent chasseurs à pied étaient sur place. »

Cherbourg

« D’autres accrochages eurent lieu autour de La Haye-du-Puits, à la Croix-Blondel tenue par un bataillon de tirailleurs du 27e RICMS [Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais] ainsi qu’à Hautmesnil. »

Région lyonnaise

« La 1re Brigade de Spahis et le GCRA 20 débarquèrent en gares de Vienne et de Saint-Rambert d’Albon en provenance du secteur du lac Léman, avec mission de barrer la vallée du Rhône au sud de Lyon. »

« Un bataillon de Marche de la Légion étrangère, improvisé quelques jours plus tôt avec 600 recrues au camp de Sathonay, renforça des Coloniaux, des territoriaux (342e RDP), des artilleurs venus de Grenoble … »

Berry

« Dans la soirée du 19 quelques patrouilles allemandes parvinrent à la périphérie de Vierzon, qui était tenue par des troupes coloniales. »

Nouan-le-Fuzelier

« La garde du bourg, qui commande la route d’Orléans et de nombreuses routes secondaires vers les forêts de Sologne, avait été confiée à des éléments du Génie, à une compagnie de Pionniers et à des artilleurs du 32e RACMM [Régiment d’Artillerie Coloniale Mixte Malgache] qui avaient mis leurs canons de 75 en position d’antichars. »

« Bien pourvus en artillerie les hommes réagirent vivement, refusant de se rendre à un simple avant-garde : « Les canons du I/321e, les canons de 47 des batteries antichars tirent à bouts portants. Les soldats de 17e BATS [Bataillon de Tirailleurs Sénégalais] et du 33e RICMS [Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais] du bataillon Gervaise se défendent pied à pied. »

Cher

« Au cours de la journée la 7e DINA, [Division d’Infanterie Nord-Africaine] et à sa droite la 87e DIA, [Division d’Infanterie d’Afrique] avaient pris position sur le fleuve, dans le secteur de Selles, Chabris, Mennetou… Juste à l’ouest de Vierzon, de Méry à Mennetou, la 87e DIA renforcée depuis la veille du 19e BATS [Bataillon de Tirailleurs Sénégalais] et du 344e RI, et réorganisée en deux groupements mixtes, avaient pris position le long du fleuve. »

Sologne et Loire

« Juste à l’ouest de Bracieux, à Tour-en-Sologne, le 19e RTA [Régiment de Tirailleurs Algériens] put être embarqué à temps à bord de camions mais à côté de lui, à Mont-Chambord, le 11e RTA [Régiment de Tirailleurs Algériens] ne trouva pas les véhicules promis. »

Loire de Blois à Nantes

« Entre Blois et Amboise, de violents combats éclatèrent à Chaumont où le passage était défendu par des éléments de la 8e DIC, [Division d’Infanterie Coloniale], mais les Allemands firent porter l’effort principal autour d’Amboise. »

« Néanmoins, même avec des effectifs très réduits, le RICM [Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc] s’y reforma. Le GRD, les Chasseurs d’Amboise, les artilleurs et les tirailleurs tunisiens purent également se replier. »

Indre

« Ainsi, au 7e Corps, le général La Porte du Theil renforça la 28e DI en lui adjoignant un régiment de tirailleurs sénégalais (moins un bataillon) ainsi que dix pièces de 75 et cinq chars R 35 qui furent immédiatement déployés sur l’Indre. »

Ardèche

« A Sarras, le 9e Spahis bloqua leurs colonnes une bonne partie de la journée. (…) Autour d’Annonay où se déroulèrent d’autres combats les Spahis et les troupes du 18e C.A. opposèrent une résistance farouche jusqu’au soir. »

« L’Etat-Major du 4e RSM [Régiment de Spahis Marocains] s’était retiré à Quintenas et ses environs, avec la plus grande partie des effectifs, afin de s’assurer une plus complète liberté d’action, (…) »

« Les canons cessèrent de tonner. Il y eut cependant de terribles corps à corps. On se battit farouchement à la grenade et au sabre. Dans cette unité, au moins sept Spahis furent tués et dix huit autres blessés. »

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BATS, BILA, DIA, DIC, DINA, DLIC, RACMM, RCAP, RIC, RICM, RICMS, RSM, RTA, RTM, RTS, RTT, …

Claire GRUBE

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