Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | May 2, 2015

Le Silence de la Mer: érotisme

Le Silence de la Mer : érotisme

Grüß Gott !

C’est l’histoire d’un amour, silencieux et licencieux, pendant l’Occupation, entre une femme française et un officier allemand.

Wikipedia.org / Excitation sexuelle / Changements physiologiques féminins / Internet:

« Lors de fortes ou suffisantes stimulations, l’excitation sexuelle finit typiquement en un orgasme ; mais l’excitation peut être perçue physiologiquement, même en l’absence d’un orgasme. »

« D’autres changements incluent des battements de cœur et une pression sanguines élevés, et des sensations de chaleur et d’humidité. »

Artdeseduire.com / Drague / Repérer une fille « Open » / Internet:

« Le regard : c’est surtout et d’abord son regard qui trahira une fille réellement excitée. Tous les médecins vous diront que l’excitation sexuelle provoque une élargissement de la pupille. Vous percevrez aussi, pour peu que vous y fassiez attention, les yeux écarquillés ou l’intensité particulière avec lesquels elles vous regarde. »

Choses revues.over-blog-com / Ce qu’il faut aimer d’un corps de femme /      La nuque / Internet:

„ C’est l’un des endroits les plus beaux du corps féminin. Parce qu’il en est le plus secret, le plus discret, et par conséquent le plus mystérieux et intrigant.“ (…)

„ Il faut voir la nuque. Voir cette petite surface, fragile et puissante à la fois, être au carrefour des épaules, des cheveux, du dos dont elle révèle les charmes particuliers. Voir, surtout, que la féminité entière y est concentrée. La grâce, la fragilité, la sensualité, la sensibilité, la douceur, le frisson : la nuque est une réduction d’identité féminine.“

„ La découverte de tout corps féminin devrait commencer par la nuque. Cette chose est une invitation à la caresse.“

Le Silence de la mer / Jean Bruller / Livre de poche / Albin Michel / 1951:

„ Maintenant j’ai besoin de la France. Mais je demande beaucoup : je demande qu’elle m’accueille. Ce n’est rien, être chez elle comme un étranger, – un voyageur ou un conquérant. Elle ne donne rien alors, – car on ne peut rien lui prendre. Sa richesse, sa haute richesse, on ne peut la conquérir. Il faut boire à son sein, il faut qu’elle vous offre son sein dans un mouvement et un sentiment maternels… je sais bien que cela dépend de nous, mais cela dépend d’elle aussi. Il faut qu’elle accepte de comprendre notre soif, et qu’elle accepte de l’étancher… qu’elle accepte de s’unir à nous.“ (…)

„ Il se tut. Il se tourna vers nous. Sa bouche souriait, mais non ses yeux qui regardaient ma nièce.“

« Et moi je sentais l’âme de ma nièce s’agiter dans cette prison qu’elle avait elle-même construite, je le voyais à bien des signes dont le moindre était un léger tremblement des doigts. »

« Il attendit, pour continuer, que ma nièce eût enfilé de nouveau le fil, qu’elle venait de casser. Mais le chas était très petit et ce fut difficile. Enfin elle y parvint. »

„ Heureusement maintenant ils ne sont plus seuls : ils sont en France. La France les guérira. Ils savent que la France leur apprendra a être des hommes vraiment grands et purs.“

« Mais pour cela il faut l’amour. »

« Il tint un moment la porte ouverte ; le visage tourné sur l’épaule, il regardait la nuque de ma nièce penchée sur son ouvrage, la nuque frêle et pâle d’où les cheveux s’élevaient en torsades de sombre acajou. Il ajouta, sur un ton de calme résolution :

« – Un amour partagé. »

(…)

« Et ma nièce dit : « Il va partir … » d’une voix basse et si complètement découragée que je n’attendis pas davantage et dis d’une voix claire : Entrez, monsieur. »

« La jeune fille lentement laissa tomber ses mains au creux de sa jupe, où elles demeurèrent penchées et inertes comme des barques échouées sur le sable, et lentement elle leva la tête, et alors, pour la première fois, – pour la première fois, – elle offrit à l’officier le regard de ses yeux pâles. »

« Il dit (à peine si je l’entendis) : Oh welch’ ein Licht !, pas même un murmure; et comme si en effet ses yeux n’eussent pas pu supporter cette lumière, il les cacha derrière son poignet. »

« Et ses yeux s’accrochèrent aux yeux pâles et dilatés de ma nièce. »

« Sous la calme surface des eaux, la mêlée des bêtes sous la mer, je sentais bien grouiller la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent. »

« Le visage de ma nièce me fit peine. Il était d’une paleur lunaire. Les lèvres, pareilles aux bords d’un vase d’opaline, étaient disjointes, elles esquissaient la moue tragique des masques grecs. Et je vis, à la limite du front et de la chevelure, non pas naître, mais jaillir, – oui, jaillir, – des perles de sueur. »

« Je ne sais si Werner von Ebrennac le vit. Ses pupilles, celles de la jeune fille, amarrées comme, dans le courant, la barque à l’anneau de la rive, semblaient l’être par un fil si tendu, si raide, qu’on n’eût pas osé passer un doigt entre leurs yeux. Ebrennac d’une main avait saisi le bouton de la porte. De l’autre, il tenait le chambranle.»

«  Il ne bougea pas. Il restait tout à fait immobile, et dans son visage immobile et tendu, les yeux étaient plus encore immobiles et tendus, attachés aux yeux, – trop ouverts, trop pâles, – de ma nièce. Cela dura, dura, – combien de temps ? – dura jusqu’à ce qu’enfin, la jeune fille remuât les lèvres. Les yeux de Werner brillèrent. »

****************************************

« Oh, welch’ ein Licht ! »

Claire GRUBE

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