Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 17, 2015

Lavoisier & Coffinhal

Lavoisier & Coffinhal

Gruß Gott !

Un juriste autoritaire et atrabilaire, condamne à l’échafaud, en l’an 1794, un chimiste glorieux et vertueux.

Wikipedia.org / La ferme générale / 1726-1790 / Internet:

« À la fin du XVIIIe siècle, la Ferme générale fait figure de symbole de la société inégalitaire. Les fermiers généraux, avec leurs fortunes colossales, apparaissent comme la marque même de la perversion du système politique et social. On leur impute les injustices et les tracasseries qui découlent de la complexité du système fiscal, la brutalité des gardes des brigades et la répression brutale de la fraude et de la contrebande. La gabelle est de tous les droits le plus impopulaire. »

« La Ferme générale est donc l’une des institutions de l’Ancien Régime qui fut la plus vivement critiquée pendant la Révolution. Dépeints comme des rapaces et des tyrans, les fermiers généraux en payèrent le prix sur l’échafaud : 28 anciens fermiers généraux furent guillotinés le 8 mai 1794, parmi lesquels des hommes comme le chimiste Antoine Laurent de Lavoisier. La Ferme générale elle-même fut supprimée le 21 mars 1791. »

Notice sur les travaux de Lavoisier / Fourcroy Antoine / Feuille du cultivateur / Paris / 1796:

« Lavoiser a été un des plus grands administrateurs de la France, et la République a perdu en lui un des citoyens qui l’auroient plus utilement servie par ce genre de mérite, si rare, quoique si nécessaire. Par-tout il a porté le même esprit de méthode, de clarté et de précision. A ces avantages des lumières et des connoissances, il joignoit toutes les qualités du coeur : ami fidèle, bon parent, bon époux, simple et pur dans ses moeurs, modéré et sage dans ses passions, régulier dans toute sa conduite ; sa vie intérieure étoit un culte perpétuel des vertus domestiques. » (…)

« Voilà l’homme qu’un crime atroce a enlevé à la patrie, aux sciences, aux arts, au monde entier, qui pouvoit le réclamer comme un de ses bienfaiteurs. Voilà le bon citoyen, le savant célèbre, le philosophe illustre par tant de travaux glorieux, qui au milieu d’une carrière éclatante, et liée de si près à la prospérité publique, est précipité dans la tombe par des brigands féroces, qui ne sont touchés ni par les vertus, ni par les talens, ni même par l’intérêt de leur propre pays et de l’humanité toute entière ; qui, sourds aux cris de l’Europe, comme à ceux de leur propre conscience, se font un jeu barbare de la vie des hommes, et sacrifient à leur sanguinaire idole une existence si précieuse à la patrie… Le coeur se glace au souvenir d’un forfait aussi épouvantable, et la plume se refuse à en tracer le récit. » (…)

« … vous qui étiez tous marqués comme des victimes, et que l’échafaud, que les monstres appelloient niveleur et révolutionnaire, attendoit indistinctement, reportez-vous ce temps affreux où Lavoisier a péri avec tant d’autres illlustres martyrs de la liberté, du savoir, des talens et des vertus ; rappelez cette époque si déplorable et si affligeante pour l’histoire de la révolution ou nos larmes devoient se cacher dans nos coeurs pour ne point averti la tyrannie de notre sensibilité ou les moindres signes de compassion avec ceux qu’ils déclaroient coupables ou la terreur éloignoit les uns des autres même les amis…

« … ces hommes n’avoient-ils pas mérité, aux yeux des tyrans, le sort de Lavoisier, par leurs travaux et leur vie consacrée toute entière à l’utilité publique ? Leur arrêt de mort n’étoit-il pas déjà prononcé ? Quelques jours encore, et leur sang ne se mêloit-t-il pas à celui de cette illustre victime ? Le juge-bourreau n’avoit-t-il pas annoncé que la République n’avoit plus besoin de savans, et qu’un seul homme d’esprit suffisoit à la tête des affaires ? »

« Puisse le génie de la France écarter à jamais de son sein d’aussi horribles catastrophes ! »

Lavoisier Antoine-laurent / Biographie nouvelle des contemporains / Tome 11 / Plassan / Paris / 1823:

« Lavoiser Antoine Laurent, créateur de la nouvelle théorie chimique, naquit à Paris… »

« Il serait difficile de retracer dans une simple notice biographique tous les services que Lavoisier a rendus aux sciences depuis cette époque jusqu’à celle où cet illustre citoyen périt sur l’échafaud. »

« Pendant le règne de la terreur les fermiers généraux ayant été en but à la prescription Lavoisier fut un des 28 des ces infortunés que le tribunal révolutionnaire condamna à mort comme coupable d’avoir mis dans le tabac de l’eau et d’autres ingrédients nuisibles à la santé des citoyens. Le jour où les fermiers généraux furent dénoncés Lavoiser montait sa garde. »

« On avait espéré que la haute considération dont il jouissait comme savant influerait sur l’opinion du tribunal ; elle ne put même lui faire obtenir un délai de quelques jours, qu’il réclamait, afin, disait-il, de pouvoir terminer des expériences salutaires pour l’humanité ; alors je ne regretterai pas la vie ; j’en ferai le sacrifice à l’humanité. »      – « La république n’a pas besoin de savans et de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu » répondit froidement l’accusateur public ; et Lavoisier périt le 8 mai 1794, n’ayant pas atteint sa 51eme année. »

«… et sa mort, comme sa vie, éclairant l’univers, déchira le voile funeste que les passions étendaient sur les esprits aveuglés, et souleva toute l’Europe savante, indignée contre les Vandales qui voulaient la noyer dans le sang de tous les hommes vertueux et la replonger dans la barbarie. L’illustre Lagrange épouvanté d’un si grand crime, s’écriait douloureusement : « Il ne leur a fallu qu’un moment pour faire tomber cette tête, et cent années peut-être ne suffiront pas pour en reproduire une semblable. »

Wikipedia.org / Jean-Baptiste Coffinhal / Internet:

« Pierre-André Coffinhal-Dubail, dit Jean-Baptiste Coffinhal, né à Vic-sur-Cère, en Auvergne, le 7 novembre 1762, guillotiné à Paris le 18 thermidor an II (6 août 1794), est un juriste et un révolutionnaire français, membre du Conseil général de la Commune de Paris et du Tribunal révolutionnaire. »

« Lors de la chute de Maximilien de Robespierre, Jean-Baptiste Coffinhal a une attitude hésitante. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il se réfugie à l’Hôtel de Ville, y entraînant Robespierre et ses partisans. Étant parvenu à prendre la fuite lors de l’invasion du bâtiment par les troupes de la Convention, il longe les berges de la Seine et gagne l’île des Cygnes, non loin du quai de Grenelle, où des bateliers cantaliens le cachent. Forcé par la faim, il quitte son refuge le 5 août, hésite à regagner son domicile et va frapper à la porte de sa maîtresse, Mme Nègre, qui habite rue Montorgueil, mais celle-ci refuse de l’héberger. Il fait la rencontre d’une personne qui lui doit encore de l’argent. L’homme accepte de le cacher, puis se précipite à la police pour le dénoncer. »

Coffinhal Jean-Baptiste / Biographie nouvelle des contemporains / Tome 4 / Plassan / Paris / 1822:

« Coffinhal Jean-Baptiste naquit à Aurillac, département du Cantal, le 1er avril 1746 il avait d’abord embrassé la profession de médecin. Il l’abandonna pour la jurisprudence, et il était homme de loi à Paris lorsqu’il fut nommé vice-président du Tribunal révolutionnaire créé le 11 mars 1793. »

« Ce juge redoutable et cruel possédait la force et le regard d’un lion ; il avait une haute stature, le caractére atrabilaire, les sourcils larges et noirs, et ne riait jamais, pas même quand il prononçait quelque sentence de mort ; cependant il était alors qu’il n’adressât pas au condamné une plaisanterie ou un sarcasme accompagné d’un regard ironique. Le savant Lavoisier, condamné à mort, implore un sursis de quinze jours pour terminer un ouvrage précieux : le président Coffinhal le lui refuse, en disant que la république n’a plus besoin de savans ni de chimistes. Ce trait suffit pour peindre cet homme épouvantablement célèbre. »

« Mis hors la loi au 9 thermidor, et se trouvant enfermé avec Henriot, commandant de la garde nationale, il eut dispute avec lui, et le jeta par les fenêtres. Coffinhal parvint à s’échapper d’entre les mains des soldats envoyés contre les conjurés ; il trouva un refuge dans l’ile des Cygnes ; mais il n’y trouva pas de pain. Après avoir passé deux jours sans manger, il en sortit tombant d’inanition, et prit le parti de s’adresser à un homme qu’il supposait son ami, parce que, dans d’autres temps, il l’avait obligé. L’ingrat citoyen, au lieu de secourir Coffinhal, le livra à la justice. »

« Conduit à la Conciergerie, le tribunal criminel ordinaire reconnut l’idendité de la personne, prononça la condamnation à mort, ou plutôt confirma le mis hors-la-loi, et Coffinhal fut conduit à l’échafaud. Il y alla avec une impassibilité et une espèce de stoïcisme qui provenait peut-être de l’anéantissement auquel le malaise et la faim, qu’il avait soufferts pendant deux jours, avaient réduit ses facultés physiques. »

**********************************

Lavoisier : guillotiné

Coffinhal : guillotiné

Claire GRUBE

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Categories

%d bloggers like this: