Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 25, 2014

Robert Galley: justicier

Robert Galley : justicier

Grüß Gott !

Le lieutenant Galley, avec sa petite compagnie, participe à la libération de la France. Puis à la campagne d’Allemagne.

Ordredelaliberation.fr / Compagnon / Robert Galley / Internet:

„ Il débarque en France le 3 août 1944, et pénètre, le 13 août, le premier, dans Ecouché, commandant la section de pointe du Groupement tactique V (Warabiot). Tireur au canon d’une classe exceptionnelle, il coupe un convoi ennemi de Panzer en détruisant plusieurs véhicules. Il occupe et tient ensuite quatre ponts sur l’Orne et fait preuve du plus grand courage en dirigeant à pied l’action d’un de ses chars contre un char ennemi Panther. Il prend part ensuite à la Libération de Paris et aux attaques de Longjumeau, Massy-Palaiseau et Antony.“

„ Il participe à toutes les batailles de Lorraine et d’Alsace jusqu’en février 1945, se distinguant particulièrement lors de la prise d’Andelot, Baccarat, Strasbourg et Herbsheim. A la tête de la 1ère Compagnie de chars du 501e RCC, il prend part à la campagne d’Allemagne, jusqu’à la prise de Berchtesgaden en mai 1945. “

Dailymotion.com / Portrait de Robert Galley / Vidéo / Internet:

«…et puis, ce sentiment d’enthousiasme a fait place, lorsque nous avons vu, nous avons appris, tout ce que les Allemands avaient fait : fusiller les résistants, massacrer les populations civiles, et cetera, à un véritable sentiment de haine vis-à-vis des Allemands, je n’ai pas peur de le dire, hein, nous avions la haine, et, si vous voulez, toutes les tortures qu’ils avaient pu faire aux résistants, les gens qu’ils avaient pu emmener en déportation, tout ceci nous avait révoltés, et nous étions extraordinairement désireux d’éliminer tous ces Allemands… »

« Robert Galley restera toujours discret sur cette période de sa vie… »

Le chemin le plus long / Chronique de la Compagnie de chars de combat du général de Gaulle (1940-1945) / Récit de 70 Anciens rédigé par Pierre Quillet / Maisonneuve & Larose / 1997:

Sées, place de la cathédrale, 12 août 1944. Normandie

„ Une heure plus tard, le trafic ne s’est guère amélioré. Deux ambulances du 501 essaient de se dégager pour sortir de la ville vers l’ouest. A bord de la première est le lieutenant médecin Blodé, un petit homme timide, adjoint de Krémentchousky. Dans l’autre sens, presque nez à nez, une ambulance allemande, conduite par un sous-officier portant le brassard de la Croix-Rouge.“

„ Bloedé descend de voiture, ouvre la porte de l’ambulance allemande, dégaine un pistolet et tue le conducteur. Le coup de feu produit une minute de silence et tous les regards convergent vers Blodé.

„ – Ils ont tué mon frère, en Allemagne, lance-t-il sèchement.“

„ Personne ne répond. Pas de commentaire.“

Ecouché, 14 août 1944

« Auffauvre, 2e mécano du Anknès est assis sur l’arrière du char, feuilletant un bouquin, avec délices, semble-t-il. Le vicaire, assis à côté de lui, lit par-dessus son épaule. Auffauvre étant appelé par son chef de char, il passe le bouquin à l’abbé qui poursuit la lecture de cet ouvrage intitulé Kama-Sutra richement illustré de gravures qui ne rappellent que de très loin les miniatures d’un missel. »

« Gaby Robin, énervé de voir le curé lire de la pornographie au lieu de son bréviaire, fait part de ses soupçons à Galley qui, intrigué à son tour, en parle au curé d’Ecouché, l’abbé Berger, chez qui il loge. »

« – Je ne connais pas tous les vicaires du diocèse de Caen, répond le prète soucieux. Mais il n’a certainement pas encore dit sa messe quotidienne. Dites-lui de venir me voir. »

« L’abbé un peu surpris par cette démarche finit par accepter. Il revêt ses ornements d’officiant ; le curé de la paroisse sera le servant, faute d enfant de coeur, et Galley assistera à la messe, une fois n’est pas coutume. »

« Le jeune homme se débrouille assez bien ; il sait le latin comme un séminariste. Mais pour les gestes, il s’embrouille ».

« – Alors ? demande Galley. »

« – Il n’est pas prêtre…, diagnostique le curé, très embarrassé. »

« Galley fait signe aux trois gars qui assistaient à l’office. Un interrogatoire musclé se déroule dans la sacristie. Le faux prêtre porte sous le bras gauche son numéro d’immatriculation de SS. Le curé d’Ecouché tombe en prières, brisé d’émotion. »

« – Débarrassez-moi de cette ordure, ordonne le chef de section. »

Châtel, 25 septembre 1944

« C’est là qu’ils débusquent un sous-officier allemand qui se déclare lui-même observateur d’artillerie après s’être rendu sans trop d’histoires. C’est lui qui dirige à la radio les tirs d’artillerie et de mortier sur les pauvres pékins qui traversent le Moselle. » (…)

« Au P.C. du régiment, il le remet en de bonnes mains. Cantarel en personne va l’interroger, lui dit-on, en lui demandant d’attendre. »

« – Rien à faire avec ce Teuton obstiné, lui avoue l’officier de renseignement, 20 minutes plus tard. » « Le commandant n’a pas réussi à lui tirer un mot. Prends-le et fais-en ce que tu veux ! »

Au bas de l’escalier, ils rencontrent le père Fouquer:

– Un prisonnier ? qu’est-ce que tu vas en faire ? »

« Auffauvre fait un geste éloquent… »

« – Assassin ! s’écrie l’aumonier. » (…)

« Pensant à tous les copains tombés dans le gué de la Moselle, Auffauvre a bien la tentation de tirer sur le prêcheur. Mais les lieux ne s’y prêtent pas. » (…)

Strasbourg, 24 novembre 1944

« Dans la matinée un civil alsacien vient dénoncer un couple de l’Abwehr (contre-espionnage) retiré dans un appartement du voisinage. Galley envoie Claustre et Muhr avec le civil. Le couple est là, au 4e étage : il se rend sans discussion. » (…)

« Ce qui intrigue le plus Claustre et Muhr, c’est que logement est bizarrement rempli de boyaux de chats. En perquisitionnant, ils trouvent une grosse somme d’argent et une masse de documents qu’ils n’ont pas le temps de dépouiller. »

« Galley interroge les deux prisonniers qui répondent insolemment. Il les exécute à la carabine le long de la voix ferrée. »

Herbsheim, 2 décembre 1944

« L’équipage de Libye, ramassé par l’halftrack-radio du capitaine commandé par Henri Jacques, est arrivé à point sur la petite place derrière l’église pour rassembler les prisonniers. Une cinquantaine. Pour tous ceux qui portent les emblèmes SS, ou qui viennent de les arracher, tous ceux qui dissimulent leur grade ou, d’une manière ou d’une autre, cherche à tromper les vainqueurs, pas de quartier. Il ne reste pas grand monde. »

Markolsheim, Artzenhein, 29 janvier 1945

„ Victoire à Jebsheim : les Alsaciens ouvrent leurs maisons, sortent leurs bouteilles, les femmes embrassent les soldats…“

„ Un officier allemand prisonnier dit furieux:

„ – J’aurais préféré mourir que d’être prisonnier sans me battre.

„ – Qu’à cela ne tienne, dit un biffin du Tchad.“

„ Il l’abat d’une rafale de fusil-mitrailleur.“

Bischofswiesen, 6 mai 1945

„ Une demi-heure plus tard arrive Jean Massé, seul, dans la maison du village où est installé l’équipage du Norvège.“

„ Alors, et tes prisonniers ? “

„ J’ai vengé Oradour, répond Massé l’air gêné.“

„ Oradour, qu’est-ce que c’est ?“

„ Un village des environs de Limoges. Les SS l’ont incendié après avoir brûlé vifs dans l’église 250 femmes et enfants et exécuté 400 hommes à la mitrailleuse… Tu ne connais pas cette histoire parce que tu étais en Angleterre à l’époque. Après ton départ avec les souris, Coste est monté avec les autres jusqu’à l’autre chalet. Je suis resté seul avec les deux hommes. Leur air arrogant, je ne l’ai pas supporté. Je leur ai fait fumer une dernière cigarette et je leur ai mis une balle dans la nuque. Pour finir, j’ai mis le feu au chalet : j’ai fait un petit Oradour… Le lieutenant les voulait vivants ? Je lui dirai qu’ils ont tenté de s’évader…“

Bischofswiesen, soir du 6 mai 1945

„ Mon lieutenant, j’ai attrapé une huile, hurle Claustre en arrivant chez Galley, un Obersturmführer SS, et il est pressé de vous rencontrer ! (…) J’en suis absolument sûr, mon lieutenant, tout est dans la serviette : carte du parti, photos en uniforme en compagnie d’Hitler & C° à Munich, Nuremberg ou Berlin.“ (…)

„ Galley a fait venir le lieutenant Touny qui vit ici à la Compagnie bien qu’il n’en fasse pas partie formellement, puisque depuis sa blessure de Strasbourg il a été hospitalisé et qu’il est toujours en permission de convalescence.“

„ – Roger, tu sais ce qu’ils ont fait à ton père à la prison d’Arras. Alors, c’est toi qui va t’occuper de ce SS. C’était plutôt un bureaucrate qu’un combattant, mais ça ne fait qu’aggraver son cas. Qu’a-t-il fait durant ces années terribles ? Surtout en Pologne ! Tu te rends comptes ? un fonctionnaire de l’enfer nazi en pologne ! »

********************************

« nous avions la haine »

Claire GRUBE

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