Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | October 15, 2014

Algérie: croisade française

Algérie : croisade française

Grüß Gott !

Les croisés français, légionnaires et missionnaires, dès l’an 1830, civilisent et christianisent l’Algérie.

Mélanges religieux, historiques, politiques et littéraires / Louis Veuillot / Tome 3 / 1845-1847 / Paris / Vivès / 1857:

« La croisade en Algérie ; 7 juin 1847 »

« Nous accomplissons en Afrique une des plus grandes œuvres que puissent entreprendre les peuples ; nous enlevons de vive force un empire à la barbarie pour le donner à la civilisation. Cet empire est vaste ; un siècle ne s’écoulera pas sans que le pays d’Alger, devenu terre chrétienne, absorbe le Maroc et Tunis. »

« La France a mis le pied en Algérie il y a dix-sept ans ; elle y est restée dix ans stationnaire, voyant son drapeau arrêté sur la côte ou prisonnier dans quelques murailles de l’intérieur. Aujourd’hui, après une série de luttes, ou plutôt après un seul combat qui a duré sept années, elle règne ; le rayon de paix qui éclaire enfin ce grand théâtre de guerre nous le montre parcouru en tout sens et dominé partout. »

« Il n’y a plus eu de sables que le pied de nos fantassins n’ait foulés, plus de haute montagne, vierge de tout aspect de l’étranger, où notre drapeau n’ait flotté victorieux ; plus de tribu belliqueuse et fière qui n’ait été punie et qui n’ait demandé pardon. » (…)

« Abd-el-Kader s’est en vain multiplié et rendu plus redoutable, le fanatisme religieux s’est en vain soulevé à la voix de Bou-Maza : rien n’a pu arrêté cet élan dominateur ; la France a vaincu, et l’Europe jalouse ne lui reproche pas des victoires stériles. »

« Il fallait la paix en Europe, et tous les cabinets du continent, alarmés de la situation morale des peuples, ont regardé, sans penser à s’y opposer, et plutôt avec une joie maligne, la France s’aventurer et s’engager définitivement dans une entreprise qui lui promettait plus de périls que de profit. »

« Aujourd’hui qu’il n’est plus possible de reculer et qu’il n’y a plus d’illusion pour personne, les intentions de la Providence se dévoilent. L’Europe incrédule du XIXe siècle a manifestement reçu la mission de terminer l’oeuvre fervente des âges de foi : elle achève les croisades ; et dans cette tâche commune poursuivie de tant de côtés et par tant de moyens divers, la part austère assignée à la France est la part de l’épée. » (…)

« Et cependant il faut rester, accomplir l’oeuvre ; il faut achever la croisade, il faut rendre à la religion chrétienne ce champ immense, et le lui rendre plus grand qu’elle ne l’a possédé. »

« Il est nécessaire que l’armée soit forte. N’oublions pas le caractère des Arabes, et ne détournons pas les yeux de la situation dure où la conquête, si modérée et si peu exigeante qu’elle se fasse, les a fatalement placés. »

« La colonisation européenne, dit le maréchal Bugeaud, vient bouleverser tous leurs intérêts, toutes leurs coutumes, comme elle attaque toutes leurs passions, tous leurs préjugés. ( …) Comment un changement si radical de situation n’exciterait-il pas à la révolte ? Voilà pourquoi il faut que nous soyons forts par la constitution de la colonisation européenne et par l’armée. Notre empire n’est assis que par la force. »

« Il n’y aura point de paix assurée tant que les Arabes ne seront pas devenus Français, et ils ne deviendront Français qu’en devenant chrétiens. Mais comment deviendraient-ils Français et chrétiens pendant la guerre et comment résisteraient-ils au désir permanent de nous chasser de leur pays si, à tant de motifs pour se révolter, venait se joindre la facilité d’être un moment sur un seul point les plus forts ? »

« La France n’est pas plus un bourreau qu’un marchand ; elle est un missionnaire armé. Envoyée de Dieu en Afrique pour introduire la civilisation chrétienne, sous la seule forme ou l’islamisme puisse la recevoir, elle manquerait à sa mission et s’attirerait d’inexorables châtiments si elle se contentait de porter la mort. L’islamisme détruit comme puissance religieuse politiquement organisée, il reste des musulmans, des hommes à qui les nations chrétiennes doivent la lumière et la charité. »

« Le seul mot de croisade révolte le Journal des Débats. Qu’il regarde la chose. La croisade consisterait à établir solidement les institutions et les oeuvres catholiques partout où nous fixons notre drapeau, à multiplier les fondations bienfaisantes, à ouvrir des hôpitaux et des écoles, à recueillir des enfants abandonnés, à envoyer aux Arabes des missionnaires à faire défricher les environs des postes avancés par des trappistes. »

« Si cette croisade, assurément utile aux Européens et peu redoutable pour les indigènes, est cependant un procédé odieux et inique, capable de soulever contre nous toute l’energie des préjugés musulmans ; si la justice veut que nous laissions aux Maures, aux Arabes, aux Kabyles, les dogmes absurdes qui les retiennent dans la barbarie et qui les arment contre nous, les moeurs impures qui les déciment, les préjugés que notre aspect seul irrite, les lois qui soumettent irrémediablement le faible au fort et qui étouffent le germe de la famille sous le poids de toutes les corruptions ; si nous devons leur laisser tout cela, pourquoi donc leur faisons-nous la guerre ?

« Car enfin, nous leur faisons la guerre ; nous sillonnons leur pays en tous sens, nous prenons les troupeaux, nous détruisons les moissons, nous pillons, nous brûlons les villages et quelquefois les hommes. Dans quel but ces horribles sévices, multipliés depuis dix-sept ans ? » (…)

« Or, par quel moyen le Journal des Débats veut-il que nous puissions détruire les croyances de toute l’Algérie ? Y en a-t-il un autre que de faire aux Arabes une guerre d’extermination, ou de ruiner, par les bienfaits chrétiens de la civilisation chrétienne, cette redoutable foi qui leur fait inaltérablement espérer la victoire et chercher la mort ? »

« Il n’y a pas trois procédés pour soumettre l’Algérie et la tenir en paix ; il faut vaincre Mahomet, ou exterminer les Arabes ; il faut amener ces peuples au Christianisme, qui seul les rendra Français, ou accepter la mission sauvage et funeste de les détruire. C’est à choisir entre le missionnaire qui donne sa vie sans la défendre pour frayer la route à l’Evangile, ou le soldat, dont le courage, respectable aussi, devient aisément cruel. Il faut bâtir des églises ou allumer des fascines aux issues des grottes du Dahra. »

„ De ces deux moyens, quel est celui que le Journal des Débats préfère dans sa tolérance et dans son amour pour l’humanité ? “

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« La France… est un missionnaire armé. »

Claire GRUBE

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