Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 19, 2014

Occupation: police française

Occupation : police française

Grüß Gott !

Les policiers français, sous l’Occupation, aident les policiers allemands, et arrêtent les personnes juives. Ils sont des fonctionnaires dévoués.

Policiers français sous l’Occupation / Jean-Marc Berlière / Tempus / Perrin / 2001:

« Sur les 76.000 israélites déportés de France, 90% ont été arrêtés par la police française. Rappelons toutefois que, contrairement à ce qu’on peut parfois lire ici et là, ce sont bien les Allemands et pas Vichy qui ont conçu la Solution finale, qui ont planifié la déportation et l’extermination des juifs. Néanmoins, en France, la tâche leur a été grandement facilitée par l’aide que leur a fournie l’administration française, et notamment la police, mise à leur disposition par le gouvernement de Vichy. »

Armand Gliksberg / Kaddish pour les miens / Chronique d’un demi-siècle d’antisémitisme (1892–1942) / Paris / Mille et Une Nuits / 2004:

« Le 10 mai, Albert, d’origine polonaise, reçut la fameuse convocation de couleur verte lui intimant l’ordre de se présenter le 14 mai de bonne heure, à la caserne des Minimes. Le motif invoqué : « pour examen de la situation » paraissant plausible, en revanche la suite de l’intitulé: « accompagné d’un parent ou d’un ami » aurait dû nous inquiéter. Il n’en fut rien ! »

« Son frère avait lui aussi été « convoqué », leur vieux père les accompagna donc. Étrangers, certes, mais parfaitement « en règle », ils n’éprouvaient aucune méfiance vis-à-vis des autorités françaises et ne voulurent pas se dérober. Les gendarmes les arrêtèrent sur le champ, sans la moindre explication. Monsieur Rabczyk père, consterné, revint sur ordre, apporter quelques vivres et des effets personnels. »

« Le soir même, par train spécial, ces Juifs étrangers « inaugurèrent » les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Leur arrestation-surprise par la police française nous rappela à la triste réalité : le recensement effectué à l’automne précédent ne restait pas lettre morte. De plus, les conditions de détention décrites avec force sous-entendus par Albert dans sa correspondance ne nous laissaient aucun doute. La gendarmerie nationale et la garde mobile qui avaient déjà fait leurs preuves avec les réfugiés espagnols en 1939 appliquaient avec zèle et sans état d’âme les ordres de la hiérarchie. Il n’y eut aucune défaillance. »

……

« L’arrestation d’un Juif à Paris en 1941. »

« Vers 9 heures, la sonnette retentit, mon père ouvre la porte et se trouve devant un inspecteur en civil, français, qui le toise : « Gliksberg Mordka ? » Sans aucune explication, il lui intime l’ordre de se préparer et de le suivre immédiatement. Du haut de mes dix-sept ans et de ma qualité de Français, je tente de m’interposer ; pas de réponse. Le policier entre alors dans l’appartement et découvre une porte-placard conduisant à l’atelier. Il la pousse et trouve Zarobczyk à son travail. Il l’interpelle sur-le-champ. Le malheureux était en blouse blanche, il passe son veston et sort sans rien dire, avec un triste sourire, mi-sceptique, mi-fataliste. La thèse selon laquelle les policiers français n’arrêtaient les Juifs que sur liste est ici solennellement infirmée. En effet, ce compagnon n’était pas domicilié à notre adresse et n’aurait pas dû être inquiété si l’inspecteur n’avait effectué que sa « mission ». C’est uniquement par le zèle intempestif de ce fonctionnaire que notre coreligionnaire perdit la vie. »

« À côté de lui, monsieur Schwob, Français alsacien, que personne dans l’immeuble n’avait jamais perçu comme Juif. Ancien combattant de Verdun, il arborait sur son veston noir sa médaille militaire et sa croix de guerre. Complètement hébété, il ne comprenait manifestement pas ce que lui voulaient ces policiers français qui ne répondaient à aucune question. »

Europe 1 / Découvertes / Michel Drucker / Boris Cyrulnik / 17 septembre 2008 / La résilience / Internet:

« Alors, vous avez cinq-six ans, vous êtes seul, tout seul. Vous avez été recueilli par une enseignante qui vous a pris sous son aile, à l’assistance publique. Vous êtes arrêté, car dénoncé. C’est à l’époque de la police de Papon, si ma mémoire est bonne. Et ensuite, vous avez la vie sauve, dans des circonstances incroyables.»

« Oui, c’est incroyable, même c’était pas cru, puisque j’avais six ans et demi quand je me suis évadé de la synagogue de Bordeaux qui était transformée en prison. Donc, j’ai été arrêté dans la nuit par la police française, associée à l’armée allemande. Ce qui a été contesté pendant très longtemps. Quand je racontais que j’avais été arrêté et qu’il y avait des Français, on me disait : „ Non, non, non, tu te trompes, il n’y avait que des Allemands ! “. Les adultes ne pouvaient pas croire ce qui était dans ma mémoire. »

Ena Mensuel / La revue des Anciens Élèves de l’Ecole Nationale d’Administration / François Mauriac / Violaine Massenet / Internet:

« Bientôt, au moment où son roman le plus politique, La Pharisienne, est enfin autorisé à paraître, déchaînant la haine des milieux collaborationnistes, Mauriac apprend à Radio-Paris l’envoi de 5.000 juifs étrangers vers les camps de concentration. Il écrit à son fils Claude : « Je suis tombé à genoux et j’ai pleuré. C’était la police française qui opérait. » »

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« C’était la police française qui opérait. »

Claire GRUBE

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