Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 8, 2013

Néonaticide et foeticide

Néonaticide et foeticide

Grüß Gott !

Les femmes françaises, pendant les occupations allemandes, fautent avec les soldats ennemis. Puis éliminent les bébés.

L’enfant de l’ennemi / 1914-1918 / Stéphane Audoin-Rouzeau / Aubier / 1995:

« Le 15 août 1916 vers 6 heures du matin, la dame Delorme, marchande de vin à Gennevilliers avenue du Pont de Saint-Ouen nº 11, remarque que sa domestique, la fille Joséphine Barthélemy, évacuée par les Allemands de Meurthe-et-Moselle, avait le visage décomposé et la robe tachée de sang. N’obtenant d’elle pas plus d’explication cette fois que précédemment sur son état qu’elle cachait, la dame Delorme se rendit dans la chambre de sa domestique où elle constata des traces de sang. Pendant ce temps la fille Barthélemy était allée aux cabinets. Elle dut avouer à sa patronne et ensuite au cours de l’information qu’elle avait mis au monde vers minuit un enfant bien constitué du sexe masculin qui était tombé dans le seau de sa chambre où elle l’avait laissé jusqu’au matin. C’est alors qu’elle est allée le précipiter mort déjà, dit-elle, dans les cabinets où il fut retrouvé à la suite de la vidange. »

« L’expertise médicale a établi que le nouveau-né, venu à terme, était mort par suite de sa submersion dans les matières fécales, et que les fractures du crâne avaient été produites, alors qu’il vivait, soit par suite de la chute dans la fosse, soit autrement. »

« L’enfant laissé toute la nuit dans le seau de toilette de la chambre de la bonne était donc probablement vivant lorsqu’il fut jeté dans les latrines. Il n’est pas impossible que la mère lui ait porté des coups sur la tête, entraînant les fractures du crâne décelées par le médecin légiste. »

« Pourtant, ce n’était pas, dans le reste de la France, la première affaire de ce genre : le 24 décembre 1915 au matin, les gendarmes de la Brigade de Rodez avaient découvert dans le jardin de la caserne le cadavre d’un enfant nouveau-né, plié dans une feuille de papier d’emballage et recouvert du vieux tapis de table. L’autopsie avait établi que l’enfant était né à  terme, vivant et viable, qu’il avait vécu et avait succombé à une suffocation par compression du thorax. Les recherches commencées aussitôt pour découvrir la mère de l’enfant n’avaient pas tardé à se porter sur une réfugiée de la Somme envahie, R., veuve L., originaire de Transloy. Elle avait avoué, et aussitôt prétendu qu’elle avait été violée chez elle par des soldats allemands, mais qu’elle n’avait osé en faire part à personne et avait voulu cacher sa honte en faisant disparaître l’enfant. »

« Hésitation encore dans cette chanson de Montehus, intitulée : « Ils m’ont violée », nettement favorable à l’avortement, mais fort ambiguë dans un de ses couplets:

« Oui, bientôt je vais être mère »

« faudra-t-il nourrir de mon sein »

« l’enfant de ceux qui ont tué mon père »

« Ou bien que je l’étouffe de mes mains. »

« Charles Bos était d’ailleurs partisan de laisser faire les femmes et de les absoudre même au cas où l’une d’elles par peur d’être abîmée pour le reste de ses jours, aura laissé venir l’enfant à terme et l’aura prudemment étranglé. »

La représentation du soldat pendant la grande guerre / Secteur de Roye / Somme / mars 1917 / Charles Barberon / Académie d’Amiens / Internet:

Village d’Omencourt:

« Y a-t-il eu des femmes d’ici qui se sont mal conduites ?

« Oui, mais il n’y pas eu de violence. Ce qui est le plus fort, c’est que les enfants nés dans ces conditions meurent tous. Comprenez-vous ? On leur donne à boire chaud. Cela leur brûle la langue. Ils ne peuvent plus avaler et meurent. »

Cliotexte / Vie quotidienne sous l’occupation / Un avortement clandestin dans une ville de province en France au début de l’année 1942 / Internet:

« Attendu que la femme E., munie de ces appareils, se rendit avec S. qui avait fait l’achat des sondes, chez les époux P. où ils trouvèrent la mère et sa fille ; que la femme E. prépara de l’eau savonneuse ; qu’alors S. fit étendre la fille P. sur la table de la cuisine, plaça le spéculum et prépara une poire à laquelle il avait adapté une longue canule ; que S. n’étant pas parvenu à l’introduire l’extrémité de la sonde dans le col de l’utérus, la femme E. l’y aida, après quoi il donna l’injection à la patiente. »

« Attendu que le lendemain vers 14 heures, [L.P] avait quelques pertes puis expulsait un fœtus de sexe masculin que son père brûlait dans le fourneau. »

La France sous Vichy / Sarah Fishman / Miranda Pollard / Internet:

« Mme Giraud avait pratiqué 27 avortements par injection d’eau savonneuse dans l’utérus. »

« Des femmes essayaient les bains de moutarde, la quinine, les spéculums et les tuyaux, le vélo et diverses potions pour déclencher un avortement. »

1940-1945 / Les années érotiques / Patrick Buisson / Albin Michel / 2008: 

« Dans l’exercice de leur activité, les faiseuses d’anges ont majoritairement recours depuis le début du siècle à l’avortement instrumental pratiqué selon deux méthodes : le percement de la poche amniotique à l’aide d’un instrument métallique pointu (aiguille à tricoter, épingle à chapeau, tringle de rideaux, baleine de parapluie, stylet, bougie Chomel), ou bien le décollement de l’oeuf par injection vaginale, ou intra-utérine au moyen d’une canule reliée à un récipient rempli d’un liquide irritant ou légèrement caustique tels que l’eau savonneuse, l’iode, le vinaigre, l’arnica, la glycérine, l’éther, l’eau boriquée, le vin de quinquina, la liqueur de Fehling, ou encore l’ergot de seigle. »

« Si les procédés les plus archaïques, comme les pédiluves à la moutarde, les saignées, les sinapismes, les sangsues, ne rencontrent plus guère d’adeptes hormis chez les analphabètes de la sexualité, il en va tout autrement de l’automédication par les plantes réputées à tort abortives (armoise, aloès, absinthe, camomille, genièvre, cannelle), ou par des emménagogues beaucoup plus efficaces mais souvent très toxiques (apiol, rue, sabine, genévrier, thuya).

*************************************

Les bébés sont donc:

étouffés, étranglés, brûlés, compressés, fracturés, injectés, sondés, savonnés, submergés, tricotés, tuyautés, moutardés, quininés, quinquinés, potionnés, spéculumés, vélocipédés, iodés, vinaigrés, arnicés, glycérinés, ethérés, boriqués, liquorés, ergotés, baleinés, tringlés, styletés, chomelés, armoisés, aloesés, absinthés, camomillés, geniévrés, cannelés, apiolés, rués, sabinés, genévriés, thuyaés, …

Claire GRUBE

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Categories

%d bloggers like this: