Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 4, 2013

Le massacre du 8 février 1962

Le massacre du 8 février 1962

Grüß Gott !

La police française, à Paris, en l’an 1962, matraquent les manifestants communistes. Une histoire encore bien réprimée.

TV5.org / TV5 Monde / 1962 : le massacre de Charonne / Vidéo / Internet:

« Le 8 février 1962, les syndicats et parties de gauche, en premier lieu les communistes, manifestent à Paris pour protester contre les attentats commis par les extrémistes de l’OAS, et réclamer la paix en Algérie. Mais la préfecture a interdit la manifestation et donné l’ordre de la réprimer sans ménagement. Les charges de la police sont d’une rare violence. Au métro Charonne, les manifestants matraqués s’entassent dans les escaliers. Neuf d’entre eux vont trouver la mort, écrasés ou assommés par les coups des policiers enragés. »

« Le général de Gaulle ne veut avoir l’air de céder, ni aux partisans de la décolonisation communistes, ni à l’ennemi officiel, le FLN. La répression implacable des manifestations parisiennes est l’occasion de réaffirmer son autorité et de donner l’impression de ne rien lâcher. »

« A Paris, la guerre anti-submersive menée par le préfet Papon, a profondément marqué l’appareil policier. L’extrême droite, la xénophobie et la culture de la violence ont prospéré en son sein. L’Algérien, l’étudiant, l’intellectuel, le communiste sont devenus la figure de l’ennemi. »

« Le 8 février, encouragés par les consignes ambigües du pouvoir, l’encadrement policier lâche la bride de ses compagnies. Celles-ci se déchaînent sur les manifestants à Charonne. »

« Les pouvoirs publiques, quant à eux, persisteront à nier toute responsabilité dans l’affaire. »

Ina.fr. / Commémoration du massacre de Charonne / Vidéo / Internet:

« Ils se sont mis en mouvement au pas de course… je me suis aplati au sol, je n’ai pas moins reçu des coups de matraques, la tête un peu fendue, et les doigts écrasés ; c’était déjà une première charge, il y en avait une deuxième qui arrivait,… ils tapaient en vue de crever les gens. »

« J’ai vu des femmes recevoir des grilles d’arbres, et même, quand je me suis trouvé dans la loge de la concièrge, ben, la femme, elles arrivaient par cinq, six à la fois, et j’ai même eu une femme avec la poitrine complètement ouverte, et la concierge a dû déchirer ses draps pour pouvoir faire les pansements, (…) Parce que j’en ai fait des manifestations, j’ai jamais vu un carnage comme ça, jamais, jamais, jamais. »

« Les gens que l’on déposait, alors là, c’était l’horreur, vraiment, ce jour-là, des blessés par dizaines. »

« Beaucoup sont morts ici ? – Plusieurs, oui, quatre. »

« En tout : neuf morts, cinquante blessés graves, deux cent cinquante blessés légers. Les policiers de la 32e compagnie du district, auteurs du massacre de ces hommes et de ces femmes, n’ont jamais été poursuivis, ni même sanctionnés. Ceux qui les dirigeaient sur le terrain étaient en liaison directe avec la préfecture de police. »

« Tout de suite après cette tragédie, le soir même, et bien, un élément important a disparu, la bande magnétique… En son absence, nous avons voulu proposer à Maurice Papon, alors Préfet de Police, de s’expliquer ; il est injoignable. »

« D’après Roger Frey, alors Ministre de l’Intérieur, aujourd’hui Président du Conseil Constitutionnel, des bandes d’émeutiers s’étaient attaqués au service d’ordre ; il refuse aujourd’hui de parler. »

« Michel Debré était alors le Premier Ministre du général de Gaulle ; lui non plus n’a rien à dire. »

„ Une étrange loi du silence semble protéger les grandes institutions, les grands corps de l’Etat. Mais les plaies que l’on cache ne guérissent pas.“

Arte.tv / Guerre d’Algérie: Charonne, un massacre oublié / Vidéo / Internet:

« C’est là où nous avons été pris au piège par une compagnie qui montait du boulevard Voltaire, ils nous ont massacré ; j’avais du sang, un peu de sang sur la tête, parce que j’ai pris deux coups… »

« Victime des mêmes policiers qui, six mois plus tôt, le 17 octobre 1961, ont massacré les Algériens manifestant à l’appel du FLN, par dizaines, battus à mort, jetés dans la Seine, un épisode occulté pendant 30 ans, la mémoire collective a surtout retenu Charonne… »

« Si j’avais à refaire ce que j’ai fait, je le referai ! » Maurice Papon, l’un des responsable de la déportation des Juifs de France, condamné en 1998 pour complicité de crime contre l’humanité. En 1961, incroyable mais vrai, ce même Papon est bel et bien préfet de police, exécutant zélé de Charonne, et du 17 octobre. »

« Il s’agit des mêmes responsables, qu’il s’agisse de Maurice Papon, le préfet de police qui a organisé la répression dans le cas ou de ceux qu’il avait au-dessus de lui, le Ministre de l’Intérieur et le Premier Ministre qui l’ont couvert. »

L’internaute.com / Commémoration de Charonne / Vidéo / Internet:

« Ils étaient près de 30.000, ce 8 février 1962, à manifester contre le fascisme et pour la paix en Algérie. »

« Neuf manifestants ne s’en sont pas sortis, ils seront enterrés le 13 février à Paris. »

« C’est un crime d’Etat au sens où tous les responsables de l’époque, il n’y avait aucune enquête, aucun statut de victimes, aucune indemnisation, pas de reconnaissance officielle, il faut que ce soit reconnu, comme octobre… »

« Les 200 morts d’une manifestation d’Algériens à Paris, en octobre 1961, n’ont jamais été  officiellement reconnu, eux non plus. Les plaies concernant cette période restent toujours à vif. »

« Ce retard de l’émergence de la mémoire de la guerre d’Algérie est tout à fait symptomatique de la gène et de la difficulté de la sociéte française à regarder cette période coloniale… »

« Les responsabilités concernant Charonne n’ont toujours pas été établies. Qui a ordonné la charge mortelle ?  le général de Gaulle ? son premier ministre Michel Debré ? ou le préfet de police Maurice Papon ? » »

Youtube.com / Hexagone / Renaud / Chanson / Vidéo / Internet:

« Tous des tocards, tous des faux-culs (…) Ils sont pas lourds, en février, à se souvenir de Charonne, des matraqueurs assermentés qui fignolèrent leur besogne. La France est un pays de flics, à tous les coins de rue, il y en a cent, pour faire régner l’ordre public, ils assassinent impunément. (…) Et le roi des cons, sur son trône, j’parierai pas qu’il est Allemand. »

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« Les responsabilités concernant Charonne n’ont toujours pas été établies. »

Claire GRUBE

 

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