Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 8, 2013

France: terre des camps

France : terre des camps

Grüß Gott !

La France, pendant la Seconde Guerre mondiale, héberge les personnes étrangères, dans des camps de transit.

Camps d’internement français / Wikipedia / Internet:

« À partir de 1942, plusieurs camps d’internement sous administration française sont devenus les antichambres des camps d’extermination allemands en Europe de l’Est. En zone occupée, le camp de Drancy fut jusqu’en 1942 sous administration française. La gendarmerie et la police française furent réquisitionnée par les SS afin de les assister pour convoyer plusieurs trains de déportés à destination des camps d’extermination situés en Allemagne. »

Les camps français, des non-lieux de mémoire / Oublier nos crimes / Anne Grynberg / Autrement / 1994:

« A partir du début de l’année 1939 et jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France fut une « terre de camps ». Militants politiques étrangers jugés « indésirables », républicains espagnols, combattants des Brigades internationales, réfugiés du Reich hitlérien, antifascistes italiens, communistes et syndicalistes français furent internés sous la IIIe République. Puis le gouvernement de Vichy arrêta massivement les Juifs étrangers d’abord, tous les Juifs ensuite: c’est dans les camps du Sud, sous administration française, que l’on puisa les premiers « déportables » de la zone non occupée. Via Drancy, ils furent ensuite envoyés « vers l’Est », selon la pudique et fallacieuse expression officielle de l’époque. »

La France des camps / Denis Peschanski / Gallimard / 2002:

« Six cent mille internés dans quelque deux cents camps : ces seuls chiffres disent assez l’importance de l’internement dans la France des années noires. Ils donnent aussi l’idée du défi qu’il s’agit de relever pour écrire leur histoire. »

Le crime et la mémoire / Alfred Grosser / Flammarion / 1989:

« Certes, on n’y faisait pas souffrir et mourir comme dans les camps allemands. Mais dès avant la transformation, à partir de 1942, des camps français en antichambres de lieux d’extermination, que de misère, matérielle et morale, que de saleté et de faim à Gurs, au Vernet, aux Milles, à Rivesaltes, localités qui n’évoquent encore aujourd’hui aucun lieu de détention pour l’immense majorité des Français ! »

Auslieferung auf Verlangen / Die Rettung deutscher Emigranten in Marseille 1940/41 / Varian Fry / Hanser / 1986:

„ Die Bedingungen in französischen Internierungslagern hätten nicht schlimmer sein können. Es gab zwar keine vorsätzlichen Folterungen wie in deutschen Konzentrationslagern, aber alles andere sonst : Kälte, Hunger, Ungeziefer und Krankheiten. In einigen Lagern, in Argeles zum Beispiel, mussten die Männer auf feuchtem Sand schlafen. In anderen gab es keine Fensterscheiben außer denen, die amerikanische Hilfsorganisationen zur Verfügung gestellt hatten. Überall war die Lebensmittelversorgung mehr als unzulänglich. Ein Mann schrieb, dass Rattenfleisch in seinem Lager eine begehrte Delikatesse sei. Hinzu kam die bekannte Gleichgültigkeit der Franzosen hinsichtlich der sanitären Vorsichtsnahmen. Die Folge: Ruhr und Typhus waren an der Tagesordnung. Und überall gab es Läuse, Flöhe und Wanzen.“

„ Man kennt inzwischen über 100 solcher Internierungslager, die meist in aller Eile eingerichtet wurden : in stillgelegten Fabriken, Mühlen, Ziegeleien, auf Sportplätzen, Radrennbahnen. Entsprechend waren die Verhältnisse in diesen Lagern. Die berüchtigsten waren das Frauenlager Gurs und das Straflager Le Vernet.“

Dailymotion.com / A propos des camps français / 1938-1946 / Mediapart / Pascal Ory / Vidéo 1-2 / Internet:

« Montée en puissance de la xénophobie… les Espagnols vont se retrouvés enfermés dans la France des droits de l’Homme, alors qu’ils venaient d’être battus par Franco, aidé par Mussolini et Hitler. Donc, imaginez le choc que cela a pu représenter pour ces combattants, pour les civils espagnols qui vont se retrouvés enfermés dans la France des droits de l’Homme, … »

« Vous pouvez, au milieu de votre film, dire le plus clairement du monde, qu’il y a eu co-gestion de la solution finale entre la France et l’Allemagne nazie, et vous donnez pour preuve les milliers de Juifs raflés, tant que la zone sud existe, entre août et novembre 42, sans qu’il y eut un seul uniforme allemand, … »

« Co-gestion de la solution finale, oui, c’est un terme que j’utilise à partir du moment où Vichy accepte de collaborer à la déportation des Juifs de France. (…) Entre 40 et 42, ce ne sont pas les Allemands qui utilisent particulièrement le camp d’internement, même si ça change à partir de 41 en zone occupée, c’est essentiellement Vichy. Vichy, à la fin décembre 1940, il y 55.000 internés dans la zone sud et Afrique du nord qui était sous le contrôle de Vichy, en zone nord il y en avait 2.500… c’était un instrument priviligié par Vichy, dans une logique d’exclusion. »

France Inter / 2000 ans d’histoire / Les camps français pendant l’Occupation / Patrice Gelinet / Raphaël Delpard / 20 avril 2006 / Internet:

« Ce n’était pas des camps d’extermination, c’était des camps d’internement, c’était des camps de transit. Alors, on y mourait de faim, on y mourait de malnutrition, on y mourait de maladies, on y mourait de désespoir, de coups. Mais ce n’étaient pas des camps d’extermination. »

« Ces camps existaient sous la Troisième république. C’était des camps qui enfermaient ceux qui allaient partir au bagne, ceux qui étaient des droits communs, une autre direction en 1936 avec l’arrivée des républicains espagnols qui fuyaient. »

« C’était du sable, c’était rien. Il n’y avait aucun baraquement, il n’y pas une fontaine, il n’y avait pas un endroit pour quasiment dormir. C’était laissé à l’abandon. On laissait ces gens là, n’importe où, n’importe comment, dans n’importe quelle condition. »

« Et là, ça a été la police, et là, je dois dire que ça a été assez terrible pour les internés, quelles que soient leurs origines. »

« C’était des camps d’internement dans lesquels les gens vivaient d’une manière épouvantable, totalement inhumaine. Il y avait une soupe, il n’y avait rien dedans, ce qu’on appelle une soupe claire. Ils vivaient sur des chalis, à plusieurs. Ils vivaient dans des conditions d’hygiène épouvantable. Ils mouraient de faim, ils mouraient de malnutrition. J’ai interviewé des adolescents qui étaient dans ces camps, et la nuit, ils se levaient en cachette, ils allaient fouiller dans les poubelles pour trouver des épluchures. Ils étaient battus, ils étaient volés. Il ne faut pas l’oublier cela. Il y avait des policiers qui, ouvertement, par rapport à l’administration, volaient les internés. Les conditions étaient épouvantables. Il n’y avait pas de chambres à gaz, mais c’était l’antichambre de la mort… »

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«… On peut dire qu’on a, en France, la culture des camps. »

Claire GRUBE

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