Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | June 8, 2013

La révolte des Boxers

La révolte des Boxers

Grüß Gott !

Les soldats français, en l’an 1900, à Tien-Tsin, embrochent les patriotes chinois. Et cambriolent et carambolent.

La guerre de Chine : Dieu le veut ! / Gohier Urbain / Aurore / 1901:  

« Lettres d’officiers, sous-officiers, soldats »

« Pékin, 30 août ; capitaine d’infanterie de marine:

« A Toung-Tchéou, deux soldats d’infanterie de marine de notre bataillon entrent dans une maison. Ils y trouvent deux femmes chinoises avec deux enfants. Ils veulent caramboler les femmes, qui résistent énergiquement. En voyant qu’ils ne peuvent réussir, ils les forcent à prendre d’un poison qu’ils avaient probablement volé à une pharmacie voisine. Ils empoisonnent également les enfants. Et quand le poison a suffisamment affaibli les femmes pour les empêcher de résister, ils les violent. »

« Pékin, le 7 octobre ; soldat 18e d’infanterie de marine:

« Nous venons de piller une papeterie chinoise, voila pourquoi j’ai pu récolter du papier pour pouvoir donner de mes nouvelles qui sont à peu près bonnes pour le moment, quoique étant pas mal fatigué, car la marche depuis Tien-Tsin a été très dure, avec le sac à l’ordonnance, plus quatre jours de vivre des réserves, et avec ça de très mauvais chemins. »

« Je te jure qu’en revanche nous leur passons des piquettes aux Chinetons qui tombent sous nos pattes ; la baïonnette rentre dans leur bedaine comme dans du beurre. »

« Sinn, le 18 novembre ; paysan, soldat d’infanterie de marine:

« Une fois dedans la ville, ce fut un vrai carnage, le sang coulait dans les rues comme s’il avait plu. »

« Pas de pitié ! on égorgeait tout ce qui se trouvait devant la baionnette ; c’était un plaisir. Il vous faudrait voir de la manière que les soldats francais marchent à la baionnette ; je vous réponds que cela ne fait pas peur ; au commencement, l’on n’est pas si entraîné qu’à la fin ; plus ça va, moins l’on est fatigué. »

« Après avoir sabré pendant deux heures et plus dans la ville, tous avaient parti ou étaient morts ; l’on a évalué à un millier de morts, sans compter ceux qui étaient ensevelis ou brûlés par les obus, … ».

« 6 janvier 1901 ; zouave du 3e régiment, à ses parents:

« Alors le massacre commença. C’était terrible. J’ai vu une femme accoucher, mourant de peur, avec son enfant suspendu vivant à son ventre ; un Chinois, de peur du coup de baïonnette, se jeter dans un puits. »

« Un enfant, mourant de peur, se roulait sur le corps de ses parents tués. Un enfant assistait en pleurs – triste spectacle ! – à la vue de sa mère se livrant à un zouave, tandis que les autres fouillaient les coffres. Partout des cadavres ; l’air sentait le sang. »

« Pékin, le 4 novembre 1900 ; soldat de Bellegarde (Loiret) 20e d’artillerie:

« Chers amis,

« Quant à mon séjour en Chine, il est très bon. Nous allons faire quelques visites dans les villages révoltés. »

« Ainsi, il y a quelques jours, un missionnaire est venu prévenir que l’on égorgeait (?) les chrétiens dans les villages environnant la montagne. Nous fûmes désignés pour aller les châtier. »  (…)

« Après ça, nous avons fait le pillage, et une fois cela fait, l’on mit le feu au village sans pitié pour les femmes et les enfants. Des Français nous auraient vus revenir des villages, ils auraient été stupéfiés, car nous étions tous presque tous saouls de l’alcool que nous avions bu. » (…)

« Ensuite nous reçûmes la soumission de quelques autres villages. Ce qui n’a pas empêché la mort de pas mal de Chinois et ce qui nous a réjouis un instant. »

« L’on en voyait le crâne ouvert, d’autres la tête coupée ; enfin je pense que cela leur fera encore un exemple, et ce que je demande, c’est de recommencer le plus tôt possible : car sans cela l’on trouve le temps long et l’on s’ennuie. »

« Le Vigneron champenois ; un soldat d’Epernay:

« Première épitre »

« Aussitôt le lendemain, tout Chinois, homme, femme ou enfant qui fut trouvé dans le quartier Tartare y trouva la mort : ils furent tous massacrés, après quoi leurs cadavres furent brûlés. »

« Ah! je crois que nous n’en avons pas encore fini avec ces jaunes figures, comme les appelle de Tassigny ; tous les jours nous en tuons ; tous ceux que nous rencontrons dans la ville, nous leur faisons signe de nous suivre ; nous nous en servons pour faire les corvées. Ce sont eux qui charrient notre bois et notre charbon pour cet hiver, ainsi que des corvées très pénibles. »

« Nous les faisons travailler à coups de trique, ils ont les côtes solides ; s’ils ne veulent pas nous suivre ou qu’ils fassent mine de s’évader, une balle leur troue aussitôt la poitrine et j’ai remarqué que beaucoup préféraient la mort plutôt que de devenir nos esclaves. »

« N’ayez-pas peur, allez, nous ne les épargnerons pas. »

« Deuxième lettre »

« … ils s’enfuirent au prochain village, nous les poursuivîmes à la baïonnette et, une fois arrivé au village voisin, nous fîmes une boucherie en règle ; nous entrions dans les maisons, et là, à coups de baïonnette et de crosse nous les achevions ; ils ne se défendaient même pas, ils se mettaient à genoux, embrassaient le sol et nous demandaient pardon, mais c’était peine perdue ; le capitaine nous avait donné l’ordre de ne pas faire de quartier. » (…)

« … nous tuâmes le restant à coup de baïonnette, une vraie boucherie, quoi ! Nous avions du sang plein nous. »

« Tien-Tsin, le 20 octobre 1900 ; Le Journal de Roubaix:

« Mon cher ami, je suis arrivé en Chine à bon port. » (…)

« Je vais vous dire maintenant quel est le genre de vie des Chinois. D’abord, ils sont sales comme des poux ; ils ne mangent que du riz et de l’eau et ne connaissent pas le pain. Vous ne vous imaginez pas comment on les mène ; on les frappe ni plus ni moins que des chevaux, on pille tout ce qu’ils possèdent, et, s’ils réclament, on les tue : nous en avons le droit. »

« L’Echo d’Oran, lettre d’un zouave:

« Mais la boucherie commence, les Boxeurs sont tous tués. » (…)

« C’était épatant… »

« Dans le village, nous en avons encore tué une centaine cachés dans les cours, en train de se déshabiller. »

« Ah! c’était quelque chose de terrible ; nous autres, nous étions énivrés par la poudre, et à coups de baïonnette dans les reins on les traversait de part en part. »

« Yang-Tsoun, 22 novembre 1900, lettre d’un artilleur:

« Cher copain,

« Enfin, parlons un peu de la Chine. Nous avons débarqué le 25 octobre à Takou ; nous avons couché dans la m… ; nous avons pris le train pour Yang Tsoun ; nous sommes arrivés ; nous avons foutu les Chinois dehors à coups de poing dans la gueule pour coucher à leur place. » (…)

« On rentre dans leur appartement, on leur chope tout ce qui nous plait, vaisselle, soie, meubles, tout ce qu’il y a d’épatant. »

« Quand on peut rencontrer un Chinois tout seul, on le fait déshabiller à poil et on tape à coup de bambou jusqu’à ce qu’il en crève. »

« Yang-Tsoun, 26 mars 1901:

« Cher copain,

« Un jour nous sommes partis en colonne sur Pao-Ting-Fou. C’est là que les pièces 75 ont craché, depuis huit heures du matin jusqu’à trois heures du soir ! si tu avais vu ça ! ça tombait comme la grêle. »

« On rentrait dans les maisons chinoises ; femmes, hommes, enfants, on traversait tout à coups de sabre. Moi, j’ai fait mieux que ça : j’ai pris un Chinois, je lui ai coupé les c…. ; je les ai foutues par la gueule de sa femme. »

« J’oubliais : un jour qu’on a été dans un village voisin pour pouvoir … avec une Chinoise, comme nous sommes arrivés, nous avons à moitié tué le Chinois à coups de trique, nous avons pris sa femme, nous l’avons déshabillée à poil … … … »

« Tin-Io, le 17 janvier 1901, soldat 3e zouaves à son frère:

« On fouille chaque maison, on passe au fil de la baïonnette tout ce que l’on rencontre d’êtres humains, et un carnage épouvantable a lieu. Le sang est répandu à flots ; à une odeur fade, nauséabonde, qui vous serre la gorge, se joint celle des cadavres calcinés, car souvent, le coup de feu tiré à bout portant enflamme les vêtements et les malheureux brûlent lentement. »

« La lutte est terrible, on ne connaît plus de tactique, la seule préoccupation est de frapper et de multiplier les coups. (…) Les Chinois ne se défendent plus et fuient de tous côtés, mais le massacre continue toujours. Chacun rivalise de fureur pour faire la chasse à l’homme, ni l’âge ni le sexe ne trouvent  grâce, on tue tout. De temps en temps, on entend des feux de salves, ce sont des centaines de Chinois que l’on fusille en bloc. »

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« On les tue : nous en avons le droit. »

Claire GRUBE

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