Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | February 15, 2013

Bataille de Dunkerque

Bataille de Dunkerque

Grüß Gott !

Par une opération dynamique, en mai de l’an 1940, les soldats anglais repassent le Channel. Une escapade bien miraculeuse.

Dailymotion / Le miracle de Dunkerque / Internet:

« Les soldats du BEF marchent aussi vite que possible vers Dunkerque d’où lord Gort, il ne s’en cache plus, veut évacuer son corps expéditionnaire vers l’Angleterre. Dans cette course, les Anglais vont être sauvés par un coup du sort. En effet, le 24 mai, alors que la 1ere Panzerdivizion du général von Rundstedt vient de conquérir une tête de pont sur l’Aa, à quelques kilomètres de Dunkerque, Hitler lui donne l’ordre de stopper son avance sur place. Le même ordre est envoyé au 41e corps d’armée. Cette décision, l’une des plus controversée de la guerre, a été prise pour laisser à la Luftwaffe de Goering, le soin de détruire seule les armées encerclées. La ville commence à subir un bombardement aérien. De leurs chars, les tankistes allemands observent rageusement à la jumelle la ville qui leur échappe. On a beaucoup discuté sur les motifs de ce coup d’arrêt. On a avancé les problèmes de liaisons des Allemands, la lenteur des approvisionnements en carburant. Il reste certain qu’Hilter ne donna cette ordre qu’à contrecoeur, lui qui voulait voir ses troupes d’élite, les SS, se couvrir de gloire, mais il céde à son favori Goering qui bout d’impatience et entend donner la première place à sa Luftwaffe. »

Comment perdre une bataille / France, mai-juin 1940 / Alistaire Horn / Texto / Tallandier / 2010:

« Guderian se préparait à foncer sur Dunkerque lorsque, comme un éclair dans un ciel d’été, dit-il :

« Hitler arrêta sur l’Aa l’aile gauche de l’armée. Toute traversée de la rivière fut interdite. On ne nous donna pas la raison. L’ordre contenait les mots : « La Luftwaffe se chargera de Dunkerque » … Nous fumes stupéfaits … »

« On a fourni de nombreuses explications de ce fameux « Ordre d’arrêt » : le terrain boueux des Flandres, sillonné de canaux et de fossés de drainage, ne convenait pas aux chars ; les Allemands devaient renforcer leurs formations blindées en vue de la phase suivante de la bataille ; Hitler voulait offrir un « pont d’or » au B.E.F. pour rentrer en Angleterre afin de faciliter la conclusion d’un traité de paix avec celle-ci ; Goering, jaloux des éclatants succès de l’armée, voulait une part de gloire pour la Lufwaffe ; enfin, les énormes forces qui convergaient sur la poche alliée posaient des problèmes administratifs trop compliqués. »

« Le 24, à 11 h 30, Hitler se rendit au Q.G. de von Rundstedt, alors à Charleville, donc très en arrière de la bataille. Le chef du groupe A exposa la situation en détail, dit qu’il s’inquiétait encore pour la sécurite du flanc sud, souligna la nervosité causée au Panzergruppe de von Kleist par l’attaque britannique d’Arras et déclara que von Kleist signalait que la moitié de ses chars étaient hors de combat. Et si les Matilda leur infligeait de nouvelles pertes dans le sol boueux des Flandres que Hitler connaissait si bien ? »

« Hitler, pour la seconde fois de la campagne, se trouva en plein accord avec von Rundstedt. Les mesures prises pour regrouper les panzer en vue de la seconde phase lui plurent tout particulièrement. En conséquence, il prescrivit l’arrêt des blindés sans en fixer la durée sous la forme d’un ordre du Führer qui lui conférait un caractère impératif. »

« Le soir, Halder se borna à transcrire l’ordre du Führer avec, pour commentaire : « C’est le désir formel du Führer ! La Luftwaffe doit régler le sort des armées encerclées, dans le secteur désigné ! »

« Le 24, ce fut le choc causé par ce que les Britanniques avaient fait, associé à ce que les Français pouvaient faire, qui le décida et – par lui – convainquit Hilter qu’il fallait arrêter les Panzer. »

Les généraux parlent / Basil H. Liddell Hart / Tempus / 2011:

« On a communément qualifié de miracle de Dunkerque la façon dont l’armée britannique s’échappa de France. En effet, les blindés allemands avaient atteint la Manche dans le dos de l’armée britannique, alors que celle-ci se trouvait encore profondément engagée à l’intérieur de la Flandre. Coupée de ses bases et du gros de l’armée française, il paraissait possible qu’elle soit également isolée de la mer. Ceux qui s’en sont tirés se sont souvent demandés comment ils avaient pu y réussir. »

« Voici la réponse : seule l’intervention de Hitler les sauva; rien d’autre n’aurait pu le faire. Subitement, d’un ordre téléphonique, il arrêta l’élan des blindés comme ils arrivaient en vue de Dunkerque et les retint jusqu’à ce que les Britanniques en retraite aient atteint le port et se fussent évadés. »

„ La cause originelle, la plus profonde, est que Hitler ne voulait pas envahir l’Angleterre. Il ne s’intéressait guère aux préparatifs de l’invasion, ne fit rien pour les hâter et les supprima à la première excuse plausible. Il préparait, en fait, l’invasion de la Russie.“

„ Quelques jours plus tard Kleist et Hitler se rencontrèrent à l’aérodrome de Cambrai Kleist se permit de souligner la belle occasion perdue en n’occupant pas Dunkerque avant que les Britanniques s’echappent. Hitler répondit : „ Possible, mais je ne voulais pas envoyer les chars dans les marais de Flandre, et on n’entendra plus parler des Anglais pendant cette guerre. „

„ A d’autres personnes, Hitler donna d’autres motifs : le nombre des chars immobilisés pour cause d’avarie etait si grand qu’il voulait connaître la situation exacte avant de pousser plus loin. Il prétendit également qu’il voulait conserver assez de chars pour l’offensive future contre le reste de l’armée française.“

Beaucoudray.free.fr / Dunkerque / Internet:

« La nervosité de Hitler s’accrut et son opinion se confirma lorsqu’il arriva, le 24 mai, à Charleville pour s’y entendre dire par Rundstedt qu’il fallait immobiliser les blindés sur l’Aa, où ils pourraient attendre de nouveaux renforts d’infanterie. Rundstedt – et avec lui la plupart des généraux allemands de l’état-major – n’avait pas cru vraiment possible une action décisive des panzers. »

Blitzkrieg Legende / Der Westfelzug 1940 / Karl-Heinz Friese / Oldenburg Verlag München / 1996:

„ Bei den vielen Versuchen, das Rätsel von Dünkirchen zu lösen, wurde im allgemeinen nur nach objectiven Gründen gefragt, ohne auf die rein subjektiven Beweggründe des egomanen Diktators einzugehen. In Wirklichkeit gab es ein Motiv, das ihm weitaus wichtiger erschien als alle taktischen, operativen, strategischen oder politisch-ideologischen Argumente, nämlich seine persönliche Autorität als militärischer Führer. Um es auf den Punkt zu bringen: Hitler wollte bei Dünkirchen eigentlich nicht die Panzer, sondern die Generalität im Oberkommando des Heeres stoppen.“

Dailymotion / La guerre éclair 3/3 / Vidéo / Internet:

„ A la surprise général, Hitler ordonne de stopper l’offensive. Pendant trois jours, les blindés sont immobilisés. Les généraux rongent leur frein, comme des chiens de chasse qui voient leur proie s’échapper. Cet arrêt à Dunkerque est une erreur stratégique, lourde de conséquence. Les raisons de cet ordre ne sont pas connues à ce jour. Hitler voulait-il permettre aux Britanniques de se replier de l’autre côté de la Manche ? Les soldats n’arrivent pas à y croire.“

„ On se demandait pourquoi ça n’avançait plus, on pensait qu’on avait largement les moyens avec nos blindés de jeter tous les Anglais à la mer, alors, pourquoi nous en empêcher ? „ L’ordre d’ immobilisation a pourtant une raison. Pour assurer le succès rapide de l’opération, le haut-commandement de la Wehrmacht avait pris des décisions importantes sans consulter Hitler. Une fois de plus, ce dernier avait le sentiment qu’on le court-circuitait.“

„ Ce n’est pas les blindés qu’Hitler voulait stopper, à Dunkerque, mais les généraux. A Dunkerque, pour la première et dernière fois, le haut-commandement s’est insurgé contre Hitler. Une épreuve de force que Hitler a remporté. C’était une révolte contre lui en tant que chef militaire. Cet incident lui a permis de leur donner une leçon, et il a ordonné d’arrêter les blindés par principe.“

Comme des lions / mai-juin 1940 / Dominique Lormier / Calmann-Levy / 2005:

« La totalité des troupes françaises défendant l’ensemble du secteur de Dunkerque ne dépasse pas 30.000 hommes, commandés par le général Fagalde et l’amiral Abrial. Ce sont eux, et non les Britanniques, qui forment le dernier rempart de cette poche. »

« L’ensemble des forces terrestres allemandes engagées représente 130.000 hommes. Soit une supériorité numérique écrasante. »

« En interdisant l’accès au port, durant neuf jours, à la Wehrmacht, les troupes françaises de Dunkerque, comme celles de Lille, ont sauvé le corps expéditionnaire britannique de la capture. Les soldats français, luttant à un contre quatre, ont résisté avec acharnement. Si l’ennemi a gagné du terrain, il n’a percé nulle part. »

« En 26 jours (10 mai au 4 juin 1940), 1.100 chars allemands ont été détruits ou sérieusement endommagés sur les 3.000 engagés. »

« L’ensemble des pertes humaines allemandes, du 10 mai au 4 juin 1940, s’élève à 62.000 soldats hors de combats, touchant principalement les 10 panzerdivisions et les 6 divisions motorisées, formant le fer de lance de la Wehrmacht. Près de 100.000 soldats allemands vont également tomber du 5 au 25 juin 1940. »

« Il ne fait aucun doute que les pertes importantes de la Wehrmacht en blindés ont joué un rôle décisif dans la décision du chef du IIIe Reich de ne pas faire intervenir ses panzerdivisions à Dunkerque. Il tenait à les préserver pour la seconde phase de la campagne, face aux soixante divisions françaises encore en ligne. Cette décision de Hitler rend involontairement hommage à la résistance acharnée de l’armée française. »

L’apport capital de la France dans la victoire des Alliés / Dominique Lormier / Cherche midi / 2011 :

« En détruisant plus de la moitié des chars allemands, en réduisant de moitié le potentiel offensif de la Luftwaffe, en permettant à la quasi-totalité du corps expéditionnaire britannique de pouvoir rembarquer à Dunkerque ses précieux soldats professionnels, il est indéniable que l’armée française a joué un rôle déterminant dans la sauvegarde de la Grande-Bretagne. L’armée allemande n’avait plus le potentiel offensif suffisant pour battre l’Angleterre en 1940. »

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La halte fut donc due:

  • à l’action des Anglais
  • aux avaries des chars
  • au pont d’or au B.E.F.
  • aux marais de Flandre
  • à l’attente des renforts
  • à l’égomanie du Führer
  • aux canaux de drainage
  • à la prudence du Führer
  • à la nervosité du Führer
  • aux problèmes de liaisons
  • au repli autorisé par Hitler
  • à la menace venant du sud
  • à la résistance des Français
  • à la magnanimité du Führer
  • aux problèmes administratifs
  • à une pause avant la tempête
  • à l’intervention de la Luftwaffe
  • à la contre-offensive du sud-est
  • à la possible action des Français
  • à la lenteur des approvisionnements
  • à l’admiration pour le peuple anglais
  • à la destruction de plus de la moitié des forces blindées allemandes et à la réduction de moitié du potentiel de la Luftwaffe par l’armée française ?

Claire GRUBE

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