Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 17, 2012

1940: hommage aux vaincus

1940 : hommage aux vaincus

Grüß Gott !

Les soldats allemands, magnifiques et magnanimes, félicitent les soldats français, vaincus et confus.

La bataille de Dunkerque / Dominique Lormier / Tallandier / 2011:

„ Pour quelles raisons nombre de généraux et de soldats allemands rendent-ils hommage à la résistance héroïque des troupes françaises en mai-juin 1940 ?

„ Le général Rommel : „ Les unités françaises luttèrent avec un remarquable esprit de sacrifice en nous causant de lourdes pertes. Les contre-attaques françaises furent repoussées avec peine.“

„ Le général allemand von Kielmansegg, jeune capitaine en 1940, écrit : „ Le carrefour de Montcornet représentait un passage obligé pour le ravitaillement de plusieurs de nos divisions, ainsi qu’une ligne de liaison arrière importante. L’assaut était dirigé exactement sur le point névralgique, où étaient établis une partie de l’état major du corps blindé de Guderian et les éléments logistiques de la Ire panzerdivision. On ne s’attendait pas à une attaque de nos flancs aussi hardie. L’assaut des blindés sur Montcornet a été, pendant toute la campagne de l’ouest, la seule contre-attaque française parfaitement appropriée quant au moment, au lieu et à la direction.“

„ Du côté allemand, le porte-parole de la LVIe DI rapporte : „ Les combats dans les dunes, dans un sable profond, sous une chaleur terrible, exigent un énorme effort. Les troupes françaises occupent des dunes élevées d’où ils peuvent régler leurs tirs d’artillerie. Les soldats français luttent avec un héroïsme inoui. Notre infanterie fatiguée n’avance plus, bien que 33 batteries d’artillerie soutiennet l’attaque du CLXXIe RI. L’assaut n’avance que très lentement. Sable, chaleur insupportable, manque d’eau. Combattants et états-majors sont très fatigués et à midi, le colonel commandant le 171e RI annonce qu’il doit renoncer à poursuivre l’attaque, devant la résistance acharnée des valeureux soldats français.“

„ Côté allemand, le général Georg von Küchler commande la XVIIIe armée de la Wehrmacht, intégralement engagée contre la poche de Dunkerque. Dans son journal de guerre, cet officier de haut rang salue la valeureuse résistance des troupes françaises.“

„ Malgré notre écrasante supériorité numérique et matérielle, les troupes françaises contre-attaquent en plusieurs endroits. Je ne parviens pas à comprendre comme d’aussi si valeureux soldats, luttant en divers endroits à un contre dix (parfois même un contre trente), parviennent à trouver encore suffisamment de force pour passer à l’assaut : c’est tout simplement stupéfiant ! Je retrouve chez les soldats français de Dunkerque la même fougue que celle des poilus de Verdun en 1916. Depuis plusieurs jours des centaines de bombardiers et de canons pilonnent les défenses françaises. Or, c’est toujours la même chose, notre infanterie et nos chars ne peuvent percer, malgré quelques succès locaux éphémères. Le commandement français a très habilement installé sa troupe et son artillerie. Je crains que Dunkerque soit un échec pour nous : la quasi-totalité du corps expéditionnaire britannique et la plus grande partie de la 1re armée française vont nous échapper, car quelques milliers de braves nous barrent l’accès à la mer. C’est consternant, mais c’est ainsi.“

„ Dunkerque m’apporte la preuve que le soldat français est l’un des meilleurs du monde. L’artillerie française, tant redoutée en 14-18, démontre une fois de plus sa redoutale efficacité. Nos pertes sont terrifiantes : de nombreux bataillons ont perdu 60 % de leurs effectifs, parfois même plus ! “

„ En résistant une dizaine de jours à nos forces nettement supérieures en effectifs et en moyens, l’armée française a accompli, à Dunkerque, un superbe exploit qu’il convient de saluer. Elle a certainement sauvé la Grande-Bretagne de la défaite, en permettant à son armée professionelle de rejoindre les côtes anglaises.“

 Comme des Lions / Dominique Lormier / Calmann-Levy / 2005:

« L’admirable ténacité des Français qui, malgré les pertes subies, ne cédèrent pas un pouce de terrain, fit que le combat resta indécis et que le général Hoepner continua d’ignorer où se trouvait le gros des forces blindées ennemies », écrit le colonel allemand Neuman. »

« Le colonel allemand von Hippel, dont la DCA connaît ce jour-là son jour de gloire, témoigne en faveur de la bravoure des pilotes ennemis : « Sans arrêt, avec un cran remarquable, les Potez et les Morane français viennent attaquer leur objectif ; ils volent à basse altitude avec une grand audace. Car il faut du cran et de l’audace pour plonger si près de cet enfer que déclenchent nos canons antiaériens. Mais les Français savent bien ce que cela signifie de détruire ce pont. Ils n’y parviennent pas. (…) A la dernière seconde, le pilote a sauté de l’avion et passa à 5 mètres au-dessus d’un char qui traversait le pont. Non loin de là, il sombra dans la Meuse et ne refit jamais surface. »

«  Les Français se battent avec un allant qui laisse mes soldats pantois et furieux », reconnaît le général allemand Kempf. »

« Le général allemand de corps d’armée Reinhardt a rendu un bel hommage à ses adversaires : « A Monthermé, les Français m’ont opposé une résistance digne des « poilus » de Verdun en 1916. Ils ont défendu leurs positions, allant même jusqu’à contre-attaquer malgré notre supériorité numérique et matérielle. Durant ma carrière de soldat, j’ai rarement rencontré des soldats aussi courageux. »

« Le lieutenant-colonel, futur général, Balck, commandant le 1er régiment de fusiliers allemands à la Horgne, rendit hommage à son adversaire en des termes étonnants :  « Je me suis battu contre tous les ennemis dans les deux guerres, et toujours au coeur des batailles. Rares sont ceux qui ont combattu de façon aussi remarquable que la 3e brigade de spahis. (…) Elle s’était sacrifiée pour la France. J’ai donné l’ordre que l’on traitât particulièrement bien les quelques prisonniers. »

« Le colonel allemand, futur général Wagner, commandant du 79e régiment d’infanterie qui a combattu à Stonne écrit, dans son carnet de route : « La défense acharnée de l’infanterie française est à signaler. Cette défense était offensive, et s’accompagnait de furibondes contre-attaques avec des chars. Les positions étaient bien camouflées, établies en profondeur et très difficiles à reconnaître. La troupe avait l’expérience des  combats  en forêt. L’artillerie de signala par son feu rapide et bien réglé. Grâce à d’excellents observateurs, l’artillerie française prenait sous son feu tous nos mouvements de troupes. »

« Les Français se battent avec efficacité et tirent bien », signale le journal de marche de la 62e division allemande. »

« Dans ces villages ruinés, les Français résistèrent jusqu’au dernier », écrit l’Allemand Karl von Stackelberg. »

« Comme l’écrit le commandant allemand von Jugenfeld : « Nos chars sont accueillis par un feu infernal. En un clin d’oeil, les premiers d’entre eux, pris sous des feux de flanc, sont en flammes. La situation n’a rien de réjouissant. Maintemant, ce serait à notre artillerie de s’entretenir avec les Français ; leur défense est vraiment trop forte et nous avons trop peu de munitions pour les canons de nos chars. »

« Le général allemand von Reichenau, commandant de la 6e armée allemande, déclare que les troupes françaises engagés sur la Somme en juin 1940, se sont battus commes des lions ! »

« Le lieutenant colonel allemand Heyring souligne la solide résistance de ce village :    « Sur les premiers 200 mètres, le mouvement en avant s’exécute bien mais ensuite une concentration des tirs atteint brusquement la compagnie. »

« Les troupes coloniales françaises, écrit Rommel, se défendirent avec une grande bravoure. Mais nos chars eurent le dernier mot. »

« En acceptant ensuite la reddition du général Ihler, Rommel félicite l’officier français en ces termes : « Vos hommes se sont battus avec une grande bravoure. »

« Le général allemand Schubert, commandant du 23e corps d’armée, a rendu hommage à la 14e DI : « Les unités de la 14e DI laissèrent l’infanterie allemande s’approcher au maximum pour obtenir une efficacité certaine. En beaucoup de points, des tireurs postés dans les arbres continuèrent à tirer jusqu’à leur dernière cartouche, sans égard à l’avance des forces allemandes. La 14e DI s’est battue les 9 et 10 juin d’une manière identique aux meilleures unités françaises de 14-18 devant Verdun. »

« Les carnets du général Halder trahissent les contrariétés du commandant de la Wehrmacht : « Les espoirs que l’on avait de crever rapidement le front sont déçus. Guderian piétine encore et, dans la nuit, un message de lui insistait sur le fait qu’il a plusieurs divisions françaises en face de lui. Parmi ces divisions, il a en au moins trois que Guderian prétendait avoir détruites la veille. »

« Le général allemand von Schobert, commandant du 7e corps d’armée, le reconnaît en écrivant : « Après l’usure des combats sans relève de mai-juin dans les Ardennes, aprés huit nuits de retraites effectuées dans les pires conditions, je ne croyais pas les Français capables d’une telle résistance. »

« L’hommage aux troupes françaises du front de la Meuse et du canal de la Marne au Rhin est également contenu dans cette phrase du général allemand Loch, commandant la 71e division d’infanterie: « Les Français se sont défendus avec vaillance, même lorsqu’il n’y avait plus aucune issue pour eux. »

« Le général allemand Hoepner reconnaît son échec : « L’adversaire s’est bien battu, quoiqu’il se trouvât sous l’effet moral de la demande d’armistice. Une fois de plus, il a fallu constater que les régiments de troupes indigènes (Sénégalais et Nord-Africains) étaient particulièrement sûrs. Les unités alpines, malgré leur brève instruction, ont prouvé leur valeur. Quant à l’artillerie française, elle s’est comme toujours montrée souple et rapide dans ses tirs et extraordinairement habile dans le choix de ses positions. »

« Dans la postface de son livre consacré aux cadets de l’armée allemande, l’écrivain Ersnt von Salomon écrit : « Et saluons les cadets français de Saumur, ceux de 1940 qui affrontèrent une situation désespérée, et tombèrent en uniforme de parade devant les blindés allemands. Oui, vive les cadets de Saumur ! »

« Le 21 juin, le centre de Saumur est envahi par un nombre important de motocyclistes allemands, puis par l’infanterie, ayant franchi la Loire sur des ponts de fortune. Les vainqueurs, retardés de trois jours dans leur avance, pénètrent en force dans la vieille cité.

Un officier de la Wehrmacht rassemble ses notions de français et interroge des prisonniers :

« Beaucoup battu, très nombreux, plusieurs divisions ou régiments ? »

– Moins qu’un régiment.

– Pas possible ! »

« L’Allemand affiche une mine effarée, et poursuit:

« Que cela ! Soldats français héroïques, très bien battu alors ! »

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Soldats français bien battus !

Claire GRUBE

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