Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | November 4, 2012

Soleyman el-Hhaleby: le martyr

Soleyman el-Hhaleby : le martyr 

Grüß Gott !

La justice militaire française, en Egypte, en l’an 1800, venge le général Kléber. Et condamne le résistant musulman à un grand supplice.

Wikipedia / Le supplice du pal / Internet:

« Le supplice du pal, aussi appelé empalement, est une forme d’exécution passive, réputée pour être particulièrement douloureuse et spectaculaire, à l’instar du crucifiement. »

« Le Français Claude Desprez rapporta qu’au cours de la campagne d’Égypte, la justice militaire française a également pratiqué ce type d’exécution à l’encontre du Syrien Soliman (ou Soleyman), coupable d’avoir assassiné le général Kléber. »

Recueil des pièces relatives à la Procédure et au Jugement de Soleyman el Hhaleby, assassin du Général en Chef Kléber / Au Kaire, de l’imprimerie nationale, An VIII de la République Française / 1800:

« La commission est allée aux voix sur le genre de supplice à infliger aux coupables ; elle a fait lecture de l’article V de l’arrêté du général Menou, du jour d’hier, conçu en ces termes :

« La commission décernera le genre de supplice qu’elle jugera convenable, pour punir l’assassin qui a commis le crime, ainsi que ses complices. »

« Elle a décidé à l’unanimité de choisir un genre de supplice en usage dans le pays pour les plus grands crimes, et proportionné à la grandeur de l’attentat, et a condamné Soleyman el-Hhaleby à avoir le poignet droit brûlé, être ensuite empalé, et rester sur le pal jusqu’à ce que son cadavre soit mangé par les oiseaux de proie. Cette exécution aura lieu sur la butte du fort de l’Institut, aussi-tôt après l’enterrement du Général en Chef Kleber, en présence de l’armée et des habitans, réunis pour ledit enterrement. »

Kléber et Marceau / Claude Desprez / Paris / Librairie militaire de J. Dumaine / Baudoin & Successeurs / 1881:

„ Son tour venu, il étendit résolument le bras sur le foyer préparé et regarda brûler son poignet sans que la douleur lui arrachât une plainte ou lui fit faire une contraction.“ (…)

„ Le poing brûlé, Barthélemy coucha Suleyman sur le ventre, tira un couteau de sa poche, lui fit au fondemnt une large incision, en approcha le bout du pal et l’enfonça à coups de maillet. Puis, il lia les bras et les jambes du patient, l’éleva en l’air et fixa le pal dans un trou préparé. Suleyman jusque là n’avait pas dit un mot. Il promena alors ses regards sur la foule, prononça à haute voix la formule des musulmans : „ Dieu est Dieu et Mahomet est son prophète ! “ récita quelques verts du Coran et demanda à boire. Un soldat qui était au pied du pal allait lui chercher de l’eau. Gardez vous en, lui dit Barthélemy en le retenant, il mourrait aussitôt ! “

„ Suleyman vécut encore quatre heures, et il eût vécu peut être davantage si, Barthélemy parti, le soldat touché de compassion, ne lui eût donné à boire. A l’instant même il expira. „

Relation historique et chirurgicale de l’expédition de l’armée d’Orient en Egypte et en Syrie / Dominique. J. Larrey / Paris / Demonville et Soeurs / An XI / 1803:

„ Hhaleby ne put prendre la fuite ; il fut arrêté et condamné, par un tribunal spécial, à périr du supplice appliqué dans ce pays à ces sortes de crimes. Le courage et le sang froid avec lequel il se laissa brûler la main droite et empaler, étonnent l’homme sensible, et prouvent combien la ferme volonté de l’individu influe sur les sensations physiques. Il vécut environ quatre heures, au milieu des plus cruelles souffrances, sans faire entendre une seule plainte. La brûlure de la main s’était portée jusqu’aux os, et le pal, après avoir dilacéré les viscères du bas-ventre, les nerfs et les vaisseaux, avait fracturé l’os sacrum, deux vertèbres lombaires, et s’était implanté dans le canal vertébral. Je me suis convaincu de ces faits par l’inspection que je fis, quelques temps après, de son cadavre, quoique déjà desséché. J’en conserve le squelette.“

Quinze jour au Sinaï / Alexandre Dumas / Paris / Gosselin / MDCCCXLI:

„ Soleyman, convaincu d’avoir assassiné le général en chef  Kléber, fut condamné à avoir la main droite brûlée, à être empalé, à expirer sur le pal, et à y rester jusqu’à ce que son cadavre fut dévoré par les oiseaux de proie.“

„ Lorque le poignet eut été brûlé, l’exécuteur fit monter Solyman au minaret de la mosquée voisine, et l’empala sur une flèche de la coupole ; il resta ainsi quatre heures et demie sans mourir, disant des versets du Koran et ne s’interrompant que pour demander à boire. Enfin le muezzin eut pitié de lui, il lui monta un verre d’eau : Soleyman le but et expira ; puis le cadavre resta là un mois à peu près, pendant lequel les oiseaux de proie accomplirent la dernière partie du jugement.“

„ Le squelette de ce malheureux a été rapporté en France en même temps que le cadavre de sa victime. Il est déposé dans les bâtimens attenans au Jardin du Roi, dans la première salle d’anatomie, à gauche de la porte d’entrée ; c’est celui d’un homme de cinq pieds deux pouces à peu près. Les os du poignet droit sont brûlés et l’on y voit encore les effets du feu ; le pal de son côté, avait brisé deux vertèbres dorsales ; elles sont remplacées par deux vertèbres en bois qui imitent les vertèbres naturelles, au point qu’il faut une grande attention pour les distinguer des véritables.“

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Wikipédia / Musée de l’Homme / Paris / France / Internet:

“ The skull of Suleiman al-Halabi (1777–1800), a Syrian Kurdish student who assassinated General Kléber is also there.”

Claire GRUBE

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