Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | August 12, 2012

France: hauts-lieux de la torture

France : hauts-lieux de la torture

Grüß Gott !

Les miliciens français, pendant l’Occupation allemande, torturent dans toutes les villes. Ils sont des serviteurs dévoués et dévoyés.

Histoire de la Milice / Pierre Giolitto / Tempus / Perrin / 2002:

„ La Milice torture un peu partout, et notamment dans les bureaux ou les caves de son Deuxième Service. Mais il est quelques „ hauts lieux “ où opèrent, de manière systématique, des équipes spécialisées, dont la sinistre répution hante aujourd’hui encore la mémoire de ceux qui sont passés entre leurs mains.“

„ Oh, sans roue et sans chevalet ! Nous ne sommes plus au Moyen-Age et les gars de la Milice ou de la brigade Poinsot, défenseurs de l’Europe et de la civilisation, ont découvert des supplices plus „ modernes “, tel celui du courant électrique, qui a même été infligé aux femmes. Les femmes, les jeunes filles surtout, c’est ici très probablement que, par sadisme, ils les obligent à quitter leurs vêtements et leur font subir d’humiliants outrages. “

„ A Vichy, au Petit Casino, mais également à l’Hôtel Lardy et au château des Brosses, sévit le commissaire Poinsot des Renseignements généraux. “

„ Le 7 mars 1944, sur dénonciation, Victor Prost, cafetier à Vichy, est arrêté par la Milice. Conduit au Petit Casino, il est enfermé dans une cellule, sans paillasse ni couverture. Durement interrogé, il est ensuite, à deux reprises, enfermé dans un énorme frigidaire, spécialement conçu pour cet uage. On l’y laisse seize heures durant. Lorsqu’on l’extrait de son cercueil de glace, l’un de ses gros orteils est gelé. Un milicien l’écrase sous le talon de son lourd brodequin militaire. “

„ … Roger Vachey subit le supplice de la dynamo. Un des fils électriques est branché à ses menottes, l’autre au lobe de l’oreille. Il s’évanouit. Ses bourreaux le traînent par les cheveux jusqu’à un bac en ciment plein d’eau glacée dans laquelle ils le plongent pour le ramener à lui. Tout ensanglanté, il est ensuite conduit dans la cellule „ frigo “, où il est immobilisé à l’aide d’une cordelette qui lui lie les mains et, passant entre les jambes, est fixé à son cou. “

………

„ A Paris, c’est au siège de la Milice, au 44 de la rue Le Peletier, que l’on torture. Là opère un ancien barman, assisté d’un ancien souteneur. “

„ Rue Le Peletier, les interrogatoires sont toujours „ serrés “. On utilise notamment une sorte de chevalet électrique, spécialement conçu pour la torture à l’électricité. Autres spécialités, celles consistant à faire ingurgiter aux suppliciés vingt à trente litres d’eau, ou à placer autour de leurs tempes des cercles de fer que l’on serre progressivement. “

„ Après avoir été torturé à Lyon, le résistant Castor est conduit rue Peletier à Paris où il fait  connaissance avec la sinistre chambre. “

………

„ Comme l’interrogatoire ne marchait pas comme ils l’auraient voulu, ils m’électrifièrent l’intérieur du corps. Au bout d’un des fils, ils placèrent une fiche qu’ils m’introduisirent dans l’anus, au bout d’ un autre fil, ils fixèrent une pince servant au chargement des accus et me l’attachérent à la verge. La machine se mit en marche. “

„ Le Dr Laurent est conduit dans l’ancien hôtel particulier du chocolat Meunier, 61 rue Monceau, où le maintien de l’ordre avait son siège. (…) Chaque réponse jugée non satisfaisante vaut au médecin des coups de poing en plein figure (…) Trois d’entre eux se le renvoient à coups de poing et de pied dans la figure et l’estomac, comme un punching-ball. Le supplicié s’évanouit  un autre s’empare d’une paire de grands ciseaux de tailleur et après l’avoir fait mettre torse nu, lui pique les côtes plusieurs minutes durant. “

„ A Lyon, c’est dans l’enceinte de la prison Montluc qu’on soumet les patriotes à la „ question “. Mais également dans cette officine sanglante de la Milice qu’est l’Alcazar, et cela sous la direction du „ grand maître “ Cottaz-Cordier, chef de la Milice du Rhône. Située Montée du Chemin-Neuf, l’Alcazar est une ancienne caserne transformée par les francs-gardes en centre spécialisé dans la recherche du renseignement et la torture. “

„ Arrêté et conduit à ” l’Alcazar “, M. Thomas peut apprécier le „ savoir faire “ de ses locataires: „ Les miliciens lui avaient pris la tête dans un masque de fer portant un étau et, sous la pression d’une vis rapprochant deux plaques opposées, ses mâchoires furent brisées, ses dents arrachées, ses oreilles déchiquetées. Sa figure monstrueusement enflée n’avait plus rien d’humain et du sang coulait de toutes ses blessures. Quant à son corps, il fut percé à coup de baïonnette. “

„ A Grenoble, „ capitale des maquis “, on torture d’abondance, et l’ex sous-officier de carrière Guy Esclache, alias lieutenant Siffer, y acquiert une telle réputation de tortionnaire et de tueur, au service de la Gestpo, qu’il devait être catalogue comme „ ennemi public numéro 1 “ de la ville. Le chef milicien Julien Berthon est un autre tortionnaire de talent. Installé avec une équipe hautement spécialisée, dans une villa située rue Henri-Ding, à proximité du siège de la Gestapo, il se livre, comme Esclache et sa bande, aux pires exactions. “

„ Les résistants tombés entre les mains de ces „ professionnels “ subissent les traitements les plus barbares, et notamment „ le grand jeu “, avec bastonnade préliminaire, à l’aide d’un nerf de boeuf terminé par un crochet de fer, suivie d’une “ sorte de match de boxe mêlé de pancrace “ baptisé „ tabassage “. Cinq ou six miliciens „prennent le malheureux sous les aisselles et aux cuisses pour le lancer au plafond, comme une pelote basque sur un fronton et le laissent retomber à terre de tout son poids, la tête en feu, les membres meurtris jusqu’au sang.“

„ On torture encore, à Annecy, où le maquis des Glières a mis Allemands et miliciens sur les dents. C’est dans les locaux de l’ancienne intendance que les miliciens tentent de faire parler les résistants. “

„ A plat ventre sur une grande table, le détenu était attaché avec des sangles sous les pieds et les poignets à chaque pied de table. La bastonnade commençait. Dix minutes de coups ininterrompus et ces „ Messieurs “ s’arrêtaient pour poser quelques questions …“

Bordeaux est un autre de ces sinistres „ hauts lieux “ de la torture milicienne. Là règne le sanguinaire Dehan, chef de Deuxième Service, et par ailleurs agent de l’Abwehr. Connu sous le nom de „ Monsieur Henri “, l’ex-vendeur de Dames de France a su s’entourer d’une bande de tortionnaires émérites, dont le plus inventif est sans conteste Marcel Fouquey. “

„ L’expert-comptable Pierre Touyaga, arrêté à la suite d’une dénonciation, avait été l’objet, de la part  de Fouquey, de sévices si raffinés et si cruellement inédits que celui-ci, fier de sa créativité technique, invente le néologisme „ touyaguer “, que le Deuxième Service devait dès lors subsituer au verbe „ torturer “. “

„ A Poitiers, le résistant Pierre Gendreault, qui s’est publiquement réjoui des victoires américaines, est arrêté par les miliciens en fuite et conduit dans les locaux de l’organisation, rue Scheurer Kestner. Là, il est enfermé dans une cave et attaché sur une chaise. Puis l’interrogatoire commence. C’est Guilbeau qui officie. Il demande au prévenu le nom des terroristes qu’il connait. Gendreault se tait. Guilbeau remonte jusqu’au genou le pantalon du résistant, place une bougie allumée contre sa jambe.  Longuement, la chair grésille. L’os atteint, Gendrault parle. “

„ Survient un autre milicien, un certain Tournadour, qui trouve que Guilbeau conduit mollement son interrogatoire. A coups de pied et de poing, il se jette sur le prisonnier. (…) Guilbeau est vexé. Il n’aime pas recevoir des leçons de cruauté. Pour ne pas demeurer en reste, il casse le bras du résistant d’un coup de tisonnier. Puis les deux compères découpent au canif des lambeaux de chair sur le dos et les jambes de la loque sanguinolente qu’est devenu le trop expansif résistant. “

“ A Rennes, dans les locaux de la Milice. Là, on lui arrache à nouveau ses vêtements. „ Ils sont six à me battre avec des nerfs de boeuf, ceinturons et sabre. Les autres m’étranglaient jusqu’à ce que j’étouffe. Quand ils ont vu que je ne voulais rien dire, ils me branchèrent l’électricité par tout le corps jusqu’à mes oreilles, ce qui me rendit presque sourde les jours suivants.“

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„ Les miliciens allèrent jusqu’au bout de leur dévoiement. “

Claire GRUBE

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