Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | July 4, 2012

Vive la France !

Vive la France !

Grüß Gott !

Les condamnés à mort, pendant la guerre, crient et chantent quelquechose. Avant de mourir.

L’amour de la France expliqué à mon fils / Max Gallo / Seuil / 1999:

« Ces hommes-là, patriotes, sais-tu ce qu’ils disaient souvent au moment de leur mort ? : « Bonheur à tous. Bonheur à ceux qui vont vivre. Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand. »

Histoire de la résistance en France / Tome 4 / Henri Noguéres / Robert Laffont:

« Les 14 Français qui ont été fusillés le 1er avril 1944 et parmi lesquels il y avait le colonel Flament et le jeune Robert Lynen, sont entrés sur le terrain en chantant la Marseillaise. Ils ont refusé le bandeau et sont tombés deux par deux en se donnant la main. Ils regardaient les fusils si courageusement que les soldats allemands eux-mêmes en furent impressionnés. »

« A 6 h 45, un murmure d’abord confus nous arrive aux oreilles, et bientôt nous reconnaissons la Marseillaise, ce sont nos jeunes amis qui vont mourir qui la chantent crânement.  (…) Les 9 qui restent sont attachés aux poteaux … Ils refusent de se laisser bander les yeux et ils entonnent à nouveau l’hymne patriotique. »

Un printemps de mort et d’espoir / Tome 7 / Henri Amouroux / Laffont / 1985:

« Le 7 mars, cinq garçons: un charretier d’Annecy-le-vieux, Marcel Mouchet ; le garçon de café André Bos ; Ferrro Tavanti, de Thônes ; le manœuvre François Rastaldo ; un boulanger de 20 ans, Jean Guillozet sont condamnés à mort par la cour martiale d’Annecy, siégeant pour la second fois. »

« L’exécution a lieu à 6 h 30, près des fours à chaux de Sévrier. L’attitude des condamnés, qui, sans faiblir, ont suivi tous les préparatifs de l’exécution puis, lorsqu’ils ont été attachés à des poteaux plantés à la hâte, ont chanté la Marseillaise. »

Henri Amouroux / Tome ? / Laffont / 1985:

« Placés devant des poteaux auxquels ils ne sont pas attachés, les miliciens regardent une dernière fois le Lachat, les Mouilles, se découpant sur un ciel uniment bleu, les alpages et ces quelques fermes où les gosses ont été enfermés pour qu’ils ne voient pas ça ».

« Une vingtaine tombèrent en criant : „Vive le Christ-Roi, vive la France ! „ Etant donné le caractère politique de ce procès, je m’étais bien gardé de leur suggérer un cri religieux ; ils en prirent eux-mêmes l’initiative. A peu près tous crièrent : Vive la France ! „ Un seul cria : Vive Darnand ! „

Il était des femmes dans la résistance / Ania Francos / Camp de Choiseul / 22 octobre 1941 / Stock / 1978:

« Mais on entend nos camarades qui partent vers la mort en chantant l’Internationale et le Chant du départ. »

« Le matin, bruit de bottes, cliquetis des armes, de verrous, Marseillaise reprise en chœur par tous les détenus accompagnant ceux qui partent pour le mont Valérien ou pour le champ de tir d’Issy-les-Moulineaux. »

« On la [ Marie-Jo ] transfère dans la division des hommes d’où elle les entend tous les matins partir vers la mort : des résistants qui chantent la Marseillaise, mais aussi des soldats allemands punis pour indiscipline ou révolte – eux, gémissent et hurlent de terreur lorsqu’on les mène au peloton. »

« Toute une partie de la nuit, Marie-Jo les entendra s’encourager d’une cellule à l’autre ; un certain Robert chantera Paloma, Le Temps des cerises, Les Trois Ménétriers; un autre qu’on appelle « le petit Lulu » entonnera des vieilles chansons en argot … Elle se dit : « Ils vont être condamnés à mort et on se croirait à une réunion d’amis, autour d’un feu de camp. »

Hebdo.nouvel.obs. com / N 1604 / Pierre laval / Frédéric Bélier-Garcia / Internet:

« Le lundi 15 octobre à 8heures, les officiels se rendent à la prison de Fresnes, division de la mort. (…) On l’habille, Laval réclame son cache-col tricolore. Compte tenu de son état, il a été décidé de l’exécuter à Fresnes même, où un poteau est hâtivement érigé dans les fossés de la prison. Il s’y rend, titubant, sous les quolibets des gardiens. A 12h23, Laval s’effondre en criant : « Vive la France ! »

Charles.Delestraint.free.fr / Francois-Yves Guillin / Cinquième partie / Tome 2 / le detenu / 1998 / Internet:

” Alors on fait poser la valise [du Général] et on l’emmène par le petit sentier longeant nos barbelés; on le conduit au Crématorium. Il a compris. D’un ton énergique, il leur dit : ” Je sais ce qui m’attend. Veuillez me laisser quelque temps de recueillement “. Il se recueille dans une longue et dernière prière, après quoi : ” Vous n’êtes que des exécuteurs, je vous pardonne. Vive la France, Vive de Gaulle “.

Henri Amouroux / Radio-France / Cassette:

« Lorsque des miliciens conduits par Joseph Darnand attaquent des résistants qui se sont groupé à Ecully le 18 février 1944, les résistants qui sont faits prisonniers, et qui sont une dizaine à peu près, sont fusillés dans la soirée au fort de la Duchére après un simulacre de jugement, et ils vont mourir en chantant l’Internationale, et puis en chantant également une chanson du maquis. »

Combattant.Volontaire.Juif.org / Marcel Langer / Internet:

« Le 23 juillet 1943 à 5 h 40 précisément, que Marcel Langer est guillotiné dans la prison Saint Michel à Toulouse. Il meurt avec un courage exemplaire. “En sortant de sa cellule, il s’écrit : Vive la France ! A bas les Boches ! Vive le Parti Communiste ! Il a refusé le secours de la religion “, précise le procès-verbal d’exécution. Au même moment, des détenus des cellules voisines entonne la Marseillaise. »

Les tondues / un carnaval moche / Alain Brossat / Pluriel:

« Trop de perfection nuit, tout comme trop de noirceur ; l’héroïne est trop belle, lorsque les « pauvres gars qui partaient pour être fusillés appelaient Danielle, Danielle ! », lorsqu’elle meurt, les paroles de l’Internationale aux lèvres. »

Les catholiques français sous l’Occupation / Jacques Duquesne / Grasset / 1966:

« Roger Ogor laisse échapper ce regret : je n’aurai jamais 20 ans, Dieu m’appelle, je vais mourir, Vive la France. »

Lepoint.fr / Edito / Document / Internet:

« Les douze hommes du peloton d’exécution se mirent en ligne. Brasillach refusa qu’on lui bande les yeux. Au moment de la mise à feu, il s’écria : « Vive la France quand même ! »

France-Mail-Forum Nr.29 / Notices bibliographiques / Internet:

« Le 30 mai 1942, une semaine après ses camarades Politzer et Salomon, Jacques Decour fut fusillé au Mont-Valérien, à neuf heures et onze minutes. Les nazis ne le laissèrent même pas chanter la Marseillaise jusqu’au bout. »

La résistance et ses poètes / Pierre Seghers / Marabout / 1978:

« Comme Valentin Feldmann, écrivain agrégé de l’Université, plastiqueur d’une centrale électrique, fusillé en jetant à ses bourreaux, avant la salve : « Imbéciles, c’est pour vous que je meurs ! » Gabriel Péri s’écroule en entonnant la Marseillaise. »

Geostrategique.net / Destienndorves / La mort en témoignage / Internet:

« Le lendemain matin, un fourgon transporta l’officier de marine, Barlier et Doornik, assis sur leurs propres cercueils, jusqu’au fort du Mont-Valérien. Ils obtinrent de ne pas avoir les yeux bandés et de n’être pas attachés. L’abbé Stock leur donna sa bénédiction. Honoré d’Estienne d’Orves s’approcha du président du tribunal qui l’avait condamné pour lui dire : « Monsieur, vous êtes officier allemand. Je suis officier français. Nous avons fait tous les deux notre devoir. Permettez-moi de vous embrasser. » Il tomba le premier, en criant « Vive la France ! »

La vie parisienne sous l’occupation / Herve Le Boterf / Paris le jour / 1974:

« On écrira ainsi par la suite que les Allemands payaient plus cher la musique que la trahison. Mais Herold-Paquis avait-il trahi puisque jusqu’au poteau où il fut exécuté en criant « Vive la France quand même ! », il était resté fidèle à ses convictions. »

1939-45.org / Pierre Pucheu / Yannis Kadari / Internet:

« Le 20 mars 1944, Pierre Pucheu est réveillé par l’aumônier de la prison et ses avocats. Il est 04h30. Il sort de sa cellule et se dirige vers le lieu de son exécution. Sur place l’attend un peloton de soldats. Pucheu insiste pour serrer la main des hommes qui vont le fusiller. Il obtient une dernière faveur… commander lui même le tir du peloton d’exécution. Au moment où retentissent les coups de départ des fusils, il hurle ” Vive la France “.

Metapedia.org / Bad Reichenhall / Internet:

” Le peloton d’exécution fut constitué par une autre unité et les douze hommes furent conduits à Karlstein. L’un des prisonniers refusa l’assistance de l’Église, trois autres déclarèrent n’avoir pas de dernier message à transmettre à leur famille. Parmi les autres il y en eut au moins un qui demanda à sa famille de pardonner au peloton d’exécution. ”

” L’exécution se fit en trois étapes de quatre hommes à chaque fois. Tous refusèrent de se laisser bander les yeux et moururent en criant ” Vive la France “.

Books.google.com / Journal et lettres de prison / Boris Vilde / Francois Bedarida / Internet:

« L’exécution des sept hommes a eu lieu le 23 février à 17 heures au mont Valérien. Comme il n’y avait là que quatre poteaux, quatre des prisonniers ont été fusillés les premiers. (…) Tous sont morts en chantant la Marseillaise. »

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Chantaient-ils tous la Marseillaise sous les balles ?                                               Criaient-ils vraiment la France en s’abattant ?                                                  Mouraient-ils sans haine pour le peuple allemand ?

Claire GRUBE

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