Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | April 20, 2012

Ecole française: une référence mondiale

Ecole française : une référence mondiale 

Grüß Gott !

La France, par sa longue expérience, enseigne des techniques, qui facilitent la parole, dans le monde entier.

Escadrons de la mort / L’école française / Youtube / Part 1/7 / Internet:

« Bien sûr, l’ombre des Etats-Unis plane sur les dictatures latino-américaines, mais ce que l’on sait moins, c’est le rôle joué par la France dans leur genèse et notamment en Argentine. »

« La bataille d’Alger deviendra un modèle de la guerre contre-révolutionnaire. De janvier à septembre 1957, les Français inventent ou systématisent des techniques militaires qui resteront longtemps secrètes. »

Paul Aussaresses:

« On nous a dit, il faut briser la capacité du FLN à commettre des attentats, et pour ça il faut avoir des renseignements à tout prix, à tout prix ! »

« Et pour vous, ça voulait dire éventuellement l’usage de la torture ? »

« Quelle question ! Y compris la torture ! »

« L’escadron de la mort, c’était un certain nombre de sous-officiers mis à ma disposition par Massu, dont je ne dirai jamais le nombre, ni les noms, pour que ça ne leur retombe pas dessus, voyez-vous. (…)

« Pour qu’il [le torturé] donne tous les noms qu’il peut donner, et puis, s’il peut pas tout donner, et ben, à force, il finit … ben celui-là, on n’en sortira rien, …voilà. »

« Et vous le faisiez disparaître ? »

« Et il disparaît ! »

…………

« Escadrons de la mort, disparus, ces méthodes ont donc été inventées en Algérie. A l’époque, seul Paul Teitgen, le préfet de police d’Alger, avait dénoncé l’existence de disparus parmi les 24.000 prisonniers qu’il avait officiellement enregistrés. »

Escadrons de la mort / L’école française / Youtube / Part 2/7 / Internet:

Paul Teitgen :

« On m’en n’a pas rendu 4.000 (…) quand j’ai fait le compte, j’ai dit: « C’est pas possible, il m’en manque trop, où sont-ils? »… ils avaient disparu … les oueds, la mer les renvoyaient, renvoyaient les crevettes Bigeard. (…) On fait pas la guerre comme ça, c’est pas possible ! »

………….

« Et pourtant, les techniques de la bataille d’Alger seront enseignées, dès mai 1958, dans un centre d’entrainement à la guerre subversive, créé par le ministre de la défense Jacques Chaban-Delmas, à l’initiative de Bigeard. Viendront s’y former des officiers français, mais aussi portugais ou israéliens. »

« La bataille d’Alger aura aussi son manuel intitulé « La guerre moderne ». Il a été rédigé par le colonel Trinquier, le chef du commandant Aussaresses. Dans son livre, il justifie ouvertement l’usage de la torture comme une arme de la guerre subversive. »

« C’est à l’Ecole de Guerre de Paris que s’effectue principalement la transmission. Les premiers émules sont Argentins. (…) En 1957, Lopez Aufranc est sélectionné par l’Etat major argentin pour s’initier à ce qu’on appelle désormais la doctrine française, avec à la clé, un stage pratique d’un mois en Algérie. (…) C’est ainsi que les méthodes de la bataille d’Alger sont exportées pour la première fois à l’école de guerre de Buenos Aires. En 1959, les armées françaises et argentines signent un accord qui prévoit la création d’une mission militaire française permanente (…) Tous sont des anciens d’Algérie qui opèrent dans le plus grand secret. (…) Les Français font traduire le livre du colonel Trinquier, dirigent des cours et publient des articles dans les revues militaires.(…) L’influence des Français culmine en 1961 avec l’organisation à Buenos Aires du premier cours inter-américain de guerre contre révolutionnaire auquel participent 14 pays. »

« … mais ce que l’on sait moins, c’est le rôle qu’ont joué des Français dans la formation des instructeurs américains 1960 … »

 ………….

« Et quel était le profil des militaires que vous envoyiez là-bas ?

Pierre Messmer :

« Oh ben, on s’efforçait d’envoyer des gens qui avaient l’expérience, c’était une question d’expérience, surtout. »

« Et Aussaresses, comment est-il devenu instructeur à Fort Bragg ? »

« Ah ben, il est devenu instructeur à Fort Bragg, parce que c’était un spécialiste. Quand les Américains ont demandé des conseillers techniques, je suppose que l’Etat-major de l’Armée a dû prendre ses listes et désigné des hommes qui avaient appartenu aux Etats-major en Algérie, et en particulier, qui avaient eu ces missions d’interrogation des prisonniers, et cetera … »

Escadrons de la mort / L’école française / Youtube / Part 3/7 / Internet:

« Qu’est-ce que vous avez donc enseigné là-bas ? »

Paul Aussaresses:

« Eh ben, j’ai enseigné les conditions dans lesquelles, euh, j’ai fait un travail qui n’était pas celui que fait normalement une armée classique. »

« En clair, vous avez enseigné les techniques de la bataille d’Alger, … c’est-à-dire aussi bien les arrestations, les renseignements, la torture, tout ça ? »

« Tout ça ! »

………….

« Direction les Etats-Unis ; le général Johns et le colonel Bernard sont deux anciens éléves d’Aussaresses à Fort Bragg. »

« Est-ce qu’on peut dire que les Français avaient plus d’expérience dans le domaine de la guerre anti-subversive que les Américains, à l’époque ? »

John Johns :

« Aucun doute là-dessus, nous n’avions aucune expérience, c’est pourquoi nous avons fait venir des instructeurs de France. Nous avons lu des études, des livres, pour apprendre de l’expérience des Français. »

« Quel type de livre avez-vous lu ? »

« Le livre de Trinquier ! … »

Carl Bernard :

« Nous avons reçu « La guerre moderne » en 1961. C’est Paul Aussaresses qui avait travaillé avec Trinquier qui nous a apporté les épreuves du livre à Fort Bragg (…) Il nous a expliqué la torture, (…) ceux qui ne voulaient pas parler, il les soumettait à des souffrances physiques, à des souffrances mortelles, (…) le problème supplémentaire, c’était de savoir que faire avec les prisonniers torturés … la réponse d’Aussaresses, c’était qu’il fallait les exécuter. »

………….

« Le général Contreras, l’homme de confiance de Pinochet, parle d’emblée de ses références françaises:

« Nous étions de grands admirateurs de l’OAS, pour son attitude valeureuse et combattive, pour nous c’était vraiment un modèle. »

………….

« Retour en Argentine. (…) Le modèle argentin : la Bataille d’Alger. Tous les généraux de la Junte sont des élèves des Français. Parmi eux le général Bignone, qui est aujourd’hui assigné à résidence. Il est accusé d’avoir volé les bébés des femmes qu’il faisait disparaître. C’est lui qui a rédigé les décrêts militaires instaurant la dictature. »

« Si vous comparez les décrêts militaires de la dictature avec ce qu’on fait les Français en Algérie, quelles sont les ressemblances ?

Reynaldo Bignone:

« Je dirais que c’est une copie, il n’y a pas de différence ; ce sont les Français qui ont guidé la doctrine et les décrets militaires que nous avons appliqués ici. »

Escadrons de la mort / L’école française / Youtube / Part 4/7 / Internet:

« Nous avons tout appris des Français ! »

Ramon Diaz Bessone:

„ La première arme, le premier outil pour lutter contre une agression révolutionnaire, subversive, du type guérilla, c’est d’avoir un bon appareil de renseignements, ce fut l’un des enseignements le plus important que nous ont tramsmis les Français de leur expérience en Algérie.“

………..

« Voici un des hauts-lieux de la répression, l’ESMA, l’Ecole Mécanique de la Marine. C’est ici que l’amiral Massera, l’un des chefs de la Junte, installa une véritable usine de la mort où disparurent au moins 4.000 personnes. »

« On sait aujourd’hui que la plupart furent jetés vivants à la mer, après avoir été torturés. C’était les vols de la mort, appelés pudiquement des transferts, les crevettes Bigeard érigées en système, … »

****************************************

« … un savoir-faire reconnu dans le monde entier. »

Claire GRUBE

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