Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | April 20, 2012

1914-1918: Collaboration horizontale

1914-1918 : collaboration horizontale

Grüß Gott!

Les femmes françaises, pendant la Première Guerre mondiale, promiscuitent avec les soldats allemands.

Dailymotion.com / La France occupée / 1914-1918 / Vidéo / Internet:

« On voit également des liens se nouer entre soldats allemands et familles françaises par l’intermédiaire des enfants. Les enfants parfois donc se rapprochent des soldats allemands qui voient eux-mêmes dans les enfants des Français l’équivalent de leurs enfants qu’ils ont laissés en Allemagne, (…) donc, dans ce contexte, ont pu se développer des relations que les témoins eux-mêmes qualifient d’amicales et qui vont scandaliser d’autres Français. »

« On le voit très nettement dans des témoignages de rapatriés et également des relations amoureuses entre femmes françaises et soldats allemands, thème quasi obsessionnel dans les interrogatoires de rapatriés à Evian, aussi dans le contrôle postal. Donc, il ne faut pas amplifier trop le phénomène, mais ces relations amoureuses sont tout de même attestées, des mariages sont célébrés ou envisagés après la guerre, et on voit un certain nombre de femmes essayer de partir en 1918 avec les Allemands. »

« Alors, dans certains cas, des femmes se donnent aux soldats allemands parce qu’ils leur apportent de la nourriture, c’est l’explication, la justification qu’elles donnent lorsqu’elles sont interrogées, mais dans d’autres cas, on soupçonne donc de véritables relations amoureuses, que la présence au sein de la maison de soldats, pendant des années, a favorisées, puisque, le soldat logeant chez l’habitant, des relations peuvent se développer. »

« On peut citer cette lettre d’une jeune fille, de Crisolles, dans l’Oise, qui écrit ceci:

« Pendant cette terrible crise, j’ai eu une petite fille avec un officier allemand. Elle a aujourd’hui treize mois. Cet officier est très gentil pour nous, car, en somme, ce sont des hommes comme nous, tous ne sont pas des barbares. Il est resté là pendant huit mois, alors, à la fin, nous étions plus que des amis. Malheureusement, c’est que je ne suis pas la seule, il y en a au moins une douzaine comme moi, et dans les villes, c’est par wagons que l’on en rencontre comme ça, … »

French and Germans / 1914-1918 / Richard Cobb / University Press of New England / 1983:

„ When such places as Nesle or Roye were liberated by the French or Allied armies, great piles of mail were discovered addressed by women of the occupied departments to their absent husband or sons, who, in many cases, having been killed in the meantime, would never have received them. This was perhaps often just as well, as many of these letters brought news of the birth of a child eighteen months or two years after the departure of the husband, or referred to the kindness of a Bavarian or Saxon soldier who had helped out the family from his own meagre ration or who had lent a hand on the farm or even in the absent man’s trade.“

„ This could have advantages as well as disadvantages to both parties, though this is an aera of Franco-german history which, for obvious reasons, largely eludes the historian, even if it may force its way into a discreet état civil, listing the children born between 1915 and the spring of 1919 under the title né de père inconnu.“

„ The filles à boches were above all the object of jealousy on the part of neighbouring wives who had been without news of their husbands often since october 1914, and because they obtained many material advantages and privileges as a result of their connection with a member of the occupying force.“

„ German soldiers do not appear to have illustred prejudices of racial superiority and after more than three years of occupation and consequent daily coexistence the working class element at least of Roubaix had become much less chauvinistic than at the giddy outbreak of the war.“

„ With so few adult Frenchman around there could often be little doubt as to the nationality of the father.“

„ Such intimacies, not yet described derisively, as in the Second Word War, as collaboration horizontale, could take place between Frenchwomen of all classes and German officers and other ranks. “

„ Here she is then, either merely a fille à estaminet, with nothing much to lose, certainly not a reputation, or the mother of a family, or a single girl, waking up in the night beside her sleeping Bavarian, Prussian, Saxon, Swabian, Rhinelander, even Berliner, demilitarized in his nudity – or in the wollen pyjamas or nightshirt of the absent husband – his leather belt (with Gott Mit Uns claps), uniform and side arms laid out on a chair …“

L’occupation allemande en France / 1914-1918 / Georges Gromaire / Payot / 1925:

„ Un certain nombre de femmes travaille volontairement pour les Allemands, il y en eut plus que d’hommes et cela se comprend. Les hommes valides étant mobilisés, les femmes n’avaient que des allocations très faibles, elles cherchaient du travail pour gagner leur vie. Les Allemands leur en offraient, elles acceptèrent. Il faut se rappeler pour les juger équitablement que la plupart de ces femmes étaient ignorantes et, dans la plupart des cas, ne se rendaient pas compte de la portée de leurs actes.“

„ Néanmoins le nombre de celles qui acceptèrent purement et simplement fut peu considérable. Elles excitaient d’ailleurs l’indignation de leurs compatriotes et durent avoir recours à la protection des Allemands.“

„ Les Allemands avaient besoin de blanchisseuses, de raccommodeuses, de femmes de ménage et de cuisine.“

„ On peut se demander combien de femmes, soit volontairement, par inconduite, soit contraintes par la situation inextricable dans laquelle les plaçaient les Allemands, ont eu des rapports avec eux.“

„ Une première indication pourrait être fournie par le chiffre des naissances allemandes. En effet, beaucoup de mairies ont conservé leurs registres. Les enfants n’étaient par reconnus par les Allemands, on les inscrivait sous le nom de la mère, ou, quand la femme était mariée, sous le nom du mari, même absent, même mobilisé. Au retour, un certain nombre de ces maris, retrouvant leur famille miraculeusement accrue, ont divorcé; à d’autres plus débonnaires, leurs femmes ont exposé que c’était la guerre et ils se sont contentés de cette explication.“

„ Si l’on peut risquer une approximation, il y aurait eu environ 10.000 naissances allemandes, peut-être moins, peut-être plus. „

„ Toutefois, les chiffres cités ne donnent qu’une approximation insuffisante des rapports qui ont eu lieu. Il y eut de nombreux avortements, moins nombreux que ne le feraient supposer les légendes qui courent dans les pays occupés, mais en nombre beaucoup plus considérables qu’en temps de paix. Les moyens anticonceptionnels usités d’ordinaire étaient la plupart du temps impossibles à employer : restait seul l’avortement.“

„ On peut admettre que le chiffre des avortements a été égal à celui des naissances. „

„ On ne peut tirer de tout cela un chiffre même vague du nombre des femmes qui ont eu des rapports avec les Allemands. Tout ce que l’on peut affirmer, c’est qu’il se monte à des dizaines de mille.“

„ On peut donc dire que les Allemands ont obtenu de la sorte tout ce qu’ils désiraient à ce point de vue. La population avait été réduite à une servitude complète, elle n’avait aucun droit et tout dépendait du bon plaisir de l’envahisseur. Les femmes seules étaient entièrement à leur merci. L’occupation dura quatre ans. Plus d’une qu’aurait résisté six mois, un an, était à bout quand la guerre continuait toujours et quand les Allemands continuaient à être maîtres absolus, plus hardis et plus tyranniques, à mesure que le temps s’avançait. Le système de contrôle oppressif et corrupteur détruisait les derniers scrupules, enrôlait souvent de force et créait une atmosphère de sensualité. De la sorte, sans violence apparente, par une vaste manoeuvre d’enveloppement réglé et administratif, bien plus redoutable que les violences soldatesques des guerres d’autrefois, les Allemands arrivaient à leurs fins. Ils avaient brisé le ressort moral : ils profitaient tranquillement, et tout en protestant de leur vertu, de la situation donnée.“

„ Quoiqu’il en soit, ce n’est pas de manière violente que les Allemands s’assurèrent la satisfaction de leurs passions. Tout s’arrangea d’une manière telle, la promiscuité de vie fut si grande, que, dans la plupart des cas, il était presque impossible aux femmes d’échapper aux poursuites des envahisseurs. “

„ Les Allemands, parfait féministes, on l’a constaté, traitaient les femmes comme les hommes. Elles étaient soumises aux mêmes obligations, à la même servitude. Cela donnait aux Allemands une prise certaine sur elles. D’abord le logement. Tout le monde logeait, que les occupants de la maison fussent des femmes ou des hommes. Or, la plupart du temps, c’étaient des femmes. “

„ Les soldats n’étaient pas toujours menaçants. L’Allemand, cruel quand il est en troupe, quand il exécute une consigne, est, dans le particulier, assez débonnaire. Espérant sa récompense, il se montrait serviable, caressait les enfants, apportaient des vivres quand il le pouvait. Une femme avec cinq enfants, était affaiblie, ne pouvait cultiver son jardin, l’Allemand s’ingéniait pour apporter du lait, de la viande. Une jeune fille soignait sa mère, aprés une longue maladie, celle-ci mourut. L’Allemand, pendant tout ce temps, n’avait marchandé ni son temps, ni sa peine. Comment lui refuser ensuite de l’admettre parfois à la table ? Une fois dans l’engrenage, il fallait aller jusqu’au bout. “

***********************************

” jusqu’au bout.”

Claire GRUBE

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