Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | April 13, 2012

Algérie: le dernier tabou

Algérie : le dernier tabou 

Grüß Gott !

Les soldats de l’armée française, en Algérie, 1954-1962, violentent les femmes algériennes. Une histoire encore bien taboue.

Boutique.Ina.fr / Art et culture / Litterature / Video / Les viols pendant la guerre d’Algérie / Le dernier tabou / 07. 02. 2002 / Internet:

Paul Aussaresses:

« Les femmes arrêtées pendant la guerre d’Algérie étaient traitées de la même façon que les hommes, madame ! »

« Est-ce que ça veut dire qu’elles étaient torturées de la même manière que certains hommes ont pu être torturés ? »

« Certainement, madame ! »

« Les femmes étaient-elles violées au cours de ces interrogatoires ?

« Jamais, madame ! Jamais !

…………….

« Le viol, un mot qui dérange, peut être le dernier tabou de la guerre d’Algérie. »

……………

Louisette Ighilahriz:

« Ca a commencé par des gifles, des coups de poing, et puis des grossièretés (…) et puis après, monsieur [Graziani] a débordé, il commettait l’innommable (…) le viol … c’est tout … d’une façon très violente. »

……………

Annick Castel-Pailler:

« Il [parachutiste] m’a menacé (…) et puis voilà… et puis après il est reparti, il est allé se vanter auprès des CRS. Quelques minutes après, un ou deux sont venus me voir, je leur ai dit que je les avais appelés, ils m’ont dit qu’ils n’avaient rien entendu. »

…………..

« Henri Pouillot affirme avoir assisté à une centaine de viols, en seulement dix mois passés dans cette villa, de juin 1961 à mars 1962:

« Ces cellules abritaient souvent des femmes jeunes, arrêtées sans motif, conduites à la villa, dans le seul but de satisfaire les besoins sexuels de la troupe. »

« Celles qui avaient été prises pour satisfaire les besoins sexuels des soldats, et ben, elles étaient emmenées d’ici dans les chambrées, et puis elles passaient d’un lit à un autre, au fur et à mesure. »

« Selon Henri Pouillot les femmes étaient un moyen de défoulement, mais il fut aussi un instrument de la torture :

« Elle est déshabillée (…) ses vêtements lui sont arrachés en général, elle est donc mise nue sur la table, elle est traitée de la même façon qu’un homme au point de vue coups, au point de vue électricité, et cetera ; la différence physique, c’est que, y a pas le pénis, et cetera, donc les fils sont pas attachés de la même façon sur la femme que sur l’homme,(…) pas la génératrice, les fils pris sur la prise de courant ; donc ils sont attachés sur le sein, ils sont attachés sur le doigt, y compris introduits dans le vagin, et cetera. »

…………

« C’est sans doute au cours des opérations dites de « pacification », menées par l’Armée française dans le djebel, la montagne algérienne, que se sont commis le plus de viols (…) Mais il est certain que la fouille des mechtas, ces hameaux perdus dans le djebel, a provoqué de nombreux dérapages. »

Jacques Duquesnes:

« La dame qui est nue, la fille qui est nue sur cette photo, et qui est entourée de deux soldats, mais il y en avait pas mal autour, hein, il y a eu plusieurs photos qui ont été faites de cette histoire-là, était soupçonnée d’être la compagne, la maitresse, que sais-je, d’un patron de katiba – une katiba, c’était une compagnie donc du FLN – et elle a été livrée aux Harkis. Et puis là, bon, un certain nombre d’entre-eux sont passés sur elle, quoi, comme ils disaient, hein… Et puis elle est morte, quoi. »

…………

« La torture privée, exactions commises contre les civils, lors des opérations de ratissage, ou pendant les évacuations de village : le viol à quatre:

Jean Vulliez:

« Deux copains montent la garde, si vous voulez, aux deux coins de la mechta, à l’extérieur ; le troisième tient les gens, les Algériens en respect dans le coin de la mechta, les vieux, les enfants ; et puis le quatrième viole ; (…) et puis ça tourne, c’est ce qu’ils appellent le viol tournant. »

Dailymotion / Fr 3 / Algérie / L’ennemi intime / Violence /  Vidéo / Internet:

« et puis tous les viols, aussi bien hommes que les femmes; les hommes étaient violés soit par des bâtons, soit par les canons de fusil, les pistolets, ou autre chose; et puis les femmes, violées aussi bien, j’allais dire, par des objets divers, que par les sexes des soldats. Et en plus, il est arrivé très souvent, que les femmes soient raflées, simplement pour être violées, dans cette période, pour servir pour les soldats qui étaient là. »

Video.google.com. / Youtube / La France de paix de Sarkozy / Internet:

Premier témoin:

« on parle de viols, mais on parle même plus de viols ! Les gars rentraient dans le village, la femme, elle se couchait toute seule, tellement elle avait la frousse ! alors ? »

Deuxième témoin:

« Des filles de sans doute seize ans, dix huit ans, vingt ans, qu’on raflait, on sait bien pourquoi, je le voyais pas, mais je savais bien pourquoi les sous-off les raflaient. »

« Elles étaient violées, quoi ? »

« Ben, bien sûr ! »

Youtube / La France de Paix de Sarkozy / Video 2/3 / Internet:

Le commando Georges …

Témoin:

« mais alors les viols ! ils n’ont jamais violé une gamine de 19 ans ! … de 10 ans, de 11 ans, de 12 ans, c’était ça ! On voyait des pères venir nous voir, après, qui disaient : « Ils ont cassé ma fille ! » Mais c’était impensable, jamais je n’ai vu torturer comme avec ceux-là ! »

La face cachée de GI’s / J. Robert Lilly / Préface : Virgili / Payot / 2008:

« L’écriture de l’histoire de la guerre d’Algérie passe donc logiquement aujourd’hui aussi par l’étude de violences sexuelles qui s’y sont déroulées. Viols pratiqués comme actes ultimes de cruauté et d’humiliation envers les hommes comme les femmes lors des séances de torture. Hors des chambre de torture, des viols comme moyens d’affirmer la légitimité du maître et de soumettre l’adversaire dans sa totalité : les femmes par la souffrance et la honte qu’on leur fait subir, le hommes de n’avoir su et pu les protéger. »

« Combien d’enfants ont-ils pu naître des viols dont furent victimes les femmes algériennes ? Nul ne le sait, tant la honte et le silence ont masqué cette réalité. »

Vie et mœurs des GI’s en Europe / Mark Hiller / Balland / 1981:

« Les soldats russes, violant sans vergogne les futures citoyennes de la République Démocratique Allemande, furent certainement – les derniers conquérants européens à considérer les femmes de l’ennemi comme une prise de guerre. »

***************************************************

” les derniers ” ?

Claire GRUBE

 

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