Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | February 26, 2012

Arminius & Vercingétorix

Arminius & Vercingétorix

Grüß Gott !

Un chef germain et un chef gaulois luttent contre les troupes romaines. Ils sont devenus des héros. Une statue les représente. Pourtant …

Arminius:

La statue d’Arminius / Internet:

« La construction de cette statue de 53,46 mètres de haut commença en 1841 mais ne fut achevé qu’en 1875 avec l’aide d’importants fonds de la Prusse. Le monument fut construit suivant les plans du sculpteur Ernst von Bandel. L’érection de ce monument est à resituer dans le contexte politique allemand de l’époque. Le pangermanisme se tournait vers le passé à la recherche d’une fierté nationale. Cette recherche d’identité se traduira par de nombreux monuments dont le Walhalla près de Regensburg et la statue d’Arminius. »

« Cependant la statue ne fut achevée qu’après la guerre franco-allemande de 1870 et l’unification de la majeure partie de l’Allemagne sous Bismarck en 1871. Il peut donc aussi donc être compris comme un symbole de la jeune Allemagne naissante. »

Wikipedia / Arminius / Internet:

« Caius Julius Arminius (v. 16 av. J.-C. – 21 ap. J.-C.), souvent appelé en Allemagne Hermann der Cherusker, est un chef de guerre de la tribu germanique des Chérusques. Il est le fils du chef de guerre chérusque Segimerus. En sa qualité de fils de chef, il devient otage et est élevé à Rome comme un citoyen romain, devenant membre de l’ordre équestre. De retour en Germanie, il devient l’homme de confiance du gouverneur Varus tout en fomentant en parallèle une rébellion, ce qui lui permet d’amener Varus et trois légions dans une embuscade dévastatrice (bataille de Teutobourg). Il est assassiné par des Germains, qui craignaient son pouvoir devenu trop important et autoritaire.»

« À l’automne, à la bataille de Teutobourg, Arminius et les tribus germaniques qui ont constitué une alliance (Chérusques, Marses, Chattes et Bructères), tendent une embuscade à l’armée romaine qui comprend les XVIIe, XVIIIe et XIXe légions ainsi que trois détachements de cavalerie et six cohortes d’auxiliaires, au total environ 25.000 à 30.000 hommes commandés par Varus. C’est pour les Romains un désastre sans précédent. »

« La bataille dure trois jours ; quand la défaite est certaine, Varus se suicide en se jetant sur son épée, et jamais par la suite les Romains ne tenteront une nouvelle fois de conquérir des territoires sur la rive droite du Rhin, fleuve qui constituera la frontière de l’Empire pour des siècles. »

………

Vercingétorix:

Wikipedia / Vercingétorix / La mise en valeur de la France gallo-romaine avec Napoléon III / Internet:

« Admirateur de Jules César (en tant que porteur de civilisation sur des terres considérées alors comme barbares), l’empereur Napoléon III contribue à la redécouverte et à la mise en valeur de l’histoire des peuples gaulois. »

« En 1866, Napoléon III fait ériger une statue de sept mètres de haut de Vercingétorix, par Aimé Millet, sur le site présumé d’Alésia qu’il avait fait fouiller par le colonel Stoffel à Alise-Sainte-Reine, à 60 km au nord-ouest de Dijon, en Bourgogne. Sur le socle, dessiné par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, on peut lire: « La Gaule unie, formant une seule nation, animée d’un même esprit, peut défier l’Univers. »

« C’est la Troisième République, surtout, qui instrumentalise Vercingétorix en insistant sur son rôle héroïque de résistant à l’envahisseur et symbole de ce qui fait l’essence française. Cette propagande est destinée à exalter le patriotisme des Français en exacerbant le sentiment de revanche après la défaite de 1870 contre l’Allemagne fraîchement unifiée derrière la Prusse. »

Wikipedia / Vercingetorix / La reddition d’Alésia / Internet:

« Jules César a regroupé ses troupes qui forment douze nouvelles légions, soit plus de 50.000 légionnaires, mais il a perdu tous ses auxiliaires gaulois. Il s’efforce de regagner la Province, puis l’Italie du Nord. Vercingétorix ne veut pas le laisser échapper et envoie donc sa cavalerie affronter les cavaliers germains de César, à quelques kilomètres d’Alésia : la bataille tourne à l’avantage des Germains. »

« Vercingétorix regroupe les forces gauloises, sans doute autour de 80.000 combattants, à Alésia, oppidum des Mandubiens. Il adresse des demandes à tous les peuples gaulois de fournir des renforts. Ce sera l’armée de secours, qui atteint plus de 250.000 cavaliers et soldats. »

« Vercingétorix doit se rendre au bout d’une quarantaine de jours de siège, ses troupes mourant de faim. Les armées de renfort gauloises, enfin arrivées, lancent une série d’attaques menées par les chefs lémovices ou éduens : les Romains ne sont pas loin de céder, mais le siège n’est pas brisé. Vercingétorix se rend à César en 52 et offre sa vie en échange de celle des 53.000 survivants d’Alésia. Les Gaulois sont désarmés, sortent de la citadelle et sont emmenés en captivité. »

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Arminius a gagné …  Vercingétorix a perdu.

Claire GRUBE

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