Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 15, 2012

L’occupation intime

L’occupation intime : souvenirs impérissables

Grüß Gott !

Les femmes françaises, pendant l’Occupation, découvrent l’aventure sous les soldats allemands. Jeunes et vieux.

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« On voit passer deux motocyclistes, magnifiques, blonds, bien habillés. »

« Et puis on a vu que les Allemands étaient très corrects. »

« Beaucoup étaient jeunes, et avaient des têtes plaisantes. Des officiers sanglés, gantés, conscients de leur bel uniforme, de leur distinction, de leur courtoisie. »

« Mais il y avait beaucoup de soldats, tout souriants, et heureux, et jeunes, et assez beaux. Ils m’ont paru d’une autre espèce, et je sentais quelle formidable aventure ça devait être pour un jeune Allemand de se trouver en France, en vainqueur, d’être bien vêtu, bien nourri, et de se sentir d’une race élue. »

« A Paris, en zone occupée, la Wehrmacht défile chaque jour, à 13 heures précises, étalant sa force virile. »

« Les jeunes soldats allemands partent pour l’opération Barbarossa. (…) Seuls restent en France les vieux de quarante ans. Beaucoup vont vivre de véritables histoires d’amour avec des Françaises. Parmi eux Willy Hanzig (…) Il est stationné sur les côtes de la Manche, et il rencontre Francine. »

« J’avais pas encore 16 ans. Mon père étant déjà très âgé, je préférais un homme âgé à un jeune. J’allais au lycée, je passais devant leur cantonnement. Il y en avait un qui me disait à chaque fois : « Venez boire un petit café, mademoiselle ! » Un jour, je lui ai répondu en allemand que j’apprenais au lycée : « Mes parents m’attendent ! » Mes parents étaient crémiers, c’était important par ces temps-là. Un jour, Willy m’a proposé d’aller à la plage. J’ai accepté. Il m’a dit : « Je vais t’apprendre à nager ! » Trois dimanches de suite, je suis allée à la plage avec lui. Après, je suis allée le voir chez lui. Il avait réussit à avoir une piaule. Il écoutait des disques, surtout Carmen. Et un jour, j’ai eu un malaise. »

« Elle est enceinte. (…) Les parents la mettent au couvent où elle accouche d’un petit garçon. Elle rentre chez elle où sa mère prétend que c’est son fils. »

« J’ai un souvenir impérissable, je ne peux pas y penser… snif… j’peux pas y penser sans pleurer… snif…. »

« Est-ce à cause de l’Occupation, de l’omniprésence d’une multitude étrangère et virile, que la femme assume des dehors de gamine ? Sur elle, la profusion éparse des cheveux, l’indiscrétion des boucles, la jupe insuffisante en longueur, dans laquelle le vent, le regard se jouent, sont des erreurs dont la grâce française a fait autant de provocations. »

« Les renforts non pas vingt ans, et ne songent qu’à l’instant présent. Certains d’entre-eux entament une véritable idylle avec des jeunes Françaises. (…) Ce ne sont plus les fiers guerriers de 1940, ce sont des jeunes gens amoureux. »

« 200.000 enfants ont été conçus pendant l’Occupation. Souvent, ils ne l’ont appris que très tard, comme Gérard Lenorman qui écrit à 35 ans cette chanson : « Warum mein Vater ? pourquoi mon père ? », sur ce soldat allemand dont il est le fils, « Warum mein Vater, traîne dans mon cœur ».

Gérard Lenorman :

« C’est quelqu’un qui aimait beaucoup les femmes, apparemment, et qui aimait l’aventure quoi. Et je sais que je ne suis pas le seul de ces enfants sur la planète Terre, France en tout cas. Il était très beau, et surtout il avait beaucoup de classe, apparemment. Je n’ai pas trop de détails sur lui, j’ai toujours plus ou moins refusé  d’en savoir trop. Je ne peux pas en vouloir à ma mère, de son histoire, de mon histoire. C’est Roméo et Juliette, Roméo et Juliette, voilà, des temps modernes, des temps de la guerre. C’est une rencontre, une môme et un jeune mec, bon, qui crachaient pas dessus, et je suis une conséquence, bien sûr. Deux êtres qui font l’amour, y a des suites. On n’est pas au 21e siècle. A l’époque, on n’a pas d’éducation du tout, sur le sexe. »

« Alors, quel est le problème ? Et c’est quoi ? Faut la brûler sur la place publique ? On était très proche du Moyen-âge. Et puis, un ennemi… si on a serré la main à un ennemi… c’est pas forcément honteux… (snif). »

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” serré la main ” ?

Claire GRUBE

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