Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | January 15, 2012

Larbi Ben M’Hidi

Larbi Ben M’Hidi : Akim le preux

Grüß Gott !

Il est un grand résistant, un Jean Moulin algérien, qui lutte contre le colonialisme, la domination française. Pour l’indépendance.

Wikipedia.org / Larbi Ben M’Hidi / Internet:

« Mohamed Larbi Ben M’hidi (1923-1957) est un combattant et responsable du FLN durant la guerre d’Algérie (1954-1962). Il est arrêté et tué par l’armée française durant la bataille d’Alger en février 1957. Considéré comme un héros national en Algérie, plusieurs lieux et édifices institutionnels se sont vu attribuer son nom. »

« Arrêté le 23 février 1957 par les parachutistes, il refusa de parler sous la torture avant d’être pendu sans procès, ni jugement, ni condamnation, par le général Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Le général Bigeard, qui avait rendu hommage auparavant à Ben M’hidi avant de le confier aux Services Spéciaux, regretta trente ans plus tard, cette exécution. »

« Le 5 mars 2007, le général Aussaresses, dans un entretien au Monde, retrace les dernières heures de Larbi Ben M’hidi :

« Larbi Ben M’Hidi est conduit dans la ferme désaffectée de la Mitidja d’un colon extrémiste. Six hommes dont Aussaresses préparent l’exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L’un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le nœud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M’hidi. Celui-ci refuse. Le soldat répond qu’il exécute un ordre. Ben M’hidi réplique qu’il est colonel de l’ALN et qu’il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu’à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s’y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse. »

La Bataille d’Alger / Larbi Ben M’Hidi / Part 4 / Internet:

Capitaine Jacques Allaire:

« Si je reviens à l’impression qu’il m’a faite, à l’époque où je l’ai capturé, et toutes les nuits où nous avons parlé ensemble, j’aurais aimé avoir un patron comme ça de mon côté, j’aurais aimé avoir beaucoup d’hommes de cette valeur, de cette dimension, de notre côté. Parce que c’était un seigneur Ben M’Hidi. Ben M’Hidi était impressionnant de calme, de sérénité, et de conviction. Lorsque je discutais avec lui et que je lui disais : « Vous êtes le chef de la rébellion, vous voilà maintenant entre nos mains, la bataille d’Alger est perdue », et j’extrapolais un peu : « La guerre d’Algérie, vous l’avez perdue maintenant ! ». Il dit : « Ne croyez pas ça ! » Et il me rappelait les chants de la résistance, le chant des Partisans : un autre prendra ma place. Voila ce qu’il m’a dit. Ben M’Hidi. Ca m’a fait de la peine de le perdre, parce que je savais qu’on ne le reverrait plus. Je subodorais. »

« Je l’ai remis à l’Etat-major, et a une équipe qui est venue le chercher, et c’était la nuit, et bien que le règlement s’y oppose, je lui ai fait présenter les armes, parce qu’il faut reconnaître chez son adversaire la valeur et le courage. Et Ben M’Hidi était pour moi un grand monsieur et d’ailleurs son prénom, dans la résistance, c’était Akim, qui veut dire : le preux. »

« Après, il a été remis à la justice, dans un camp d’internement, et j’ai appris à travers la presse, les journaux, et tous les livres d’histoire que j’ai parcourus qu’il s’était suicidé dans sa cellule le 4 mars … »

Yaceef Saadi :

« Comment suicide ?  Il a été exécuté ! Et ils sont allés à l’hôpital pour essayer de dire qu’il se suicidait par … ça n’a pas marché, et ils ont chargé Aussaresses de le pendre, et ils sont allés dans une ferme, et ils l’ont pendu, vous connaissez la trace de … et ils ont dit Ben M’Hidi, le lendemain, il s’est suicidé dans sa cellule. »

L’assassinat du chef FLN / Ben M’Hidi / Internet:

« Dans son “accablante confession” (Le Monde), le général Aussaresses reconnaît avoir assassiné le chef FLN (Front de libération nationale) algérois Larbi Ben M’Hidi ainsi que l’avocat Ali Boumendjel. Selon la version officielle, les deux hommes s’étaient “suicidés” »

« Il relate en détail l’exécution de Ben M’Hidi, après son arrestation dans la nuit du 15 au 16 février 1957 par les parachutistes du colonel Marcel Bigeard et raconte la dernière phase de l’exécution du chef du FLN, dans une ferme, à une vingtaine de kilomètres au sud d’Alger:

« Nous avons isolé le prisonnier dans une pièce déjà prête. Un de mes hommes se tenait en faction à l’entrée. Une fois dans la pièce, avec l’aide de mes gradés, nous avons empoigné Ben M’Hidi et nous l’avons pendu, d’une manière qui puisse laisser penser à un suicide. »

« L’ancien militaire reconnaît également l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel qui, selon la version officielle, s’était “suicidé” le 23 mars 1957 en se jetant d’un immeuble. »

INA dailymotion / Les aveux d’Aussaresses / Internet:

« La deuxième énigme levée par ce livre est celle de la mort de Larbi Ben M’Hidi considéré dans son pays comme le Jean Moulin algérien. Paul Aussaresses reconnaît l’avoir empoigné et pendu. Nous sommes en 1957. »

« Il faut dire qu’une loi française, votée en 1968, amnistie tous les actes commis par des militaires pendant la guerre d’Algérie. »

Wikipedia / Larbi Ben M’Hidi / Internet:

” Il aurait dit avant de mourir :

” Vous parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque. Vous voulez l’Algérie française, et moi je vous annonce la France algérienne.”

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Il est aussi un prophète

Claire GRUBE

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