Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 30, 2011

Gestapo française: l’abjection

Gestapo française : l’abjection

Grüß Gott !

Des auxiliaires français, pendant l’Occupation, aident les policiers allemands. Ils sont des serviteurs vils et serviles.

Gestapo / MSN.Encarta.com / Internet:

« La Gestapo s’installe en France en août 1940 où elle commence par exécuter des tâches de renseignement et de propagande. À partir d’avril 1942, elle intègre les services militaires de la police secrète de campagne, et adjoint – 40.000 auxiliaires français – aux 1.500 policiers allemands présents sur le territoire. »

Persee.fr / Portail de revues en sciences humaines et sociales / Tu trahiras sans vergogne / Philippe Haziz / Internet:

« Les activités et l’importance des organisations françaises de la Gestapo, durant l’Occupation, sont restées entourées de beaucoup de discrétions. C’est que, lorsqu’après la  libération les investigations commencent, elles révèlent aux enquêteurs un si vaste réseau de compromissions et de complicités que les pouvoirs publiques ne tarderont pas à ordonner l’abandon des recherches. (…) Le souci de ne pas donner au monde une image trop infamante de la France occupée, contraignit les autorités à laisser retomber un voile patriotique sur une réalité trop insupportable. »

« Dès la fin de 1943, ils étaient plus de 32.000 pour toute la France et leur nombre augmentera encore par la suite. »

Gestapo française / Plaques commémoratives / Vincent Rogard / Internet:

« Dès le 10 juin 1942, le pouvoir central nazi lui recommanda d’utiliser la torture lors des interrogatoires pour arracher des aveux et des informations aux prisonniers récalcitrants. Aux 1.500 policiers présents sur le territoire français, s’ajoutèrent  40.000 auxiliaires d’origines diverses, y compris issus du grand banditisme. »

La Gestapo française embarrasse le XVIe / Le parisien fr. / Archives actualités / 01.01.1970 / Internet:

« C’est une longue rue paisible en plein cœur du XVIe. Pourtant, il y a soixante ans, la rue Lauriston était synonyme de barbarie. Entre 1941 et 1944, au numéro 93, un groupe de collaborationnistes, connu des historiens sous le nom de Gestapo française, va torturer et tuer des dizaines de résistants. Un passé lourd qui embarrasse. »

Chasseneuil-sur-Bonnieure.fr / Gestapo et collaborateurs / Helen Nebout / Internet:

« Cela paraît incroyable aujourd’hui, mais hélas, en Charente comme dans toute la France, des hommes, des Français, eurent en eux-mêmes suffisamment de bassesse pour dénoncer d’autres Français dont le seul tort à leurs yeux, était de refuser l’esclavage nazi. »

« Et il y eut également des femmes françaises pour imiter les hommes et dénoncer sans vergogne à l’allemand des réfractaires ou des maquisards. »

« Dans certaines villes de France, l’effectif des inspecteurs de police, collaborateurs de la Gestapo et enrôlés par elle, atteignait et même dépassait le rapport de 20 Français pour un inspecteur allemand de la Gestapo. »

« Tous les historiens se sont montrés d’accord pour dire et écrire que la Gestapo française était un mal qui avait atteint toutes les couches de la société. »

« En 1944, la plus haute autorité allemande de la Gestapo en France reconnaissait :

« Ce sont les auxiliaires français qui nous ont permis d’infiltrer les organisations clandestines. Sans eux, il nous aurait été impossible d’accomplir notre tâche. »

« Il nous fallait au minimum 32.000 agents français pour quadriller efficacement la France et nous en avions davantage ».

« Nous étions parfois écœurés de la servilité de certains Français qui dénonçaient leurs compatriotes avec un zèle que nous ne leur demandions même pas. »

FNDIRP-asso.fr / Le patriote résistant / Opérations francistes dans les Ardennes / La bande du Bossu / Internet:

« Le 31 mars 1943, il [Pierre-Mary Paoli] devient agent de la Gestapo à part entière, au grade de Scharführer SS (sergent-chef). Dans le Cher, Paoli a contribué à arrêter 300 personnes et à jeter dans trois puits à Guerry, 36 Israélites. Il a torturé, violé, assassiné, impunément. »

« Madeleine François est odieusement torturée sous les yeux de sa fille. Vers 8 h 00, le docteur François est ramené par l’ennemi, et à son tour, torturé. Les tortionnaires lui infligent des dizaines de brûlures de cigarettes. Paoli abat Mme François d’une balle de revolver dans la tempe, toujours devant la petite Nicole. Le corps de Mme François sera retrouvé au bord de la Meuse. Jean Barré également ramené, Paoli lui assène de grands coups de maillet sur la tête. Puis, il va chercher un couteau pour lui couper les oreilles. Une oreille sera retrouvée dans le cendrier d’une cuisinière de la Gendarmerie allemande. Durant les exécutions, les tortionnaires obligent la petite Nicole à jouer au piano la Marche funèbre de Chopin. »

Fondation résistance.org / Documents / La répression en France à l’été 1944 / Jean Quellien / Internet:

« Durant le printemps 1944, ces auxiliaires français de la Gestapo ont fait preuve d’une dramatique efficacité, en utilisant presque toujours la méthode de l’infiltration, se faisant passer pour des résistants ou des réfractaires au STO. Ainsi, la « bande à Hervé » et responsable de l’arrestation de près de 200 personnes dans le Calvados et du démantèlement de nombreux groupes de résistance entre mars et le début du mois de juin 1944. »

Gestapo française / Grégory Auda / Les belles années du milieu 1940-1944 / Le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France / Internet:

« Devenue l’affidée des Allemands, la pègre put alors agir les mains libres et connut son âge d’or. Bien loin de s’en tenir à l’échange de bons procédés avec l’envahisseur, elle agit pour son propre profit et multiplie les missions économiques (pillage, confiscations, racket, chantage financier) et crapuleuses (perquisitions, usurpations, marché noir, trafics divers, règlements de compte, torture, assassinats). Elle forge alors sa réputation de Gestapo française par la brutalité des méthodes employées et ses fréquentes dérives criminelles. »

Mairie Ramonville. Fr / Les fusillés du 9 juillet 1944 à Ramonville ont été identifiés / Internet:

« La qualification de crime de guerre est avérée. Les criminels de la Gestapo encadrés par des Allemands en civil ou militaires sont français. Ils ont reconnu les faits, ils sont condamnés à mort. Il est impossible de faire le récit de leurs actes tant ils sont ignobles. Les tortures et les  exécutions furent particulièrement horribles. »

« Nous relaterons seulement : « le marin avait été tailladé au rasoir dans le dos par M*, M*, M*. Ce dernier lui avait même versé de l’ammoniaque sur les plaies » : aveux de M*, un des quatre tortionnaires. »

Alain Decaux raconte / Monsieur Lafont de la Gestapo française / French Carcan / Antenne 2 / ina.fr / 29.10.1980 / Internet:

« Tout de même, il faut dire quelques mots des méthodes de Lafont et de ses hommes. On a dit que Lafont avait inventé la baignoire, c’est loin d’être sûr, en tout cas, il a utilisé beaucoup la baignoire, et pour les plus jeunes de ceux qui m’entendent, je voudrais dire ce que c’était la baignoire : on remplissait une baignoire d’eau glacée, et puis le client, comme on disait, on lui attachait les mains dans le dos avec des menottes, on lui demandait de parler, et s’il ne parlait pas, s’il ne dénonçait pas ses complices, on lui enfonçait de force, la tête de l’homme, dans l’eau glacée jusqu’à ce qu’il ne bouge plus, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il suffoque, on lui tirait la tête dehors en le prenant par les cheveux, on lui laissait reprendre haleine, alors parle ! et s’il ne voulait pas parler, on lui enfonçait de nouveau. Voilà le supplice de la baignoire. Et puis, il y en avait d’autres : on agenouillait le client sur une règle métallique, et là, un homme de Lafont lui sautait sur les épaules, et appuyait de toutes ses forces. Et puis aussi on le battait, on battait à coups de nerf de bœuf jusqu’à l’évanouissement. Et puis aussi on limait les dents, on arrachait les ongles, on coupait, on cisaillait les pieds avec des rasoirs, et on forçait le client à marcher sur du sel. Et puis il y avait la torture électrique, la magnéto à effacer le sourire. »

Books google / Torture and democracy / Darius M. Rejaly / Internet.uk:

“ The French Gestapo and electric torture ”

“ Marty’s magneto is the clearest example of what becomes a common French technique. Between 1943 and 1944, the technique appears in others cities, though it is often hard to determine the date or the instrument.”

“ In the city of Vichy, Henri Millou’s team interrogated at the Chateau de Brosse and commissaire Poinsot’s team at the Petit Casino. Interrogations consisted of the bathtub, whips, belts, the dynamo (a magneto) and the fridge (freezing prisoners in large commercial refrigerators); their skin is torn off, their toes are crushed.”

“ In Paris, two Bureau 51 interrogators, a former bartender assisted by a former pimp, beat victims with mallets and broomsticks, flogged with leather belts, beat soles of feet, broke teeth, squeezed skulls with metal bands, and pierced with pins and nails. They also used an aviation magneto, an electric device used to start plane engines. ”

“ In Lyon, the team of Paul Touvier used whipping, forced standing on sharp objects, and a car dynamo to interrogate prisoners.”

“ In Ariege in 1944, Milice interrogators submitted stubborn detainees to a dynamo stuck on a wooden board.”

“ Torture at Laffont headquater’s began with beating and whips studded with nails. Interrogators filed teeth, cut the gums with razors, and struck teeth with mallets. Torturers then attached the victim’s feet to a ring on the wall and banged his head repeatedly against the bricks. For the difficult prisoners, Lafont employed the electric bench (banc électrique), which roasted feet, and the magneto: Simple system. Plugging in on two wires, one on the finger, the  other on the genital. The crank was put into motion until the confession.”

“ In Angers, Jacques Vasseur subjected prisoners to an electric helmet (casque électrique) that burned down to their scalps.”

“ In Montpellier, torturers brushed victims with a dog tooth brush and then shove them in a vat of brine.”

“ At the Alcazar in Lyon, torturers used an iron mask with screws that twisted the skull in different ways.”

“ In Bordeaux, a prisoner Pierre Touyaga was put to tortures so refined and cruelly original by Marcel Fouquey that Fouquey, proud of his technical creativity, invents the neologism touyaguer, which the Deuxieme Service had to use instead of torturer. Lamote (also known as Pierre Paoli) at Bourges developed techniques so grotesque the Germans intervened sometimes to defend the victims. After using magnetos, and experimenting once with Chinese water torture, he developed his signature razor technique, removing strips of skins from the heels.”

“Stealthy magneto torture appeared first in the French colonial system. French interrogators adopted this practice in Vietnam in 1931 and carried it forward to Algeria in the1950s. When seen from this perspective, the French Gestapo’s preference in torture are hardly surprising.”

Alain Decaux raconte / Monsieur Lafont de la Gestapo française / French Carcan / Antenne 2 / ina.fr / 29.10.1980 / Internet:

« L’Occupation, qu’est-ce que c’est l’Occupation ? C’est un amalgame singulier d’héroïsme et d’abjection,…

********************************

… mais on a gommé l’abjection, et je ne pense pas qu’on ait eu raison de gommer l’abjection »

Claire GRUBE

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