Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 29, 2011

La défaite de 1940

De Rethel à Rethondes

Grüß Gott !

Les soldats français, en l’an 1940, dans la campagne de l’Ouest, perdent rapidement contre les guerriers germaniques. Et demandent l’armistice.

Der grossdeutsche Freiheitskampf / Reden Adolf Hitlers / Zentralverlag der NSDAP / Franz Eher Nachf., / München / 1940:

„ Die größte Schlacht aller Zeiten wurde durch unsere Soldaten siegreich beendet.

In wenigen Wochen sind über 1,2 Millionen Gegner in unsere Gefangenschaft gefallen. Holland und Belgien haben kapituliert. Das britische Expeditionsheer ist zum größten Teil vernichtet, zum anderen gefangen oder vom Festland verjagt. Drei französische Armeen haben aufgehört zu existieren. „

Quatre années au pouvoir / Appel du 20 juin 1940 / Philippe Pétain / La couronne littéraire / 1949 :

« Dès le 13 juin, la demande d’armistice était inévitable. Cet échec vous a surpris. Vous souvenant de 1914 et de 1918, vous en cherchez les raisons. Je vais vous les dire. »

« Le 1er mai 1917, nous avions encore 3.280.000 hommes aux armées, malgré trois ans de combats meutriers. A la veille de la bataille actuelle, nous en avions 500.000 de moins. En mai 1918, nous avions 85 divisions britanniques ; en mai 1940, il n’y en avait que 10. En 1918, nous avions avec nous les 58 divisions italiennes et les 42 divisions américaines. »

« L’infériorité de notre matériel a été plus grande encore que celle de nos effectifs. L’aviation française a livré à un contre six ses combats. »

« Moins forts qu’il y a vingt-deux ans, nous avions aussi moins d’amis. Trop peu d’enfants, trop peu d’armes, trop peu d’alliées, voilà les causes de notre défaite. »

Chroniques de guerre / Raymond Aron / Gallimard / 1990 :

« Les chiffres comparés du matériel français et allemand expliquent la défaite : ils n’en expliquent pas la soudaineté, la brutalité. Comment, pourquoi 125 divisions alliées, 3.000 tanks furent-ils détruits en quelques semaines ? »

« Au procès de Riom, M. Daladier fit allusion à plusieurs reprises à la mauvaise répartition des forces adoptée par le haut commandement. … Après la destruction des meilleures divisions alliées dans le groupe d’armées du Nord les quelque soixante-cinq divisions qui restaient étaient hors d’état de tenir le front de la Somme à la frontière suisse. »

Wikipedia.org / Blitzkrieg / Internet:

« Cette idée d’une tactique allemande irrésistible, la blitzkrieg, semble avoir été mise en avant après la défaite, pour minimiser la responsabilité des chefs militaires français, dans la débâcle française, leurs erreurs sur le plan stratégique ayant été nombreuses et graves ; dès le procès de Riom, les autorités vichystes qui ont à juger les “fautifs” de la grande débâcle du printemps 40 vont jusqu’à avancer les chiffres (pour le moins fantaisistes) de 7 500 chars et de plus de 5 000 avions mis en ligne par la Wehrmacht Une manipulation arithmétique bien dérisoire pour cacher une réalité bien plus simple et bien plus prosaïque. »

« Les historiens, en particulier anglo-saxons, tels Kenneth Macksey ou John Keegan portent aujourd’hui un regard neuf sur cet épisode historique, et remettent de plus en plus en cause la supériorité allemande. Les historiens allemands font de même comme Karl-Heinz Frieser qui, quand il rend compte du transfert quelques mois avant 1940 des moyens motorisés de très nombreuses divisions allemandes aux seules divisions chargées d’appliquer le plan d’Hitler, use de cette métaphore :

L’armée allemande ressemblait à une lance avec une pointe d’acier trempé, dont le manche, en bois, paraissait d’autant plus pourri qu’il était long […] Pourtant cette pointe d’acier porta un coup mortel aux Alliés. »

Conflits actuels / Revue d’études politiques / Le mythe de la guerre-éclair / La campagne de l’Ouest de 1940 / Karl-Heinz Frieser / Internet:

« Que n’a-t-on pas entendu comme erreurs et mensonges depuis soixante-trois ans sur la débâcle militaire de 1940. Karl-Heinz Frieser démontre que bien loin d’avoir été planifié, le succès de la guerre-éclair qui, en quelques jours, a sonné le glas des armées françaises et anglaises, est fondamentalement le fait de circonstances et d’une parfaite capacité des unités d’élite de l’armée allemande à savoir en profiter. »

« Alors comment ont-ils pu être ainsi écrasés ? Pour K. H. Frieser la réponse tient en deux erreurs : une incapacité opérationnelle y compris au niveau le plus élevé (les chars ne sont jamais regroupés en vue d’une action cohérente) et une incapacité tactique à les utiliser dans le cadre de combats interarmes (absence de moyens radio modernes). « Tout ce courage a finalement été vain pour la bonne raison que l’armée française était régie par un système de commandement dépassé datant de la première guerre mondiale. » Pour le malheur de la France et de ses soldats, contrairement aux Allemands, les généraux français manquaient cruellement de faculté d’adaptation. »

Comment perdre une bataille / France, mai-juin 1940 / Alistair Horne / Texto / 2010 :

« A Chéméry, nous dit le général Ruby :

« Lafontaine tombe au milieu d’un chaos inimaginable ; le lot des fuyards traverse le village sans arrêt ; tous les échelons de la division s’y emmêlent : unités combattantes, états-majors de régiment, colonnes de ravitaillement, parcs automoblies … tous se dirigent vers le sud, gonflés par des hommes débandés ; comme par magie, leurs officiers ont naturellement reçu l’ordre mystérieux de se replier. Les barrages établis par la police militaire sont balayés. »

…………

« En route, il [Rommel] trouva deux de ses chars en panne de moteur :

« Leurs équipages rassemblaient des prisonniers. Des centaines de motocyclistes français sortirent alors des buissons et mirent bas les armes avec leurs officiers. »

« Juste avant Cerfontaine, il rencontra « une troupe de motocyclistes français en armes arrivant dans la direction opposée. Nous les cueillîmes à mesure qu’ils passèrent. La plupart étaient si saisis de se trouver brusquement au milieu d’une colonne allemande que, incapables de résister, ils se bornaient à pousser leurs machines dans le fossé. »

…………

« Plus tard, il [Karl von Stackelberg, correspondant de guerre] fut surpris de voir arriver de la direction opposée une colonne française, en ordre parfait, conduite par un capitaine :

« Ils n’avaient pas d’armes et ne levaient pas les bras. Ils marchaient volontairement, sans gardes, vers la captivité. Derrière cette première compagnie je vis d’autres groupes encore…

Finalement, il y eut 20 000 hommes qui se rendirent ainsi dans ce seul secteur [Charleville-Mézières] et dans cette journée. »

« Comment était-il possible que ces soldats français et leurs officiers fussent si abattus, si démoralisés, qu’ils acceptassent d’entrer en captivité plus ou moins volontairement. »

Canalacademie / Henri Amouroux / mai-juin 1940 / L’armistice du 22 juin 1940 / Internet:

” Il y avait le même nombre d’hommes, mais c’est pas ça, c’est un problème d’âge. Le 10 mai j’ai vu des films français et des films allemands, qu’est-ce qu’on voit ? on voit des films français, … et on voit des hommes qui avaient 27 ans, 28 ans, 29 ans, … et puis, il y a une image allemande, que voit-on ? des garçons de 19 ans ou 20 ans, en chemise, avec les manches retroussées, la grenade dans la botte et qui franchissent des haies, comme ça, en sautant. Vous savez, quand une armée a, en moyenne, 4 ans de différence d’âge, entre 20 ans et 25 ans ; à 25 ans vous êtes marié, vous avez un emploi, vous avez quelque chose à perdre ; à 20 ans, vous n’avez rien à perdre, sauf la vie. ”

” il y avait moins d’armes modernes… moins de DCA,… une stratégie erronée,… pas de gouvernement français,… pas de téléphone,… pas assez de divisions,… pas assez de canons anti-chars,… pas de parachutistes. ”

” La guerre était perdue pratiquement du jour où on l’a déclarée, parce que on n’a rien fait pour se préparer à cette guerre, on n’a pas utilisé les leçons de la guerre de Pologne, on a méprisé l’adversaire. Vous savez, c’est une grande tradition française, pitoyable. En 70, on méprise l’adversaire; en 1914, on méprise l’adversaire; en 40, on méprise l’adversaire; en Indochine, on méprise l’adversaire; en Algérie, on méprise l’adversaire. ”

Les Français sous l’Occupation / Henri Amouroux / Cassettes Radio France:

« C’est dans les derniers jours de juin, entre le 16 et le 24 et le 25, que les captures ont été les plus nombreuses. L’armée allemande saisit 200.000 hommes le 19 juin, 200.000 à nouveau le 22, 500.000 le 23. En vérité, ce sont des hommes qui sont raflés dans les casernes où on les a laissés en attendant les Allemands. »

« Car le général Colson, qui est ministre de la guerre du gouvernement de Vichy, lance un ordre le 18 juin, interdisant formellement à toute autorité civile ou militaire de se replier. Chacun, dit-il, doit rester à son poste, même en cas d’arrivée de l’ennemi. Il est bien évident que cet ordre, qui est scrupuleusement obéit, fait que des centaines et des centaines de milliers d’hommes, qui auraient pu échapper à la capture, vont être pris. Puisqu’on arrive à des situations ausi sottes, aussi folles, que par exemple à Lamballe, on voit la colonne motorisée allemande qui pénètre dans la ville, croise des soldats français qui portent leurs armes au magasin, et que à la Rochelle par exemple, dans la nuit du 19 au 20 juin, le général qui commande la subdivision reçoit l’ordre de rassembler tout son monde pour attendre, sans tirer ni résister, après avoir enfermé sous clef toutes les armes. Et cette espèce de passage d’une administration, l’administration française, à l’administration allemande, se fera dans plusieurs villes et dans de nombreuses circonstances. »

« En vérité, ces prisonniers qui n’ont eu, ni à se battre, souvent, ni à jeter leurs armes, ni à lever les bras, croient, et les Allemands leur laissent entendre, que c’est la meilleure façon d’être plus vite, très vite démobilisé, et rendu à la vie civile. »

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Blitzkrieg oder …  Blitzderoute ?

Claire GRUBE

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