Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | December 11, 2011

Le colonel Montagnac: les moyens

Le colonel Montagnac : les moyens

Grüß Gott !

Il est un militaire français, sévère et sanguinaire. En Algérie, il châtie les tribus arabes, insolentes et insoumises.

Wikipedia / Lucien de Montagnac / Internet:

« Lucien-François de Montagnac, né à Pouru-aux-Bois le 17 mai 1803 et tué à la bataille de Sidi-Brahim le 23 septembre 1845, est un militaire français responsable de nombreux massacres à l’encontre des populations civiles durant la conquête de l’Algérie. »

Lettres d’un soldat / Neuf années de campagne en Afrique / De Montagnac / Plon / 1885: 

« Montagnac était l’une des natures les plus complètement militaires que l’on pût rencontrer. Un des plus beaux caractères de l’armée française. »

……

« Mobilisez quelques bonnes colonnes de cavalerie, pour leur faire de razzias, de temps à autre, quand ils ne sont pas sur leur garde, ce qui ne leur arrive pas souvent. Allez, tous les ans, leur brûler leurs récoltes  (…) Ou bien alors exterminez-les jusqu’aux derniers. »

« Cette razzia a parfaitement réussi. (…) Nous avons tué une cinquantaine d’individus.(…) On arrive sur les tentes, dont les habitants réveillés par l’approche des soldats, sortent pêle-mêle avec leur troupeaux, leurs femmes, leurs enfants ; tout ce monde se sauve dans tous les sens ; les coups de fusil partent de tous les côtés sur les misérables surpris sans défense ;  hommes, femmes, enfants poursuivis, sont bientôt enveloppés et réunis par quelques soldats qui les conduisent. (…) Le feu est ensuite mis partout à ce que l’on ne peut emporter, et bêtes et gens sont conduits au convoi ; tout cela crie, tout cela bêle, tout cela brait ; c’est un tapage étourdissant. »

« Nous lui enlevons tout ce qu’elle possédait en chevaux, bestiaux et butin, et nous lui faisons cent cinquante prisonniers. (…) Quelques individus essaient de se sauver, mais un coup de fusil leur arrivait au débucher. C’était une vraie traque. »

« Les femmes, les enfants accrochés dans les épaisses broussailles qu’ils sont obligés de traverser se rendent à nous. On tue, on égorge ; les cris des épouvantés, des mourants se mêlent aux bruits des bestiaux qui mugissent, bêlent de tous côtés ; – c’est un enfer, où, au lieu de feu qui nous grille, la neige nous inonde. Le temps est toujours plus atroce, et donne encore à toutes ces scènes d’horreur un caractère plus lugubre. Chaque soldat arrive avec quelques pauvres femmes ou enfants qu’il chasse, comme des bêtes, devant lui, ou tient, par le cou, un homme qui veut encore résister.  »

« Vous me demandez, dans un paragraphe de votre lettre, ce que nous faisons des femmes que nous prenons. On en garde quelques-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux, et le reste est vendu, à l’enchère, comme bêtes de somme. Voilà le cas que l’on fait, dans ce pays, des fleurs que la nature à fait éclore pour embaumer notre vie ! Parmi ces femmes, il y en a souvent de très-jolies ; il y a aussi des enfants charmants. (…) Eh bien ! on en arrive à regarder tout cela avec une sèche indifférence qui fait frémir. »

« Si-Zerdout était dans la province de Constantine ce qu’est Abd-el-Kader dans les provinces  d’Oran et d’Alger. (…) Je lui fis couper la tête et le poignet gauche, et j’arrivai au camp avec sa tête piquée au bout d’une baïonnette et son poignet accroché à la baguette d’un fusil. » (…)

« Une tête coupée produit une terreur plus forte que la mort de cinquante individus. Il y a déjà pas mal de temps que j’ai compris cela, et je t’assure qu’il ne m’en sort guère des griffes qui n’aient subi la douce opération. Qui veut la fin veut les moyens, quoi qu’en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. »

« Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes. Tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger des bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs ; en un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. »

« Nous nous sommes établis au centre du pays et nous avons rayonné dans tous les sens avec des bataillons sans sac (système Lamoricière) brûlant, tuant, saccageant tout. »

« Voilà beaucoup de papier noirci, et beaucoup de faits divers dont tu peux amuser le public de notre famille. Un de ces jours, peut-être aurai-je encore quelque décollation à t’apprendre. »

« Les crêtes étaient garnies de Kabyles. (…) J’arrivai, presqu’en même temps qu’eux, sur leurs gourbis (baraques), où étaient femmes, enfants, bestiaux. Nos soldats tombèrent sur ces repères comme s’ils tombaient du ciel. Enfin, la mort, le feu achevèrent de mettre le désordre dans ces populations, et je leur pris deux mille cinq cent têtes de bétail. »

« Qui veut la fin veut les moyens. – Selon moi, toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées, tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe ; l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied. »

« Si vos tendres cœurs saignent d’anéantir tout ce qui résiste, entassez hommes, femmes et enfants sur des bâtiments de l’Etat, et expédiez-moi tout cela aux Iles Marquises ou ailleurs. Tuez ou expédiez ainsi quelques tribus, et je vous réponds que les autres se défendront contre ce fantôme qui les terrifie. »

« Chaque fois qu’un chef de tribu a trahi ou n’a pas agi avec vigueur, tous les hommes de la tribu doivent être tués, le reste exporté. »

« Les tribus doivent nourrir l’armée lorsqu’elle voyage, et, si les vivres n’arrivent pas à point donné, razzia pour la première fois, mort et exportation en cas de récidive. »

« Le rêve auquel je reviens tous les jours est celui-ci : l’Afrique nous appartient aujourd’hui, nous pouvons la sillonner en tous sens. – Mais toutes les populations, soumises en apparence, ont besoin d’être maintenues, dans le cas où elles auraient la velléité de bouger ; d’être protégées, dans le cas où elles sont fidèles, et d’être châtiées, si elles se révoltent ou ne veulent pas accepter nos conditions. »

« Il va donc mettre livré un de ces jours six assassins qui ont tué de nos soldats et de nos officiers. Je te réponds que les conseils de guerre et les avocats n’auront pas à instruire, je leur ferai faire le voyage, sans tant de formalités, et un de ces jours vous allez me voir dénoncé dans les journaux pour ma barbarie, pour ma férocité. »

« Pour chasser les idées noires qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. »

« Les difficultés ne m’arrêtent pas un instant, je comprends toute l’importance de cette exécution, pour la sécurité du pays et l’influence qu’elle doit avoir sur l’esprit de ces populations qui me croient dans l’impossibilité de sortir de l’angle de mon rocher. »

« Le 1er février, à midi, on attachait à un poteau un individu dont l’impassibilité n’annonçait certes pas qu’il allait à la mort. Une seconde plus tard, quatre balles lui entraient dans le cœur, et sa tête était placée au-dessus du poteau. »

« Les enfumades du colonel Pelissier les exaspèrent. Ce sont les moyens sentimentaux qu’il faut employer pour leur faire plaisir ! Tas de cochons ! Que je me trouve en pareille circonstance, je leur fournirai de quoi hurler. »

……

« Ce n’était pas, écrit le général Ambert dans le Moniteur de l’armée du 25 octobre 1845, ce n’était pas l’ambition de la conquête qui faisait ainsi marcher, la nuit, nos soldats ; c’était l’humanité, le dévouement au devoir ; dans cette circonstance ils étaient la loi qui protège. »

*************************************

« Par ses talents d’administrateur, par sa probité scrupuleuse et sa juste sévérité, le colonel sut faire honorer le nom français et le sien, qui n’était prononcé par les tribus arabes qu’avec crainte et respect. »

Claire GRUBE

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