Posted by: secondeguerremondialeclairegrube | September 11, 2011

1940: la bataille de France

1940 : la bataille de France

Grüß Gott !

Par un livre récent, nous apprenons comment la première armée du monde, en l’an 1940, repousse les troupes allemandes.

L’apport capital de la France dans la victoire des Alliés / Dominique Lormier / Cherche midi / 2011:

« Durant deux jours, du 14 au 15 mai, les 2 divisions françaises repoussent tous les assauts ennemis, en affligeant aux assaillants des pertes énormes. L’artillerie française est d’une grande efficacité en détruisant une soixantaine de blindés ennemis. Ce qui porte les pertes du 16e panzerkorps à environ 254 panzers détruits ou endommagés depuis le 12 mai. Le général allemand Hoepner estime que ses 2 panzerdivions, décimées, ne sont plus en mesure de reprendre le combat le lendemain. »

« La 18e division française d’infanterie, bien que réduite à 21 canons antichars au lieu des 48 théoriques, tient tête durant trois jours à la 7e panzerdivisions, forte de 218 chars. »

« A Flavion, sur le front de la Meuse, la 1re division cuirassée française (160 chars) affronte avec héroïsme les 5e et 7e panzerdivisions (542 chars), le 15  mai 1940. La moitié des chars français ne peut manœuvrer correctement faute d’essence. Cinquante-huit chars français sont détruits au combat, 42 autres ont été abandonnés en panne d’essence. Les Allemands ont perdu une centaine de chars, une vingtaine d’automitrailleuses et une cinquantaine de pièces antichars. »

« Etalée sur une centaine de kilomètres de la Meuse à l’Aisne et sur l’Oise, la 2e division cuirassée française (160 chars) livre bataille à 4 Panzerdivisions (954 chars), du 15 au 19 mai 1940. Lors d’un seul affrontement, le char lourd français B1 bis « Tunisie » du sous-lieutenant Gaudet détruit 100 automitrailleuses allemandes dans Landrecies, le 17 mai ! »

« Après cinq jours de combat acharné, la 2e division cuirassée française ne compte plus que 42 chars en état de combattre sur un total initial de 160. Elle a infligé des pertes énormes à l’adversaire en détruisant 300 blindés allemands (chars et automitrailleuses). Partiellement reconstituée par la suite, la 2e division cuirassée française, forte de 138 chars, mettra hors de combat 200 autres blindés ennemis jusqu’à la fin juin 1940, portant ainsi le nombre de blindés allemands détruits ou endommagés à son actif à 500, pour une perte de 186 chars de son côté du 15 mai au 25 juin 1940. »

« A Stonne, au sud de Sedan, la 3e division cuirassée française (130 chars), la 3e division française d’infanterie motorisée, la 6e division d’infanterie coloniale et plusieurs groupes de reconnaissance (32.000 soldats au total) repoussent, du 15 au 25 mai 1940, les assauts de 5 divisions allemandes (90.000 soldats au total), dont la 10e Panzerdivision (276 chars). »

« Lorsque, le 25 mai, les troupes françaises s’établissent sur une seconde position, plus en arrière, 65 carcasses de chars français et une centaine de blindés allemands gisent dans les rues et les environs du village de Stonne : 7.500 soldats français et 26.500 soldats allemands ont été tués, portés disparus ou blessés. »

« Du 17 mai au 30 mai, la 4e division cuirassée française du général de Gaulle, engagée successivement à Montcornet, Crécy-sur-Serre et Abbeville, perd 165 chars et un millier d’hommes. Elle revendique, durant la même période, la destruction de 300 blindés et véhicules ennemis (chars, automitrailleuses, camions, motos, voitures et transports de troupe), 110 canons, 300 mitrailleuses et 200 mortiers, sans oublier la mise hors de combat de 5.000 soldats allemands. »

« En vingt six jours (10 mai au 4 juin 1940) environ 1.500 chars allemands ont été détruits ou endommagés sur le 3.039 engagés. Les pertes en camions et motos sont encore plus lourdes. Plus grave est la situation de l’infanterie motorisée, dont les compagnies sont réduites à 40 ou 50 soldats sur 180 à l’origine. »

« Le haut commandement allemand s’attendait à une résistance acharnée de l’armée française sur la Somme et sur l’Aisne. Il ne pouvait ignorer, grâce à ses services de renseignements, que le moral des divisions françaises engagées dans ces batailles d’arrêt est extraordinairement élevé. »

« La suite de la campagne de France, du 5 au 25 juin 1940, démontre cependant qu’Hitler avait raison de craindre une résistance acharnée de l’armée française sur la Somme, le canal de l’Ailette et l’Aisne. Malgré une supériorité numérique de deux à trois contre un, l’armée allemande subit de très lourdes pertes. »

« Au sud d’Amiens, du 5 au 9 juin 1940, le 14e Panzerkorps perd 235 de ses 428 chars contre 2 divisions françaises d’infanterie, soutenues par seulement un trentaine de chars ! »

« Au sud-est d’Abbeville la 5e Panzerdivision perd 38 chars lors de l’unique journée du 5 juin contre la 3e division française de cavalerie réduite à une dizaine de blindés. La 7e Panzerdivision du général Rommel déplore la perte d’une soixantaine de blindés du 5 au 7 juin. »

«  Le prix à payer par la Wehrmacht sur le canal de l’Ailette est élevé. En deux jours de combat (5 et 6 juin) contre la 87e division d’infanterie d’Afrique: 1.800 morts, 4.500 blessés et 300 prisonniers allemands. »

« Sur l’Aisne, de Thugny-Trugny à Attigny, la 14e DI du général de Lattre de Tassigny repousse trois divisions allemandes, du 9 au 10 juin. Les pertes françaises sont réduites alors que celles de l’adversaire sont lourdes, avec 1.800 tués, 6.500 blessés et 1.200 prisonniers. »

« Toujours sur l’Aisne, à Voncq, du 9 au 10 juin, la 36e DI du général Aublet contient les assauts de 3 divisons allemandes: 6.000 soldats allemands hors de combat contre 2.000 soldats français ! »

« A l’est de la 36e DI, 3 divisions françaises d’infanterie repoussent durant trois jours 5 divisions allemandes d’infanterie. Les pertes allemandes sont trois fois plus lourdes. »

« Le 10 et 11 juin, à Juniville et Perthes, au sud de Rethel, le groupement blindé français Buisson, réduit à 160 chars, parvient à contenir la percée des 4 panzerdivisions du général Guderian, totalisant 954 panzers. Les pertes allemandes s’élèvent à une centaine de chars hors de combat et à une cinquantaine du côté français. »

« En Moselle, le 14 juin, 155.000 soldats allemands, appuyés par 1.100 canons, sont repoussés par seulement 18.000 soldats français, soutenus par 114 pièces d’artillerie. »

« Devant Verdun, 6.000 soldat français contiennent 45.000 soldats allemands durant deux jours, du 13 au 14 juin. »

« Sur le front de la Meuse et du canal de la Marne au Rhin, du 17 au 18 juin 1940, 6 corps d’armée française livrent bataille aux 1re et 16e armées allemandes bénéficiant d’une supériorité numérique de trois contre un. Rien que pour l’unique journée du 18 juin, on compte 1.100 morts et 4.500 blessés du côté français, le double chez les Allemands. »

« Sur le front des Alpes, avec seulement 215.000 soldats, 986 pièces d’artillerie et une dizaine de chars, les généraux français Olry et Cartier tiennent en échec 377.000 soldats allemands et italiens, soutenus  par 797 blindés,  2.599 canons et une puissante aviation. Les Français ont perdu 503 soldats (tués, blessés, disparus ou prisonniers) contre 7.329 soldats germano-italiens. »

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La défaite, la déroute, la débâcle, la débandade, la dégelée, la déculottée, la branlée, la raclée, la pâtée, la volée, …

fut donc :

a. allemande ?

b. française ?

Claire GRUBE

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